La comédie est un genre traditionnel du théâtre. Elle était déjà prisée durant l'Antiquité, lors des concours dramatiques : les auteurs y présentaient alors trois tragédies et un drame satyrique, dont le pseudo-Démétrios de Phalère dit qu'il s'agissait d'une « tragédie qui s'amuse » (Du style, 169).

L'écoulement du temps a permis de consacrer différents procédés, assez bien identifiables, et que l'on retrouve dans beaucoup de comédies, passées et présentes.

Découvrons ensemble, exemples à l'appui, les différents procédés qui font rire les spectateurs.

Le comique de situation

Le comique de situation repose, comme son nom l'indique, sur la situation : c'est d'elle que vient le rire. Elle met en scène les personnages de la pièce dans des situations improbables ou tout simplement drôles en elles-mêmes.

Dans Le jeu de l'amour et du hasard, de Marivaux (1730), Silvia est une jeune fille noble qui se fait passer pour sa servante, Lisette, afin de mieux observer le fiancé qu'on lui a promis, du nom de Dorante. Seul problème dans ce plan parfait : celui-ci a eu exactement la même idée, et il se présente chez Silvia sous les traits de son valet, Bourguignon. Le spectateur peut donc assister à une drôle de conversation, dont il est le seul à connaître les dessous :

Dorante
À l’égard du tutoiement, j’attends les ordres de Lisette.
Silvia
Voilà la glace rompue ! Fais comme tu voudras, Bourguignon, puisque cela divertit ces messieurs.
Dorante
Je t’en remercie, Lisette, et je réponds sur-le-champ à l’honneur que tu me fais.
Monsieur Orgon
Courage, mes enfants ; si vous commencez à vous aimer, vous voilà débarrassés des cérémonies.
Mario
Oh ! doucement ; s’aimer, c’est une autre affaire ; vous ne savez peut-être pas que j’en veux au cœur de Lisette, moi qui vous parle. Il est vrai qu’il m’est cruel ; mais je ne veux pas que Bourguignon aille sur mes brisées.
Silvia
Oui ! le prenez-vous sur ce ton-là ? Et moi, je veux que Bourguignon m’aime.
Dorante
Tu te fais tort de dire je veux, belle Lisette ; tu n’as pas besoin d’ordonner pour être servie.
Qu'est-ce que le registre comique ?
Marivaux fait partie de ces grands auteurs français qui savaient manier le comique. (source : Mon Quotidien)

Dans le comique de situation, on trouve également des retournements de situation. Ainsi de la scène 2 de L'Avare, pièce écrite par Molière (1688) : Harpagon, pingre parmi les pingres, découvre que son fils, Cléante, est un très grand dépensier, tandis que celui-ci apprend que son père est un usurier (un homme qui prête de l'argent avec des taux d'intérêts exorbitants).

Cette découverte mutuelle est donc l'occasion d'une conversation succulente pour le spectateur :

Harpagon
Comment ?
Maître Simon, montrant Cléante.
Monsieur est la personne qui veut vous emprunter les quinze mille livres dont je vous ai parlé.
Harpagon
Comment, pendard ! c’est toi qui t’abandonnes à ces coupables extrémités !
Cléante
Comment, mon père ! c’est vous qui vous portez à ces honteuses actions !

Mais le comique de situation le plus connu, c'est assurément le quiproquo. Celui-ci résulte d'une situation où deux personnes pensent parler d'une même chose, alors que ce n'est pas le cas. Peuvent s'ensuivre des discussions amusantes pour le spectateur qui, lui, est conscient de la méprise.

Il y a l'exemple de la pièce de Georges Feydeau, La Puce à l'oreille (1907). Cette pièce est entièrement fondée sur le principe du quiproquo : deux personnages, Chandebise, un garçon d'hôtel, mari de Raymonde, et Poche, garçon d'hôtel, se ressemblent à l'extrême et sont confondus par tous les personnages, qui se soupçonnent par ailleurs tous d'adultères mutuels.

RAYMONDE, id.
Grâce ! Grâce ! Ne condamne pas sans m’entendre.
POCHE, ahuri.
Hein ?
TOURNEL, avec volubilité.
Les apparences nous accablent, mais je te jure que nous ne sommes pas coupables.
RAYMONDE, id.
Oui ! Il dit la vérité ! Nous ne pensions ni l’un ni l’autre à nous rencontrer.
TOURNEL, id.
Tout ça, c’est la faute de la lettre !
RAYMONDE, id.
La lettre, oui !… C’est moi, moi qui suis cause de tout ! Je l’avais fait écrire parce que…
TOURNEL.
Voilà ! voilà ! c’est l’exacte vérité !
RAYMONDE, s’agenouillant sur la marche.
Oh ! je t’en demande pardon !… Je croyais que tu me trompais.
POCHE.
Moi !…
RAYMONDE.
Ah ! dis-moi, dis-moi que tu me crois ; que tu ne doutes pas de ma parole.
POCHE.
Mais oui ! Mais oui ! (Se tordant.) Mais qu’est-ce qu’ils ont ?
RAYMONDE, reculant effrayée par ce rire idiot qui lui paraît sardonique ; et avec énergie.
Ah ! je t’en prie, Victor-Emmanuel… ne ris pas comme ça ! ton rire me fait mal.
POCHE, à qui l’injonction de Raymonde a coupé le rire comme avec un couteau.
Mon rire ?
RAYMONDE, revenant à lui.
Ah ! Oui ! Je vois !… Je vois !… tu ne me crois pas…
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C'est parti

Le comique de geste

Le comique de geste appartient, plutôt qu'au domaine de la parole, à l'empire physique.

Ce sont des coups de bâtons, des positions ridicules, des expressions du visage, le ton de la voix, ou les costumes extravagants qui provoqueront les rires du public.

Un exemple fameux, c'est la leçon du Maître de philosophie à Monsieur Jourdain, alias le bourgeois gentilhomme, dans la pièce de Molière du même nom (1670) :

Maître de philosophie
Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer selon l’ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des lettres, et de la différente manière de les prononcer toutes. Et là-dessus j’ai à vous dire que les lettres sont divisées en voyelles, ainsi dites voyelles parce qu’elles expriment les voix ; et en consonnes, ainsi appelées consonnes parce qu’elles sonnent avec les voyelles, et ne font que marquer les diverses articulations des voix. Il y a cinq voyelles ou voix : A, E, I, O, U.

Monsieur Jourdain
J’entends tout cela.

Maître de philosophie
La voix A se forme en ouvrant fort la bouche : A.

Monsieur Jourdain
A, A. Oui.

Maître de philosophie
La voix E se forme en rapprochant la mâchoire d’en bas de celle d’en haut : A, E.

Monsieur Jourdain
A, E, A, E. Ma foi ! oui. Ah ! que cela est beau !

On trouve encore chez Molière l'exemple d'un autre genre de comique de geste, cette fois dans la pièce Les Fourberies de Scapin. Celui-ci tire son potentiel comique de la violence comme leçon du valet Scapin sur son maître Géronte. À l'acte III, scène 2, le valet trompe Géronte en lui faisant croire à l'arrivée de spadassins venus le molester et l'invite à se cacher dans un sac. Mais, à la fin, personne d'autre que lui ne frappe :

Scapin.

Cachez-vous ; voici un spadassin qui vous cherche. (En contrefaisant sa voix.) « Quoi ! jé n’aurai pas l’abantage dé tuer cé Géronte, et quelqu’un, par charité, né m’enseignera pas où il est ! » (À Géronte avec sa voix ordinaire.) Ne branlez pas. « Cadédis, jé lé trouberai, sé cachât-il au centre dé la terre. » (À Géronte avec son ton naturel.) Ne vous montrez pas. (Tout le langage gascon est supposé de celui qu’il contrefait, et le reste de lui.) « Oh ! l’homme au sac. » Monsieur. « Jé té vaille un louis, et m’enseigne où put être Géronte. » Vous cherchez le seigneur Géronte ? « Oui, mordi, jé lé cherche. » Et pour quelle affaire, monsieur ? « Pour quelle affaire ? » Oui. « Jé beux, cadédis, lé faire mourir sous les coups de vaton. » Oh ! monsieur, les coups de bâton ne se donnent point à des gens comme lui, et ce n’est pas un homme à être traité de la sorte. « Qui ? cé fat dé Géronte, cé maraud, cé velître ? » Le seigneur Géronte, monsieur, n’est ni fat, ni maraud, ni belître ; et vous devriez, s’il vous plaît, parler d’autre façon. « Comment, tu mé traites, à moi, avec cette hautur ? » Je défends, comme je dois, un homme d’honneur qu’on offense. « Est-ce que tu es des amis dé cé Geronte ? » Oui, monsieur, j’en suis. « Ah ! cadédis, tu es de ses amis, à la vonne hure. » (Donnant plusieurs coups de bâton sur le sac.) « Tiens boilà cé que jé té vaille pour lui. » Ah, ah, ah, ah, monsieur. Ah, ah, monsieur, tout beau. Ah, doucement. Ah, ah, ah. « Va, porte-lui cela de ma part. Adiusias. » Ah ! diable soit le Gascon ! Ah !

Enfin, on pourra trouver, encore chez Molière, une dernière incarnation du comique de geste, dans les mimiques s'imprimant successivement sur les visages de Frosine et d'Harpagon, les personnages de L'Avare (acte II, scène 6) :

Frosine
J’aurois, monsieur, une petite prière à vous faire. J’ai un procès que je suis sûr le point de perdre, faute d’un peu d’argent (Harpagon prend un air sérieux.) et vous pourriez facilement me procurer le gain de ce procès, si vous aviez quelque bonté pour moi. Vous ne sauriez croire le plaisir qu’elle aura de vous voir. (Harpagon reprend un air gai.) Ah ! que vous lui plairez, et que votre fraise à l’antique fera sur son esprit un effet admirable ! Mais surtout elle sera charmée de votre haut-de-chausses attaché au pourpoint avec des aiguillettes. C’est pour la rendre folle de vous ; et un amant aiguilleté sera pour elle un ragoût merveilleux.
Harpagon
Certes, tu me ravis de me dire cela.
Frosine
En vérité, Monsieur, ce procès m’est d’une conséquence tout a fait grande. (Harpagon reprend son air sérieux.) Je suis ruinée si je le perds ; et quelque petite assistance me rétabliroit mes affaires… Je voudrais que vous eussiez vu le ravissement où elle étoit à m’entendre parler de vous. (Harpagon reprend son air gai.) La joie éclatoit dans ses yeux au récit de vos qualités, et je l’ai mise enfin dans une impatience extrême de voir ce mariage entièrement conclu.
Pourquoi Molière a-t-il écrit l'Avare ?
L'Avare, c'est une comédie qui critique sans gêne les moeurs de la société vivant sous le régime de Louis XIV. Individualiste, proche de ses sous, intéressée par le confort matériel... L'argent obsède les bourgeois que Molière ne manque pas de railler !

Le comique de mots

Évidemment, dans les leviers pour provoquer le rire du spectateur, il y a les mots... et il s'agit là, forcément, du comique de mots.

Les dramaturges utilisent donc les répliques qu'ils mettent dans la bouche de leurs personnages pour ajouter des touches comiques aux caractères, aux situations, ou aux gestes.

Il y a, évidemment, Molière, dont on pourrait citer des exemples pléthoriques. Contentons-nous d'un extrait de la pièce Les Femmes savantes, acte II, scène 6 :

Bélise (à la bonne)

Veux-tu offenser toute ta vie la grammaire ?

Martine

Qui parle d'offenser grand-mère ni grand-père ?

Il y a aussi Eugène Ionesco qui, dans La Cantatrice chauve (1950), s'amuse avec la langue et les sons :

MONSIEUR MARTIN

Allons gifler Ulysse.

MONSIEUR SMITH
Je m'en vais habiter ma Cagna dans mes cacaoyers.

MADAME MARTIN

Les cacaoyers des cacaoyères donnent pas des cacahuètes, donnent du cacao ! Les cacaoyers des cacaoyères donnent pas des cacahuètes, donnent du cacao ! Les cacaoyers des cacaoyères donnent pas des cacahuètes, donnent du cacao.

MADAME SMITH

Les souris ont des sourcils, les sourcils n'ont pas de souris.

Le comique de caractère

Parmi les genres de comique, il y en a un plus diffus : c'est le comique de caractère.

L'auteur, pour faire rire, accentue volontairement à l'excès les défauts d'un ou de plusieurs de ses personnages.

On pourra ainsi citer :

  • l'avarice d'Harpagon dans L'Avare de Molière
  • la focalisation sur les bourgeois de M. Jourdain, dans Le Bourgeois Gentilhomme, de Molière
  • la cupidité mercantile de l'éditeur Moscat dans Vient de paraître d'Édouard Bourdet (1927)
  • l'autorité orgueilleuse de Pozzo dans En attendant Godot, de Samuel Beckett (1948)
Quelle est la portée symbolique d'En attendant Godot ?
En attendant Godot, au festival d'Avignon en 1978. Rufus (Estragon) et Georges Wilson (Vladimir) - Photo de Fernand Michaud

Le comique de moeurs

Un autre comique diffus, c'est celui que l'on nomme comique de mœurs. Il s'agit pour le dramaturge de peindre les vices et les mœurs de son temps.

Évidemment, Molière est un champion en la matière. Dans Le Malade imaginaire (1673), par exemple, l'auteur dresse un portrait satirique des médecins de son temps, coupables de dérives et d'élucubrations pseudo-scientifiques.

On en trouve un autre exemple dans la pièce Art, de Yasmina Rezza (1994). L'auteure moque les milieux intellectuels et bourgeois pour leur snobisme en mettant en scène un personnage ayant acheté très cher une toile entièrement blanche, et qui est moqué par ses amis :

MARC

Bien sûr. J'ai ri. De bon cœur. Que voulais-tu que je fasse ? Il n'a pas desserré les dents. Vingt briques, c'est un peu cher pour rire, remarque.

Le comique de répétition

Le dernier type de comique consacré et identifiable, c'est le comique de répétition. Il s'agit de ce que l'on nomme running gag en anglais.

Il consiste en la répétition, tout au long de la pièce, d'une même chose, qu'il s'agisse d'une réplique, d'une gestuelle, ou d'une situation. À la force, la survenue de cette chose, inlassablement répétée, sera à même de provoquer le rire du spectateur.

Convoquons à nouveau le maître Molière, avec sa pièce Les Fourberies de Scapin (1671). À l'acte II, scène XI, Géronte n'a qu'une réplique à la bouche :

Géronte.

Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Scapin.

Il ne songeait pas à ce qui est arrivé.

Géronte.

Va-t’en, Scapin, va-t’en vite dire à ce Turc que je vais envoyer la justice après lui.

Scapin.

La justice en pleine mer ! Vous moquez-vous des gens ?

Géronte.

Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Scapin.

Une méchante destinée conduit quelquefois les personnes.

Géronte.

Il faut, Scapin, il faut que tu fasses ici l’action d’un serviteur fidèle.

Scapin.

Quoi, Monsieur ?

Géronte.

Que tu ailles dire à ce Turc qu’il me renvoie mon fils, et que tu te mettes à sa place jusqu’à ce que j’aie amassé la somme qu’il demande.

Scapin.

Hé ! Monsieur, songez-vous à ce que vous dites ? et vous figurez-vous que ce Turc ait si peu de sens que d’aller recevoir un misérable comme moi à la place de votre fils ?

Géronte.

Que diable allait-il faire dans cette galère ?

Scapin.

Il ne devinait pas ce malheur. Songez, monsieur, qu’il ne m’a donné que deux heures.

Cette réplique, « Que diable allait-il faire dans cette galère ? », est répétée neuf fois en tout dans la scène XI !

Par ailleurs, ce comique-là s'est particulièrement bien fondu dans la culture populaire. On peut en trouver de nombreuses applications

  • au cinéma : par exemple, dans OSS 117, Rio ne réponds plus, avec un Chinois toujours différent qui trouve Hubert Bonisseur de la Bath pour lui dire : « Tu as tué mon frère à Gstaad, tu vas mourir ! ».
  • en bande dessinée : par exemple, dans Astérix et Obélix, les pirates qui coulent à chaque rencontre avec les Gaulois.
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Nathan

Ancien étudiant de classe préparatoire b/l (que je recommande à tous les élèves avides de savoir, qui nous lisent ici) et passionné par la littérature, me voilà maintenant auto-entrepreneur pour mêler des activités professionnelles concrètes au sein du monde de l'entreprise, et étudiant en Master de Littératures Comparées pour garder les pieds dans le rêve des mots.