Chapitres

Introduction

1 : Pour Platon, la réflexion sur le désir implique la nuance entre le sujet qui désire et l'objet qui est désiré. Il faut alors tenir compte du fait que l'objet désiré, le sujet en est privé car selon lui : « le désir est l'expression d'un manque ». ( citation )

 

2 : Pour Aristote, l'objet le plus désiré doit être le bonheur considéré comme souverain bien. L'Homme par nature désire donc d'être heureux.

 

3 : ( citation ) « Tout les hommes désirent naturellement savoir » ( Aristote ), l'auteur se rattache à la conception philosophique classique selon laquelle l'ignorance est un mal et la connaissance un bien. L'ignorance rend donc l'homme faible et vulnérable car elle l'empêche de comprendre le monde qui l'entoure. L'apprentissage permet donc de passer de l'état d'ignorance à l'état de connaissance. La connaissance peut porter sur des domaines extrêmement variés et le désir s'éveille en nous selon l'objet qu'on étudie.

 

4 : Aristote explique que les sensations aussi multiples soient-elles, possède un point commun : toutes sont à l'origine de la connaissance du monde qui nous entoure. ( philosophe qui partage cette réflexion → empiriste )

 

5 : Épicure explique que le bonheur dépend en grande partie du plaisir ( élément constitutif de ce dernier ). L'Homme doit fuir la douleur et rechercher par exemple les plaisirs corporelles ( physiques ) ou de l'âme ( intellectuel ). Il explique également qu'il faut éviter l'abus dans la mesure où l'excès engendre des désagréments.

 

6 : ( citation ) « Les hommes veulent tout avoir et ils se rendent malheureux par le désir du superflu » ( Fénélon ). Il explique ici que le superflu c'est ce qui s'oppose au nécessaire, il veut souhaite montrer ici que la recherche des choses inutiles à l'Homme deviennent une source de malheur. Ceci implique qu'un individu raisonnable comme l'avait déjà remarqué Épicure, doit se contenter du nécessaire, c'est-à-dire des biens qui lui sont indispensable à l'entretient de sa vie. Pour ne pas être tourmenté par ce désir excessif de possession, l'homme doit user de sa raison. De ce point de vue, elle possède alors un caractère pragmatique puisqu'elle permet de discerner l'utile de l'inutile.

 

7 : ( argument simple ) Le besoin est animal ( se nourrir, dormir, se reproduire ) car il dépend du corps seul et trouve sa satisfaction dans un acte ou un objet précis. Le besoin peut donc être considéré comme quelque chose de vital, dont on ne peut se passer. Il est donc très important de le différencier de la passion qui est un désir excessif et déraisonnable : soit par l'objet impossible à atteindre, soit par sa force et sa violence qui fait perdre la maîtrise de soi. L'on doit alors méditer sur l'importance du désir suscité par l'objet : besoin ou passion ?

 

8 : ( argument du désir singulier ) Pour les philosophes modernes, il convient de parler du désir au singulier en ce qu'il est l'essence de l'homme, qui apport à chacun son énergie vitale afin de « persévérer dans son être ». ( Freud et la libido qui donne une vision globale de la sexualité humaine pour désigner l'énergie sexuelle issue de la pulsion )

 

+ idée de conatus de Spinoza selon laquelle « toute chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être » ( citation ) : l'homme désire une chose parce qu'il la juge bonne « ce qui fonde l'effort, le vouloir, l'appétit, le désir, ce n'est pas qu'on ait jugé qu'une chose est bonne ; mais, au contraire, on juge qu'une chose est bonne par cela même qu'on y tend par l'effort, le vouloir, l'appétit, le désir. » ( citation )

 

Le désir est principe d'individualisation car c'est par lui que nous différons les uns des autres : « nos goûts, nos couleurs » préférés définissent notre subjectivité face à celles des autres.

 

9 : Le désir peut également être considéré comme une souffrance qui ne s'achève que provisoirement après satisfaction ( qui procure par ailleurs du plaisir ). On ne peut de plus jamais satisfaire le désir car ce dernier renaît toujours de ses satisfactions éphémère ( = qui dure peu de temps ).

 

10 : Mais comment se libérer du désir ? Schopenhauer explique que le désir est liée à la vie même et que nous ne pouvons en être libérés que par la mort ou l'art. L'art n'est selon lui qu'une pure représentation du monde, un regard désintéressé sur le monde comme spectacle. La fusion avec la nature suppose d'ailleurs de dépasser notre subjectivité désirante. Ce que vise aussi le bouddhisme, pour qui le désir est également synonyme de souffrance : le nirvana ( état de sérénité suprême auquel on parvient après avoir renoncé au désir humain ) est une existence libérée du désir.

 

11 : Peut-on parvenir à maîtriser ses désirs ? : Le désir est une contrainte vitale. Nous ne choisissons pas notre désir, c'est lui qui choisit pour nous. Il s'impose à nous comme une force naturelle qui nous emporte comme une tyrannie intérieure et qui apporte désordre et violence. Le désir nous rend irresponsable.

 

C'est pourquoi la morale, faute de pouvoir supprimer tout désir, s'efforce de soumettre les désirs et les passions au contrôle de la raison, appuyée par la volonté. Car les désirs sont nécessaires à la vie, mais ils ne doivent pas gouverner notre âme, comme Platon nous met en garde dans la République.

 

La pratique, la conscience réflexive et le regard d'autrui peuvent être un moyen d'éliminer certains désirs.

 

 

QUELQUES CITATIONS SUR LE DÉSIR

 

 

« Nous ne désirons aucune chose parce que nous la jugeons bonne ; mais au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que [ … ] nous la désirons. »

 

SPINOZA, Éthique, 1675.

 

 

« Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir »

 

ÉPICTÈTE, Manuel, Ier siècle.

 

 

« Ne demande point que les choses arrivent comme tu le désires, mais désire qu'elles arrivent comme elles arrivent, et tu prospéreras toujours »

 

ÉPICTÈTE, Manuel, Ier siècle.

 

 

« Maintenant, il faut parvenir à penser que, parmi les désirs, certains sont fondés en nature, d'autres sont vains ».

 

ÉPICURE, Lettre à Ménécée, IVe siècle av. J.-C.

 

 

« Ma troisième maxime était de tâcher plutôt à me vaincre à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde. »

 

DESCARTES, Discours de la méthode, 1637.

 

 

« L'amour recompose l'antique nature, s'efforce de fondre deux êtres en un seul, et de guérir la nature humaine. »

 

PLATON, Le banquet, 416 av. J.-C.

 

 

« Le désir est l'appétit de l'agréable »

 

ARISTOTE, De l'âme, IVe av. J.-C.

 

 

FIGARO : « Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, Madame. Il n'y a que ça qui nous distingue des autres bête. »

 

BEAUMARCHAIS, Le Mariage de Figaro, 1784.

 

 

« Ce n'est pas par la satisfaction des désirs que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. »

 

ÉPICTÈTE, Entretiens, vers 130 apr. J.-C.

 

 

« Ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour. »

 

PLATON, Le Banquet, IVe s. av. J.-C.

 

 

« Tous les hommes désirent naturellement savoir. »

 

ARISTOTE, La Métaphysique, IVe s. av. J.-C.

 

 

RdM...

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Olivier

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