La liberté


C'est faire ce que l'on veut, quand on le veut. Mais nous sommes toujours soumis à des contraintes extérieures, même sans la vie en communauté. Alors comment oser parler de liberté?
La liberté c'est d'avoir le choix, donc il y a plusieurs possibilités. Mais si les choix sont vraiment équivalents, on ne peut pas choisir car chaque choix en reviendrait au même: c'est la liberté d'indifférence, qui est le plus bas de la liberté.

La liberté de différence semble être une illusion.
L'autonomie, c'est se donner sa propre loi, donc c'est contraignant.
Donc la liberté c'est l'indépendance; tout dépend de notre nature. La liberté politique est l'ultime sens lié à l'indépendance.
Au départ, la liberté politique est liée à la citoyenneté. Ce sont les lois qui font de nous des êtres égaux et libres. La loi est la condition de la liberté. Elle nous protège de l'arbitraire des volontés individuelles.

La liberté morale

Dieu est tout parfait, a toutes les qualités et chacune d'elle au suprême degré (omniscient, infiniment bon, tout puissant). Alors pourquoi fait-on des erreurs?
Dieu ne peut pas être responsable, alors pourquoi choisissons-nous le Mal plutôt que le Bien?
Si on choisit le faux, c'est par ignorance. Mais est-ce une fatalité de se tromper lorsque nous sommes ignorants? On peut éviter de se tromper si l'on se taît. C'est la liberté d'indifférence.
Mais il nous arrive de ne pas nous taîre. Dans tout jugement, il y a 2 facultés à l'oeuvre:
-entendement (idées saines)
-volonté (la liberté infinie)
Il y a une disposition naturelle entre l'entendement fini et la volonté infinie. Il y a alors une tendance naturelle de la volonté à se prononcer en l'absence d'idées claires et distinctes. Donc l'erreur se produit.

Mais moralement parlant, la volonté va toujours au Vrai et au Bien.
Méthaphysiquement parlant, c'est possible. Je peux affirmer le faux et poursuivre le Mal si je pense par là prouver ma liberté.

Mais il y a un problème chez le Dieu cartésien. Pour Descartes, même les vérités éternelles ont été créés par Dieu. Donc même les choses impossible auraient pu être possibles.

Je peux toujours affirmer le faux et poursuivre le Bien en connaissance de causes si je pense que c'est un Bien de prouver ma liberté.

Le libre arbitre

La nécessité et la contrainte sont dans le même panier. La liberté s'oppose à la contrainte. Tout est nécessaire et exprime l'infinité de la nature. La pensée est libre quand elle dépend de la nécessité de la nature et elle est contrainte quand elle dépend de la nécessité des causes extérieures.
Spinoza pense que le libre-arbitre de Descartes est une sorte de libre décret.
Mais la libre nécessité est une contradiction. La liberté ne peut pas être nécessité.

Spinoza part des choses créées, mais considère qu'il n'y a pas de Dieux. Les choses créées ne sont pas libres, mais contraintes, elles n'ont pas pour seule utilité la leur.
Au départ, la liberté, c'est le principe d'inertie. Par exemple, la pierre; une cause extérieure agit et prend en compte son poids. Mais Spinoza fit de la pierre, objet simple, une généralisation avec l'homme, objet complexe. Donc l'homme est contraint à des niveaux différents. Si la pierre était consciente, elle penserait qu'elle se mouvoit parce qu'elle en a envie. En réalité, une main l'a lancé (cause 1ère), mais elle l'a oublié; la pierre n'est pas indifférente à se moment-là.
Mais par celà, Spinoza remet en cause la liberté d'indifférence et le libre-arbitre. D'où vient la croyance illusoire du libre-arbitre? Les hommes ont des désirs mais ignorent leurs causes.
Il faut comprendre la loi de l'énumération:
-le nourrisson boit le lait (appétance)
-le jeune homme éprouve de la passion/colère
-plus tard il devient ivogne
-puis dément
-puis bavard, encore pire que le dément!

Est-ce que tout est soumis aux lois naturelles? Les gens pensent agir par une décision libre, mais tout est déterminé par des proportions diverses et des causes extérieures ou des lois de la nature. Mais dans tous les cas, tout ce qui existe est conforme aux lois de la nature.

La question du préjugé:
Il est difficile de s'en séparer.
Spinoza dit que les hommes sont peu capables de modérer leurs passions. S'ils étaient libres, ils le pourraient. Dans ces cas-là, les partisans du libre-arbitre feraient intervenir la liberté d'indifférence, mais pour Spinoza, il n'y a pas d'indifférence. On penche toujours plus d'un côté que de l'autre; tout dépend de la force de nos désirs.

Comment voir le meilleur pour faire le pire?
L'homme est plus ou moins contraint et plus ou moins libre. Sa liberté est proportionnelle à son degré de connaîssance des causes, et donc, à son degré d'activité et de puissance.
Le degré le plus élevé de la servitude est la superstition; Lorsque nous sommes ignorants des causes, nous sommes soumis à la peur. Pour augmenter notre puissance entre les corps, les passions gaies se créent et s'expriment.
Nous faisont tout pour connaître les causes car nous désiront faire fuire les passions tristes.

La liberté politique

Politique vient de "polis", la cité (communauté régit par des lois en vue du Souverain Bien). Il ne s'agit pas de vivre ensemble mais selon des lois. Le but de la cité est le bonheur, mais aussi l'éthique. Éthique et politique sont des sciences architectoniques.
C'est l'idée de nature. La nature est le fondement de toute légitimité. Il y a des gens qui, par nature, sont fait pour être esclaves, car incapables d'utiliser la raison.
Donc il y a 2 sphères, privée, qui est régit par la nécessité de satisfaire des besoins organiques cycliques, et politique.
Mais là où il y a de la nécessité, il n'y a pas de liberté. En politique, on est débarassé de la nécessité et libéré des tâches. On peut alors exister de façon égale et libre.

Pour les modernes, il y a 3 sphères :
-privée
-économique et sociale (travail). Pour Arendt, c'est une extention de la vie privée car nous travaillons pour satisfaire nos besoins.
-rapport de violence. La spère politique est dévalorisée, les hommes s'en sont détournés.
La liberté politique est la liberté de spontanéité qui doit être concervée par la politique pour ne pas se déshumaniser. Il est fondamental que la cité ou l'État nous garantisse cette liberté de spontanéité.
L'égalité dans la sphère politique est la liberté, donc la politique doit nous la garantir.
Même si le libre-arbitre est une illusion, la liberté politique est essentielle.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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