Séquence BAC Terminale : La morale - le bonheur

Introduction

Nous allons étudier le concept de bonheur comme thématique
philosophique, nous verrons dans un premier temps, l’eudémonisme
antique, avec la conception aristotélicienne, épicurienne et
stoïcienne, en second lieu, nous analyserons la vision chrétienne de la
question puis dans le but de conclure notre analyse, nous reviendrons
sur la conception ancienne du bonheur à savoir, le bonheur associé à la
vertu et posé comme théorétique.

I/ L’eudémonisme antique

Dans la philosophie antique, le bonheur est le souverain Bien,
c’est-à-dire, la fin suprême à laquelle toutes les autres fins sont
subordonnées. Le bonheur par conséquent n’est pas un don. Il est en
notre pouvoir. Par opposition à la pensée commune, il est nécessaire
d’opposer le plaisir et le bonheur. Le plaisir est éphémère tandis que
le bonheur par opposition à l’agréable est durable. Donc le plaisir et
l’agréable peuvent tout au plus en être l’accompagnement.

A) La conception aristotélicienne, épicurienne et stoïcienne

Selon Aristote, Épicure et les stoiciens, le bonheur est durable; il
n’est pas dissociable d’une vie vertueuse fondée sur la raison; La
raison est le propre de l’homme, elle doit guider ses choix.

Une vie heureuse serait par conséquent une vie conforme à la raison.


Pour Épicure, il faut régler ses désirs sur la nature. Pour les
stoiciens, l’homme doit accepter l’ordre du monde. Le bonheur est une
absence de trouble. Pour Aristote, le bonheur est l’activité et la
vertu propres à chaque être. Celle de l’homme est de penser; une vie
heureuse est  une vie pleinement humaine c’est-à-dire, délivrée du
besoin et tournée vers l’intelligence.

II/ Le christianisme

Le christianisme condamne le bonheur et pose le salut de l’âme comme la
seule fin digne d’un chrétien. St Just pose le bonheur comme un droit
par opposition au christianisme. St Just considère que tous les hommes
doivent être délivrés du besoin afin que chacun puisse rechercher son
bonheur. C’est une exigence de justice que l’état doit satisfaire. Il
s’agit de confier à l’état la charge du bonheur de chacun à travers la
définition d’un bonheur commun : est-ce une utopie?


Avec le christianisme, l’idée grecque d’un bonheur assuré par la
rationalité de l’action selon la juste mesure est éliminée; le bonheur
n’est pas de ce monde; il faut s’occuper du salut de l’âme et non du
bonheur concret de l’homme. L’homme ne tire pas le bonheur de lui-même
mais d’une force en lui : la grâce divine. L’idéal chrétien ne
recherche pas les impératifs du bonheur mais en fait une espérance,
c’est le royaume des cieux.

III/ Définition du bonheur

A) Le bonheur et la vertu

La vertu est l’épanouissement de l’aspect rationnel de l’homme selon
les anciens, l’homme doit remplir ses fonctions tout comme l’œil qui a
pour fonction de voir, l’homme doit exercer son bon sens et sa faculté
rationnelle. Le bonheur Est-ce qui est souhaitable en soi non pour une
autre raison car il n’a besoin de rien pour être complet, il se suffit
à lui-même. « Les actions conformes à la vertu semblent bien répondre à
cette condition car agir vertueusement c’est faire ce qui est
souhaitable en soi ». En fait, le bonheur est une activité conforme à
la vertu; nous avons la sagesse théorique, les vertus intellectuelles
et la sagesse pratique, les vertus morales. C’est celle qui est
conforme à la vertu qui est la plus parfaite. L’esprit a la première
place, c’est l’activité contemplative, la partie la plus élevée de
nous-mêmes. On peut également poser le bonheur relativement aux
plaisirs, mais ce n’est pas l’activité la plus agréable, elle ne
remplit pas les conditions pour accéder au bonheur.

III/ Le bonheur est une espèce de contemplation : le bonheur est théorétique

L’homme détenteur de n’importe quelle vertu morale a toujours besoin de
gens à l’endroit de qui est avec qui il pourra s’exercer. Mais le sage
lui ne relève que de lui-même. De plus la contemplation n’a pas d’autre
résultat que la contemplation, par opposition à l’existence pratique.
L’activité de l’esprit ne poursuit aucun autre but elle-même. C’est le
bonheur le plus parfait, le plaisir le plus grand. Donc, l’activité de
l’esprit Est-ce qui propre à l’homme car l’esprit constitue
essentiellement l’homme. Le bonheur est une espèce de contemplation.
C’est le sage nous dit le philosophe, qui doit être l’homme le plus
heureux. Au second rang, nous avons la vie conforme aux vertus morales.
La vertu consiste dans des choix raisonnés et des actes. L’action
morale favorise l’activité intellectuelle en tenant soumises les
passions. Il faut donc pour parvenir au bonheur, se former à la vertu
qui est compatible avec l’éducation reçue, « les lois doivent fixer les
règles de l’éducation » et les législateurs doivent former les
citoyens. Il faut s’habituer à vivre vertueusement. Il faut inciter les
citoyens à la vertu en faisant appel au sentiment de l’honneur car les
hommes obéissent volontiers plus à la nécessité qu’à la raison.

 

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