Husserl à travers les Recherches logiques rédigées en 1901 se pose la question : Comment comprendre des énoncés mathématiques ?

Les Méditations cartésiennes sont issues d’une conférence qu’il avait donné en 1929 à la Sorbonne. Ce livre a été assez peu connu en Allemagne. Ricoeur et Lévinas se sont intéressés aux méditations cartésiennes et ont travaillé la traduction de cet ouvrage en français. Husserl a été très dépendant des choix de ces deux traducteurs là.
Les livres d’introduction d’Husserl : Françoise d’Astur : professeure à Paris XII : Husserl des mathématiques à l’histoire, elle essaie de retracer l’ittinéraire d’Husserl.
Renault Barbaras : professeur spécialiste de Merleau Ponty , il avait écrit Introduction de la phénoménologie de Husserl.
Husserl par rapport à Descartes, on a fait un énorme saut dans le temps. Après Descartes sont venus « les philosophes du soupçon » (pour reprendre l’expression de Ricoeur).  Les philosophes du soupçon, désignent Marx, Nietzsche et Freud. Avec ces trois penseurs « le sujet se croit maître dans sa maison » (expression de Freud).
Marx nous montre que le sujet n’est pas maître dans sa maison, le sujet est agi par des forces qui sont au delà de lui, et ces forces proviennent plus particulièrement du contexte  dans lequel il s’inscrit, la société agit sur lui.
Nietzsche, parle des forces qui  traversent le sujet et qui le déterminent plus qu’il se croit se déterminer. Cela déconstruit l’idée du sujet, le fait de croire qu’on se construit.
Freud évôque les pulsions avec sa découverte du conscient et de l’insconscient, notamment le : moi, le ça, et le surmoi.
Husserl vient après ces philosophes du soupçon, donc la critique n’est pus tout à fait la même.
L’enjeu pour Husserl est de retrouver un point de départ certain. Le mot d’ordre de la phénoménologie, c’est le retour aux choses mêmes. Dans son oeuvre Les Méditations Cartésiennes, Husserl se réfère à Descartes notamment dans ses Méditations Métaphysiques, il va s’y référer mais en même temps il va développer une pensée qui s’en distingue. Ce qu’il va reprendre de Descartes c’est l‘expérience du cogito dans son expérience existentielle et toute sa recherche phénoménologique.
La phénoménologie est le jugement des choses qui se donnent. Le but de Husserl c’est de fonder (perspective de fondation) la philosophie sur l’esprit qui anime Les méditations métaphysiques de Descartes, son but est de constituer une science universelle et absolue à partir de laquelle il n’y a aucun doute qui puisse surgir, et pour la fonder, il faut partir d’une évidence apodictique, qui serait le sol sur lequel va pouvoir s’édifier la science universelle.
Apodictique c’est ce qui ne peut pas se concevoir autrement, on ne peut pas concevoir autrment qu’une chose soi.
Descartes recherche une évidence ultime, cela passe par un retour à soi, on parle d’orientation subjectiviste, c’est le retour sur soi qui va permettre de s’avancer. C’est un retour comme légitime source de légitimité. C’est ce que va faire Husserl. Entre Descartes et Husserl, il y a Kant, mais chez lui ce n’est pas un sujet concret mais un sujet formel. Dans le sujet concret, il y a une expérience. Chez Descartes, l’intuition va être le seul garant de la vérité. Il y a une conception de la vérité qui est intuitionniste et subjectiviste, cela veut dire que n’est vrai que ce qui m’apparaît comme tel. Tout cela fonde un intuitionnisme qui naît chez Descartes mais qui va s’accomplir chez Husserl; il y a un privilège du voir, il va refuser de donner son asentiment, il y a une liberté de donner son assentiment, il va refuser de voir jusqu’à ce que cela apparaît de manière apodictiquement certaine.
Le contenu de la représentation qui est nié par les erreurs des sens  qui est le rêve. On peut s’élever d’un deuxième degré, on ne peut pas s’arrêter aux conditions de la représentation car la représentation est liée au Dieu trompeurLes cogitones, sont les pensées. La première vérité se trouve au troisième degré qui est celui de la pensée. Husserl ne reprend pas le contenu doctrinal, (dieu notion de substance), il fait une lecture particulière de Descartes, il en propose une interprétation unilatérale, la façon de Husserl lit Descartes c’est qu’il chercher des voies apodictiquement certaines afin d’exister à travers son intériorité pure. Le problème est de retrouver l’extériorité, le point pour Descartes c’est de retrouver des voies extérieurement certaines. (une fois qu’on est rentré sur soi, il faut en ressortir). Le projet cartésien est de rendre compte de la réalité. Descartes aurait été amené à se plonger dans son intériorité, et selon Husserl, il aurait du pousser plus loin.
Transcendant : extérieur  au de-là (la sphère de dieu c’est du transcendant, ce peut être aussi ce qui est au delà de moi)
Transcendantal : mot qui qualifie une recherche des conditions de possibilité, c’est ce qui porte au delà de l’état dans lequel on est quotidiennement lorsqu’on est dans une dimension pratique (employé par Kant, c’est la subjectivité qui permet d’avoir des représentations)
Descartes ne s’intéresse pas aux conditions de possibilité, donc on ne peut pas parler de transcendantal. Le projet de Descartes c’est de rendre compte ce qui est transcendant et non pas ce qui est transcendental (car c’est Husserl qui va relever que Descartes n’est pas allé jusqu’au bout de son projet car il n’a pas relevé l’aspect transcendantal dont mène le cogito).
La philosophie de Descartes est une philosophie à double foyer, dans le cogito, tous les objets du monde qui apparaissent vont disparaitre car c’est réduit aux sens, l’objectivité est résorbé à un sens qui est résorbé sous la forme d’un sens à l’intérieur de ma subjectivité. Il n’y a plus d’extérieur. C’est un aspect de la pensée de Descartes, on trouve que tout être dépend de Dieu; tout dépend de dieu à titre de créature, dieu est le créateur de toute chez pour Descartes.
L’être crée par Dieu c’est le pôle de référent de l’existant, l’étant est pensé par le sujet, il est en tant que crée par Dieu. Le sujet ne peut penser l’étant que parce qu’auparavant dieu a crée tout cela. Selon qu’on met le foyer du cogito ou de la sphère de dieu, le cartésianisme est soit un réalisme soit un idéalisme.
Pour Descartes : si l’apparaître de l’étant renvoi au sujet, l’être renvoi à dieu. L’apparaître renvoi au sujet qui pense et qui se représente, l’être de l’étant renvoi à dieu car dieu est le créateur de l’étant.
On peut soi subordonner l’apparaître à l’être, et alor on se situe dans des pensées matérialistes ou réalistes (ce qui intéresse, c’est pas la façon dont la chose nous apparait mais la chose en tant qu’elle est). Le but sera donc de faire une jeunesse causale à partir d’un étant qui est le corps. On va dire que le corps est affecté par l’étant mais l’étant est.
Il y a bien quelque chose qui est. Comment on peut avoir une expérience, de cet objet de cette chose, et selon quelle loi, cela va nous faire aller jusqu’à la neurobiologie, ou à la philosophie analytique qui est le grand concurrent de la phénoménologie c’est une tradition américain même si elle a ses sources chez Wigenstein, expliquer l’expérience à partir d’actions d’un étant sur un autre.
Au lieu de subordonner l’être à l’apparaître, on peut penser l’être à l’apparaitre, ce sera un choix méthodologique, ce sera donc une genèse transcendantale, on va remonter à l’être à partir de son apparition alors que dans la position réaliste c’est le contraire, on veut expliquer l’apparaitre à partir de ce qui existe vraiment. Avec la deuxième solution, on va se dire qu’on perçoit cette table, qui va nous faire remonter à l’être de la table.
L’élément premier le plus important, il n’y a d’être que dans son mode d’apparition.
Le problème de départ du projet d’Husserl est un problème épistémologique. La phénoménologie d’Husserl, on part que la chose ne se donne que dans son apparition.
Le principe théologique, c’est de s’arrêter à l’apparaitre, autant d’apparaitre que d’être. La chose est que dans quoi elle apparait. La consitution de la chose c’est dans le tout de la chose.
Ce qui m’apparait serait la résultante de ce que j’en perçois et de mes capacités de perception (elles sont finies: c’est Kant). Le bureau est la totalité que cette totalité d’apparition me donne.
La phénoménologie  n’est pas une herméneutique ?
Pour Heidegger toute phénoménologie est herméneutique. Il y aurait des connexions entre la phénoménologie et l’herméneutique.
L’objet est transcendant parce qu’on en perçoit que des esquisses. Il va essayer de remonter à l’essence des choses dans les apparitions: on a toujours un point de vue partiel. On ne peut jamais avoir une vue totale du bureau. Les sens des objets du monde c’est la donnation par esquisse, c’est ce qui cararctérise les sens des choses matérielles.
L’idée de communativité se donne dans une intuition.
Toute intuition n’est pas intuition du sensible. A partir de la façon dont la chose se donne on peut construire des choses matérielles. On est arrivé à donner des choses matérielles. Ce qui prime c’est qu’il n’y a d’être que dans ce qui se donne à l’apparaître.

I/ L’éidétique : souci de fixer les essences des choses

Husserl quand il interpréte Descartes, il ne le fait que dans ce sens là. Il interpréte Descartes, comme s’il s’agissait de déduire l’être sur le sol solipsiste, il ne prend pas en compte le pole réaliste. Il y a le cogito, grâce à l’idée de dieu il va poser l’existence d’une réalité. Husserl le réduit à une limitation du cartésianisme.
Le fait de poser une réalité extérieure à la conscience. Pour Husserl Descartes pose une réalité de conscience, mais il ne va pas jusqu’au bout de penser. En faisant ça, il va gommer toute la part du cartésianisme; lorsqu’il inerpréte Descartes de cette façon c’est une préfiguration du sujet transcendantal. Husserl écarte le pole ontologique au seul pole égologique, le pole ontologique qui fait qu’il y ait des choses extérieures à moi, Husserl n’en fait pas mention.
Il y avait plus chez Descartes que ce que Husserl fait du cartésianisme; il ne tient compte que d’un seul pole de l’égo, et l’écarte du pole ontologique.
Epochè : consiste à rompre avec l’attitude naturelle, qui est l’attitude qu’on a le plus spontanément à accepter les choses telles qu’elles nous apparaissent pour agir sur ce monde d’un ordre pratique, c’est une supension d’une thèse de l’existence. L’épochè le suspend du monde, ou du jugement du monde.
C’est le pendant du doute hyperbolique de Descartes. Elle fait passer le monde du statut de réel au phénomène de réalité.
Dans l’attitude naturelle, il y a des choses qui nous apparaissent. Husserl conserve l’apparaition et suspend l’idée d’un suspens de la réalité. Ce phénomène découlerait d’un pouvoir de la conscience.
On fait passer le monde du statut de réel au statut de réalité. Il y a un ordre de dépendance instaurée par le sens commun. Dans le sens commun il y a un monde qui se donne à moi et tel qu’il m’apparait. Avec l’épochè on renverse cet ordre de dépendance, car c’est la conscience qui permet cet ordre d’apparition.
S’il y a des choses qui m’apparaissent, c’est parce que j’ai une conscience qui est transcendantale constituante, constituante car elle est propre à ma conscience, transcendantale car ça se rabat la conscience. Une chose qui n’apparait plus continue-t-elle à être ? La chose est qu’elle n’apparait plus pour Husserl, c’est la condition de toutes apparitions que Husserl prend en compte, il ne cherche pas à savoir si c’est réel ou pas.
En instituant cette conscience transcendantale, du monde on va déplacer le privilège de la présence du monde à la présence de l’ego. La seule évidence apodictique c’est l’existence de l’ego. La seule évidence apodictique c’est l’existence de l’ego. Il y a un phénomène de monde, c’est qu’il y ait un ego qui constitue cet apparaitre.
Chez descartes, quand il dit je, il sait qu’il est une substance pensante. La seule chose dont on peut être sur c’est le fait de savoir qu’on est un pur pouvoir d’apparition avec Husserl. L’ego transcendantal est un pur pouvoir de constitution. L’apparition de l’autre n’est pas comme l’apparition de l’objet, l’éthique est bien antérieure à l’ontologie, il favorise l’apparition de l’autre (Lévinas), ce point de vue là, on ne le trouve pas chez Husserl.
Le privilège apodictique est déplacé vers l’ego; la phénoménologie c’est un subjectivisme transcendantal qui par de l’ego (Husserl)
On peut faire trois remarques ; c’est qu’elle ne porte pas sur l’aspect mais sur l’existence du monde. Il explique que le monde peut être autrement qu’on le présumait mais toujours est-il qu’il est. Cela porte sur l’existence et non pas sur l’aspect.
La thèse d’existence est implicite, dans la vie de tous les jours, on accorde du crédit à ces choses car ce qui nous intéresse c’est l’ordre pratique.
[Psychiatre Wolfgang : la perte de l’évidence naturelle.]
La troisième remarque : la thèse naturelle englobe le sujet ipso facto, nous enveloppe spontanément. Elle enveloppe aussi la nature de la relation du sujet au monde. Le sujet est compris comme faisant parti du monde. Mais s’il fait parti du monde, son expérience (sa relation) fait aussi parti du monde : c’est donc une relation/expérience mondaine. C’est un événement mondain qui pourrait s’expliquer par la causalité.
La connaissance relèverait donc des lois de la nature selon la thèse naturelle. Dans la thèse du monde, il y a deux choses, le sujet intramondain c’est la relation du sujet qui fait parti du monde et la thèse de l’intramondanéité du sujet.
S’il y a une apparition il faut qu’il y ait un sujet doté d’une conscience constituante qui puisse constitué cette apparition. Il y a une façon réaliste empiriste qui va être dépendante de la thèse naturelle pour en tirer des conclusions. L’idée de la connaissance relève des lois de la nature, et cela relève de la causalité.
Elle s’insère dans un cadre réaliste, car elle relève des lois de connaissance,  et qu’il faut prendre connaissance des lois de la nature pour pouvoir progresser.
L’époché husserlienne est un moment interne au contenu cartésien, le doute hyperbolique de Descartes passe de la thèse d’existence à l’hypothèse d’une négation de toute existence. Tout ce qu’on voit, tout ce qui nous apparait n’existe pas. Le cogito est la condition de toute négation. Quand Descartes passe de l’un à l’autre suppose une suspension, c’est elle qui sert de transition. Descartes n’identifie pas cette hypothèse-là, il confie cette suspension en nouvelle modalité doxique (les croyances, de la position, de l’opinion)
Le monde existe, avant d’arriver à une nouvelle modalité doxique, il y a un moment interne qui est la suspension de l’existence du monde (s’en tenir aux phénomènes d’apparition que l’on nie).
Il ne voit pas du tout ce moment de suspension. La tentative de douter de quelque objet a pour but de suspendre la thèse de l’existence. Le doute entraîne un nouveau rapport à l’existence,  Descares assimile tout douteux à du faux. Husserl refait la même expérience de Descartes mais s’arrête avant lui.
Le douteux c’est ce qui fait qu’Husserl se sépare de Descartes, c’est encore une modalité doxique,, ce douteux, qui est toujours une modalité du réel pour le nier, il n’ébranle pas la thèse de l’existence du monde qui caractérise l’existence naturelle ; c’est ce que l’on appelle la urdoxa (ur : plus fondamentale ) thèse de l’existence du monde : thèse de l’attitude naturelle au monde.
                                                                        |Husserl s’arrête à ce niveau de Descartes|
Selon Descartes, Il y a une thèse d’existence,________________________négation de toute existence.
                                                                                      |suspension de la thèse|

II/ Husserl ne s’interroge sur la réalité du monde

L’être pour descartes contient énormément de choses, il ne s’en tient pas uniquement à ce qui en est donné.
La conscience chez Husserl est ouverte car il y a l’intentionnalité. Loi de la conscience  (c’est Bretano qui l’a mise en exergue)
Le doute hyperbolique de Descartes commandé par l’épistémologie et gnoséologique. Le doute hyperbolique est de trouver un fondement absolument sûr de la connaissance. Quand on nie l’existence du monde, c’est ce que fait Descartes, il assimile  l’existence au faux, c’est pourquoi ce n’est pas si radical que ça. Quand on nie l’existence du monde, on présuppose toujours l’existence; on se situe toujours sur le même plan qui est l’attitude naturelle.
Supposer que le monde n’existe pas, c’est s’interdire ce que signifie réellement exister. Le sens de l’existence on se le donne d’emblée, c’est toujours le sens de l’existence qui est en jeu, il n’y a pas d’interrogation pour Descartes sur ce que ça veut dire pour le monde d’exister. Il s’agit seulement chez Descartes de se demander ce qui existe. Descartes se situe sur le même plan ontologique que de ce qu’il dénonce, il reste au niveau de l’attitude naturelle, cela abouti au contresens du réalisme transcendantal selon Husserl.
Son idée est, puisque la négation du monde présuppose le sens d’être naïf du monde, si un étant échappe au doute, son existence aura le même sens que celle du monde qui a été dit. Descartes nie l’existence du monde. Le sens d’être de « je suis » a le même sens que celle du monde qu’on présupposait au départ. Il n’est pas question d’un autre mode d’être, le mode d’être qui a été sauvé à été le même : le cogito n’est qu’un fragment du monde.
L’existence du sujet de la pensée, et du sujet du cogito, est comprise au sens naïvement accordé au monde. Exister ou être n’a qu’un seul sens chez Descartes, c’est ce que Husserl remet en question. C’est pourquoi Descartes pense le sujet pensant comme une res cogitan : chose pensante.
Le réalisme transcendantal renvoi à une chose qui pense. Le sujet pensant et la chose pensée ont le même statut ontologique. La conscience et la chose n’ont pas le même le même statut, la chose ne peut être constitué que par une conscience transcendentale. La conscience et la chose qui est pensée n’ont pas le même statut ontologique.
Chez Husserl l’ego n’est pas qu’une parcelle du monde. La pensée est référée à une substance qui est située sur le même plan que ce qui est pensée, et ce qui est l’objet de la pensée, on ne peut pas penser la pensée comme un rapport une visée intentionnelle, on ne peut la concevoir en tant que représentation. Cette façon de penser la conscience est impossible selon l’être de penser la conscience ou la donnée de la chose. Descartes pour Husserl, il n’est pas pas capable de concilier si être et représentation sont pensées ensemble.
Pour Descartes, cette substance pensante a le même statut ontologique. Husserl en suspendant la thèse de l’existence du monde grâce à l’épochè au lieu de nier l’existence du monde, il ouvre une interrogation sur le sens d’être du monde et d’exister. Husserl suspend la thèse d’existence.
On voit que cela va plus loin car cela amène à s’interroger, sur ce qui est exister, ce la permet une interrogation sur le sens même d’être et d’exister. On découvre que le monde est encore là, cela ne change rien au phénomène du monde, l’apparaitre est toujours là. Avec L’épochè, le monde continue d’exister pour moi, le monde demeure une existence d’apparences de monde. L’existence en soi n’est rien pour le monde. L’existence en soi n’est pas partie prenante de l’existence du monde.
Il y a plusieurs niveaux du sujet, mais Husserl ne s’explique pas vraiment là dessus. On peut distinguer des moments de ce sujet là. Il y a un sujet conceptuel et à l’intérieur de ce sujet, on peut distinguer plusieurs nivaeux : le moi psychologique, le moi transcendantal, le moi phénoménologique : le sujet réel est tout ce mélange là.
Théorie de la perception chez Husserl, les objets du monde sont caractérisés par la donnation par esquisses,  => évidence adéquate. Capacité de synthèse de la conscience.
La conscience est  une chose ? La conscience n’est qu’un concept: La conscience ou l’inconscience existent ? Avec Freud, on peut constater que ça ne va pas de soi. La conscience existe de façon réelle ? Tout ce qui existe doit être remonté à une conscience qui elle n’est pas réelle mais conceptuelle.
On va dresser de l’en soi au niveau du phénoménal, ou le corrélat noético-noématique. 
– La noèse est l’acte de la conscience.
– Le noème est l’objet idéal qui constitue la conscience.
Car pour constituer cet objet idéal de noème il faut des actes de consciences (des noèses).
Le statut du monde change avec l’épochè, ce qui est apodictique c’est le monde, les choses sont là un point c’est tout. Avec l’époché, le foyer d’apodicité ce n’est plus le monde mais le vécu. Car on n’est plus sûr que le monde soit vraiment, ce qui est certain c’est qu’il y a une apparition du monde, et ça on en est sûr.
Kant explique qu’on a des sensations et il faut bien présupposer ces sensations qui causent quelque chose. Husserl s’intéresse à tout ce qu’on peut apprendre de la conscience. Toutes ces théories sont puisées dans les Recherches Logiques, il n’avait pas découvert le tournant transcendantal, et il y a toute une théorie de la perception qui est très dépendante. L’apodicitque qui est le vécu est un élément que l’on trouve dans les recherches logiques.
L’ego cogito, ce qu’on peut dire sur le rapport entre le sujet et le monde, dans quel ordre cela s’articule ? L’effet de l‘épochè est de déplacer le foyer de l’évidence et de renverser le rapport de dépendance entre le monde et le sujet. Dans l’attitude naturelle, le monde est une réalité originaire, subsistante en soi, les sujets font partis de cette réalité et sont relatifs au monde.
Alors qu’avec l’époché, on découvre que quand on s’abstient de toute thèse d’existence, le monde continue d’apparaitre comme un monde, à ce moment là, l’être du monde ne réside plus dans son existence en soi mais réside dans son apparition, c’est à dire dans son être pour moi. L’épochè fait passer l’existence du monde à l’existence de ma conscience, ce regard est orienté à l’ego cogito comme l’élément même de la phénoménalité du monde.
Pour qu’il y ait un phénomène de monde, la chose qu’il faut c’est un ego cogito ou un ego transcendantal. Si par l’époché le monde est converti en phénomène d’être. On peut être sur du phénomène du monde, et c’est sûr qu’il est. Alors que le monde même on n’en est pas sûr. On considère bien ce rapport de dépendance entre le monde et le sujet. Le monde est le corrélat de la vie de l’ego, son sens d’être réside dans la conscience en tant qu’il est constituée par elle.
Il y aura toute une théorie de l’autre qui sera plus tardive: l’autre en devient un sujet par analogie à la conscience de moi. Mais au départ c’est un objet.
Husserl veut dévoiler des essences pour arriver à un fondement sûr pour la science, ces essences sont constituées par le sujet transcendantal. Le résultat de l’épochè c’est son être constitué au monde. L’existence en soi du monde est une illusion. Le monde ne peut pas être indépendamment d’un sujet qui le constitue. La croyance en l’existence du monde, qui est le coeur de l’attitude naturelle, dans l’attitude naturelle, l’ego est dans le monde, c’est la conséquence d’une cécité réflexive (césité : aveuglement) oubli de soi transcendental dans la vie constitutive.
Si on est pas les créateurs du monde, on en est les révélateurs par notre conscience. Si personne n’existait, on ne peut dire qu’elle seraient et on ne peut pas dire qu’elles ne seraient pas non plus. Pour qu’il y ait un monde il faut qu’il y a la conscience (selon Sartre).
Dans l’attitude naturelle, le monde se donne à moi comme étant en soi, dans la mesure où je m’oublie moi-même que je fus la condition de possibilité des choses et du monde. L’épochè suspend cet être en soi du monde, elle ne fait que lever cette illusion du monde et cette césité réflexive elle fait remonter le sujet à lui même et à l’attitude naturelle.
On peut dire que cette conversion du regard, à travers un cogito transcendantal, c’est un geste par rapport au geste cartésien,  comme chez Descartes, ce cogito est apodictique. Pour qu’il y ait un monde il faut bien qu’il soit constitué par une conscience, cest apodictique. Cela est grâce au propre du vécu Ce qui est apodictique c’est le vécu du monde: c’est un vécu de conscience.
Théorie de la perpception chez Husserl: le propre de son apparition c’est le vécu de son être, donc la garantie de son être. Ce dont on est sûr c’est d’avoir ce vécu de conscience. Le vécu de cosncience c’est de savoir que quelque chose m’apparait. Ce vécu est indubitable. On ne peut pas dire que le monde m’apparait mais m’apparait pas, contrairement à la chose perçue.
Il faut bien distinguer le vécu et le perçu, le vécu c’est ce qui se donne immédiatement à moi, alors que le perçu c’est quelque chose qui est reconstitué, le perçu est comme le noème. La chose perçue n’est pas indubitable alors que le vécu est indubitable.Quand Husserl parle de vécu c’est un vécu de conscience et cela est indubitable (mais la réalité de ma conscience est dubitable).
L‘unité idéale du bureau est quelque chose de reconstruit.
Les éléments qui ne sont pas donnés dans le phénomène. On a tendance à faire l’hypothèse que le monde va se comporter comme il continue de se comporter.
Quand on parle de l’appartenance du cogito, cela ne suppose pas une apparition du monde réel dans ma conscience.  Il y avait des théories de la représentation à l’époque de Husserl. Quand on pense au bureau, il faut qu’il y ait une médiation entre les deux, c’est une relation à trois termes: la représentation est la médiation entre les deux. L’appartenance à tous les sens, c’est une transcendance qui appartient au cogito, il n’y a pas besoin de remédier entre le sujet et le monde.
L’appartenance ne signifie pas l’intériorisation. Il faut distinguer des contenus immanents de conscience, les données elitiques et les noèses, les noèses sont les visées, la donné élitique c’est le pur moment de la matérialité qui se donne à l’objet de la perception avant qu’il se donnne à la perception: c’est l’acte de ma conscience qui se dirige vers un objet transcendant. Grâce aux noèses, le monde appartient à la conscience sur un mode d’intentionnalité, c’est à dire qu’il est visé par la conscience.
La noèse c’est l’acte de la conscience transcendantale. Il y a la donnée élitique qui est le pur moment de la matérialité. Il appartient à la conscience comme un être visé mais non pas. Reveler les choses: le pouvoir révélateur, c’est de pouvoir mettre en relation : avec ma conscience je les relis, tout cela est en liaison, il y un paysage, capacité à mettre en relation est lié au pouvoir de la conscience.

III/ Hylé : désigne en grec ancien : la matière première

Husserl nous qu’on peut être direct en rapport avec les choses. C’est grâce à ses théories des noèses, c’est grâce à la noèse que le monde appartient à la conscience. Le monde est transcendant et en même temps il est visé. Les moments qui sont avant les actes de visée, de la pure perception de la visée, le monde ne serait que des représentations.
La théorie de la représentation c’est ce que qu’on a des choses qui nous apparaissent, on va avoir des choses qui sont se refléter dans notre rétine, il n’y a pas besoin de cette représentation, on en rapport avec les choses qui sont ressaisis dans la conscience selon un certain sens. Les vécus sont vraiment dans la conscience. Il occupe la place de ce qui théorise cette idée de représentation. Ce qui compte dans la conscience c’est le vécu.
On peut dire le moment noétique permet de sortir de la conscience, le noèse c’est un acte mais c’est pas un vécu. C’est ce qui permet d’être en contact avec la transcendance du monde. Ce qui guide c’est qu’il y a un renversement entre la conscience et le monde. L‘ego et ses noèses apparaissent après l’epochè comme l’évidence apodictique qui se donne comme l’évidence apodictique première.
C’est la fondation que l’on cherchait dans les méditations. L’ego précède l’être naturel du monde; le sol ontologique naturel est secondaire.
Naturel signifie qu’il se réfère à la posture naturelle au monde, ce qui précède l’épochè. Le sol ontologique est secondaire, le monde tel qu’il se donne avant l’épochè et cela préside toujours le sol transcendal. On parle bien de sol ontologique transcendantal. Le sujet vient après l’ensemble du monde.
Après l’épochè, le sol transcendantal est le sujet de l’époché.
On peut dire qu’il y a un statut particulier du transcendantal chez Husserl par rapport à Descartes et à Kant car elle découvre tout un champ expérimental transcendantal. Tous ces vécus me sont donnés dans une intuition apodictique. Il y a un champ d’expérience de vécus qui est accessible au sens de voir et qui peut faire l’objet d’une description.
C’est ce que fait la phénoménologie de Husserl. Cette description en décrit les structures, c’est bien un champ d’expérience transcendantal, car ce qui est donné sont les vécus dans lesquels et par lesquels le monde se donne à moi comme un monde. Les vécus dans lesquels il est constitué comme une réalité transcendante. C’est une position originelle par rapport à la tradition cartésienne et kantienne, car pour eux expérience et transcendantal sont incompatibles. Husserl es le premier a sortir une conciliation
Chez Descartes il y a une apodicticité propre au vécu; c’est la singularité propre aux vécus. Cela constitue une expérience singulière. Ce vécu qui est l’objet d’un voir immanent, ne peut pas avoir de signification transcendantale car c’est une chose, une res. Donc à cette res, se rapporte un sum, le je suis a le statut de réalité empirique : chez Descartes, qui n’est autre qu’un fragment du monde et qui n’a aucune fonction constitutive pour le monde. On ne dévoile jamais pour Descartes, le pouvoir constituant.
Chez Kant, il y a bien un « je » transcendantal qui n’est pas un je dont on ne peut pas faire l’expérience, il est purement formel. C’est une condition de possibilité, c’est le niveau intérieur. Chez Kant, le champ d’expérience et la transcendantalité ne sont pas compatibles. Comme chez Descartes, Husserl accède à des vécus, à un champ de l’expérience et en même temps comme chez Kant ce champ d’expérience s’avère être comme condition de possibilité du monde.Il se pose un problème du lieu : où se trouve le sujet ?
Il s’explique un peu avec ça. Le je n’est pas une partie du monde, ce qui dans le je est parti du monde et implique l’existence du monde, dans l’épochè il est neutralisé, dans les idées, il dit qu’entre la conscience et la réalité se creuse un véritable abîme de monde.  La conscience transcendentale, n’est pas réelle mais ça ne signifie pas non plus qu’elle soit extérieure à la réalité. La conscience transcendantale, est étrangère à l’autre réalité transcendantale. Le mode transcendantal consiste à la faire apparaitre comme réalité.
C’est logique car le constituant ne peut pas exister sur le même mode que ce qu’elle constitue. Le réel ne peut pas constituer sur le même mode du réel.
Tous les objets ne se donnent pas de la même manière à la conscience.
Husserl parle de « chair en os »: visée du souvenir, la présence ne sera jamais réelle, c’est à dire qu’elle ne se donnera pas à nous même en chair et en os.

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