Sujet corrigé de l'épreuve du BAC S 2010 de Philosophie

Sujet numéro 1 - dissertation

Dépend t-il de nous d'être heureux ?

Introduction

Dépend-t-il de nous d’être heureux ? Nous devons pour répondre à cette question essentielle nous interroger sur les conditions de notre bonheur et sur les conditions de possibilité d’être  heureux. De quels facteurs notre bonheur dépend-il ? Il y a des facteurs extérieurs face auxquels nous sommes dans une totale impuissance ?

Mais quels sont l’autre facteur, n’a-t-on pas les moyens d’assumer notre bonheur en fonction de nos choix et de nos actes, l’homme se fait-il lui-même, sommes-nous la somme de nos actes ainsi que le dirait Jean Paul Sartre ? Les moyens dont nous disposons sont-ils limités ? Nous devons bien admettre que le concept de bonheur, concept fondamental en philosophie est corrélatif de la liberté et du désir.

Dans le but de cerner la problématique du bonheur et de répondre à notre question première, nous verrons dans un premier temps, les conditions de possibilité du bonheur en ne prenant en compte que les conditions objectives extérieures, dans un second temps, nous montrerons que le seul véritable obstacle au bonheur est l’homme lui-même. Mais le cherche-t-il vraiment ? Met-il tout en œuvre pour y parvenir, est-ce là la quête essentielle de notre vie ?

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Développement

I – Les conditions de possibilité du bonheur : les conditions extérieures

Dans le but d’illustrer cette idée, nous devons tout d’abord poser le bonheur comme un concept particulier, à savoir comme le fait d’attendre quelque chose que l’on n’a pas encore, de voir ses désirs et attentes à satisfaire. Nous devons donc dans cette optique-là, nous tourner vers le monde dans l’espoir qu’il s’accorde avec nos désirs les plus nombreux, mais de quoi dépend cet accord ?

Un accord, une osmose totale voire parfaite avec le monde sont-ils envisageables ? Il nous faut bien admettre qu’un tel accord dépendrait de conditions objectives extérieures, du facteur chance qui varie d’un individu à un autre, mais le facteur primordial à notre étude serait plutôt notre propre nature.

Certes il va de soi que tous les hommes tendent naturellement au bonheur mais paradoxalement, ainsi que s’accordent à le dire les philosophes, notre nature est un obstacle au bonheur, l’homme est en effet un être plein de contradiction comme le confirme la philosophie pascalienne.

Les hommes se trompent quant à la vraie finalité du bonheur et estiment le plus souvent que les biens matériels, la reconnaissance sociale et la bonne santé peuvent suffire mais cela dépend encore davantage de facteurs extérieurs. Enfin le bonheur peut aussi dépendre de celui des autres qui peuvent être également un des obstacles à notre propre bonheur.

Nous ne sommes pas indifférents au bien être d’autrui et en particulier aux êtres qui nous sont proches, l’homme est un être social, de relation et le plus souvent notre idéal de bonheur englobe celui de nos enfants, parents et amis.

Transition :

Mais ces facteurs extérieurs suffisent-ils à justifier l’échec du bonheur ? L’homme n’est-il pas responsable de lui-même ?

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II – L’homme est seul maître de sa vie et de son bonheur

Ainsi les obstacles ne seraient pas qu’extérieurs mais dépendraient bien plus de nous et de notre nature. Mais qu’en est-il, notre nature est-elle inhérente au bonheur ?

Les hommes refusent d’admettre que leurs désirs puissent ne pas être comblés, or nous dirons pour reprendre les mots de Descartes, qu’il vaut mieux changer ses désirs que l’ordre du monde. L’aspect insatiable des désirs inhérents à notre nature fait que nous sommes condamnés à notre finitude et à la frustration.

L’homme doit de ce fait apprendre à gérer et à réguler ses tendances narcissiques et ses penchants. De cette lucidité et de cette grande prise de conscience il découle un savoir douloureux de ce que nous sommes et de ce que sont les choses.  Il faut que nous nous rendions à l’évidence de manière à connaître nos limites, savoir que nous ne sommes que des hommes et que nous nous heurterons sans cesse à notre propre impuissance.

L’oracle de Delphes, « connais-toi toi-même » de Socrate serait un des plus beaux enseignements pour le genre humain.

En outre, il nous faut nous imprégner des sagesses épicuriennes et stoïciennes de manière à maîtriser ce qui dépend de notre désir et de nos représentations comme la mort et le hasard. Notre impuissance à obtenir tout ce que l’on désire doit nous forcer à nous accorder avec le monde et nous contenter de ce qui est en acceptant ce qui nous anime.

Il semblerait donc que seule une connaissance de soi approfondie permettrait de mieux savoir ce que sont nos désirs et ce qu’ils valent en nous ouvrant par la conscience à une sélection de certains désirs préférables à d’autres de façon à éviter certaines souffrances. Enfin, l’autre dans notre lucidité et nos réflexions doit nous montrer que nous ne sommes pas seuls et que notre bonheur ne dépend pas que de nous.

Conclusion

L’homme a donc un devoir de bonheur qui ne doit pas exclure le sens de l’altérité et qui suppose une connaissance de soi au sens de l’adage socratique et des sagesses stoïciennes et épicuriennes. Cependant, notre prise de conscience doit nous familiariser avec l’idée que le bonheur n’est pas un état durable mais seulement un idéal à approcher.

On peut le qualifier d’état plus ou moins accessible si on entend par là un renouvellement du désir. Ainsi, nous dirons que le bonheur n’est pas un état mais la recherche de celui-ci, une quête dirait Pascal car nous ne le possédons jamais vraiment. Le concept de bonheur doit s’accompagner d’une certaine dignité dans le sens où l’homme doit se rendre digne d’être heureux de la manière la plus kantienne qui soit.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !