SUJET : Peut-on dire qu'écrire son autobiographie consiste seulement à aller à la recherche de soi même ?

Plan

I.                    Effectivement, l'autobiographe part à la recherche de lui même

A.    Il cherche à se souvenir de son vécu

B.     Il cherche à se connaître, à comprendre sa personnalité

C.    Il cherche à faire un tri, un bilan de sa vie

II.                 Mais l'auteur produit son autobiographie pour d'autres raisons encore.

A.    Désir de partager son expérience avec autrui

B.     Envie de laisser une trace de soi de son histoire.

C.    Plaisir d'écrire en se remémorer des moments heureux.

Développement

            Nombreux sont ceux qui, en écrivant leur autobiographie pense que cela consiste à aller à la recherche de soi-même. Mais écrire son autobiographie consiste seulement à aller à la recherche de soi-même ?

Pour répondre à cette question nous montrerons dans un premier temps que l'autobiographe part à la recherche de soi-même, puis nous verrons que l'auteur produit son autobiographie pour d'autres raisons encore.

            Effectivement, l'autobiographe par à la recherche de lui-même.

            Tout d'abord, il cherche à se souvenir de son vécu, comme la démontre George Sand dans son œuvre intitulé, L'Histoire de ma vie, où elle raconte sa naissance, son enfance, et toutes les émotions qu'elle a ressentit au cour de sa vie. Cette idée est également évoquée par un autre auteur, Arthur Rimbaud dans son poème intitulé Ma Bohême dans lequel il exprime lui aussi ses sentiments.

            Ensuite, l'autobiographe cherche à se connaître, à comprendre sa personnalité comme par exemple Jean Jacques Rousseau dans Les Rêveries du promeneur solitaire, qui cherche, je site, à « s'étudier [lui] même » et «  à corriger le mal » qu'il a éprouvé et qu'il a fait tout au long de sa vie.

            Enfin, l'autobiographe cherche à faire un tri, un bilan, ou un récapitulatif de sa vie. Rousseau dans Les Confessions, comme l'indique le titre de l'œuvre, émet « un bilan » plutôt complet en parlant du « bien [ et du mal] avec la même franchise » . Il décrit ce qu'il a « fait », ce qu'il a « pensé », ce qu'il « fut ». Il propose une vision de sa propre vie plutôt objective, car il se caractérise comme  : « bon, généreux, sublime » mais aussi « méprisable et vil », il n'essaie pas d'enlever les éléments négatif de sa vie.

Dans l'extrait de l'avant propos de l'Histoire de ma fuite des plombs, Giacomo Casanova, l'auteur nous présente « une confession » plutôt brève d'un des épisodes de sa vie, où il exprime « le repentir, et l'humiliation » qu'il ressent. Car comme Rousseau, il fait une « confession sincère ».

            Après avoir débattu sur le fait que l'autobiographe part à la recherche de lui-même, nous montrerons que l'auteur produit son autobiographie par d'autres raisons encore.

            L'auteur produit en effet son autobiographie pour d'autres raisons.

            Il éprouve d'abord, le désir de partager son expérience avec autrui. C'est ainsi que Charlotte Delbo évoque la montée en puissance du nazisme dan son œuvre Les Mémoires et les jours, où elle témoigne de la souffrance qu'elle et d'autres femmes ont vécue dans les camps de concentration, en utilisant un étrange procédé : le poème, rarement utilisé pour évoquer des événements historiques. Elle fait de nombreuses antithèses pour exprimer la torture ressentit. Primo Levi dans Si c'est un homme évoque à son tour les camps d'exterminations. Au fil du texte, il témoigne des faits réels comme le fait Charlotte Delbo, mais son récit est plus réaliste car il n'emploie pas ''sous-entendu''

            En outre, l'autobiographe éprouve une envie de laisser une trace, de lui-même, de son histoire. Prenons comment exemple Marie Bashkirtseff dans Journal, elle veut à travers son journal laisser une trace afin qu'on oublie pas sa présence. Elle veut qu'on ressente toutes les émotions qu'elle é vécue. Elle n'aime pas l'idée de, je site, « vivre, avoir tant d'ambition, souffrir, pleure, combattre et, au bout, l'oublie comme si [elle n'avait] jamais existé ». A travers ce journal, l'auteur a réussi à exister après sa mort.

            Pour finir, l'autobiographe éprouve du plaisir à écrire, afin de se remémorer des moments heureux. Comme nous le montre Marguerite Yourcenar dans Souvenir Pieux, où elle conte, comme l'annonce le titre de l'œuvre, ses souvenirs pleins de tendresse et de respect quasi religieux. Elle aime se remémorer les lieux de son enfance. Dans ce même contexte, Simone de Beauvoir  dans Mémoires d'une jeune fille rangée, évoque à son tour, ses souvenirs d'enfance avec sa famille, puis sa naissance de sa petite sœur : Hélène. Elle décrit les moindres détails de son enfance, tel que son habitat. Charles Juliet dans Lambeaux évoque « ses deux mères », l'une qu'il n'a pas connue car elle st morte tragiquement et l'autre, qui l'a élevé. Il retrouve des sentiments heureux par sa mère adoptive, et ressent de la tristesse quand il évoque sa mère morte. Le lecteur reçoit beaucoup d'émotion.

            On aura donc compris, que l'autobiographe part à la recherche de lui-même, pour se souvenir de son vécu, pour se connaître en encore pour faire un bilan de sa vie. Mais pas seulement : il peut témoigner d'un fait historique, il peut laisser également une trace de son histoire ou il peut se remémorer des moments heureux. Effectivement, l'autobiographe écrit donc pour différentes raisons très diverses.

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MathieuJ

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