Questions

I-                   Le buffet :

1)     Le texte proposé appartient au genre poétique : c'est un extrait d'un recueil intitulé Poésies. Plus précisément, c'est un sonnet composé de deux quatrains et deux tercets. Chaque vers est constitué de douze syllabes : il s'agit d'alexandrins. Les rimes sont organisées selon un schéma croisé ABAB. Il présente des images nombreuses : « comme un flot de vin vieux » (v. 4). Enfin Arthur Rimbaud l'auteur est un poète du XIXème siècle

2)     Le buffet est large, en bois sombre, sculpté et vieux.

3)      L'adjectif « vieux » est répété. Il n'a pas ici une connotation péjorative car il est associé aux terroir « vin vieux » qui fait la qualité d'une chose. En outre cette qualité oblige le témoin au respect.

4)     Les parfums que dégage le buffet sont engageants : ils nous incitent à les humer davantage. Il en de même pour les autres sens qui sont sollicités : la vue par l'évocation des objets comme « les chiffons, dentelles flétries ou fichus »  ou encore l'ouïe puisque le buffet produit en s'ouvrant un bruit caractéristique : « tu bruis » (v. 13). Tous ces sens dominés par l'odorat nous conduisent à lui.

II-                Un contenu évocateur :

5) Pour illustrer le contenu du buffet évoqué dans le second quatrain, nous pourrions suggérer le titre suivant : « le linge de famille ».

6)  a)  Parmi les expansions du nom ont peut citer : les adjectifs qualificatifs « odorants et jaunes » qui qualifient linges, le complément de détermination « de vieilles vieilleries » qui complètent fouillis, et enfin la proposition subordonnée relative « où sont peints des griffons » qui précise fichus .

b) L'accumulation de ces expansions produit un effet mimétique : il imite le contenu dense et varié de ce buffet.

7) « fouillis » renvoie à l'idée d'un désordre parmi une profusion, comme le suggère « tout plein » (v. 5).  En effet, on trouve dans ce buffet des objets aussi différents que des linges, des portraits ou des fleurs séchées. De plus, ces objets auraient appartenu à des individus très différents : grand-mère ou enfants ; c'est ce que confirme la métonymie « cheveux blancs ou blonds » utilisée pour désigner les individus eux-mêmes. Le présentatif « c'est là que » introduit cette diversité. Les énumérations suggèrent également cette variété : « médaillons, mèches, […] portraits ». Le verbe « se mêle » confirme cette idée. Les phrases sont longues souvent complexes et construites à partir de nombreuses expansions.

8) Les vieilles vieilleries ont quelques points communs avec les éléments cités dans le premier tercet : en effet, les portraits sont probablement ceux des aïeux. Les médaillons ont sans doute appartenu à ceux-ci. Les mèches de cheveux sont des souvenirs, des cheveux que l'on a jadis coupés. Enfin les fleurs sèches ont perdu toute vie, cueillie dans temps reculé. Néanmoins, tous ces éléments ne sont pas connotés péjorativement ; au contraire ils inspirent sinon le respect, du moins la nostalgie.

III-              La présence du poète.

9) Dans le second tercet, le poète s'adresse directement u buffet et signifie ainsi sa présence : « tu sais » (v. 12)

10) a) Le pouvoir attribué par l'auteur au buffet est celui de raconter des histoires.

b) « voudrais » est conjugué au présent du conditionnel à P2. Il s'agit d'un souhait supposé du buffet. Cela s'oppose aux actions courantes accomplies par cet objet : il est le témoin des histoires passées, comme le prouvent les vieilleries qui sont mêlées et fait du bruit en s'ouvrant.

11) Il ne s'agit pas dans ce poème de la description d'un vieil objet car celui-ci n'est déjà pas un objet ordinaire. Il est empli de vies et de témoignages qui en font un témoin précieux du passé. Il s'opère entre le poète et le buffet une complicité hors du commun qui rend compte de tout le pouvoir de cet objet et de la sensibilité du poète lui-même, seul à même de comprendre les désirs cachés de l'objet, ce que les autres ne voient pas.

Réécriture

-         Transformer les trois derniers vers du poème

-         commencer par « O buffets » au lieu de « O buffet »

-         donc mettre le sujet au pluriel

-         attention de respecter la forme poétique (vers, majuscules…)

« O buffets du vieux temps, vous savez bien des histoires

Et vous voudriez conter vos contes, et vous bruissez

Quand s'ouvrent lentement vos grandes portes noires. »

Rédaction

-         dégager les circonstances : « vous retrouvez un objet qui vous a appartenu et auquel vous étiez attaché »

-         à faire :

o        raconter sous la forme d'un dialogue avec un proche

o       le lendemain de la découverte

o       dans le dialogue :

§       décrire l'objet

§       raconter les circonstances de sa découverte (la veille)

§       en réponse aux questions de mon camarade :

·       finir par évoquer un souvenir précis qui se rattache à cet objet

·      défendre l'intérêt que je lui porte.

« Allô paul ? Bonjour c'est Fred ! Comment vas-tu ?

-         Fred ! Bien et toi ?

-         Je ne vais pas trop mal d'autant que je viens de remettre la main sur un objet qui avait appartenu à mon grand-père.

-         Ah bon ? Mais comment ?

-         Je faisais du rangement dans mon grenier hier dans l'après-midi quand j'ai aperçu derrière une malle recouverte de poussière une petite étoffe dans laquelle se trouvait cette montre que je croyais perdu.

-         Comment est-elle ?

-         Le cadran est ovale et entièrement en verre, le bracelet est en cuir noir et les aiguilles ainsi que les chiffres sont en or. Elle est vraiment très belle !

-         Tu y tenais beaucoup ?

-         Oui, car j'étais très proche de mon grand-père et il me disait toujours : « Regarde petit, quand tu verras à ma montre la petite aiguille sur le quatre et la grande sur le douze, il sera l'heure du goûter et nous nous jetterons ensemble sur les gâteaux qu'aura faits ta grand-mère !» Je passais ainsi l'après-midi à regarder la montre et ses aiguilles qui semblaient ne pas avancer d'un pouce tant j'étais impatient de pouvoir partager ce moment avec lui.

-         Comme c'est drôle ! Je suis vraiment content pour toi que tu l'aies ainsi retrouvée !

-         Merci, c'est gentil…Paul, je te laisse car c'est l'heure du goûter…mes enfants ne vont pas tarder à arriver. A plus tard.

-         Entendu, au revoir Fred !

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