Introduction

L'origine de la Guerre Froide est la rupture de la Grande Alliance. En effet, dès la Conférence de Potsdam en août 1945, les relations entre le bloc américain et le bloc soviétique commencent à se tendre et un climat de méfiance s'instaure. Mais ce sont les visées expansionnistes de Staline sur l'Europe de l'Est qui s'affirment et qui participent à cette tension, de plus Staline viole par la suite les accords de Yalta en refusant les élections libres dans les Etats européens libérés, l'Europe est ainsi de plus en plus soviétisée obligeant les Etats Unis à contrer cette avancée du communisme en Europe. Ainsi, la question se pose alors de savoir en quoi l'europe est un enjeu de la rivalité Est-Ouest de 1947 à 1991 ?

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I. La Guerre Froide s'est instaurée en Europe dès son commencement (1947-1955)

A. La doctrine Truman, le rapport Jdanov et le Plan Marshall.

La doctrine Truman est eéoncée le 12 mars 1947 par le président américain Harry Truman dans on discours devant le Congrès des Etats-Unis ; elle vise l’endiguement du communisme au niveau mondial. Concrètement, la doctrine Truman, ou politique de “containment” (endiguement), repose sur une offre d’assistance militaire et financière de la part des États-Unis, s’adressant aux pays décidés à s’opposer aux pressions communistes. Le plan Marshall est la concrétisation de la politique de « containment » et se traduit par l’envoie d’équipement et de crédit à taux très bas.
En contre partie, les pays européens bénéficiant de cette aide devaient se concerter pour définir un plan de redressement et prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité de leurs monnaies. L’aide ne serait pas accordée à titre individuel, mais à un organisme groupant les bénéficiaires et répartissant entre eux les crédits. Cette aide économique est aussitôt acceptée par les 16 pays qui vont constituer l’OECE (= organisation européenne de coopération économique). Elle est également offerte à l’Europe de l’Est et à l’URSS. La Pologne et la Tchécoslovaquie sont prêtes à accepter mais le Kremlin, parlant au nom du « camp socialiste », refuse tout net car il voit dans le plan Marshall une machine de guerre destinée à miner son influence dans les pays en voie de satellisation.
Répondant à la doctrine Truman qui prône l’endiguement du communisme, Jdanov présente son rapport qui définit la position de l’URSS face aux Etats-Unis. L’impérialisme de ce dernier y est dénoncé avec virulence et Jdanov définit les nouvelles lignes idéologiques des Soviétiques. Les mesures qui suivent sont notamment le durcissement du contrôle des PC occidentaux via le Kominform. Après une réunion organisée en Pologne réunissant neuf PC européens, le Kominform est créé. Présenté comme une réformation du Komintern, ce bureau d’information a en réalité des objectifs bien différents d’une Internationale communiste. De fait, il réduit son champ d’action à l’Europe et c’est à cette occasion que le rapport Jdanov est rendu. Son rédacteur critique d’ailleurs les PC français et italiens pour leur participation dans des gouvernements socialistes qui sont invités à rejoindre l’opposition contre les "socialistes de droite". Opérant jusqu’à la mort de Staline, le Komintern aura avant tout pour fonction de vérifier que les communistes européens s’alignent bien sur la politique de Moscou

B. La crise de Berlin.

En juillet 1945, à la conférence de Potsdam, les trois dirigeants des principales puissances alliées, Churchill, Staline et Truman s'accordent sur le partage de l'Allemagne et de l'Autriche en quatre zones d'occupation : américaine, britannique, française et soviétique. De même, Berlin, l'ancienne capitale du Reich, est divisée en quatre secteurs d'occupation. Enclavée dans la zone soviétique, des voies d'accès aériennes, autoroutières et ferroviaires permettent de la raccorder aux zones occidentales.

Après le coup de Prague, en février 1948, les Occidentaux décident de transformer à brève échéance leur trizone en un État souverain ouest-allemand (conférence de Londres, en avril-juin 1948). La première phase du processus est la création du Deutsche Mark, qui devient le 20 juin la monnaie commune aux trois zones occidentales. Staline proteste contre cette division de fait de l'Allemagne et, le 23 juin 1948, il profite de l'isolement géographique de Berlin pour bloquer tous les accès terrestres et fluviaux des secteurs occidentaux. Plus de deux millions d'habitants et 30 000 soldats alliés se retrouvent pris en otage derrière le rideau de fer. Pour sauver la ville de l'asphyxie, Britanniques et Américains décident finalement de mettre en place un pont aérien, c'est-à-dire d'assurer le ravitaillement (vivres, carburant, charbon) par avion. Au total, deux millions et demi de tonnes de fret sont acheminés. Le 12 mai 1949, conscient de son échec, Staline décide de lever le blocus.

C. Les alliances militaires.

L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les États-Unis et le Canada ainsi que 5 autres pays d'Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l'Italie, l'Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l'Europe face à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale.Grâce à ses moyens logistiques, l'OTAN a su, durant la Guerre froide, « garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous tutelle. »comme le souhaitait son secrétaire général d'alors, Hastings Lionel Ismay. Son rival côté soviétique est le Pacte de Varsovie.Le pacte de Varsovie quand à lui, est une alliance militaire conclue le 14 mai 1955 entre la plupart des États du bloc communiste par le traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, ou traité de Varsovie. Nikita Khrouchtchev, qui en est l'artisan, l'a conçu dans le cadre de la Guerre froide comme un contrepoids à l'OTAN qui avait vu le jour en 1949.Mais la principale raison ayant motivé la formation du pacte de Varsovie, selon l'exposé des motifs, est l'adhésion de la République fédérale d'Allemagne « en voie de remilitarisation » au traité de l'Atlantique Nord le 9 mai 1955, rendu possible après la ratification par les pays occidentaux des Accords de Paris.

II. La situation du vieux continent vis-à-vis des deux blocs change (1955-début des années 1980)

A. L'Europe profite de la coexistence pacifique.

En Attente ...

B. La volonté d'indépendance des pays européens.

Dans chacun des deux blocs, pro-soviétique et pro-américain, les deux Grands sont contestés. Le modèle soviétique est contesté en Europe de l'Est. En 1968 la Tchécoslovaquie est envahie par les troupes du Pacte de Varsovie : le Printemps de Prague touche à sa fin, la doctrine Brejnev de 1968 énonçant une « souveraineté limitée » pour les pays du bloc de l'Est, justifiant ainsi l'intervention de Moscou.À l'Ouest, De Gaulle prend ses distances avec les États-Unis et l'OTAN, en se retirant du commandement intégré de l'Alliance atlantique en 1966. La France continue néanmoins à être membre de l'OTAN mais le siège de l'organisation quitte le pays.En 1969, Willy Brandt devient chancelier de la RFA et engage une politique de rapprochement et d'ouverture à l'Est. Les deux États se reconnaissent mutuellement en 1972 et entrent à l'ONU en 1973.En 1975, les accords d'Helsinki sont signés par 33 États européens, URSS comprise dans la somme, le Canada et les États-Unis. Les accords doivent permettre la coopération entre les États, la libre circulation des personnes et le respect des droits de l'homme.

III. L'Europe s'est peu à peu libérée de l'emprise des deux Grands (début des années 1980-1991)

A. La deuxième crise de Berlin.

Entre 1949 et 1961, 3,6 millions d'Allemands de l'Est transitèrent par Berlin pour passer en RFA. Cette hémorragie démographique était un désastre économique pour la RDA. En même temps, elle était une catastrophe politique en ce qu'elle portait atteinte à l'image de marque officielle de la RDA. En novembre 1958, cette situation donna lieu à une crise diplomatique connue sous le nom d'« ultimatum de Khrouchtchev » et dans laquelle furent impliquées toutes les puissances occidentales.En juin1961, Kennedy et Khrouchtchev se rencontrent à Vienne. Khrouchtchev annonce qu'il va signer un traité de paix avec la RDA, ce qui priverait les États-Unis de leur accès à Berlin-Ouest. Kennedy juge la situation inacceptable et la conférence ne mène à rien. Khrouchtchev envoie son armée devant Berlin-Ouest. Kennedy riposte en étalant les chars américains devant les forces soviétiques et en augmentant le budget militaire américain. Khrouchtchev recule son armée sous la pression.Le 13 août1961, la construction du Mur de Berlin entre le secteur soviétique et les trois secteurs occidentaux met fin à cet hémorragie démographique. Mais, étant donné que les autorités est-allemandes et soviétiques ne firent aucune tentative pour bloquer les voies de communication entre la RFA et Berlin-Ouest et que, par ailleurs, Khrouchtchev ne mit pas en question le statut quadripartite de la ville, la réaction des Occidentaux se limita à des protestations verbales et à des gestes symboliques :le renforcement de la garnison américaine par 1 500 hommes. En effet, aux yeux des Occidentaux, la construction du mur ne constituait qu'une agression à l'égard des Allemands de l'Est.

B. L'éclatement de l'URSS.

Le déclin de l'URSS a débuté en 1985 lorsque Mikhaïl Gorbatchev est arrivé au pouvoir. Gorbatchev a mis en place la Perestroïka qui vise à transformer l'économie soviétique en une économie de marché. cette politique donne le droit au profit personnel. Monsieur Gorbatchev a été le premier à établir des relations économiques de l'URSS avec les autres pays. Une autre politique a aussi été mise en place, le Glasnost. Cette politique visait la transparence de la vie publique, elle représente le rejet du passé communiste de l'URSS. Dans la foulée des réformes, les autorités ont décidé de réhabiliter de façon posthume les victimes du régime de Staline. Le Glasnost constitue un retour timide à la liberté d'expression. En décembre 1991, l'URSS est officiellement dissous pour laisser place à un groupe de pays indépendants qu'on a appelé la Communauté des états indépendants.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !