Un foyer structuré mais surpeuplé

La Mégapole japonaise
s'étend sur près de 1 500 km de long, sur une bande de littoral
d'environ 50 à 100 km de large. Elle regroupe 100 à 105 millions
d'habitants ( sur 137 millions de Japonais ) soit plus de 80% de la
population. La densité moyenne est donc considérable ( 1500
habitants / km² ). La Mégapole n'est pas qu'un simple assemblage de
villes grandes ou petites, elle constitue en effet un système
interdépendant dont les éléments urbains échangent plus entre eux
qu'avec le reste du pays ( échange de populations, de biens,
d'informations... ).

La Mégapole est
structurée par des réseaux de transports denses, rapides et
linéaires. Le shinkansen ( TGV Japonais ) en est la colonne
vertébrale et il alimente d'intenses migrations pendulaires. Il est
doublé par un axe autoroutier qui renforce cet axe ferroviaire, et
par de nombreuses liaisons aériennes entre les principales
métropoles. En outre, des ouvrages d'art spectaculaires ( ponts et
tunnels ) ont permis de surmonter les inconvénients de l'insularité.

La Mégapole japonaise
regroupe les ¾ du potentiel industriel du Japon et est une des
principales régions industrielles du Monde. Toute la gamme des
productions est représentée : des industries lourdes aux industries
de biens de consommation et de haute technologie. La concentration
des hommes, des activités et des équipements résulte en partie de
l'exiguïté des plaines littorales, mais elle est surtout due à des
considérations économiques et à la stratégie des firmes nippones.
L'ouverture sur l'extérieur du Japon, grand importateur des matières
premières et de produits agricoles, et grand exportateur de produits
industriels, a fortement valorisé les localisations littorales.

Une économie moderne et performante

La période de haute
croissance économique ( 1955 – 1975 ) s'est traduite par la mise
en place de puissantes infrastructures portuaires et industrielles
sur les littoraux. Cela s'explique par le besoin d'importer des
matières premières, énergétiques, alimentaires et par une
économie tournée vers l'exportation. Il fallut gagner de l'espace
sur la mer avec la construction de terre-pleins, d'îles
artificielles vouée à l'industrie, aux activités portuaires ou
encore aux services ( aéroport par exemple ) et maintenant au
logement et aux loisirs.

La Mégapole est ainsi
devenue la première façade portuaire du Monde, en particulier grâce
à la baie industrialo-portuaire de Tokyo. Elle joue le rôle
d'interface à l'échelle Mondiale et à celle de l'Asie orientale.

En outre, la Mégapole
concentre les sièges des principales entreprises, banques,
assurances et des grands médias du Japon. Elle est devenue un pôle
majeur en matière d'activités de recherche et de développement des
technologies de pointe.

La gamme des risques
naturels est très variée dans la Mégapole ( ex, le séisme de Kobe
en 1995 qui fît plus de 6 000 morts ). De plus, la concentration de
la population, l'artificialisation du littoral aggravent ces risques
naturels ( affaiblissement des terres-pleins par exemple ). A
ceux-ci, s'ajoutent des risques technologiques du fait de la
proximité des fortes densités avec des zones industrielles et des
centrales nucléaires. La Mégapole a été et est encore très
affectée par diverses populations : comme la pollution atmosphérique
dans les centres urbains, liée aux usines et surtout aujourd'hui aux
transports automobiles.

En outre, en ville se
pose le problème du bruit, parfois insupportable le long des
principales artères de Tokyo, le problème des déchets ménagers (
qui sont utilisés pour servir de remblai et édifier des îles et
terre-pleins artificiels ), le problème de l'engorgement du trafic (
embouteillages ), de la spéculation foncière causée par le manque
de place et qui chasse les populations les plus modestes des centres
vers des banlieues de plus en plus étendues.

Tout d'abord, le Japon a
beaucoup investi pour se protéger des risques naturels :
construction de gigantesques digues littorales contre les tsunamis,
prévention anti-sismique... Cependant, le séisme de Kobe en 1995 a
révélé un grand nombre de lacunes et ébranlé la confiance de la
population : non-respect et insuffisance des normes architecturales
anti-sismiques et urbanistiques, retard et mauvaise organisation des
secours...

La population japonaise
a fortement réagi aux menaces contre l'environnement. Une série de
mouvements écologistes et citoyens, englobés sous l'appellation de
« mouvement habitant » se sont développés au Japon. Ce
militantisme a abouti à une réglementation beaucoup plus sévère
contre les pollutions industrielles et à quelques améliorations du
cadre de vie ( protections des paysages et du patrimoine par exemple
). Les décentralisations d'industries vers le reste de Japon et vers
l'étranger, la pression forte des mouvements de protection de
l'environnement ont nettement amélioré la situation mais bien des
difficultés demeurent.

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Mathieu

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