Définition   La production est l’activité économique de base, car c’est l’opération qui va permettre la création de biens et de services. Pour réaliser cette production, l’entreprise doit utiliser des facteurs de production : le travail, le capital et d’autres. Pour produire, l'entreprise a besoin :

  • De ressources naturelles
  • De capital
  • De travail

On appelle l'ensemble de ces éléments facteurs de production

Le travail

Définition : force de travail nécessaire à l'activité de production.

Emploi des ressources nécessaires à la création des biens et des services
Cette force de travail est fournie par des êtres humains.

Elle est fournie aux entreprises en échange d'une rémunération

Au sens économique traditionnel, le travail est une activité rémunérée qui permet la création de biens et de services. Disposer d'un capital est un facteur économique de production. Il provient le plus souvent des salariés en échange d'un salaire et soutient l'activité économique. Le marché du travail détermine le processus d'entrée et de sortie de l'emploi.

Le travail non rémunéré joue un rôle crucial dans la production nationale. Le travail des femmes dans les foyers, l'aide des enfants aux tâches ménagères, les travaux de jardinage sont quelques exemples qui viennent à l'esprit. Les statistiques ont montré que, dans les anciens pays communistes (comme l'URSS ou la République démocratique d'Allemagne), le travail familial était plus productif que le travail dans les institutions nationales en termes de qualité des biens produits par chaque individu.

Un agriculteur et un artisan travaillent tous deux pour eux-mêmes, en ajustant de manière indépendante la quantité de temps et d'efforts consacrés à chaque unité de biens ou de services produite. Il se peut qu'il ait été interdit aux paysans et aux artisans de travailler pour le seigneur féodal pendant l'ère féodale.

Dans le système de l'esclavage, l'esclave et les outils de son métier étaient considérés comme la propriété du propriétaire de l'esclave, ce qui rendait le travailleur dépendant de la personne qui prenait le fruit de son travail. Le type d'emploi le plus courant dans une économie de marché libre est celui d'un employé contractuel. À ce niveau, on peut distinguer deux types de contrats différents. Le contrat à durée indéterminée (CDI), qui peut durer jusqu'à l'âge de la retraite ou même jusqu'au décès, comme c'est le cas dans certains pays à faible natalité ou dans certaines professions où il n'y a pas assez de travail, comme en Allemagne, dans les pays d'Asie du Sud-Est ou au Japon ; et le contrat à durée déterminée (CDD), dont la durée est prédéterminée (la relation de travail peut prendre fin avant l'âge de la retraite). Ici, la nature du travail est suffisante.

L'établissement peut avoir plus de facilité à embaucher un travailleur. Avant la révolution industrielle des XVIIIe et XIXe siècles, les intellectuels constituaient une classe d'individus limités par le numérique qui détenaient un véritable monopole sur le travail mental. La "production spirituelle", cependant, s'est maintenant transformée en un domaine de travail de masse. Une banalisation du travail intellectuel résulte de la généralisation de l'enseignement aux enfants de toutes les catégories socioprofessionnelles et de sa démocratisation en France (les universités premium, les écoles de commerce d'élite et les écoles d'ingénieurs ne sont plus des institutions élitistes).

Si une personne titulaire d'un baccalauréat pouvait facilement obtenir un CDI dans 50 ou 60 ans avec un salaire respectable et de nombreux avantages sociaux, ce n'est pas le cas aujourd'hui car tout le monde a accès à ce diplôme, et ceux qui n'en ont pas sont stigmatisés ou marginalisés1.

Son étude économique est éclairée par l'économie du travail, son étude sociologique s'inscrit dans le cadre de la sociologie du travail, et son cadre juridique est le droit du travail. Dans certains pays, elle est célébrée le 1er mai.

L'épanouissement au travail

Dans un sens plus restreint, le travail peut être décrit comme l'action de créer de la valeur, des biens et/ou des services dans l'intention d'en faire bénéficier les autres. Cette frontière inclut les tâches administratives mais exclut, par exemple, les tâches de toilette. Travailler, selon les mots d'HenriWallon (1879-1962), c'est "contribuer par des services particuliers à l'existence de tous, afin d'assurer la sienne propre."

Depuis le rapport Stiglitz, qui porte le nom de l'économiste américain Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel d'économie, les économistes soulignent que le travail comprend, outre l'emploi rémunéré, les tâches domestiques et caritatives.

L'économiste français Jacques Freyssinet divise les différentes formes de travail en travail libre, travail rémunéré et travail forcé, selon que le travail est commercial ou non.

Dans son livre Wieviel Arbeit braucht der Mensch, Marie Jahoda a identifié en 1984 cinq caractéristiques constructivistes du travail. Elles sont les suivantes :

  • Donner à la vie un cadre temporaire ;
  • Établir des connexions sur les médias sociaux en dehors de votre famille et de vos amis ;
  • Fixer des objectifs indépendants de vos propres besoins ;
  • Établir une identité et un but sociétal ;
  • Passer à l'action.

Dans Le Travail, que sais-je ?, Dominique Méda explique que la notion de travail a une longue histoire et que le terme "travail" tel que nous le connaissons aujourd'hui est le résultat de la sédimentation de trois couches de sens :

  • Le travail facteur de production (XVIIe siècle),
  • Le travail essentiel de l'homme (début XIX),
  • Le travail pivot de la distribution des revenus, des droits et des protections caractéristiques de la société salariale (fin XIXe).

Selon Méda, "lorsque le travail commence à manquer, les communautés se désagrègent, les liens se distendent, et les hommes et les femmes se retrouvent en quelque sorte hors de contrôle." L'activité principale qui façonne le plus fortement les identités individuelles et communautaires est le travail.

La variété des interprétations du travail et les conflits autour de sa définition trouvent leur origine dans la coexistence d'éléments contradictoires. Des solutions sont également proposées sous la forme d'un "droit au travail" dans certains pays touchés par l'émigration massive. Le travail est une composante essentielle de l'appartenance des personnes à une société, ce qui explique la désaffection de certains homosexuels involontaires.

La réglementation du travail

Le droit de travail est établi par le code du travail et s'applique tant aux employeurs qu'aux employés. Chacun doit se conformer aux lois et aux règlements du code du travail.

Il existe un certain nombre de règles d'importance internationale que l'on retrouve dans les traités de l'Organisation internationale du travail (OIT) dans le cadre du droit européen.

Avec l'élimination du travail des enfants, la lutte pour la réduction du temps de travail, l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance du syndicalisme, le droit au travail s'est progressivement imposé sous la pression du mouvement ouvrier (à partir du milieu du XXe siècle).

En France, l'inspection du travail a le devoir d'y veiller et, si nécessaire, de demander justice. Les employeurs ou les salariés du secteur privé peuvent également demander l'avis des prud'hommes afin de régler un litige.

Seuls les pays d'Orient respectent les exigences du droit du travail. Les travailleurs salariés sont démocratiquement représentés dans les syndicats et les comités de leurs représentants sur les lieux de travail (entreprises privées ou organisations gouvernementales). De plus, les lois sont rigoureusement appliquées par les tribunaux du travail. En revanche, ces dispositions ne sont pas appliquées équitablement dans les pays en développement.

La plupart du temps, les syndicats et les représentants des employés ne protègent pas fidèlement leurs membres et ne sont pas présents sur tous les lieux de travail. Malgré le fait qu'il existe un droit du travail, ses dispositions sont appliquées de manière biaisée. L'exécution de ces lois est très arbitraire et dépend généralement des intentions des responsables légaux et de leurs complices en raison de la corruption, du clientélisme et des privilèges dont jouissent les personnes sanctionnées pour appliquer ces lois ainsi que les représentants des salariés eux-mêmes.

L'histoire du travail

Durant l'Antiquité

Comment définir l'esclavage moderne ?
L'esclavage est désormais interdit dans la plupart des pays du monde.

Pendant toute l'Antiquité, l'esclavage était utilisé pour effectuer les tâches les plus difficiles.

L'idée de travail n'existe pas en tant qu'unité conceptuelle dans la Grèce antique. Pour des raisons religieuses et morales, l'agriculture y est plus valorisée que l'artisanat et le commerce (fouler la terre redevient une activité agraire). Le travail est conçu de telle sorte qu'il puisse être à la fois apprécié (Ulysse fait son lit, Athéna et Héphaïstos, aimés notamment à Athènes, protègent les artisans, et les comportements obscènes sont punis par la loi), mais aussi décrié (l'esclavage a sans doute inspiré un tel concept, et certaines cités réservent la citoyenneté à ceux qui ne travaillent pas).

Du Moyen-Âge à la période moderne (XIX et XXe siècle)

En Europe occidentale, tout au long du haut Moyen Âge, le mouvement monastique est largement fondé sur le travail (voir la Règle de saint Benoît), ce qui lui confère un objectif de fraternité communautaire ainsi qu'un objectif d'élargissement de la participation au bien commun (vu en relation avec la création divine).

Auparavant, le travail était clairement un symbole d'esclavage, mais Benoît décide de l'inclure dans l'éthique chrétienne afin de réaliser pleinement le plan divin. Le travail des mains et de l'esprit est mis au service de la construction de la société chrétienne chez les Moines. Le monastère bénédictin connaît un succès notable, encouragé par les autorités politiques qui voient dans les ordres monastiques des alliés indéfectibles pour pacifier et réguler la vie sociale des royaumes barbares. Le monastère se consacre à l'éducation cléricale, à la diffusion du rite officiel et à l'entreprise commerciale.

À l'instar du travail libre, il y avait le servage, qui imposait aux sujets une obligation de travail envers leurs maîtres. En France, le servage a pratiquement disparu après la guerre de Cent Ans. Localement, il a d'abord été aboli par Louis XVI sur l'ensemble du royaume royal (en 1779), puis finalement pendant la Révolution française. Avant la révolution industrielle (dans les sociétés précapitalistes).

L'économiste américain Robert L. Heilbroner estime que dans les sociétés précapitalistes (datant d'avant la révolution industrielle de 1789), le travail n'était pas une marchandise pouvant être librement échangée sur un marché. Dans les compagnes, le travail du serf envers son supérieur (appelé seigneur) est un devoir plutôt qu'un droit puisque le travailleur est dévoué à son seigneur. En plus des tâches domestiques, le serf a la responsabilité de défendre son maître en portant des armes lorsqu'il est menacé par des seigneurs extérieurs plus puissants. Aucune liberté ou invention n'est permise en vertu de la réglementation corporative stricte du travail des apprentis envers leurs maîtres.

Le travail à l'époque contemporaine

Elle se distingue par la généralisation du salariat.

D'où vient le travail : la population active.

Tous les êtres humains n'offrent pas leur travail. On peut donc séparer la population en deux :

Population active (= offrent leur travail) / population inactive (=n'offrent pas leur travail)

Ainsi font partie de la population active :

  • Les personnes qui ont un emploi (salarié ou non)
  • Les chômeurs (qui offrent leur force de travail, bien qu'elle ne trouve pas preneur)

Font partie de la population inactive :

  • Les enfants et les étudiants
  • Les personnes au "foyer"
  • Les retraités, etc

Comment évolue le travail ?

Évolution quantitative

La population active compte environ 25 millions de personnes (sur 60 millions de français), soit environ 41 % Augmentation de la population active : de plus en plus de personnes souhaitent travailler

  • Accroissement naturel : la population française augmente (baby-boom encore sensible)
  • Évolution du taux d'activité : travail des femmes

Cette augmentation a cependant tendance à fléchir car :

  • les effets du baby-boom s'estompent, la fécondité des femmes est basse et l'immigration est très encadrée.
  • les femmes travaillent toujours mais on travaille plus tard (durée des études plus longues) et moins longtemps (on part en retraite plus tôt)

L'offre globale de travail dépend également d'un grand nombre de facteurs :

  • L'environnement juridique : la semaine de 35 heures permet à plus de gens de travailler tout en faisant que chacun travaille moins, ceci sans modifier l'offre globale de travail.
  • L'environnement économique : le chômage important ces dernières années découragent certains de se présenter sur le marché du travail. De plus, il favorise le développement de l'emploi précaire (CDD, intérim)
  • Environnement social : aspiration à l'indépendance des femmes, développement du temps partiel, allongement de la durée des études, etc.

Évolution qualitative

  • Augmentation  du niveau de formation, aussi bien initiale (l'école) que continue (l'évolution très rapide des technologies et des méthodes de production la rend indispensable). Cependant, il existe toujours des emplois "non qualifiés"
  • Du fait de la tertiarisation de l'économie, les emplois ont énormément changé : le métier d'agriculteur et d'ouvrier est très différent de celui d'employé. (Travail dans un bureau, utilisation de plus en plus importante de l'outil informatique, conditions de travail moins pénibles, etc)
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C'est parti

Le capital

Comment débloquer un capital ?
Le capital permet à la plupart des entreprises de se développer de façon plus ou moins pérenne.

Les différents sens du mot "capital"

  • Capital financier (ou capitaux)

Source de financement : argent disponible, prêts, etc.

  • Capital comptable

Argent apporté par les associés au moment de la création de l'entreprise

  • Capital technique (= capital fixe)

Ce sont tous les biens durables nécessaires à la production : machines, équipements, chaînes de montage, etc.

Accroître son capital technique : l'investissement

Définition

L'investissement consiste à dépenser des capitaux pour augmenter ou améliorer (remplacer, moderniser) son capital technique (machines, etc) On peut le mesurer grâce au F.B.C.F. (Formation Brute de Capital Fixe) ; il s'agit des sommes consacrées à l'achat de biens durables de production. On peut également mesurer le taux d'investissement en utilisant : Taux d'investissement = FBCF / Chiffre d'affaires

Les différents types d'investissement

Investissement matériel Achats de biens de production

  • Investissement de renouvellement : ex remplacement d'une machine usée
  • Investissement de capacité : achat de biens supplémentaires
  • Investissements de modernisation : ex : remplacer une machine existante par une autre de meilleure qualité

Investissement immatériel R&D, formation du personnel, achats de brevets, logiciels, publicité etc. Souvent, cet investissement immatériel complète l'investissement matériel (Ex : achat d'un ordinateur avec des logiciels +  une formation pour le personnel) On peut observer ces dernières années un développement important de ce type d'investissement : désormais les entreprises sont plus intéressées par améliorer la qualité de la production (produit, délais, logistique, etc) que les quantités produites.

Quand et comment investir

L'investissement coûte cher. Pour s'y décider, l'entreprise doit avoir : L'espoir de le rentabiliser. En effet, il faut que l'entreprise puisse espérer que l'investissement va lui rapporter plus qu'il ne va lui coûter.

Comment produire à moindre coût ?
L'investissement dépend donc de la conjoncture économique (état de la demande, croissance du pays, etc.)

Les moyens de le financer

  • Autofinancement : l'entreprise utilise ses propres ressources
  • Recours à l'emprunt : pour cela, il faut que des prêteurs lui fasse confiance (il ne faut donc pas qu'elle soit déjà endettée)

La mesure du capital

Pour le mesurer, il faut le définir. Il est composé du capital fixe et du capital circulant. Le capital fixe correspond aux appareils de production (machines, équipements productifs) et aux locaux. Le capital circulant n’a pas le caractère de stabilité du capital fixe (matières premières, produits semi-finis). Le capital fixe est utilisable lors de plusieurs cycles de production, il est donc durable alors que le capital circulant va être incorporé dans la production et aura donc une durée de vie plus limitée. Pour mesurer le capital à l’échelle nationale, on utilise une approche différente : on ne calcule pas l’état du capital existant dans l’ensemble des entreprises, mais on prend en compte les achats de capital des entreprises pour une durée donnée. C’est ce que l’on désigne sous le terme de formation brute de capital fixe (FBCF). On prend en compte les investissements : achats de biens de production durables.

Définition

La production c'est une activité de transformation qui st socialement organisée et qui est destinée à la fabrication de biens et services grâce à l'utilisation de facteurs de production :

  • facteur travail
  • facteur capital technique
  • facteur capital financier

Les facteurs de production c'est l'ensemble des éléments mis en œuvre durant le processus de production pour la réalisation de biens et de services.

Pour que 'entreprise soit la plus performante possible, elle va tenter la combinaison de tout ces facteurs pour sa production.

Les facteurs de production traditionnels

Le facteur travail

En économie, il se défini comme l'ensemble des capacités physiques et intellectuels es hommes mobilisées pour la création de biens et de services pouvant satisfaire leurs besoins. C'est sur le marché du travail, qui est le lieu de la rencontre entre l'offre et la demande que entreprises et demandeurs d'emploi vont se trouver et que va se fixer le montant du salaire. Dans la population totale, on appelle population active l'ensemble des personnes exerçant un emploi ou en recherchant un emploi de façon active. Donc en sont exclus les enfants et les retraités.

La durée du travail

La quantité du travail dépend aussi de la durée du travail que l’on doit mesurer à plusieurs niveaux : la durée du travail par jour, par semaine, par mois… mais aussi sur la durée de vie active. On constate une diminution de la durée du travail, due à plusieurs facteurs. Le premier facteur est la diminution de la durée légale de travail. Cette diminution s’explique aussi par l’âge de la retraite, l’augmentation des congés payés, et la baisse de la durée du travail sur l’ensemble de la vie active (entrée tardive dans la vie active : études et chômage). Ces quatre facteurs sont des éléments du passé, mais de nouvelles dispositions sur le temps de travail, sur l’âge de la retraite peuvent remettre en cause cette évolution. Quand on parle de la durée de travail, on peut parler de deux choses différentes : soit de la durée légale de travail et de la durée effective du travail (= durée réelle qui englobe les absences et les heures supplémentaires). En France, la durée effective est supérieure à la durée légale du travail (environ 39 heures). En conclusion, il est difficile d’avoir une vision exacte de la durée du travail, notamment parce qu’elle est très variable selon les secteurs et les types d’activités.

La mesure qualitative du travail

Cette mesure est plus difficile que la mesure quantitative car il s’agit d’apprécier l’efficacité de la main d’œuvre dans les entreprises. Cette efficacité dépend d’une série de facteurs. Parmi les plus importants figurent la qualification de la main d’œuvre (formation initiale, formation permanente et expérience), l’âge (l’efficacité croit puis décroit ensuite), le sexe (le niveau de qualification féminine reste inférieur, même si la tendance s’inverse ; contraintes propres aux femmes – congés maternité, parentaux, cessation d’activité –), l’organisation du travail et de la motivation des salariés. L’instrument de mesure de la qualité du travail est la productivité du travail. On la mesure à plusieurs niveaux : individuel (un salarié), entreprise, branche d’activité (plusieurs entreprises) et global (national). Productivité du travail : quantité facteur travail/production réalisée.

Le facteur capital

Le capital technique

C'est l'ensemble des biens qui participent à la production d'un bien ou d'un service : machines, bâtiments... On ressence 3 types de capital :

  • le capital fixe : celui qui ne bouge pas. Ce sont tous les biens de production durable qui contribuent à l'investissement dans la mesure où ils ne sont pa immédiatements consommés (machines, locaux).
  • le capital circulant : l'ensemble des biens qui rentrent dans le processus de production et qui ne sont utilisés qu'une seule fois avant de disparaître : biens intermédiaires (vis, énergies...) ou matière première.

Afin d'avoir du capital fixe, l'entreprise est obligée d'investir, et l'investissement est une dépense faite par l'entreprise pour créer, renouveler ou maintenir son stock en capital. C'est une dépense qui est immédiate mais qui est faite en vue de bénéfices futurs ou d'économie de coûts de production futurs. La formation permet l'acquisition du savoir-faire ; aujourd'hui, la formation est incontournable dans les entreprises, une loi l'a rendu obligatoire.

La formation permet de prendre de l'avance sur les concurrents.

L'information est considérée comme un flux et la connaissance est considérée comme un stock.    

Le capital financier

C'est l'argent qui va permettre à l'entreprise de fonctionner. Lorsque l'entreprise est sous forme de société, il est amené par les associés qui reçoivent en échange des parts ou des actions de la société. La loi impose à certaine formes de société d'avoir un capital minimum pour sa création.

Les facteurs démographiques

Les facteurs démographiques dépendent de la population. La main d’œuvre dépend donc de la population totale (nombre d’habitants total), de la population en âge de travailler (plus de 15 ans et moins de 64 ans), et plus précisément de la population active, composée des chômeurs et de la population active occupée. A l’heure actuelle, la population active est de 24,9 millions de personnes occupées et de 2,3 millions de chômeurs, ce qui fait un total de 27,2 millions de personnes actives en France. Depuis les années 60, la population active n’a pas cassé de croître mais on constate depuis 2005 un léger tassement de cette augmentation. Cette augmentation s’explique par deux facteurs principaux : les flux migratoires et la progression du travail féminin, même si le taux d’activité des femmes est inférieur à celui des hommes.

Les facteurs de production

Le facteur travail

Le travail est constitué de l’ensemble de l’activité humaine ou intellectuelle mais aussi manuelle visant à produire des biens ou services. Le travail doit être rémunérée pour être considérer comme économiquement productif. La contribution du travail à la production dépend de la quantité de travail disponible mais aussi de la quantité du travail.

Les facteurs influençant la quantité de travail.

Les facteurs influençant la quantité de travail disponible sur le marché :

  • Le solde migratoire
  • L’augmentation de la population active
  • L’évolution démographique
  • Le taux de scolarisation
  • La durée du travail

Les facteurs influençant la qualité de travail

D’un point de vue qualitatif, il est important de noter toute heure de travail ne se vaut pas. En effet, les diplômes, l’expérience ou encore la formation continue permettent d’améliorer la qualité du produit et service produit. Le capital humain est un facteur clé dans l’entreprise. Il peut se définir comme l’ensemble du savoir-faire et des aptitudes que possède l’individu. Un salarié peut en se formant améliorer ses capacités mais attention celle-ci peuvent aussi devenir obsolètes (=anciennes) si elles ne sont pas entretenues.

Synthèse

Définition Le capital est un facteur de production qui représente l’ensemble des biens et services nécessaire à la production. Il se distingue 2 catégories :

  • Capital fixe: il s’agit des biens de production durables qui sont utilisés pour plusieurs productions.
  • Capital circulant: il s’agit des biens et services consommables, détruits ou transformés au cours du processus de production.

Notion d’investissement

Comme tout stock, la quantité de capital n’est pas fixe. Il peut se déprécier mais on peut aussi l’accumuler et le faire croître en investissant. La comptabilité nationale assimile l’investissement à la FBCF (=Formation Brute en Capital Fixe).

Le financement de l’investissement

Il existe différents moyens de financement :

  • l’achat sur fonds propres : on décaisse le prix d’acquisition, on économise la TVA, l’amortissement (déduit des impôts)
  • l’achat par emprunt : on décaisse les annuités et les intérêts, on économie les intérêts (qui sont déductibles des impôts) et on récupère la TVA.
  • la location : on décaisse les loyers et on économise le loyer (déductible du revenu imposable)
  • la location avec option d’achat : on décaisse laredevance (loyer), on économise la redevance (déductible du montant imposable) et le loyer est faible si le montant de l’option d’achat est élevée.

L’investissement a plusieurs objectifs :

  • Il peut viser à remplacer un matériel obsolète (=investissement de remplacement).
  • Il peut augmenter la production de l’entreprise (= investissement de capacité).
  • Il peut produire mieux de manière plus efficace (= investissement de modération).

Les autres facteurs de production : ressources naturelles, savoir-faire et information

Quel rôle pour les ressources naturelles ?

Elles sont d’une grande diversité. On peut citer l’eau, le vent, le soleil, mais aussi l’ensemble des ressources du sous-sol et végétales (sol). Elles font partie de l’environnement naturel de l’entreprise et elles jouent un rôle important dans de nombreux secteurs (l’agro-alimentaire, la production d’électricité et les secteurs producteurs de biens). Cet emploi indispensable de ressources naturelles dans l’activité économique pose aujourd’hui pour nombreuses d’entre elle le problème de la rareté ou de l’épuisement. Il devient donc nécessaire de les préserver, c’est donc ainsi qu’est apparu la notion de développement durable (1990). Cette notion a deux dimensions : ne pas abuser des ressources naturelles, et faire en sorte qua la production actuelle ne détruise pas, ne pollue pas l’environnement.

De l’importance des consommations intermédiaires…

Si le capital technique joue un rôle important dans la production des biens et des services, il ne serait rien s’il pouvait associer et transformer des ressources naturelles : la production nécessite en effet de combiner des consommations dites « intermédiaires ». => Matières premières, énergies, eau, autant de ressources nécessaires à l’activité humaine et au développement économique. Ce nécessaire emploi pose tout de même le problème de leur rareté et de leur épuisement. Si elles sont nécessaires aujourd’hui, elles le seront encore plus demain.

…à la nécessité de leur préservation

Il faut donc les préserver, éviter leurs gâchis, pour promouvoir un développement économique durable que l’on peut définir comme « un développement qui satisfait les besoins de chaque génération, à commencer par ceux des plus démunis, sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs ». Ainsi, au-delà de l’utilisation abusive des ressources naturelles, il ne faut pas que la production, par abus, négligence ou inconscience, ne vienne détruire ou polluer notre environnement. Dit de manière plus imagée, « nous n’héritons pas la Terre de nos parents, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants… ».

Quel rôle pour les facteurs immatériels ?

Les investissements immatériels

La première approche de l’investissement nous a conduits à ne pas considérer les investissements immatériels. Or, pour combiner avec efficacité les facteurs de production énoncés (travail, capital et ressources naturelles), l’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur un système productif efficient. Recherche d’informations, formation de son personnel, publicité, recherche et développement (R&D), autant d’investissements immatériels, non comptabilisés dans la FBCF, et qui pourtant ont une importance primordiale dans le développement de l’entreprise.

Le traitement de l’information

Pour traiter correctement l’information, il faut savoir tout d’abord la collecter. Elle peut se trouver en interne (rapports des commerciaux, retour du service après-vente…) et nécessite donc un système d’information à même de la collecter et de la stocker. L’information est aussi présente à l’extérieur de l’entreprise (nouvelle lois, actions d’un concurrent…). Ici, pour la trouver et la traiter, l’entreprise doit investir dans des systèmes de veille informationnelle performants (veille technologique, économique, juridique…). D’autres investissements immatériels peuvent améliorer la compétitive de la firme. Les dépenses de formation permettent d’accroître le capital humain de son personnel, la R&D permet d’accéder à de nouvelles technologies et à de nouveaux produits, les dépenses de publicité peuvent améliorer son image de marque. Toutes ces dépenses n’ont que 2 buts : conforter et asseoir la place de l’entreprise et générer ainsi des recettes futures.

L’information

Dans une société et une économie médiatisée, l’information est devenue une variable stratégique pour les entreprises. Celles-ci doivent collecter l’information tant sur le plan interne que sur le plan externe, ce qui nécessite la mise en place d’un système d’information dédié non seulement à la collecte, au stockage et au traitement de l’information. Concernant l’information externe, les entreprises mettent en place des systèmes de veille informationnelle. Elles mettent donc des guetteurs à l’écoute permanente de l’environnement. Il y a la veille technologique, la veille concurrentielle, la veille sociale, la veille commerciale…

La formation du personnel

A côté des investissements matériels a émergé une nouvelle catégorie qualifiée d’investissements immatériels. La formation du personnel, c'est-à-dire les sommes investies sont considérées comme des investissements car elles permettent d’augmenter les performances de l’entreprise et donc d’enrichir son capital humain.  

La publicité

La publicité est une dépense, elle a un coût pour l’entreprise mais elle est destinée à augmenter les performances de l’entreprise (hausse des ventes, amélioration de l’image de marque de l’entreprise).

Les dépenses en recherche et développement

Ce sont les dépenses consacrées par une entreprise à l’innovation : nouveaux produits, procédés et technologies. Elles améliorent les performances de l’entreprise.

Les dépenses portées sur les logiciels, brevets

Ce sont les achats de logiciels et de brevets réalisés par l’entreprise. Ils sont indispensables à son activité et au développement de son activité.

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Alban

Professeur en Economie Gestion (Comptabilité/Finance) accompagne étudiants filière expertise comptable en comptabilité, finance, contrôle de gestion