Un récit

1)      a) Le narrateur raconte l'histoire, mais on ne connaît rien de lui. Le récit est fait à la troisième personne du singulier : « il avait très chaud dans ses draps » (l.2)

b) Un passage est rédigé au discours direct : « Demain, je serai peut-être mort. »

2)      Le verbe est conjugué au présent dans un texte au passé pour affirmer une vérité vraie tout le temps : c'est ce que l'on nomme un présent de vérité générale. En effet les morts ont toujours le visage creux, cadavérique.

3)      a) Parmi les connecteurs temporels, on peut citer « dès que », « puis », « encore ».

b) Chaque paragraphe correspond à des temps d'action différents : une première tentative d'endormissement puis une agitation en raison de la chaleur, enfin une soif qui paraît inextinguible.

c) Le rythme est ainsi saccadé.

Un sentiment

4)      a) Le sentiment qui domine le personnage est la peur. En anticipant le duel du lendemain, il visualise ce qu'il pourrait arriver de pire, sa propre mort.

b) Quelques termes confirment cette impression : « inquiétude, sursaut, oppressé, ému ».

c) Ce sentiment se manifeste physiquement : le personnage souffre de la chaleur alors même que la pièce est froide, il ne parvient pas à respirer et il est très pâle.

5) a)Deux termes peuvent indiquer le trouble du personnage : « à peine » et « parurent ».

    b) Le point de vue adopté est omniscient : le narrateur sait ce qu'éprouve le personnage.

6) La fin du texte est à la fois fantastique et tragique : d'une part, il se voit lui-même étalé sur le lit, ce qui relève du genre fantastique ; d'autre part, le passage relève également du tragique : en effet, il se voit mort et analyse les détails de cet état.

Un discours

7) Les connecteurs logiques :

CauseConséquenceOppositionHypothèse
PuisqueSi ému queMaissi

8) Dans ce passage, le sentiment l'emporte sur la raison. La peur paralyse le raisonnement de Bel Ami : les raisons introduites par puisque sont rapidement rendues inopérantes par la conjonction « mais » qui introduit de nouveaux doutes. Le terme « envahit » montre que la peur prend le dessus. Enfin le rythme est saccadé : de nombreuses virgules, des énumérations, des phrases interrogatives attestent le trouble dans lequel est jeté le personnage.

9) Les formes en –rais et –rait dans les verbes aurais, aurait et irait sont des conjugaisons du présent du conditionnel (radical du futur et terminaisons de l'imparfait) : on emploie ce temps pour évoquer un futur depuis le passé. Tout le texte est écrit aux temps du passé (imparfait, passé simple). Aussi quand le personnage évoque la journée du lendemain, son futur, utilise-t-il le présent du conditionnel. Ce temps sert également à poser des hypothèses : c'est ce qu'il fait lorsqu'il se demande s'il n'a pas peur.

Réécriture

Plusieurs transformations simultanées :

- Récit à P3 = recit à P1 par une femme

- « Visage » = « traits » (au pluriel)

-  « Dans le verre »= « sur la surface »

« Et un singulier besoin me prit tout à coup de me relever pour me regarder dans ma glace. Je rallumai ma bougie. Quand j'aperçus mes traits reflétés sur la surface polie, je me reconnus à peine, et il me sembla que je ne m'étais jamais vue. »

Rédaction, invention :

- racontez un moment de grande peur qui se termine bien è récit, temps du passé ou présent.

- dans un journal intime è écrire à P1 (je)

- alternance récit/ expression des sentiments è mots pour décrire les sentiments : peur, effroi, stupéfaction, frayeur…

- passage argumenté dans lequel la peur combat avec la raison è questionnement sur le modèle du texte lui-même.

Cher Journal,

Voilà longtemps que je n'ai rien écrit : j'étais sous le choc et le suis encore un peu aujourd'hui. J'ai ressenti il y a de cela quelques jours une terrible frayeur. Mon chien m'a échappé alors que nous étions en promenade dans la rue Bourgain. Fou de joie à l'idée d'être libre et de pouvoir enfin courir à sa guise, il s'est précipité sur la route. Affolée, je me suis jetée à ses trousses afin de le rattraper et de le remettre en laisse. Mais lui jouait et plus je courais, plus il semblait s'amuser. Sur la route, ce n'était vraiment pas prudent ! Alors qu'il contournait un obstacle pour m'échapper de nouveau, une voiture arriva  brusquement et je ne vis bientôt plus mon petit animal. Mon sang ne fit qu'un tour. Je crus même entendre un choc frontal. Alors que la voiture m'avait dépassée, son conducteur s'arrêta, sûrement alerté par le bruit. Il descendit du véhicule. Moi, j'étais incapable de bouger. Mon chien avait-il pu éviter les roues de la voiture ? Se pouvait-il qu'il se cache encore, qu'il soit vivant ? Les images défilèrent dans ma tête. J'étais sûre de l'avoir perdu à jamais. Aucun son ne venait de l'avant de la voiture. A la suite de l'automobiliste, j'avançai, tremblante, peinant pour respirer. Je le voyais déjà aplati sous les roues, des images horribles, sanguinolentes me submergèrent. Je devais aller voir et ne le souhaitais toutefois pas. Je préférais m'épargner cette vue atroce. Mon corps néanmoins se déplaça et avant même que j'aie pu voir l'avant de la voiture j'entendis des  pattes sur le sol. En me retournant, j'aperçus mon jeune  chien, sain et sauf, qui courait vers moi, penaud. Le conducteur parut soulagé. Je repris une profonde respiration et caressai affectueusement l'animal qui fut la cause d'une si grande peur. Seul un coussinet était déchiré mais la plaie était superficielle. Je suis restée plusieurs minutes sur le trottoir avant de pouvoir regagner mon domicile. Malgré la joie de le retrouver, je ne pus me remettre de cette frayeur que quelques jours plus tard.

Voilà la raison de mon silence, cher journal.

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Agathe

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