«Le sport a des vertus, mais des vertus qui s'enseignent» (Maurice Baquet, 1942)

A partir d'une gravure du 18éme siècle qui montre un homme qui fait « les trois sauts » (parallèle avec le triple saut).

Le concept n'est pas de mesurer mais de désigner un vainqueur qui ira la plus loin, un trait à ne pas dépasser, et la marque du sauteur.

Epistemologie des savoirs corporels du XIXe siècle à nos jours. L'éducation physique sera scientifique ou ne sera pas.

C'était en générale dans les fêtes de village, des jeux traditionnels.

Formes préliminaires

  1. 15/16eme siècle: jeux traditionnels et jeux d'exercice. Pratiques variées de courses, sauts, lancers, luttes, tirs, jeux d'armes, de balles de ballons... sans conception de l'entrainement.
  2. Construction de la réputation collective de certains groupes sociaux: les Basques en course à pied, des Bretons à la lutte... lors de fêtes populaire.
  3. 16/17eme siècle: courses de laquais en France, confrontation d'équipages sous le patronage du roi Louis XIII (course de 1626), puis Louis XIV (« Fête des Loges » à St Germain-en-Laye, 1678; course avec paris à Corbeil, 1690).
  4. Malgré la similitude des pratiques, il ne s'agit pas encore de sport, ni même d'entrainement sportif. Juste de jeux de paris avec récompenses, juste quelques préparatifs bien pensés.

1798-1920: Scientisme et empirisme

Formes préliminaires

  • 18ème siècle: « course à pied du champ de Mars » (22juillet 1798). Confrontation entre différents pelotons de 15 hommes (qui sont généralement des militaires), systématisée par le Directoire sur tout le territoire national.

 Epistémologie des savoirs corporels du XIXe siècle à nos jours le livre de Michaël Attali. Le concept d'épistémologie est porteur d'une interrogation sur les rapports entre science et éducation physique et plus largement entre science et éducation.

  • Nouveau contexte: projet d'ambition démocratique et révolutionnaire d'une épreuve dont la vitesse est mesurée en m/s par l'astronome Bouvard.
  • Volonté de symboliser les nouvelles valeurs de la démocratie (valeurs individuelles, compétences travaillées, égalité de tous) et de la science.

Origines d'une préoccupation

18/19ème siècle: en Angleterre, des éleveurs de bétails sélectionnent les animaux de leur cheptel et tentent de créer des races nouvelles.

Les modifications concernent l'aptitude à l'engraissement, de la production de lait, les économies de portions alimentaires en limitant la taille du bétail...

Des bilans sur plusieurs années – les « stud-books » - sont inventoriés. Travail empirique, objectifs économique: équilibrer des investissements et des profits!! L'agriculteur ne surveille plus son bétail, dorénavant il vise sa croissance.

Ce sont les débuts de la « zootechnie » (1842).

→ Invention des « pur-sang » anglais (« thoroughboread », mélange anglo-arabe) et création d'une nouvelle race par les éleveurs.

Naissance de l'organique

Importation de ces théories en France pour améliorer les races traditionnelles en raison du nouveau poids de la cavalerie sur le champ de bataille dans les armées républicaines.

En Angleterre, le travail de ces éleveurs « modificateurs » empiristes est progressivement suivi par les entraineurs londoniens des boxeurs anglais du XIX ème siècle. (contrôler l'excès de poids pugilistes nuisible à la performance recherchée: « être léger mais fort; puissant mais non massif » Sinclair, 1807)

Les procédés d'entrainement s'appuient sur une représentation empirique et sommaire de la fonction organique : on vise à réguler la circulation générale des liquides dans l'organisme (Vigarello, 1978).

Héritage galénique

→ On prépare le corps par un émétique (vomitif) et des laxatifs.

Les pertes sont en suites compensées (alimentation, diététique, balbutiante) pour que le corps soit ensuite stimulé (suées, ré hydratation)

L'entraineur dirige la purge et la suée, canalise les évacuations.

Il contrôle les flux organiques, pense maitriser les éléments (nature, qualité, proportions).

Théorie des humeurs

 

NORD

 

FROIDEAU

Flegme

 

HUMIDE
 

OUEST

TERRE

Bile noir

AIR

Sang

 

EST

SECFEU

Bile jaune

 

CHAUD
 

SUD

 

 

Nouveaux repères

19 ème siècle: organisation de défis par des coureurs professionnels (enjeux, argent, paris).

→ Comparaison de capacités physiques humaines à celles des animaux, aux autres modes de transport.

Un but: « Acquérir de nouveaux points de repère anthropologiques » (G.Bruant, 1992)

Rationalité de l'entrainement

L'art de l'entrainement des « trainers » du 19 ème siècle s'organise grâce au décompte entrées-sorties.

Il introduit une économie nouvelle. Contemporain de la « zootechnie », il s'appuie non pas sur un progrès des savoirs médicaux mais hérite des avancées permise par les procédures statistiques des éleveurs. L'entrainement est avant tout une gestion, ou tout se compte.

« Se précise dans ces projets une représentation du corps comme tableau, matière à bilans descriptifs et estimations des investissement et des bénéfices » (A.Rauch, 1982).

Gymnastiques

A la même époque, les gymnastiques visaient à développer la mobilité du corps des élèves (militaires, civils puis scolaire), à en contrôler les trajets dans un souci d'ordre et de maitrise.

L'historiographie de l'éducation physique et sportive (EPS). Elles atteignirent rapidement un haut niveau de maitrise. (intensité graduée des exercices, critères de leur exécution, rôles des segments du corps mis en jeu...) (P.Arnaud, 1987)

Sur cette même période, les méthodes « training » n'ont jamais accédé à ce niveau de contrôle et de pédagogie du mouvement.

Si le projet des « gymnasiarques » portait sur le contrôle durable d'un ensemble donné à la population, le but des « trainers » était de contrôler la condition momentanée de quelques athlètes aux qualités exacerbées.

Mais entrainer c'est prendre des risques. La condition de l'athlète ne peut persister sans péril pour la santé (corps développés des boxeurs, corps déformés des culturistes, corps amaigris des jockeys).

La veille formule du « trainer » anglais R.Robinson (1748) est toujours d'actualité: « le poids athlétique d'un animal est un poids dangereux ».

De l'atelier au laboratoire

Le corps entrainé atteint un haut degré de fragilité; on risque à tout moment un écart, cause de déséquilibre irrémédiable.

Les entraineurs ont inaugurés l'idée de traiter l'organisme comme un terrain d'expérimentations.

Le monde du laboratoire va progressivement supplanter l'atelier de l'artisan, la salle de jeu, le terrain de sport.

Au 19 ème siècle, les travaux des scientifiques en matière de fatigue et de surmenage vont précipiter les évolutions.

La crainte de la dégénérescence de la race humaine conduit au développement de recherches biochimie pour déterminer les rations de croissance ou de travail (ouvriers, militaires, élèves, sportifs), en mécanique pour contrôler les déviances corporelles.

La crainte du surmenage

  • Jules Etienne Marey, La machine animale, Paris, 1873
  • Fernand Lagrange, Physiologie des exercices du corps, Paris, 1888

L'hygiène de l'exercice chez l'enfant et les jeunes gens, Paris, 1890

De l'exercice chez l'adulte, Paris, 1891

La fatigue et le repos, Paris, 1912

  • Philippe Tissié, La fatigue et l'entrainement physique, Paris 1897
  • Georges Demeny, Les bases physiologiques de l'éducation physique, Paris, 1902

Mécanisme et éducation des mouvements, Paris, 1904

Apports de la physiologie bernardienne

Claude Bernard, en révolutionnant la médecine expérimentale (1865), démontre l'importance de repenser les équilibres de l'organisme qui dépasse le bilan comparant les entrées alimentaires et la violence des dépenses

Le corps ne transforme plus seulement les énergies. Il règle aussi les conditions de ces transformations dans le « milieu intérieur de l'organisme » (étude de la fonction gynécologique du foie (1853), rôle du glycogène, système nerveux, respiration...)

L'entrainement crée des régulations originales qui ne sont pas qu’une intensification avec l'effort de réactions naturelles. L'entrainement renforce les mécanismes. Il améliore les fonctions circulatoires, respiratoires, cardiaques...

L'évaluation du travail

Contrairement aux gymnastiques qui codifient les exercices à réaliser selon des normes figées, les athlètes vont produire des mouvements complexes que les chercheurs vont chercher à analyser.

L'invention d'outils expérimentaux nouveaux va accroitre considérablement les possibilités d'étude du mouvement humain.

Le but est de découvrir « l'intime fonction des organes ou la vie semble se traduire par une incessante mobilité » (J.E.Marey 1878)

Ergographe de Mosso, oscillomètre de Pachon, myographe de Marey, dynamographe ou « semelle exploratrice », hodographe sur piste, loch à cadran, dynamographe analyse cinématique, chrono photographe de Marey et Demeny... (Pociello, 1999).

Étapes de l'entrainement

Dans les discours, l'attention se porte sur l'intensité des efforts, sur leur durée, sur l'alternance avec les phases de repos, la progression dans la séance, la graduation des intensités entre les séances.

L'entrainement comprend 3 parties :

  1. La première partie, dont la durée est en 12 semaine correspond à une période de préparation, pendant laquelle la progressivité du travail doit être particulièrement surveillé.
  2. La deuxième partie, dont la durée est de 8 semaines, correspond à une période de perfectionnement, pendant laquelle on chercher à augmenter le plus possible la valeur des aptitudes.
  3. Enfin, la troisième partie, ou période finale, est réservée à la constatation, des résultats, aux grandes épreuves, aux concours, etc... » G. Hébert, Leçon type d'entrainement complet et utilitaire.

Réalité des préparatifs

Dans la pratique, l'athlète reproduit bien souvent le contenu de la compétition dans ses temps d'entrainement. C'est l'ère de la suprématie du travail « spécifique » qui s'élabore de façon progressive et raisonnée, mais jamais trop intense.

Saut en longueur avec élan – L'entrainement (1920): « Six à huit essais par jour dans la première semaine, une dizaine ensuite. Rester au-dessous de sa capacité; ne sauter que 5m, 6m au plus et n'augmenter ces distances que dans les derniers essais, ayant au moment de la battue (réception), le soin de se ramasser le plus possible. Ainsi, l'on présente à la résistance de l'air une moindre surface ».

Apports de l'Hébertisme

Malgré la vive opposition de G. Hébert qui critique mes excès du sport (Le sport contre l'EP, Paris, 1925), la méthode hébertiste ou EPMN a contribué à l'essor de la rationalité dans les méthodes d'entrainement physique.

Souci de rigueur dans l'organisation de l'entrainement, dans l'enchainement des séances, dans la cohérence de la pratique physique, dans la mise en place de tests de la valeur physique (Le code de la force, Paris, 1911)

Pour autant, G. Hébert ne s'accorde pas avec le milieu médical qu'il rejette en bloc. Sa méthode est basée sur des données qu'il qualifie de « naturelles » et ne nécessite aucun rapport avec la Science.

« Collège d'Athlètes »

La conception polyvalente de « l'athlète olympique » propre à cette époque, place à la méthode naturelle au premier rang des méthodes d'entrainement.

En 1913, Hébert accueille le coureur à pied Jean Bouin (JO 1912: 5000m, argent. RM: 10000m, ½ heure, heure) au « Collège d'Athlètes » qu'il vient de fonder à Reims grâce au Marquis de Polignac.

C'est un établissement dans lequel il compte développer la méthode de l'EPMN.

Scientisme et empirisme

Les rapports entre les scientifiques comme Demeny et les empiristes comme Hébert ne sont pas facilités dans cette période ou la valeur des méthodes se juge à l'impact des ordres sur les mouvements d'ensemble d'un collectif (modèle des gymnastiques).

→ Scientisme et utilitarisme ont du mal à s'accorder.

« La technique de l'enchainement finit par disqualifier la précision mécanique des savoir-faire précédemment en usage » (Rauch, 1982).

L'importance de la « culture physique » (Desbonnet, 1901. Rouhet, 1908), des facteurs de « la valeur physique » (Hébert, 1911) démontre que ce soucis dépasse le simple art de vivre (gymnastique de chambre, leçon quotidienne ou cure d’exercice).

Professionnels et amateurs

  • Le sport se développe selon deux voies distinctes. Inspiré des exercices pilotes d'une éducation à l'anglaise, le sport d'une élite gentlemen s'oppose en tout point à la pratique exubérante et rémunératrice de pratiquants issus des classes moyennes et populaire (2).
  • (1) Autonomie libérale, sociabilité de classe, respect des compétences et refus de l'exercice d'un côté.
  • (2) Solidarité de destinée, démesure des paris, exténuation et entrainement forcené de l'autre.

Pour exemple dans l'athlétisme, les « courses avec handicap » permettent l'organisation des paris.

Les « courses scratch » déterminent la valeur des records.

Les programmes des championnats alternent alors ces deux modalités de pratiques.

Sport et qualités corporelles

Face à Hébert qui valorise le profil de « l'athlète complet », le champ du sport découvre très tôt qu'il n'est pas possible de préparer favorablement un sportif sans perdre par ailleurs quelques qualités.

« L'entrainement aux exercices de la force ou aux exercices de vitesse crée des aptitudes si différentes que l'on ne peut plus ensuite intervertir les rôles. On ne s'imagine pas facilement un lutteur devenir coureur, ni un cheval de labour sur un champ de course » (G. Demeny, 1905)

Le corps apparaît comme une mosaïque de qualités que l'entrainement peut arranger dans un ordre choisi. Les théories de l'entrainement viseront à évaluer des profils individuels (G. Hébert, 1911. M. Bellin du Coteau, 1930)

Bilan (1798 – 1920)

  • Contexte révolutionnaire (l’égalité, la science) rompt avec les pratiques anciennes de l’Ancien régime (jeux d’exercice)
  • Proximité de la pratique sportive avec les méthodes d’élevage et de zootechnie. Régénération de la race et archétype humain
  • Élaboration de nouveaux repères anthropologiques (comparaison de l’homme à la machine, à l’animal sélectionné)
  • Éloignement du sport et de la science moderne, mais mutation de la science qui développe un regard sur l’organisme (« milieu interne »). Intérêt de l’évaluation scientifique dans le sport, l’art
  • Des résistances : la crainte du surmenage, le rejet de la science (scientisme) par l’hébertisme (utilitarisme), la recherche de « l’athlète complet », la croyance dans le « sens musculaire », la quête de la perfection dans le « style ».

1920 – 1950 : Empirisme et naturalisme

Empirisme et naturalisme

  • Des pratiques venues du Nord : Suprématie de la Finlande et la Suède dans les compétitions de course à pied à partir des années 1920 :
    • FIN : Hannes KOLEHMAINEN (JO 1912, 1920), Vilho RITOLA (1924)
    • SUE : Equipe de cross-country (JO 1912), Erik BACKMAN, …
  • Ces athlètes envisagent un entraînement intégrant des courses longues à allure modérée, régulière ou lente. Ils expérimentent l’entraînement biquotidien (longues marches le matin et sessions de courses l’après-midi), le renforcement musculaire à base de gymnastique (de maintien ou suédoise) et de rares sprints sur la piste
  • Les premiers progrès sont liés à l’augmentation importante du volume d’un travail encore empirique, aidé par la suite d’un travail en circuit naturel

Rigueur, précision, volume

Les sciences de la performance sportive ont d'abord été sous tutelle de la sphère médicale et du monde de l'éducation physique. → Le finlandais PAAVO NURMI

Le champion innove en augmentant le volume d’entraînement qu’il impose : jusqu’à 3 séances par jour (marche, course et gymnastique suédoise). Il fait le triple du volume réalisé par les athlètes de l’époque, il s’entraîne beaucoup en période hivernal ce qui n’est pas usuel. Il incorpore un travail de course rythmée et plus intense, il contrôle toujours son allure au chronomètre

Son apport est lié à « la science du train » qu’il respecte avec rigueur, ce qui lui permet de battre de nombreux records. Il devient le prototype du coureur économique.

« FARTLEK » et volonté

La course à pied est devenue un véritable style de vie pour les champions scandinaves.

Leurs entraîneurs viennent à tirer avantage de toutes les ressources de l’environnement nordique : l’entraînement empirique en milieu naturel devient le nouveau modèle (qualité du sol et de l’air, variété des terrains, grands espaces scandinaves, immensité des sous-bois, présence de la neige, longueur des collines, douceur du relief, …)

Dans les années 1930, le suédois Gosse HOLMER vise à individualiser les pratiques de course en tenant compte des envies du coureur, de ses sensations ou des conditions environnementales : l’entraînement toujours extensif devient également intense par le biais d’un jeu d’allures

Le village de Volodalen (Suède) devient progressivement un centre d’entraînement en altitude (650m) mondialement connu

L’apport de la cardiologie

Le renouveau des techniques d’entraînement est initié à la fin des années 1930 par le médecin cardiologue allemand (Dr Hans REINDELL).

Ces travaux sont repris par un enseignant de Dresde, Waldemar GERSCHLER qui travaille à l’université de Freibourg.

Des recherches visant à améliorer la rééducation de patients cardiaques sont testées sur des athlètes valides : il s’agit de développer la fonction cardiaque par la répétition d’efforts courts entrecoupés de brèves périodes de repos : l’entraînement par intervalles est inventé (ou « interval training »).

L’objectif est d’accroître le volume du cœur par une répétition d’efforts (jusqu’à 30 fois) alternant des fréquences cardiaques à 180 bpm/min puis 120 bpm/min.

Sur le modèle de « l’interval training », le coureur allemand Rudolf HARBIG s’impose sur 800m pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale (échec aux JO de Berlin, mais 46 victoires internationales ente 1936 et 1940).

 Les transformations sociohistoriques et épistémologiques de l'enseignement de l'éducation physique. A l’époque, le sport nazi et la science allemande possèdent leur champion : ils démontrent leur supériorité.

On sait aujourd’hui qu’HARBIG faisait des séances comprenant moins de répétitions que préconisé, mais à une vitesse supérieure.

Interval … interminable !

C’est un coureur à pied Tchèque (ZATOPEK) qui va pousser à l’extrême les principes de l’entraînement par intervalles.

Il enchaînait des distances à n’en plus finir, ce qui lui a valu le surnom de « locomotive »

Bilan (1920 – 1950)

Entre rejet des sciences et philosophie de la nature, l’entraînement sportif fait d’abord appel à la volonté du coureur (psychologie ?).

Les origines modestes des coureurs construisent le mythe de l’ascension sociale par le sport.

L’augmentation très importante du volume des séances (« surhumain), puis la variété des intensités, transforment les repères habituels de l’activité. Les limites des capacités humaines semblent atteintes par un entraînement répétitif et épuisant

Les données de la cardiologie s’imposent comme le principal mode de guidage de l’entraînement. Le contrôle des allures au chronomètre complète un travail qui envisage cependant les sensations du coureur

1950 – 1970 : Eclectisme de rigueur

Querelles théoriques

Le modèle « scientifique » de l’interval-training se répand en Europe de l’Est, tandis que le modèle « naturaliste » du Fartlek est plutôt présent dans les pays occidentaux comme la France

Les reproches faits à l’entraînement par intervalles sont : les efforts trop rudes épuisent les coureurs, leur monotonie ne favorise pas la motivation, la prise en compte exclusive de physiologie cardiaque nie la globalité de l’athlète

A la libération, le choix s’oriente vers un entraînement sportif visant « au redressement de la France ».

La politique fédérale débute par l’initiation et la culture de masse.

Les orientations des dirigeants valorisent la polyvalence, la dimension technique, le travail aux sensations mais rejettent la théorie, les apports scientifiques.

L’athlétisme se rapproche ainsi de l’EPS.

La limite du FC 140 Bpm/min

Cette orientation française est renforcée au début des années 1950 par l’émergence de nouveaux champions entraînés par le médecin allemand Ernst VAN AAKEN.

Celui-ci rejette les affirmations du cardiologue REINDELL et préconise au contraire l’emploi de l’exercice modéré pour améliorer la fonction cardiaque (à condition de ne pas dépasser 140 bpm/min).

« L’endurance fondamentale » améliore le rendement de course, accroît l’activité des « ferments d’oxydations biologique », enrichit les cellules musculaires en potassium, multiplie la quantité d’hémoglobine et de myoglobine, augmente la capilarisation des fibres musculaires ce qui permet une irrigation sanguine accrue.

 

Vous avez aimé l’article ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (5,00/ 5 pour 2 votes)
Loading...

Gaspard

Ancien étudiant de STAPS et passionné de Coaching Sportif. Je mets mes cours de sport à votre disposition. N'hésitez pas à me poser des questions en commentaire !

Vous avez aimé
cette ressource ?

Bravo !

Téléchargez-là au format pdf en ajoutant simplement votre e-mail !

{{ downloadEmailSaved }}

Votre email est invalide