La mise en pratique du sport et la transmission du savoir remontent aussi loin que l'histoire de l'Homme.

Découvrez l'évolution des techniques et du savoir-faire au fil des époques et des enseignements.

Une histoire des techniques dans les pratiques physiques et sportives

Techniques et hominisation

L'hominisation est la transmission de techniques qui participe à l'évolution de l’espèce humaine. Chez l'homme, la technique constitue une culture qui est universelle, parfois propre à un pays, parfois à des pratiques sociales, propre à un environnement.

« L'accumulation des savoirs faire sont des actes humains disponible pour avoir été appris et expérimenté » selon Malglaive.

Pour Durkheim,

« la technique est un aspect du comportement humain, les fait techniques sont des faits sociaux, ce qu'il appelle des choses ».

L'élaboration des savoirs-faire

A partir du moment où il y a un problème, le sujet va tâtonner et va trouver une certaine efficacité et identifier des actions successive jusqu'à ce qu'il sache faire. A partir du moment ou il veut transmettre cela, il va faire une technique. C'est en ayant des problèmes qu'on crée des techniques.

La transmission du savoir-faire

Deux psychologues qui travaillent dans le domaine du savoir et dans l'ergonomie, Pailhous et Leplat, ont souligné que « si une habileté est transmise, elle peut être considéré comme une technique, si une technique est intériorisé assimilé elle devient une habilité. »

La transmission des habilités passe par la technique,  Pour Alexi Lemtiev, c'est donc le critère essentiel qui permet de fabriquer de la technique est la transmission.

Définition de la technique

Critère d'efficacité

Pour Jean vives et Vigarello, leur définition est la suivante :

La technique est l'ensemble des moyens transmissible mis en œuvre par l'Homme pour effectuer le plus efficacement possible une tâche motrice donnée. L'efficacité est le résultat, l'efficience est de savoir si c'est fiable, un critère de coût.

Dimension représentée

François Sigaut, donne une autre définition « la technique et tout mode de composition d'éléments d'une activité dont on se représente les effets »

On se représente les effets, une technique est une idée que j'ai de la manière de faire, ce n'est pas simplement savoir faire mais comment je le fais, c'est une composition d'éléments. Dans la technique il y a quelque-chose de concret, quelqu'un qui a une technique c'est quelqu'un qui se représente une manière de faire, c'est une forme de tactique.

Lorsqu'on construit la technique, je fais un rapport entre ce que je réussis et ce que je rate, je vais construire des manière de faire qui vont permettre de libérer mon cerveau.

La dimension de choix

Springler estime que « la technique c'est la tactique de la vie » autrement dit je sais ce que je veux faire donc je choisis une manière de faire efficace, la technique ne tourne jamais à vide, elle est toujours liée au but et à une condition.

La dimension universelle

Leroy-Gourand a travaillé sur l'évolution des techniques au cours de l'histoire et comment elles ont changé une civilisation. « Créer un outil, c'est créer un type universel qui se différencie des exemplaires empiriques, unique et différencié » autrement dit empirique veut dire le fruit de l'expérience, unique ou différencié signifie que l'on fixe une manière de faire. Il y a un rapport entre une technique corporelle et l'outil.

Des exemples : natation, saut à la perche, saut en hauteur, volleyball

Comment gérer les contradictions en athlétisme ? Sauter le plus haut possible tout en gérant son élan

Du savoir nager à la natation, un archétype des techniques corporelles, il rassemble toutes les techniques que l'on veut démontrer. Savoir nager est d'abord pour la sécurité, il y a des fonctions utilitaires car ça permet d'aller d'un point à un autre, il y a des dimensions hygiéniques pour se laver, un aspect ludique où l'on voit les enfants qui s'amusent ou les différents discipline sportives dans l'eau.

Potentiellement, l'Homme flotte mais s'il n'a pas pied il se noie, car il doit résoudre une contradiction. Pour avancer, il doit s'allonger mais il doit respirer, s'il respire il n'arrive plus à avancer. Il y a donc un problème à résoudre. On observe dans l'antiquité les Hommes faire une nage en simultané, ensuite 3 000 avant JC, on a l'impression qu'on est sur une nage alternative : nage indienne, toujours recherche de compromis entre flotter, respirer et avancer.

Vers 1870, on observe une dimension utilitaire qui fut utilisée par les militaires comme la brasse. En 1870 on trouve des répertoires de nage comme nage sur le dos, sur le ventre, de côté. La brasse n'est pas la nage d'origine mais utilisée plus tard par les militaires pour éviter de mouiller un bagage.

La natation et ses contradictions :

  • s'allonger pour mieux avancer
  • sortir la tête pour respirer
  • se propulser vers l'avant sans se freiner dans les trajets retours
  • aller vers une propulsion continue plus efficace.

Une technique est un bon compromis entre des choses contradictoires.

Le saut en hauteur et ses trois problèmes fondamentaux :

  • transformation d'une vitesse horizontale en impulsion verticale
  • économie dans l'élévation des masses et franchissement
  • réception

En 1850, l'ensemble du corps est en même temps au dessus de la barre, donc soulèvement de toute les masses. En 1888, amélioration de l'esquive en mettant les jambes de côtés ce qui élève le point d gravité. En 1900, optimisation de l'impulsion en lançant la jambe ce qui crée de l'énergie vers le haut. En 1949, adaptation de l'efficacité en s’allongeant vers la barre tout en ménageant la réception dans le sable. La dernière évolution en 1968, lancé d'une jambe fléchis, franchissement sur le dos et chute sur le dos, ce qui a permis de passer a cette méthode est la mise d'un matelas derrière, les conditions dans lequel on fait la tâche ont changé.

  • Le saut à la perche : de la technique de locomotion au sport
  • Bouleversement du modèle physique et technique : la restitution de l'énergie
  • La bicyclette et le cyclisme : le corps et la machine

Le discours technique

Analyse du discours technique : vérités, approximations et métaphores

Dans les techniques, il y a des principes permanents, et des choses changent en fonction des évolutions matérielles, cependant il existe des croyances. Ex : à la fin du 19ème siècle, les coureurs couraient avec des manettes car les entraineurs disaient que ça permettait de pas crisper les mains.

Gaston Bachlard, dit qu'une connaissance nouvelle s'établit toujours contre les connaissances qui la précèdent. Dans la technique, il n'y a pas de culture scientifique. C'est la culture du doute car on procède par hypothèse. Vives et Vigarello démontrent que l'expérience née du terrain ne s'exprime pas de manière explicite, généralement le discours technique se fait par les meilleurs performances du moment.

Le discours technique a recours à l'analogie donc on utilise des métaphores (image) et des néologismes (création d'un mot), plusieurs types de métaphore par exemple la métaphore descriptive. Ex : ciseau au foot.

  • Métaphore performative (dynamique de geste), on dit impulsion explosive ou bien transpercée d'un passing shot, ce sont des exemples de métaphore performative.
  • Métaphore explicative : par des analogies on essaye de faire comprendre ce qui se passe.

Discours technique et réalité des faits

Dans le phénomène neuromoteur, ce qu'on décrit n'est pas pareil que dans la réalité.

Dans le discours technique il y a donc une part de production endogène qui ne répond pas à la réalité des faits, autrement le discours a plus pour but de montrer le but d'autorité de la personne. Une personne qui a autorité peut dire des choses qui sont fausses mais peut être suivi car il a autorité.

Métaphore utilisée en tennis : « garder la balle dans la raquette », il est impossible d'avoir une action volontaire dans le délai pour faire ce mouvement. « Il faut accompagner la balle », on ne peut pas accompagner la balle.

Il y a contradiction entre les deux discours, il va falloir avoir des outils pour construire un discours valide.

De la tâche à l'habileté, de l'habileté à la technique

La formation de l'habileté

  • La tâche : elle se défini par un but et des conditions autrement dit si je change de but ou je change de condition se n'est plus la même tâches.
  • L'action : c'est ce qui se fait
  • L'activité : c'est l'ensemble des actions.

Les conditions sont des contraintes comme le règlement.

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Sophie

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