Définitions

*Accrétion océanique : création de croûte océanique au niveau des dorsales. La création est rapide dans l’océan Pacifique (jusqu’à 16 cm/an) qui est bordée de zones de subduction et lente dans l’Atlantique (2 cm/an en moyenne ) qui est bordé de marges passives. L’accrétion crée une lithosphère océanique constituée de haut en bas par une croûte océanique ( basaltes surmontant des gabbros) séparée par le MOHO de la base de la lithosphère mantellique constituée de péridotites. L’isotherme 1350°C, définissant approximativement la frontière entre lithosphère et asthénosphère océaniques, se situe à 8 km au voisinage de la zone d’accrétion et à 80 km sous les plaines abyssales.

 

*Accrétion continentale : création de croûte continentale. C’est essentiellement dans les zones de subduction que cette accrétion a lieu par fusion partielle du manteau asthénosphérique de la plaque chevauchante qui génère un magma de composition andésitique. La fusion se fait par franchissement du solidus de la plaque chevauchante du fait de son hydratation (eau provenant du métamorphisme au sein de la croûte océanique chevauchée, voir réactions du métamorphisme).

 

*Altération :transformation physique ou chimique d’une roche et de ses minéraux. Il y a souvent libération des ions les plus solubles qui sont emportés, lessivés (Na+, K+, Ca++) et formation de nouveaux minéraux notamment des minéraux argileux comme la kaolinite ou l’illite. L’aluminium et la silice qui les composent sont en effet peu solubles et ne sont pas soumis à lessivage. La serpentiniteest une péridotite altérée métamorphisée verdâtre. Son nom vient de ce qu’elle évoque, tant à la vue, qu’au toucher des écailles de serpent.

 

*Amorphe : Matière où les atomes ne présentent aucun ordre ni répétition précise, quelque soit l’échelle. S’oppose donc à cristallin. C’est la caractéristique majeure du verre.

 

*Anatexie : fusion partielle ou totale des roches métamorphiques de la croûte continentale sous l’effet de hautes températures/pressions. Si elle est partielle, elle génère des roches nommées « migmatites » ou « anatexites » qui montrent une juxtaposition d’une phase qui n’a pas fondu foncée (mélanosome) et d’une phase qui a fondu et s’est recristallisée, de nature granitique et de couleur claire ou leucosome, notamment du fait de ses quartz et felsdpath. Les premiers minéraux à fondre sont définis par le diagramme et les séries de Bowen. Si la fusion est totale, il a genèse d’un magma. Si celui-ci est de composition granitique, on parle après refroidissement de « granite d’anatexie ».

 

*Andésite : roche volcanique microlithique fréquente dans les zones de subduction et notamment les Andes. Ce sont des laves assez acides et claires, grises issus de magmas visqueux car assez riches en silice (davantage que le basalte mais moins que la rhyolite). L’équivalent grenu de l’andésite est la diorite. Les andésites contiennent des plagioclases, des pyroxènes et des minéraux hydroxylés comme la biotite et les amphiboles.

 

*Aquifère : couche géologique renfermant de l’eau qui forme une nappe nommée nappe phréatique. Celle-ci peut-être libre, de surface ou captive (en profondeur, sous pression, entre deux couches imperméables). L’aquifère peut-être utilisé par l’homme comme source d’eau douce (par captage, pompage ou même puits artésien si l’eau est sous pression) ou comme source de chaleur (géothermie). Les aquifères sont de type poreux (cavités naturelles au sein de la roche comme un sable, un grès, la craie) ou de type fissurés (l’eau se trouve dans des fissures de la roche)

 

*Arc volcanique : chapelet d’îles volcaniques en arc de cercle caractéristique des zones de subduction. La déshydratation de la plaque plongeante subductée provoque la genèse de magma au sein de l’asthénosphère encaissante et la remontée de magma à l’origine de ces îles.

 

*Arène granitique ou altérite : du fait de l’altération des granites,accumulation grossière de sable et d’argile provoquée par la libération des minéraux résistants à l’altération comme le quartz et la transformation en argile des feldspaths et des micas. Ainsi, les arènes granitiques sont des formations résiduelles constituées d'une  pâte  argileuse rouge colorée par les oxydes de fer et de grains de quartz anguleux car ce sable n’a subi ni transport, ni érosion.

*Asthénosphère : couche du manteau supérieur surmontée par la lithosphère. Elle est constituée par la partie basse du manteau supérieur (la partie haute du manteau supérieur fait partie de la lithosphère). La pression et la température -qui dépasse l’isotherme 1350°C- font que les roches, pourtant solides, acceptent les déformations de façon souple. Il ne s’y produit donc pas de cassure ni de séismes. Les ondes sismiques sont dans un premier temps légèrement ralenties (cf LVZ). Elle est composée de roches nommées péridotites. Il s’y produit des mouvements de convection responsables entre autres des mouvements des plaques lithosphériques situées au dessus d’elle.

*Basalte : Principale roche magmatique volcanique, de couleur sombre, emblématique du domaine océanique. C’est la plus répandue sur Terre car elle constitue le toit (si on excepte les sédiments) de toutes les plaques océaniques. Les 60 000 km de dorsales génèrent environ 2.5 km3 de basalte par an.  Cette roche est issue, comme toute roche volcanique, d’un refroidissement rapide créant une fraction vitreuse englobant des cristaux de grande taille (phénocristaux) ou de petite taille en baguettes (microlithes). Le basalte est essentiellement composé de feldspaths plagioclases calciques, de pyroxènes et d’olivine. Ce sont des roches sombres pauvres en silice (environ 50% de SiO2) et donc basiques, mais riches en fer, magnésium et calcium.

*Bathymétrie : étude des profondeurs des fonds marins. Les océans sont marquées par de grandes plaines abyssales aux profondeurs de l’ordre de – 4 000 à –4 500m avec de grandes chaînes de montagne sous-marine, les dorsales, qui culminent à –2500 m à –2000 m. La profondeur moyenne des océans est de l’ordre de – 3 800m alors que la hauteur d’eau moyenne de l’hydrosphère sur Terre est de 2720 m. L’inégale répartition de l’eau et des reliefs aboutit à la submersion de seulement 70% des terres.

*Chevauchement : faille inverse de faible pendage mettant en contact anormal des roches initialement éloignées de plusieurs km à plusieurs dizaines de km (voir nappe de charriage).

*Collision : phase d’affrontement de deux plaques continentales sous l’effet de forces compressives. Il y a raccourcissement horizontal et épaississement vertical, « crustal » marqués par de nombreuses figures de compression : plis, failles, pli-failles, nappes de charriage.

*Conduction : transfert de chaleur, sans mouvement de matière ni de roches, entre milieux conducteurs. Le transfert d’énergie calorifique se fait de proche en proche, par agitation moléculaire et atomique. La conduction est le mode de dissipation de la chaleur au sein de la lithosphère rigide et donc notamment au sein de la croûte.

*Conductivité thermique : Quantité de chaleur transférée par conduction par unité de surface et par unité de temps sous un gradient de température de 1° par mètre. Elle s’exprime en W/m/°C ou en W/m/°K. Les roches sont de mauvais conducteurs thermiques (1.7 à 3 W/m/°K pour le calcaire, le basalte, les gabbros ; 2.5 à 3.8 W/m/°K pour le granite) en comparaison de l’eau (6 W/m/°K) ou l’argent (420 W/m/°K). Le bois est un plus piètre conducteur encore (0.1 W/m/°K) et donc un très bon isolant thermique, à utiliser dans la construction des maisons.

Gradient Géothermique (en °C/m) x Conductivité thermique (en W/m/°C) = Flux Géothermique (en W/m2)

*Contact anormal : Contact entre des roches qui implique un déplacement, le jeu d’une faille ou d’un pli et qui n’a pu se mettre en place sans mouvement tectonique. Il met en défaut un principe de sédimentologie, par ex. le principe de continuité (deux couches à la même hauteur sont du même âge) ou le principe de superposition (la couche supérieure plus jeune que la couche inférieure…etc)

*Convection : Du fait de la chaleur interne du globe (radioactivité ajoutée à la chaleur résiduelle datant de la formation par accrétion planétaire) et des différences de densité, des mouvements de roches se font. Ces mouvements peuvent se faire au sein des roches liquéfiées du noyau externe mais aussi du manteau solide : les roches ductiles permettent des déformations des réseaux cristallins sans rupture et, sur des millions d’années, des mouvements .........

Méthodes

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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