La réforme

A la rentrée 2012 aura lieu une très importante réforme des programmes des classes de TERMINALE. Voici donc le nouveau programme de TS qui est paru au B.O. spécial n°8 du 8 au 13 octobre 2011.

A noter que l’horaire élève sera de 3.5h / semaine.

Extrait du Bulletin Officiel

 

NOR : MENE1119482A
arrêté du 12-7-2011 – J.O. du 20-9-2011
MEN – DGESCO A3-1

 


Vu code de l’éducation ; arrêté du 27-1-2010 modifié ; avis du CSE du 9-6-2011

Article 1 – Le programme de l’enseignement spécifique et de spécialité des sciences de la vie et de la Terre en classe terminale de la série scientifique est fixé conformément à l’annexe du présent arrêté.

Article 2 – Les dispositions du présent arrêté entrent en application à la rentrée de l’année scolaire 2012-2013.

Article 3 – L’arrêté du 20 juillet 2001 fixant le programme de l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre en classe terminale de la série scientifique est abrogé à compter de la rentrée de l’année scolaire 2012-2013.

Article 4 – Le directeur général de l’enseignement scolaire est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 12 juillet 2011

 

Pour le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
et par délégation,
Le directeur général de l’enseignement scolaire,
Jean-Michel Blanquer

Annexe

Programme de l’enseignement spécifique et de spécialité de SVT
Classe terminale de la série scientifique
ENSEIGNEMENT SPÉCIFIQUE
Préambule
I – Les sciences de la vie et de la Terre au lycée
1. Les sciences de la vie et de la Terre dans le parcours de l’élève en lycée
Les objectifs de l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre
Au lycée, les sciences de la vie et de la Terre sont une voie de motivation et de réussite pour la poursuite de la formation scientifique après le collège et la préparation à l’enseignement supérieur ; elles participent également à l’éducation en matière de santé, sécurité, environnement, de tout élève qui choisira une orientation vers des filières non scientifiques. La discipline vise trois objectifs essentiels :
– aider à la construction d’une culture scientifique commune fondée sur des connaissances considérées comme
valides tant qu’elles résistent à l’épreuve des faits (naturels ou expérimentaux) et des modes de raisonnement propres
aux sciences ;
– participer à la formation de l’esprit critique et à l’éducation citoyenne par la prise de conscience du rôle des
sciences dans la compréhension du monde et le développement de qualités intellectuelles générales par la pratique
de raisonnements scientifiques ;
– préparer les futures études supérieures de ceux qui poursuivront sur le chemin des sciences et, au-delà, les métiers auxquels il conduit ; aider par les acquis méthodologiques et techniques ceux qui s’orienteront vers d’autres voies.
Trois thématiques structurantes
Pour atteindre ces objectifs, les programmes s’articulent autour de trois grandes thématiques qui, dans une large  mesure, ne sont pas indépendantes.
– La Terre dans l’Univers, la vie et l’évolution du vivant. Il s’agit de montrer – dans le cadre des domaines propres  aux sciences de la vie et de la Terre – que la science construit, à partir de méthodes d’argumentation rigoureuses
fondées sur l’observation du monde, une explication cohérente de son état, de son fonctionnement et de son histoire.  Au-delà de la perspective culturelle, cette ligne de réflexion prépare aux métiers les plus proches des sciences fondamentales (recherche, enseignement).
– Enjeux planétaires contemporains. Il s’agit de montrer comment la discipline participe à l’appréhension rigoureuse de grands problèmes auxquels l’humanité d’aujourd’hui se trouve confrontée. Au-delà de la préoccupation citoyenne qui prépare chacun à l’exercice de ses responsabilités individuelles et collectives, la perspective utilisée ici conduit
aux métiers de la gestion publique, aux professions en lien avec la dynamique de développement durable et aux métiers de l’environnement (agronomie, architecture, gestion des ressources naturelles).
– Corps humain et santé. Centrée sur l’organisme humain, cette thématique permet à chacun de comprendre le fonctionnement de son organisme, ses capacités et ses limites. Elle prépare à l’exercice des responsabilités individuelles, familiales et sociales et constitue un tremplin vers les métiers qui se rapportent à la santé (médecine, odontologie, diététique, épidémiologie, etc.).
Ces trois thématiques ne sont en rien des catégories rigides mais bien des directions de réflexion. Elles ne se substituent pas aux découpages traditionnels de la discipline (biologie et géologie par exemple) et conduisent à la découverte progressive des grands domaines qu’elle recouvre. En particulier, les sciences de la Terre conservent une originalité qu’il convient de ne pas nier. Les thèmes généraux aident à montrer la cohérence globale du champ intellectuel concerné, centré sur un objet d’étude – la nature – et des méthodes fondées sur la confrontation entre les idées scientifiques et les faits – naturels ou expérimentaux. Elles aident aussi à situer l’enseignement dispensé dans la perspective de la construction d’un projet de vie propre à chaque élève.
Dans chaque thématique, la construction des savoirs se réalise peu à peu tout au long de la scolarité. Cette continuité est conçue pour faciliter la progressivité des apprentissages, sans pour autant empêcher la souplesse nécessaire à l’élaboration d’un parcours de formation pour chaque élève.
Les sciences de la vie et de la Terre dans le nouveau lycée
L’enseignement des sciences de la vie et de la Terre prend en compte les objectifs généraux de la réforme des lycées.
Les bases très générales établies en classe de seconde conduisent, dans les classes de première puis de terminale, à des approfondissements, des généralisations, des approches complémentaires. En terminale S, les enseignements s’inscrivent dans une logique scientifique encore plus marquée.
Pour participer à une meilleure information des élèves sur les possibilités qui s’offrent à eux, au-delà même du lycée, le programme s’organise, comme cela a été souligné, autour de thématiques qui aident au repérage de grands secteurs d’activités professionnelles. En outre, chaque fois que cela sera possible, les professeurs saisiront les occasions offertes afin d’attirer l’attention sur des métiers plus précis, dont l’exercice professionnel présente un certain rapport avec les questions abordées en classe.
Pour participer à la prise en compte de la diversité des élèves, une grande marge de liberté est laissée aux professeurs seuls à même de déterminer les modalités pédagogiques adaptées à leurs élèves. En outre, il est toujours possible de diversifier les activités à l’intérieur d’une même classe pour traiter un même point du programme.
2. Les conditions d’exercice de la liberté pédagogique du professeur
Le programme est conçu pour laisser une très large place à la liberté pédagogique du professeur et/ou de l’équipe disciplinaire. Cette liberté porte sur les modalités didactiques mises en œuvre, sur l’ordre dans lequel seront étudiés les thèmes, sur les exemples choisis ainsi que, dans une mesure raisonnable, sur l’ampleur de l’argumentationdéveloppée dans le cadre de tel ou tel sujet. C’est pour respecter la liberté de choix d’exemples que les objectifs de
formation sont définis avec un grand degré de généralité.
Néanmoins, la liberté pédagogique ne saurait émanciper des objectifs de formation rappelés ci-dessus. Pour aider à atteindre
ces objectifs, quelques principes didactiques généraux sont rappelés ci-dessous, dont il convient de faire un usage adapté.
Les compétences : une combinaison de connaissances, capacités et attitudes
L’acquisition des connaissances reste un objectif important de l’enseignement, mais il doit être replacé dans un tout
dont font aussi partie capacités et attitudes. Connaissances, capacités et attitudes sont trois objectifs de formation de statuts également respectables. Ceci conduit à leur porter la même attention au moment de la conception des mises en œuvre pédagogiques, y compris les évaluations. Celles-ci prendront en compte, chaque fois que possible, ces trois objectifs de formation.
Si les connaissances scientifiques à mémoriser sont raisonnables, c’est pour permettre aux enseignants de consacrer du temps pour faire comprendre ce qu’est le savoir scientifique, son mode de construction et son évolution au cours de l’histoire des sciences.
La démarche d’investigation
La poursuite des objectifs de formation méthodologique implique généralement que l’on mette en œuvre une pédagogie active, au cours de laquelle l’élève participe à l’élaboration d’un projet et à la construction de son savoir.
La démarche d’investigation, déjà pratiquée à l’école primaire et au collège, prend tout particulièrement son sens au lycée et s’appuie le plus souvent possible sur des travaux d’élèves en laboratoire. Des activités pratiques, envisageables pour chacun des items du programme, seront mises en œuvre le plus souvent possible. Le professeur s’assurera que les élèves utilisent des méthodes et outils différenciés sur l’ensemble de l’année. Ainsi, chaque élève rencontrera dans les meilleures conditions l’occasion d’aller sur le terrain, de disséquer, de préparer et réaliser des observations microscopiques, d’expérimenter avec l’aide d’un ordinateur, de modéliser, de pratiquer une recherche documentaire en ligne, etc.
L’activité expérimentale offre la possibilité à l’élève de répondre à une situation-problème par la mise au point d’un protocole, sa réalisation, la possibilité de confrontation entre théorie et expérience, l’exploitation des résultats. Ainsi, l’élève doit pouvoir élaborer et mettre en œuvre un protocole comportant des expériences afin de mettre à l’épreuve ses hypothèses, faire les schématisations et les observations correspondantes, réaliser et analyser les mesures, en estimer la précision et écrire les résultats de façon adaptée.
Il est d’usage de décrire une démarche d’investigation comme la succession d’un certain nombre d’étapes types :
– une situation motivante suscitant la curiosité ;
– la formulation d’une problématique précise ;
– l’énoncé d’hypothèses explicatives ;
– la conception d’une stratégie ou d’un protocole pour éprouver ces hypothèses ;
– la mise en œuvre du projet ainsi élaboré ;
– la confrontation des résultats obtenus et des hypothèses ;
– l’élaboration d’un savoir mémorisable ;
– l’identification éventuelle de conséquences pratiques de ce savoir.
Ce canevas est la conceptualisation d’une démarche type. Le plus souvent, pour des raisons variées, il convient d’en choisir quelques aspects pour la conception des séances. C’est là aussi un espace de liberté pédagogique pour le professeur qui vérifiera toutefois qu’à l’issue de l’année, les différentes étapes auront bien été envisagées et pratiquées.
Pour que la démarche d’investigation soit un réel outil de formation, une vision qualitative plutôt que quantitative est préférable : mieux vaut argumenter bien et lentement qu’argumenter mal et trop vite. Cette démarche constitue le cadre intellectuel approprié pour la mise en œuvre d’activités de laboratoire, notamment manipulatoires et expérimentales, indispensables à la construction des savoirs de la discipline.
Les activités en laboratoire doivent aussi être l’occasion d’aborder des tâches complexes. À partir d’une question globale, elles sont l’occasion de développer les compétences des élèves, leur autonomie de raisonnement et leur attitude critique.
Les technologies de l’information et de la communication
Les technologies de l’information et de la communication seront mises en œuvre dans de nombreuses circonstances.
Il pourra s’agir d’outils généralistes dont on fera ici un usage spécialisé, notamment internet en utilisation conjointe avec des techniques de laboratoire classiques. Mais on veillera aussi à développer les savoir-faire des élèves relativement aux technologies plus spécialisées, comme par exemple l’expérimentation assistée par ordinateur, technique indispensable pour une formation moderne et efficace des élèves.
L’usage de logiciels, généralistes ou spécialisés, y compris les jeux intelligents qui sont parfois une piste pédagogique envisageable, est encouragé.
Les sciences de la vie et de la Terre participent à la préparation du B2i niveau lycée.
Les productions pédagogiques, les travaux d’élèves, notamment dans le cadre d’une démarche d’investigation, gagneront à être exploités, en classe et en dehors de la classe dans le cadre d’un environnement numérique de travail (ENT).
La pratique de démarches historiques
L’approche historique d’une question scientifique peut être une manière originale de construire une démarche d’investigation. L’histoire de l’élaboration d’une connaissance scientifique, celle de sa modification au cours du temps, sont des moyens utiles pour comprendre la nature de la connaissance scientifique et son mode de construction, avec ses avancées et éventuelles régressions. Il conviendra de veiller à ce que cette approche ne conduise pas à la simple évocation d’une succession événementielle et à ne pas caricaturer cette histoire au point de donner une fausse idée de la démonstration scientifique : si certains arguments ont une importance historique majeure, il est rare qu’un seul d’entre eux suffise à entraîner une évolution décisive des connaissances scientifiques ; de même, il serait vain de prétendre faire « réinventer » par les élèves, en une ou deux séances, ce qui a nécessité le travail de plusieurs générations de chercheurs.
L’approche de la complexité et le travail de terrain
Le travail de terrain est un moyen privilégié pour l’approche de la complexité des situations réelles. Le programme comporte plusieurs items qui se prêtent bien à la réalisation d’un travail hors de l’établissement (sortie géologique,
exploration d’un écosystème, visite de laboratoire, de musée scientifique, d’entreprise). Un tel déplacement permettra souvent de collecter des informations utiles pour plusieurs points du programme et susceptibles d’être exploitées à
plusieurs moments de l’année.
Un tel travail de terrain doit s’exercer en cohérence avec un projet pédagogique pensé dans le contexte de l’établissement.L’autonomie des élèves et le travail par atelier
Le lycéen doit se préparer à une autonomie de pensée et d’organisation qui lui sera indispensable pour réussir ses études supérieures. Les travaux pratiques se prêtent particulièrement au développement de cette compétence.
Pour y parvenir, il est bon de concevoir les séances afin que l’élève dispose d’une certaine marge de manœuvre dans la construction de sa démarche.
La liberté de choix sera parfois exploitée en différenciant les exemples étudiés au sein d’une même classe. Chaque groupe d’élèves a alors en charge l’organisation autonome de son travail, sous la conduite du professeur. Échanges et débats conduisent ensuite à tirer des conclusions plus générales que l’étude collective d’un exemple unique ne le permettrait. Ils sont en outre l’occasion de développer les qualités d’expression, d’écoute et de respect mutuel, dans le cadre des règles de sécurité.
L’évaluation des élèves
Dès la classe de seconde, les évaluations formatives jouent un rôle important pour aider les élèves à s’adapter à leur nouveau cadre de travail.
Les dimensions diagnostique, formative et sommative en termes de connaissances, de capacités et d’attitudes ont chacune leur utilité. Le professeur choisit des supports pertinents afin d’aider les élèves le long de leurs parcours. Il facilite ainsi un accompagnement personnalisé permettant un suivi des apprentissages et une orientation éclairée.Sans exagérer le temps annuel consacré à l’évaluation sommative, il convient de concevoir des contrôles réguliers,
de durées variées et ciblés sur quelques compétences bien identifiées qui varient d’un sujet à l’autre. L’organisation précise des évaluations dépend de la classe et constitue, tout au long du lycée, un cheminement progressif qui conduit au baccalauréat.
Les activités pratiques individuelles des élèves, qu’il convient de développer le plus souvent possible, sont également
l’occasion d’évaluer les acquisitions des capacités techniques et expérimentales. Non seulement le suivi de leur acquisition permet de vérifier le développement d’une forme de rigueur de raisonnement spécifique aux sciences expérimentales, mais encore, c’est une préparation progressive, indispensable dès la classe de seconde, à une forme d’évaluation que les élèves pourront rencontrer au baccalauréat et au cours de leurs études supérieures. L’évaluation de la capacité à communiquer à l’oral est aussi à renforcer.
3. Les sciences de la vie et de la Terre, discipline d’ouverture
Les sciences de la vie et de la Terre sont une discipline ouverte sur les grands problèmes de la société contemporaine, comme le montrent les intitulés du programme eux-mêmes.
Les préoccupations éducatives
Les nombreuses connexions avec les objectifs éducatifs transversaux (santé, environnement, etc.) seront mises en évidence le plus souvent possible.
La convergence avec d’autres disciplines
Au-delà de la complémentarité avec les autres sciences expérimentales que sont les sciences physiques et chimiques, les programmes de sciences de la vie et de la Terre fournissent l’occasion d’interactions avec d’autres disciplines, notamment avec les mathématiques (prise en compte de la variabilité et de la diversité, problèmes d’incertitudes et fiabilité des mesures, formalisation), la géographie, la philosophie et l’EPS.
L’histoire des arts
En continuité avec les préconisations contenues dans les programmes de collège, il est bon de souligner que les sciences de la vie et de la Terre peuvent être l’occasion d’intéressantes relations avec l’enseignement d’histoire des arts. Les professeurs choisiront, en cohérence avec le mode d’organisation de l’enseignement de l’histoire des arts dans l’établissement, les modalités d’interactions qui leur conviennent.
Plusieurs sujets abordés dans le programme s’y prêtent, bien que le choix soit fait de ne pas le souligner au cas par
cas le long du déroulé du programme afin de laisser toute liberté de mise en œuvre aux équipes.
À titre d’exemple, on peut citer les évocations littéraires de la biodiversité, de l’évolution ou de leur représentation picturale ainsi que la statuaire du corps humain au cours d’un exercice sportif. Les évocations littéraires de la vie des mineurs renseignent sur des conditions d’exploitation souvent révolues aujourd’hui. La représentation d’animaux ou végétaux actuels ou disparus met en scène un dialogue entre les connaissances scientifiques et les pratiques artistiques, etc.
II – Les sciences de la vie et de la terre en classe terminale
Le programme d’enseignement en classe terminale de la série scientifique prend appui sur ceux du collège et de la
classe de seconde mais aussi sur les résultats principaux de la classe de première S. De façon à faciliter un
changement de filière en fin ou en cours de première, il est possible d’aborder la classe terminale sans avoir à reprendre les démonstrations détaillées conduites en classe de première. Seuls les concepts principaux doivent être
acquis. Il va de soi cependant qu’un élève de première non scientifique qui souhaiterait aborder une classe de terminale S devra fournir un effort d’adaptation.
En classe terminale de la série scientifique, les trois thématiques présentées dans le préambule général pour le lycée sont déclinées comme indiqué ci-dessous. Les pourcentages des horaires proposés donnent une indication très généralede la pondération souhaitée entre les thèmes, mais ils ne doivent pas être considérés comme des impératifs rigides.
Dans le thème « La Terre dans l’Univers, la vie et l’évolution du vivant » (50 %), on étudie :
– le brassage génétique lié à la reproduction sexuée et quelques aspects de mécanismes de l’évolution ; cette partie
intègre l’approche du végétal angiosperme considéré dans son ensemble ;
– quelques aspects des transformations géologiques du domaine continental.
Pour aborder le thème des « Enjeux planétaires contemporains » (17 %), deux questions sont traitées :
– la plante domestiquée par l’Homme ;
– les propriétés thermiques de la Terre comme source possible d’énergie et comme élément de compréhension du
fonctionnement de la planète.
Enfin le thème « Corps humain et santé » (33 %) est structuré autour de deux questions :
– quelques aspects des relations immunitaires permettent de stabiliser et compléter des connaissances de collège et
de relier cette thématique à une vision évolutive ;
– l’étude de la commande du muscle, conduite en association avec celle du réflexe myotatique, est l’occasion de stabiliser la notion de réflexe tout en fournissant les bases nécessaires concernant le neurone et la synapse.
Chacun remarquera que, tout en restant en phase avec des préoccupations sociétales, les deux derniers thèmes ont un ancrage dans la science fondamentale plus affirmé que dans les classes précédentes, ce qui est la traduction dans
le programme de sciences de la vie et de la Terre du caractère plus spécialisé de la classe terminale.
Comme pour les classes de seconde ou de première, la liberté pédagogique du professeur est grande en classe terminale de la série scientifique. Cependant, la nécessité d’assurer la construction d’un corpus commun de compétences et la perspective du baccalauréat conduisent parfois à préciser davantage ce qui est attendu. Chaque
fois que c’est possible, le programme indique les concepts à acquérir, les capacités à développer, en laissant souvent ouvert le choix des exemples. Cela entraînera, naturellement, une évolution de la définition des attendus au baccalauréat.
Intéresser les élèves, leur donner le goût et l’envie d’études supérieures scientifiques, faciliter leur compréhension et leur mémorisation, sont des préoccupations qui conduisent à recommander une pédagogie active fondée sur le concret. Activités pratiques réelles, en classe et sur le terrain, sont les outils de construction des compétences attendues et exigées pour l’évaluation des capacités expérimentales.
Beaucoup de points abordés dans le programme se prêtent particulièrement bien à des approfondissements disciplinaires ou, plus encore, à des développements transdisciplinaires notamment en accompagnement personnalisé.
En classe terminale de la série scientifique, les élèves étudient, en mathématiques, la notion d’intervalle de confiance. Afin d’assurer une cohérence entre les enseignements, il serait bon de présenter les résultats chiffrés utilisés en sciences de la vie et de la Terre en prenant en compte cette nouveauté. Par exemple, les données ponctuelles d’un graphique pourraient être présentées non sous la forme de simples points, mais sous la forme de barres, ainsi qu’il
est d’usage dans toutes les publications scientifiques. Sans chercher à prendre en charge l’explicitation de la signification précise de cette représentation, le professeur indiquera l’usage qui en est fait et renverra les élèves aux justifications théoriques proposées dans l’enseignement de mathématiques
SOURCE INTERNET BO n°8

Programme

Thème 1 – La Terre dans l’Univers, la vie, l’évolution du vivant
Thème 1-A Génétique et évolution
Thème 1-A-1 Le brassage génétique et sa contribution à la diversité génétique
En classe de seconde, une première approche de la diversité génétique a été effectuée. En classe de première S, les
mutations ont été étudiées à l’échelle moléculaire ainsi que leur contribution à la production de diversité génétique. En
classe terminale, on étudie les aspects génétiques de la sexualité en se limitant au cas des organismes pluricellulaires.
Bilans : divisions cellulaires, ADN, gène, allèles, brassage génétique.
Connaissances Capacités, attitudes
La méiose est la succession de deux divisions cellulaires précédée comme
toute division d’un doublement de la quantité d’ADN (réplication). Dans son
schéma général, elle produit quatre cellules haploïdes à partir d’une cellule
diploïde.
Au cours de la méiose, des échanges de fragments de chromatides
(crossing-over ou enjambement) se produisent entre chromosomes
homologues d’une même paire.
Les chromosomes ainsi remaniés subissent un brassage
interchromosomique résultant de la migration aléatoire des chromosomes
homologues lors de la 1ère division de méiose. Une diversité potentiellement
infinie de gamètes est ainsi produite.
Des anomalies peuvent survenir. Un crossing-over inégal aboutit parfois à
une duplication de gène. Un mouvement anormal de chromosomes produit
une cellule présentant un nombre inhabituel de chromosomes. Ces
mécanismes, souvent sources de troubles, sont aussi parfois sources de
diversification du vivant (par exemple à l’origine des familles multigéniques).
Objectifs et mots-clés. Brassage génétique inter et intrachromosomique au
cours de la méiose. Diversité des gamètes. Stabilité des caryotypes.
(Collège, seconde, première. La mitose, les mutations, les allèles. Première
idée de la recombinaison.)
[Limites. La nomenclature des phases de la méiose n’est pas exigible. La
description cytologique de la méiose s’appuie sur le seul cas de la production
de gamètes chez les animaux diploïdes à cycle monogénétique. Les
mécanismes moléculaires de la recombinaison ne sont pas au programme.
L’analyse des produits de méiose se limite aux diplontes par l’étude des
descendants issus d’un croisement avec un homozygote récessif pour tous
les loci étudiés : la génétique des haplontes n’est pas au programme.]
Convergence. Mathématiques : probabilités.
Pistes. Croisement entre la combinatoire génétique et la formalisation
mathématique.
Ordonner et interpréter des
observations microscopiques de
cellules en méiose.
Effectuer une analyse statistique
simple d’un brassage interchromosomique (en analysant des produits de méiose).
Représenter schématiquement le déroulement de la méiose à partir d’une cellule diploïde.
Effectuer une analyse statistique simple d’un remaniement intrachromosomique (en analysant
des produits de méiose)
Illustrer schématiquement le mécanisme du crossing-over et ses conséquences génétiques.
Illustrer schématiquement les mécanismes expliquant certaines
anomalies chromosomiques.
Au cours de la fécondation, un gamète mâle et un gamète femelle s’unissent : leur fusion conduit à un zygote. La diversité génétique potentielle
des zygotes est immense. Chaque zygote contient une combinaison unique
et nouvelle d’allèles. Seule une fraction de ces zygotes est viable et se développe.
Objectifs et mots-clés. La fécondation est abordée à partir d’un exemple
choisi chez une espèce animale présentant un cycle monogénétique
diplophasique.
(Collège, seconde, première. Première idée des mécanismes de la fécondation.)
[Limites. Seules les notions de portée générale sont exigibles. Si l’élève doit
pouvoir illustrer son propos par un exemple, aucun n’est imposé par le
programme. Si l’on met en évidence la fusion des matériels nucléaires, les
autres phénomènes cellulaires de la fécondation (réaction acrosomiale,
réaction corticale, activation métabolique) sont hors programme.]
Pistes. Approche mathématique du risque génétique.
Observer et interpréter des observations microscopiques relatives à la fécondation.
Réaliser une analyse statistique simple des résultats d’une fécondation
Décrire schématiquement un exemple de fécondation et ses conséquences génétiques.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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