La responsabilité des nitrates

Notre si belle Bretagne est de plus en plus victime de marées vertes causées par l'accumulation et la putréfaction d'Algues vertes, des Ulves ou Laitues de mer. La pollution s'étend aussi aux rivières, à certains lacs, ici comme à divers endroits du globe (Canada...). Parfois ce sont des algues bleues ou Cyanobactéries qui pullulent....

L'origine de cette pollution est essentiellement agricole avec la libération directe ou indirecte d'azote minéral NO3- dont sont friandes les algues.....

C'est du moins ce que l'on cite le plus souvent comme cause première et majeure de ces pollutions.

(Et pourtant..... On lira le très intéressant article d'un scientifique de l'INRA, Guy BARROUIN dont voici le résumé  et le lien vers l'article complet....Il implique le phosphore et les phosphates et non l'azote et les nitrates comme facteur limitant à l'origine des marées et sur lequel il faut agir......)

Le rapport d'un expert de l'IFREMER

Le phénomène de "marée verte" en mer à marée, installé depuis une trentaine d'années sur les
côtes de Bretagne principalement, est désormais bien connu sur le plan des mécanismes mis en jeu,
grâce aux études de cartographie, d’écophysiologie et de modélisation mathématique menées par
plusieurs scientifiques. Dans les sites côtiers peu dispersifs, les apports anthropiques excessifs d'azote,
particulièrement sous forme de nitrate d'origine agricole, sont responsables de cette forme
d'eutrophisation, plus néfaste aux diverses activités humaines liittorales que véritablement à
l'écosystème lui-même, dès lors qu'en mer à marée la turbulence est suffisante pour éviter les anoxies
mortelles. Les modèles numériques ont permis d'évaluer quantitativement les effets attendus de divers
scénarios d'évolution des apports terrigènes de nitrate, et montrent que, sans une réduction forte des
concentrations en nitrate des rivières aboutissant aux sites les plus touchés, il est vain d'espérer voir
diminuer sensiblement cette nuisance estivale, sauf momentanément, lorsque la nature opère ellemême,
par une sécheresse marquée du printemps et de l'été, une diminution importante des débits
fluviaux et donc des apports de nitrate. La compréhension du phénomène est donc actuellement
largement suffisante pour aboutir à des recommandations très concrètes et précises sur les actions de
reconquête de la qualité de l’eau à mener : encore faut-il que les pouvoirs publics prennent réellement
les moyens de faire respecter les normes permettant une utilisation respectueuse de l’environnement et
aient enfin la volonté de faire passer l’intérêt général avant celui d’un groupe professionnel particulier.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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