Leçons d’option du secteur A

  • Activation et répression transcriptionnelle chez les eucaryotes
  • Agrobacterium
  • Aspects moléculaires et cellulaires de la fécondation chez les vertébrés
  • Bioénergétique de la cellule musculaire
  • Composition et fonctions de la paroi de la cellule végétale face aux contraintes environnementales
  • Contrôle des voies métaboliques chez les végétaux et applications
  • Déterminismes moléculaire et biochimique de la xylogenèse et de la racine
  • Dialogue chimique et moléculaire entre racines et microorganismes du sol
  • Effets de la température sur les cellules méristématiques : vernalisation et dormance
  • Exercice physique et métabolisme energétique
  • Faire une cellule musculaire : de la détermination à la différenciation
  • Fonctionnement des recepteurs membranaires et les principales voies de signalisation dans la cellule animale
  • Génie génétique et production de protéines recombinantes
  • Hormones stéroïdes et développement
  • Induction du mésoderme
  • La cellule musculaire
  • La migration des cellules : cancer et développement
  • La spécificité des anticorps
  • La thérapie cellulaire : méthodes et applications
  • La thérapie génique
  • La transduction membranaire du signal hormonal
  • La transgenèse animale et ses applications
  • L’ATP dans la cellule animale
  • L’ATP synthase
  • Le glycogène: structure, métabolisme d’un polymère de réserve animal.
  • Le transfert d’électrons dans la membrane des thylakoïdes
  • Les aquaporines
  • Les biotechnologies végétales
  • Les cellules embryonnaires animales communiquent et s’informent
  • Les cellules présentatrices des antigènes
  • Les cellules souches animales
  • Les cellules souches dans l’organisme humain
  • Les defenses des plantes et amélioration par l’Homme
  • Les différentes fonctions des mitochondries
  • Les évènements cellulaires, moléculaires et métaboliques lors de la métamorphose chez les amphibiens
  • Les facteurs de transcription
  • Les glucides et leur intérêt biologique dans la cellule animale
  • Les immunoglobulines
  • Les interactions nucléo-cytoplasmiques programment la vie de la cellule
  • Les membranes cellulaires structure-fonction dans la cellule animale
  • Les messages qui construisent le système nerveux
  • Les migrations cellulaires dans l’embryon
  • Les modifications conformationnelles des protéines
  • Les mouvements d’eau entre les cellules et leur milieu
  • Les récepteurs canaux
  • Les récepteurs membranaires à activité enzymatique
  • Les relations entre rhizobium et les cellules racinaires de fabacées
  • Les réserves de la cellule fécondable des vertébrés
  • Les réserves des ovocytes
  • L’oxydation phosphorylante mitochondriale
  • Lumière et chloroplaste
  • L’utilisation de la tansgenèse pour l’étude des pathologies humaines
  • Métabolismes associés chez les plantes : rôles pour la plante et utilisations par l’homme
  • Mitochondries et respiration cellulaire
  • Ordre et désordre des interactions au sein du système immunitaire humain
  • Perméabilité membranaire: les transporteurs dans la cellule animale.
  • Pigments photosynthétiques et photosystèmes
  • Plante et bactéries : aspects cellulaires, moléculaires et intégration au niveau de la plante
  • Plante et froid : aspects cellulaires, moléculaires et intégration au niveau de la plante
  • Plante et phytovirus
  • Qu’est-ce qu’un virus ?
  • Régulation génétique de la formation des pîèces florales chez les angiospermes
  • Régulation transcriptionnelle de l’expression des gènes
  • Rubisco et assimilation du CO2 dans les chloroplastes
  • Structure et fonctions de la vacuole chez les organismes végétaux
  • Transgenèse végétale
  • Transport des molécules entre le noyau et le cytoplasme
  • Variabilité génétique et amélioration des céréales

 Leçons d’option du secteur B

  • Anthropisation des milieux et gestion des populations animales
  • Autogamie et allogamie
  • Autotrophie et hétérotrophie au carbone chez les végétaux
  • Biologie et physiologie des végétaux des milieux secs
  • Biomasse et productivité dans les écosystèmes
  • Choix du partenaire et sélection sexuelle chez les Vertébrés
  • Coelome et métamérie
  • Conséquences de la fécondation chez les Angiospermes : les fruits et les graines
  • Dispersion chez les végétaux
  • Diversité des cycles des parasites
  • Diversité des modalités de la reproduction chez les Embryophytes
  • Diversité structurale et fonctionnelle des organes excréteurs des invertébrés
  • Du stade végétatif au stade reproductif chez les angiospermes (Induction et ontogénèse florale)
  • Espèces et spéciation
  • Evolution des liquides circulants chez les animaux
  • Facteurs du milieu et morphogenèse chez les végétaux
  • Gènes du développement et évolution des plans d’organisation
  • Hasard et évolution (les mécanismes moléculaires ne seront pas traités)
  • Hérédité biparentale et hérédité cytoplasmique
  • Induction et ontogenèse florale chez Arabidopsis thaliana
  • Interactions entre espèces et structuration des communautés
  • L’oeil des Mammifères
  • La biodiversité : définitions, évaluation, dynamique, conséquences
  • La circulation de l’eau dans la plante
  • La co-évolution hôte parasite
  • La compétition
  • La dissémination : spores, graines et fruits
  • La diversité des algues
  • La diversité des modes de vie des Champignons
  • La lactation et l’alimentation du nouveau-né chez les Mammifères
  • La métamorphose : transition écologique
  • La mise en place du comportement chez les animaux
  • La nutrition des embryons chez les Métazoaires
  • La perception de la lumière chez les animaux
  • La recherche de la nourriture chez les animaux
  • La réponse de l’organisme humain à l’effort physique
  • La reproduction asexuée chez les végétaux
  • La reproduction asexuée chez les végétaux : modalités et conséquences écologiques
  • La reproduction des plantes à fleurs
  • La respiration des animaux aquatiques
  • La respiration pulmonaire chez les Vertébrés
  • La sélection naturelle : de Darwin à la notion de fitness
  • La sélection sexuelle
  • La transmission des parasites
  • La vie dans la zone intertidale
  • La vie dans l’écosystème récifal
  • La vie dans les écosystèmes aphotiques
  • La vie dans un étang
  • La vie de la feuille
  • La vie de la racine
  • La vie de l’arbre
  • La vie en groupe : avantages et inconvénients
  • La vie fixée
  • La vie planctonique
  • L’activité cardiaque dans l’organisme humain
  • L’adaptation humaine à l’altitude
  • Le bilan hydrique chez les animaux terrestres
  • Le bois et son importance dans la vie de l’arbre
  • Le choix de l’habitat chez les animaux
  • Le coeur chez les Metazoaires
  • Le comportement territorial
  • Le contrôle photopériodique de la reproduction chez les Mammifères
  • Le maïs : biologie, physiologie, génome et évolution
  • Le placenta humain
  • Le plan d’organisation des Vertébrés et milieu de vie
  • Le polymorphisme génétique et son maintien
  • Le rein : organe de l’équilibre hydrominéral (chez les Mammifères)
  • Le rôle des micro-organismes dans le cycle de l’azote
  • Le rôle des mutations dans l’évolution
  • Le sexe chez les animaux
  • Le système nerveux des Arthropodes et des Vertébrés
  • Le tégument des Insectes
  • L’écosystème forestier
  • L’équilibre hydrique chez les végétaux terrestres
  • L’équilibre hydro-électrolytique des Métazoaires en relation avec leur milieu de vie
  • Les animaux et la mauvaise saison
  • Les animaux et le froid
  • Les appendices des Arthropodes
  • Les blés : biologie, physiologie, génome et évolution
  • Les bourgeons dans la vie de la plante
  • Les convergences évolutives
  • Les corrélations entre organes chez les Angiospermes
  • Les fonctions branchiales
  • Les innovations dans la lignée verte en liaison avec la colonisation du milieu aérien
  • Les Insectes, des animaux aériens
  • Les interactions hôte-parasite
  • Les interactions prédateurs-proies
  • Les interactions symbiotiques
  • Les interactions végétaux chlorophylliens-champignons
  • Les légumineuses et leur biologie
  • Les Mammifères, des animaux aériens
  • Les mécanismes photosynthétiques de type C4 et CAM et leur intérêt écologique
  • Les modalités de la prise alimentaire
  • Les mutualismes
  • Les parasites : moteurs de l’évolution
  • Les perturbations et le fonctionnement des écosystèmes
  • Les principes d’une classification phylogénétique
  • Les relations gamétophytes/sporophytes chez les Embryophytes
  • Les relations insectes-végétaux
  • Les relations sources puits chez les végétaux terrestres
  • Les réponses des végétaux à la sécheresse
  • Les rôles des vaisseaux sanguins
  • Les sèves et leur circulation
  • Les soins parentaux chez les Vertébrés : coûts et bénéfices
  • Les squelettes des animaux
  • Les stomates : interface avec l’environnement
  • Les stratégies face aux prédateurs chez les animaux
  • Les stratégies parasitaires
  • Les structures de soutien chez les animaux
  • Les successions écologiques
  • Les surfaces d’échanges chez les végétaux terrestres
  • Les surfaces d’échanges gazeux en milieu aérien chez les animaux
  • Les symbioses microorganismes-Angiospermes
  • Les systèmes à contre-courant
  • Les systèmes d’appariement chez les Mammifères et les Oiseaux
  • Les traitements de l’information visuelle chez les Mammifères (de la rétine au cortex strié)
  • Les tropismes
  • Les yeux des animaux
  • Les zonations écologiques
  • L’importance de la vie ralentie chez les végétaux
  • L’organisation sociale chez les Hyménoptères
  • L’organisation sociale chez les Vertébrés
  • L’origine endosymbiotique de la cellule eucaryote
  • L’oxygène dans la vie des végétaux
  • Nutrition azotée chez les végétaux terrestres
  • Origine et évolution des plastes
  • Osmorégulation et ionorégulation en milieu aquatique
  • Phéromones et vie sociale chez les Insectes
  • Polarités et symétries chez les Métazoaires
  • Pollen et pollinisation
  • Relations respiration-circulation
  • Reproduction sexuée, reproduction asexuée
  • Respiration et milieu de vie
  • Respiration et milieu de vie chez les Arthropodes
  • Sélection naturelle et sélection artificielle
  • Soins aux jeunes et conflits intra-familiaux (parent-jeune, compétition entre les jeunes, parasitisme)
  • Transferts de matière et d’énergie dans les écosystèmes
  • Un mode de vie original: le parasitisme
  • Unité et diversité des Annélides
  • Unité et diversité des appareils racinaires
  • Unité et diversité des Arthropodes
  • Unité et diversité des Mollusques
  • Unité et plasticité du rameau feuillé des Angiospermes

 Leçons d’option du secteur C

  • Chaînes hercyniennes et chaînes alpines
  • Chimie et minéralogie du manteau
  • Cinématique actuelle en Méditerrannée
  • Cinématique dans le Pacifique
  • Différents types de bassins sédimentaires d’après l’analyse de la carte géologique au millionième
  • Énergie solaire et climat
  • Evolution de la biodiversité au cours du temps
  • Flux de chaleur et géotherme
  • Gites métallifères associés à l’orrogénèse hercynienne
  • Intérêts des microfossiles
  • La biostratigraphie : principes, méthodes et applications
  • La circulation océanique
  • La croûte océanique
  • La différenciation de la Terre
  • La mesure du temps en géologie
  • La sismicité de la France dans son cadre géologique
  • La stratigraphie séquentielle
  • La variabilité climatique naturelle du Quaternaire
  • Le noyau
  • L’échelle des temps géologiques
  • Les cycles du carbone
  • Les eaux souterraines : exploitation et protection
  • Les glaciations
  • Les marges continentales de la France métropolitaine
  • Les mécanismes de déformation des roches : du cristal à la plaque lithosphérique
  • Les météorites
  • Les mouvements verticaux de la lithosphère
  • Les phénomènes géologiques associés aux décrochements crustaux
  • Les planètes du système solaire
  • Les plateformes carbonatés
  • Les points chauds
  • Les rifts continentaux
  • Les transferts de matière du continent à l’océan
  • Les variations relatives du niveau de la mer
  • Métamorphisme et orogénèse
  • Modifications anthropiques des enveloppes externes
  • Nature et structure de la lithosphère continentale à partir de la carte géologique de France
  • Origine et évolution des magmas terrestres
  • Rôle de la vie dans la formation des roches
  • Sismologie, gravimétrie et connaissance du globe
  • Sismologie, minéralogie et connaissance du globe
  • Structures superficielles et profondes dans les Alpes
  • Subduction et devenir des plaques subduites
  • Transferts thermiques et mouvements de grande échelle dans les enveloppes du globe
  •  Les marges continentales de la France métropolitaine
  • Les mécanismes de déformation des roches : du cristal à la plaque lithosphérique
  • Les météorites
  • Les mouvements verticaux de la lithosphère
  • Les phénomènes géologiques associés aux décrochements crustaux
  • Les planètes du système solaire
  • Les plateformes carbonatés
  • Les points chauds
  • Les rifts continentaux
  • Les transferts de matière du continent à l’océan
  • Les variations relatives du niveau de la mer
  • Métamorphisme et orogénèse
  • Modifications anthropiques des enveloppes externes
  • Nature et structure de la lithosphère continentale à partir de la carte géologique de France
  • Origine et évolution des magmas terrestres
  • Rôle de la vie dans la formation des roches
  • Sismologie, gravimétrie et connaissance du globe
  • Sismologie, minéralogie et connaissance du globe
  • Structures superficielles et profondes dans les Alpes
  • Subduction et devenir des plaques subduites
  • Transferts thermiques et mouvements de grande échelle dans les enveloppes du globe

Commentaires généraux 2007 communs à toutes les options

Le premier contact avec le sujet pour le candidat se limite à quelques mots : le titre de la leçon. Ces mots ne forment jamais une question. Pourtant, un exposé scientifique n’a de sens que s’il permet, dans une démarche raisonnée d’apporter une (ou des) réponse(s) à une question clairement énoncée. En conséquence, bien qu’il semble évident que des connaissances solides et générales soient nécessaires pour appréhender les leçons, le jury ne saurait que conseiller aux candidats de passer plus de temps à soigner l’analyse du sujet. En particulier, une analyse rigoureuse des termes employés dans le titre doit permettre de dégager une problématique scientifique à partir du sujet proposé.

Cette problématique servira alors à justifier le plan adopté. L’introduction ne sert donc pas à annoncer un plan, mais à annoncer une idée directrice ou une méthode de travail que le plan soutiendra. Cette idée directrice devra guider le candidat tout au long de sa leçon en ne perdant pas de vue sa problématique initiale. En effet, un exposé scientifique n’est pas une simple présentation de connaissances illustrées liées à un titre, mais une progression logique avec des arguments articulés qui permettent de construire progressivement au long de la leçon une réponse à une problématique proposée dans l’introduction.

Ce n’est qu’une fois que le candidat a dégagé l’angle sous lequel il souhaite aborder sa leçon que l’utilisation des ouvrages s’avère utile. En effet, les ouvrages ne devraient servir qu’à préciser les connaissances du candidat et/ou à les illustrer, mais en aucun cas à les remplacer. Certains exposés se limitent à une juxtaposition d’idées glanées dans les ouvrages, sans qu’aucun fil directeur apparaisse, tandis que l’entretien révèle que le candidat avait les connaissances nécessaires pour élaborer un exposé logique. Il est donc indispensable que le candidat s’accorde le temps de réflexion utile à la compréhension du sujet et à la construction de l’exposé avant d’avoir recours aux ouvrages. Pour être utilisés à bon escient, les ouvrages doivent être préalablement connus par les candidats.

Il est donc fortement conseillé aux candidats de consulter fréquemment les ouvrages, revues et média proposés dans la liste du concours, et de ne pas se limiter aux ouvrages « généralistes ». Un livre découvert le jour de la leçon ne peut en effet être employé efficacement. Une démarche scientifique rigoureuse est, bien entendu, attendue sur tous les sujets, y compris ceux qui touchent de près les activités humaines et peuvent être médiatisés, tels que la biodiversité, l’exploitation des ressources, les variations du climat etc. A ce niveau de recrutement, les candidats ne peuvent pas se contenter de descriptions journalistiques, mais doivent s’appuyer sur des faits scientifiques concrets, afin de construire un raisonnement. Lors de certaines leçons, en particulier celles concernant le comportement animal, les candidats ont tendance à adopter une point de vue et un vocabulaire très finalistes, voire anthropomorphiques en utilisant des modèles et hypothèses théoriques soutenus à posteriori par des faits évidemment ad hoc.

Un modèle ne saurait se substituer à des données concrètes : une démarche expérimentale testant des hypothèses élaborées à partir d’observations doit être constamment privilégiée. Une éventuelle formalisation théorique ne saurait venir qu’ensuite Le jury souhaiterait souligner l’importance de la démarche expérimentale et inviter les candidats à soigner les manipulations (dissections, EXAO, exploitation de cartes, calculs etc.) et notamment à ne pas hésiter à manipuler pendant la leçon, de façon à bien relier les notions exposées à des objets concrets.

Le jury a également été frappé par la difficulté, pour de nombreux candidats, à exploiter des principes physiques, chimiques et biochimiques de base, indispensables à la compréhension au premier ordre des phénomènes biologiques et géologiques abordés.

Cette méconnaissance s’accompagne également de difficultés à manier les outils mathématiques les plus élémentaires. Par exemple, trop peu de candidats savent calculer une fréquence, une pression, formaliser un concept de base comme l’oxydo-réduction ou la sélection naturelle ou utiliser des lois élémentaires de la thermodynamique. Le jury tient également à rappeler que des notions d’histoire des sciences font partie du programme et qu’elles sont utiles à la maîtrise de la démarche scientifique et que la rigueur ne peut être respectée que si les ordres de grandeurs des objets observés en Sciences de la Vie et de la Terre, ainsi que les unités de mesure sont dominés.

La dimension pédagogique de la leçon ne doit pas être minimisée : au-delà des qualités scientifiques du candidat, le jury cherche à savoir s’il est capable de les partager, et donc de devenir un orateur littéralement au service de son message. Le jury a apprécié l’attitude de la majorité des candidats, une maîtrise du temps en général correcte, une relative aisance à l’oral qui permet à la plupart des candidats de conserver une certaine distance vis-à-vis de leurs notes, et en général, un effort concernant l’utilisation du tableau, du rétroprojecteur et des autres supports.

Toutefois, le jury tient à rappeler qu’il prête une attention toute particulière à la tenue du tableau, la qualité des transparents produits par le candidat, l’utilisation et le bon réglage des appareils d’observation (mise au point, luminosité, grossissement etc.), la pertinence des termes employés, la précision des exemples, la richesse et la qualité de l’expression orale et écrite (orthographe). Le jury a, à plusieurs reprises, relevé des « tics de langage » qui, lorsqu’ils sont trop fréquents nuisent à la fluidité de l’exposé. En particulier, de nombreux candidats font un usage abusif de « en fait » ou de « donc ».

L’approche pédagogique ne doit pas non plus être caricaturée. En particulier, la réalisation de tableaux ou schémas bilan n’est pas une fin en soi et doit servir un objectif de synthèse des idées. Réécrire les mots du plan sous forme de tableau n’a par exemple aucun intérêt. De même, les candidats doivent être attentifs à exploiter vraiment le matériel sorti et ne pas se contenter de le présenter rapidement au cours de leur exposé.

Quelques particularités propres à l’oral de spécialité 2007

L’épreuve orale, dite de spécialité, est une épreuve exigeante, souvent redoutée. En effet, cette épreuve recouvre les thèmes de l’option choisie pas le candidat. Les champs disciplinaires concernés sont donc ceux qui doivent au mieux permettre au candidat de montrer sa valeur scientifique, et ses aptitudes pédagogiques pour énoncer clairement des notions de haut niveau.

A travers ces quelques lignes, le jury voudrait partager avec les futurs candidats quelques considérations pour les aider à se 325 préparer le plus efficacement possible à cet exercice très particulier. Nous rappelions dans les commentaires généraux à quel point il est fondamental que la leçon s’enracine autour d’une problématique clairement énoncée par le candidat et se développe autour d’un raisonnement qui utilisera les connaissances du candidats, les données collectées dans les ouvrages et le matériel sorti comme des arguments -des outils- à son service et non pas comme un objectif en soi. Ceci est bien évidemment particulièrement important dans le cas de la leçon de spécialité.

La leçon se présente tout d’abord sous la forme d’un titre. Parfois, les titres sont très explicites et renvoient à des thèmes classiques connus de la majorité des candidats ; parfois également ils abordent des thèmes à priori plus délicats à cerner, et pour lesquels les candidats estiment leurs connaissances initiales plus limitées.

Paradoxalement, les leçons à priori plus difficiles peuvent souvent être mieux traitées par les candidats que les leçons à priori classiques, car leurs connaissances initiales ne pouvant servir de refuge, ils sont forcés de rentrer dans une démarche de raisonnement pour construire une leçon qui leur permettra de présenter un exposé de 50 minutes. Ce constat nous oblige à répéter qu’il est indispensable de passer du temps, de prendre du recul pour construire sa leçon, pour qu’elle devienne un exposé personnel mettant en avant les qualités scientifiques et pédagogiques du candidat, et non pas ses seules capacités mnésiques.

Accompagnant le titre de la leçon, des documents imposés sont fournis par le jury en nombre restreint. Ils sont là, bien sûr, pour être exploités au cours de la leçon mais également pour aider le candidat à mieux cerner le sujet, ou à l’orienter vers quelques aspects spécifiques mais essentiels du sujet. Une analyse rigoureuse des documents devrait donc aider le candidat à orienter, au moins partiellement la problématique de sa leçon. En revanche, les documents ne couvrent en général pas tous les aspects du sujet. Il est donc impensable que l’intégralité de l’exposé soit construite autour des seuls thèmes que les documents permettent d’aborder. Il revient donc au candidat de compléter l’illustration de sa leçon par du matériel et/ou expérimentations complémentaires.

Ces possibilités restent d’ailleurs beaucoup trop rarement utilisées. Cependant, le matériel demandé, doit être exploité avec la même rigueur que le matériel imposé, et ces étapes sont très clairement prises en compte dans l’évaluation de la leçon par le jury. Ainsi les candidats doivent essayer d’appuyer et illustrer leurs propos à partir d’observations argumentées sur du matériel biologique ou géologique. En secteur B, les observations sur du matériel frais sont souvent trop rares.

Pour les observations microscopiques, il faut privilégier l’observation directe d’une coupe plutôt que sa présentation en diapo ou sur une photo ou encore sur un dessin d’ouvrage. Prendre l’initiative de sortir, de présenter et de manipuler du matériel est aussi une occasion que trop peu de candidats saisissent pour montrer leur créativité, leur habileté à manipuler, leurs connaissances naturalistes et leur goût pour le réel et l’observation de terrain.

Au cours de la leçon, la démarche scientifique doit s’appuyer sur une analyse rigoureuse des objets et expériences proposés par le jury et apportés par le candidat. Cette démarche doit commencer par une description des objets, spécimens et faits expérimentaux, ensuite suivie d’une interprétation raisonnée qui pourra soit conclure un paragraphe et donc répondre à une question, soit donner lieu à une nouvelle question, et servir alors de transition avec la suite de l’exposé.

L’exploitation des documents 326 est trop rarement accompagnée d’un véritable travail traduisant sa réelle appropriation par le candidat. Trop souvent, le document est seulement un prétexte pour exposer des généralisations et des modèles théoriques recopiés dans des ouvrages, et donc écrits dans un autre contexte que celui de la leçon.

Trop souvent aussi, la présentation de la théorie précède l’exploitation (en général sommaire) des documents, ce qui est tout à fait contraire à la démarche scientifique. La conclusion doit mettre en valeur ces idées-clés et déboucher sur une généralisation et/ou une nouvelle question. Il n’est donc pas nécessaire de paraphraser (oralement et/ou sous forme de schéma ou tableau bilan) tout ce qui a été dit auparavant.

Le jury est tout à fait conscient que 50 minutes est un temps d’exposé limité. Le candidat sera généralement amené à faire un important travail de synthèse : il devra alors clairement justifier, dans son introduction, les différents aspects du sujet qu’il souhaite traiter, et, inversement, pourquoi il délaissera volontairement certains aspects.

C’est la rigueur de la démarche qui justifiera la validité de ses choix. La leçon est ensuite suivie d’un entretien qui, dans un premier temps, a pour but de faire réfléchir le candidat sur l’exposé qu’il vient de produire, pour l’aider à découvrir d’éventuelles omissions, imprécisions ou erreurs, et l’inviter à les corriger. Il sert également à évaluer l’aptitude du candidat à raisonner et à exploiter ses connaissances en temps réel.

L’interrogation est ensuite ouverte aux autres domaines de la spécialité, sous des formes très variables, qui visent à évaluer les connaissances du candidat dans le secteur de spécialité, sa culture générale en rapport avec le domaine de spécialité ainsi que ses aptitudes à construire un raisonnement logique. Il est à noter que l’entretien peut porter sur des parties du programme spécifique. Or, trop souvent, ce programme n’est pas correctement maîtrisé par les candidats, voire pas connu du tout, certains candidats n’ayant jamais entendu parler de certains termes même de ce programme.

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