Sous emplois et demande selon Keynes (1883-1946)

« Les deux vices marquant du monde économique où nous vivions sont que le plein emploi n’y est pas assuré et que la répartition de la richesse et des revenus y est arbitraire et injuste. » Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie 1936. Présentation de l’auteur. Keynes est un économiste anglais qui a une place majeure dans la pensée économique. Formations mathématiques. Il faisait parti du cercle Blooms Berry. Il a été concerné par le traité de Versailles. Il a écrit «  conséquences économiques de la paix » (1919). Keynes critique le traité de Versailles qui exigeaient des lourdes réparations. Les réparations ne sont pas justes sur le plan collectif. => Brettons Wood (1946) Keynes était le représentant de la délégation anglaise l’objectif de cet accord était de mettre en place un système monétaire international d’où la création de la banque mondiale. Les anglais proposaient la création de la monnaie Bancor, alors que les américains souhaitent le dollar. Place majeure dans la pensée économique. *Intervention de l’Etat *Fondateur de la macroéconomique (raisonnement par circuit qui traduit l’indépendance des agents). * Influence pendant les Trente glorieuses… et aujourd’hui ? ( Il a influencé les hommes politiques pendant les Trente Glorieuses). « La lutte vers la servitude » Hayen dénonce l’intervention de l’Etat. Fin de la seconde guerre mondiale c’est l’idée de Keynes qui gagne (nationalisation de certaines entreprises, aides sociales, régularisation de l’économie, l’Etat providence…) Année 70, économie libérale (diminution des dépenses sociales, privatisation de certaines entreprises => Thaicher, Reagan.) 2007=> début de la crise financière, retour de la pensée Keynésienne ? avec une forte intervention de l’état ? Les grandes lignes de la pensée de Keynes. *La production s’ajuste à la demande (consommation et investissement) *Le niveau de l’emploi dépend du niveau de production. *Le niveau de production d’équilibre coïncide rarement avec le plein emploi. * Nécessaire, l’intervention de l’Etat.

Partie 1 : l’analyse Keynésienne

une critique de l’analyse néo-classique. La théorie néo-classique du chômage. Le chômage est forcément volontaire, l’utilité à travailler la productivité marginale. Pour les néo-classiques les individus sont homo-oeconomicos => être rationnel qui fait des choix sous contraintes (coût => avantages). Donc les individus vont calculer leur utilité à travailler (choix entre travailler aux loisirs). Salaire nominal => fiche de paye Salaire réel=> on retire l’effet de l’inflation. Pour les néo-classiques, les individus raisonnent alors par rapport au salaire réel. Salaire réel = salaire nominal inflation. Salaire brut => ce qui versé l’employé au salarié Plus de salaire réel proposé sont fort, plus les gens sont prêts à renoncer à leur loisir. L’entreprise raisonne également en terme de cause/avantage, le but c’est alors de maximiser ses profits. L’entreprise va embaucher si elle estime qu’il va lui rapporter ses sens. En créant ainsi, la notion de productivité marginale, ce qui produit la dernière personne embauchée. Si le salaire réel est faible, les entreprises vont estimer que ça vaut le coup d’embaucher. Pour les néo-classiques, le marché du travail est comme tout autre marché, lien d’offre et demande, donc il faut laisser faire le marché pour retrouver l’équilibre. Offre de travail= demande de l’emploi. L’entreprise va embaucher à condition que le salaire réel corresponde à la productivité marginale (la dernière production du dernier ouvrier). Si la productivité marginale diminue, le salaire doit aussi diminuer. Pour réguler le marché on suppose qu’il n’y ait aucun obstacle qui vienne troubler le marché : le SMIC, le syndicats, aucune intervention de l’Etat. Le SMIC posera un problème quand, il est supérieur au salaire réel Et comme on peut le baisser cela empêche la variation entre l’offre et la demande. L’intervention de l’Etat par le biais de l’allocation chômage, cela favoriserai la dissolution du travail le serait inutile de travail. Le chômage selon Keynes Pour Keynes la théorie néo-classique. Le chômage peut être involontaire illusoire monétaire. Pour lui les individus ne font pas les calcules, les points positifs du travail et les points négatifs. Il remet en cause l’idée selon laquelle le salaire réel est la productivité marginale soit connu ex ante (avant de connaître les chiffres). Ils ne peuvent être connus qu’en ex post. Il critique l’idée qu’il existerait un marché du travail et les salaires ne dépendent pas du marché du travail. Les salaires sont fixés de façon conventionnelle : droit du travail et les différents membres : syndicats patronat… Ce qui explique qu’il y a une rigidité à la baisse des salaires réels (que le pouvoir d’achat soit assuré). En plus pour Keynes les gens sont victimes d’illusion monétaire car ils ne vont pas calculer le salaire réel, ils vont d’avantage regarder le salaire nominal. Et comme les gens vont consommer cela va relancer la machine économique. En effet, le salaire n’est pas fixé sur le marché du travail et le niveau de l’emploi non plus. Cela va dépendre de la demande effective (anticipation des entrepreneurs) Cela va dépendre d’autres variables : consommation des ménages et investissement. Si la demande effective est positive, les entrepreneurs vont investir pour satisfaire la demande : et si la demande effective est rigide, les entreprises ne vont pas produire, donc pas embaucher. Rien de garantie que le plein emploi soit atteint. Le principe de la demande effective. Keynes s’oppose à l’oppose à l’idée de Say qui dit que l’offre ne crée pas la demande. En effet la production dépend de la demande effective ( C+I) qui est le moteur de l’économie. En fait pour Keynes, il y a plusieurs choses à prendre en compte comme la loi psychologie fondamentale «  quand le revenu augmente, la consommation augmente de façon moins ample (plus réduite). Propension. Cette propension correspond à 80% et la propension épargne de 20%. Solution=> baisser les impôts ce qui permet d’avoir plus de revenus à consommer. => plus de personne à embaucher Les interventions de l’état.

L’Etat doit soutenir la demande effective. Baisser le taux d’intérêt Politique de redistribution Investissement public, les grands travaux. Déficit budgétaire (favoriser les dépenses pour financer les grands travaux).

Superprof

Partie 2 : prolongements et actualités de la pensée Keynésienne

Courbe dePhilips Il montre qu’il y a une corrélation négative entre inflation et chômage. Il reprend l’idée d’illusion monétaire de Keynes : si on augmente le salaire nominal cela va entraîner la hausse de la demande, donc les salariés consomment d’avantage. Ce schémas n’est plus utilisé après les années 70 car les pays développés connaissent une phase de stagflation (situation qui ce caractérise par une forte inflation et le chômage ne diminue pas.) Cette courbe est devenu pertinent dans la phase qu’on appelle de désinflation compétitive (priorité c’est la lutte contre l’inflation). A partir de 1983 politique de rigueur= augmentation des taux d’intérêts, gelé les salaires. Accompagnés aussi d’un ralentissement de la consommation. *Les nouveaux néo-classiques. => La théorie de job search (un individu…) Le marché du travail ne fonctionne pas de manière parfaite, du fait de la difficulté d’avoir des informations et de l’imperfection du marché, les individus resteront plus longtemps au chômage pour accroître leur capital humain. *Le salaire déficience=> (les entreprises auront tendance à verser des salaires + élevé que ne laisse envisager la productivité marginale : ce qui peut motiver les individus. *La théorie des contrats implicites (les salariés de façon caché avec l’entreprise vont s’entendre sur le fait de la faiblesse d’un salaire et sur les stabilités des salaires.) Paye moins chers mais en cas de déficit, leurs emplois sont maintenues. *Théorie in siders/ out siders : Théorie sociologique, énonce l’idée que le marche du travail n’est pas uniforme mais durable. E.MALINVAUD => La théorie du déséquilibre : Tentative de conciliation entre les néo-classiques et les Keynésiens. Selon la situation, on va se retrouver face à un chômage Keynésien ou soit face à un chômage néo-classique.

   Origine du chômage    Stratégie de la lutte contre le chômage    mécanismes  
  Chômage classique    Marché des biens offre< demande Marché de travail Offre> demande    Politique de rigueur, pour geler le coût de travail   

baisse du coût de travail => baisse des prix - compétitivité

-Partage de la VA favorable du profit => investissement

 

  Chômage Keynésien    -marché des biens Offre>demande insuffisante -marché de travail Offre> demande    Politique de relance -hausse des salaires -aides sociales -investissements publics    - productivité Compétitivité - des débouchés => stimulation de la production augmentation de l’emplois et chômage  

Comment un chômage classique peut se transformer en chômage Keynésiens ? La politique de rigueur pas la compression des salaires va entraîner un ralentissement de la construction donc un ralentissement de la demande donc un ralentissement de la production donc un chômage Keynésien parce que la demande est insuffisante. Attention : Ce type d’analyse raisonne dans le cadre d’un chômage conjoncturel C.A.D un cadre de déséquilibre des marchés. => Chômage structurel (chômage= long terme, dû à un traumatisme qualification, mauvaise décision de l’entreprise. Sous emplois et demande « Les deux vices marquant du monde économique où nous vivions sont que le plein emploi n’y est pas assuré et que la répartition de la richesse et des revenus y est arbitraire et injuste. » Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie 1936. Présentation de l’auteur. Keynes est un économiste anglais qui a une place majeure dans la pensée économique. Formations mathématiques. Il faisait parti du cercle Blooms Berry. Il a été concerné par le traité de Versailles. Il a écrit «  conséquences économiques de la paix » (1919). Keynes critique le traité de Versailles qui exigeaient des lourdes réparations. Les réparations ne sont pas justes sur le plan collectif. => Brettons Wood (1946) Keynes était le représentant de la délégation anglaise l’objectif de cet accord était de mettre en place un système monétaire international d’où la création de la banque mondiale. Les anglais proposaient la création de la monnaie Bancor, alors que les américains souhaitent le dollar. Place majeure dans la pensée économique. *Intervention de l’Etat *Fondateur de la macroéconomique (raisonnement par circuit qui traduit l’indépendance des agents). * Influence pendant les Trente glorieuses… et aujourd’hui ? ( Il a influencé les hommes politiques pendant les Trente Glorieuses). « La lutte vers la servitude » Hayen dénonce l’intervention de l’Etat. Fin de la seconde guerre mondiale c’est l’idée de Keynes qui gagne (nationalisation de certaines entreprises, aides sociales, régularisation de l’économie, l’Etat providence…) Année 70, économie libérale (diminution des dépenses sociales, privatisation de certaines entreprises => Thaicher, Reagan.) 2007=> début de la crise financière, retour de la pensée Keynésienne ? avec une forte intervention de l’état ? Les grandes lignes de la pensée de Keynes. *La production s’ajuste à la demande (consommation et investissement) *Le niveau de l’emploi dépend du niveau de production. *Le niveau de production d’équilibre coïncide rarement avec le plein emploi. * Nécessaire, l’intervention de l’Etat.

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Olivier

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