Comment atteindre un accroissement financier ?

La croissance économique est, pour un pays, un enjeu de première importance car c'est elle qui conditionne l'amélioration du niveau de vie de ses habitants. Elle représente, pour les pouvoirs publics, l'objectif principal de la politique économique. Mais ses origines restent difficiles à préciser.

I) Mesurer la croissance et le niveau de vie

A)    Intérêt et limites du PIB comme mesure de l’activité éco

Un outil de mesure de l’activité éco

On mesure l’activité éco d’un pays à l’aide de son produit intérieur brut (PIB, valeur des richesses produites au cours d’une année sur le territoire d’un pays), calculé en additionnant les valeurs ajoutées réalisées parles différentes unités de prod présentes sur le territoire. Cet indicateur permet observer évolution de la croissance économique (tendance sur longue période à la hausse de la prod dans un pays), d’effectuer des comparaisons au cours du temps et dans l’espace (grâce à la méthode des parités de pouvoir d’achat).

Un indicateur imparfait

Reposant sur des conventions statistiques, le PIB appréhende difficilement la prod non marchande réalisée parles administrations publiques, il n’estime que partiellement l’économie dite « souterraine » et enfin il n’inclut pas la prod domestique.

B)    Croissance économique et niveau de vie

De la croissance éco au niveau de vie

Les études historiques réalisées sur longue période montrent une augmentation (discontinue) du PIB de la plupart des pays depuis le XIXe. Le PIB par hab mesure l’évolution du niveau de vie d’une pop résultant de l’accroissement des richesses produites.

Niveau de vie et dvlp humain

Le PIB ou RNB par hab ne permet pas de saisir les inégalités (de revenu, de patrimoine, d’accès aux soins, à la scolarisation…) existantes entre les individus disposant « en apparence » d’un revenu similaire, pas plus que l’indicateur de dvlp humain (IDH, indice associant la longévité et la santé (espérance de vie à la naissance), l’éducation (taux d’alphabétisation et de scolarisation) et le niveau de vie (revenu national/habitant), mis en place sous l’égide du PNUD au début des années 1990 afin de compléter le RNB par des indicateurs socioéco.

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II) La contribution des facteurs de production à la croissance

A)    Travail, capital et progrès technique

Facteurs travail et capital

La prod d’un bien ou d’un service est réalisée à partir de différents éléments, appelés facteurs de prod, comme le facteur travail (ensemble du travail humain, manuel ou intellectuel, contribuant à la prod de richesses) et le facteur capital (ensemble des moyens de prod dont a besoin un producteur pour son activité, en plus du facteur travail. Il peut être fixe ou circulant). Le capital physique (moyens matériels de prod utilisables sur le long terme (bâtiments, machines et outils essentiellement)) consiste en tous les équipements utilisés par les travailleurs pour produire des biens et des services : camion des déménageurs, ordinateurs d’un comptable… Il peut inclure les ressources naturelles. Le travail est le temps que consacrent les actifs occupés à travailler, on peut également l’appréhender par le nombre de travailleurs au sein d’un éco. La notion du capital humain (ensemble des dispositions durables qui rendent les individus plus productifs) fait référence à l’amélioration du travail due à l’éducation et au savoir incorporés dans la pop active.

La productivité globale des facteurs et progrès technique

La mobilisation conjointe du facteur capital et du facteur travail ne permet pas d’expliquer totalement la croissance éco. La partie non explique est dénommée productivité globale des facteurs (résultat du rapport entre la prod et le volume des facteurs de prod utilisés) et est considérée comme la participation du progrès technique (ensemble des éléments qui permettent d’augmenter la prod dans un pays, avec un volume de facteurs de prod inchangé (conception néoclassique). Dans un sens plus étroit, c’est le résultat des innovations) à la production. Le progrès technique peut s’apparenter à des innovations de différents types : de produit, de procédé, d’organisation du travail…

La fonction de production

Les économistes utilisent la fonction de production agrégée, qui relie les quantités de facteurs de prod et le volume produit. Elle indique en quoi la productivité (ou le PIB réel par travailleur) dépend des quantités de capital physique, de capital humain ainsi que de l’état de la technologie. Elle cherche à séparer les effets de ces trois facteurs sur la productivité globale.

B)    L’innovation à la source de la croissance économique

La contribution des TIC à la croissance

Les innovations, telles que les technologies de l’information et de communication (TIC) sont ajd les principaux déterminants de la croiss éco dès lors qu’elles sont intégrées à l’organisation du W (paradoxe de Solow). En conséquence, les pays qui investissent massivemt dans la recherche et dvlp ou encore dans le capital humain stimulent leur croiss et/ou un processus de rattrapage éco.

Progrès technique et destruction créatrice

Le progrès technique peut, parallèlement à sa contribution conséquente au processus de croiss, entraîner un phénomène dit de « destruction créatrice » (Schumpeter) (conséquences sur le système productif de la diffusion des innovations. Elles génèrent en même temps de l’obsolescence et de la croiss). En effet, les innovations, en générant des gains de productivité, vont entraîner des disparitions d’entreprises dans les secteurs devenus obsolètes et des créations dans ceux qui soutiennent la croiss.

III) Le rôle de l’investissement et des institutions

A)    L’investissement et le caractère cumulatif de la croissance

L’investissement, moteur de la croissance

L’investissement (dépense d’une entreprise, d’une administration ou d’un ménage afin de maintenir ou d’améliorer ses capacités productives sur le long terme) est mesuré par la comptabilité nationale sous le terme de « Formation brute de capital fixe » (FBCF). L’investissement, par la diversité des formes qu’il peut revêtir (matériel, immatériel) et des objectifs qu’il peut poursuivre (de capacité, de renouvellement, de productivité…), est indispensable au processus d’accumulation propre à la croiss.

Diversité des capitaux, croissance endogène et pouvoirs publics

L’inv dans le capital physique ne suffit pas à expliquer le processus de croiss. Les travaux des théoriciens de la croiss endogène ont ainsi permis de mettre en évidence l’importance du capital humain dans l’augmentation de la productivité du facteur travail ou encore celle du capital public (infrastructures diverses) (ensemble des ressources productives de long terme détenues par les pouvoirs publics pour produire eux-mêmes des richesses, ou mis à disposition des autres agents éco). Ce dernier permet la réalisation d’externalités positives, bénéfiques à l’ensemble des agents éco en accroissant notamment le capital technologique (niveau technologique incorporé dans les éléments de la combinaison productive, en tant que « facteur » supplémentaire).  L’accumulation et la complémentarité de ces différents types de K permettent l’entretien et la poursuite du processus de croiss.

B)    Le rôle des institutions dans la croissance éco

La stimulation de l’innovation : le rôle de l’Etat

Les pouvoirs publics peuvent contribuer à créer un environnement favorable au progrès technique et aux innovations (recherche publique, inv dans l’éducation et la formation). Ils contribuent ainsi à réduire l’écart entre le niveau d’inv privé et celui qui serait socialement optimal pour améliorer le bien-être collectif.

Croissance éco et institutions

Les analyses de Douglass North ont permis de mettre en évidence le rôle de différentes institutions dans le processus de croiss éco. L’instauration et le maintien d’institutions démocratiques assurent un environnement favorable à la prise de risques et à la protection des droits commerciaux.

L'observation des tendances longues de la croissance économique permet de remarquer qu'il ne s'agit pas d'un mouvement régulier et harmonieux. Des périodes exceptionnelles émerges (les célèbres « Trente Glorieuses » des années 1945-1975), mais aussi des périodes de crise (1929 ou 2008), venant interrompre le trend (« tendance ») de croissance. Cette configuration cyclique de l'activité économique, étudiée notamment par l'économiste autrichien J. Schumpeter, serait liée, selon cet auteur, au processus de « destruction créatrice » engendré par le rythme discontinu de l'innovation (grappes d'innovations). Celle-ci, avant de produire ses effets bénéfiques, disqualifie les produits et les modes de production antérieurs, engendrant des périodes de ralentissement économique, voire de dépression, génératrices de faillites et de chômage, avant qu'un nouveau cycle de croissance ne s'amorce.

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Olivier

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