La comptabilité entre accroissement et nature

La croissance de la production de biens et de services a incontestablement des effets positifs sur les conditions de vie de la population qui en bénéficie. Cependant, des interrogations de plus en plus nombreuses se font entendre quant aux conséquences de la poursuite de cet objectif sur le bien-être des populations humaines, sur le court terme mais plus encore sur le long terme. La croissance, telle que nous la connaissons, est-elle encore génératrice d'amélioration de notre bien-être et est-elle compatible avec la préservation à long terme de nos cadres de vie ? Les indicateurs usuels de la performance économique rendent-ils réellement compte d'un progrès global ? Notre mode de croissance est-il soutenable pour les générations futures ?

I) Le bien-être au-delà de la croissance

A)    Croissance et bien-être - Depuis 1ère Rev Industrielle (18e siècle), croiss éco a bcp contribué à élévation niveaux de vie dans bcp pays, comme en témoignent accès large santé et augmentation espérance de vie. Mais elle ne conduit pas tjrs à surplus de bien-être. PIB à lui seul n’est pas un indicateur de bien-être. Il ne faut pas confondre sa croiss avec celle du bien-être individuel. PIB : indicateur de richesse. - Mesure bien-être avec indicateur dits objectifs (indicateurs statistiques) comme espérance de vie, ou subjectifs comme perception des individus. Croiss PIB important dans le bonheur des gens. Selon paradoxe d’Easterlin, bonheur subjectif n’augmente avec le revenu par tête que jusqu’à un certain seuil du fait de phénomènes de comparaison sociale et parce que la croiss éco mesure mal facteurs plus informels du bonheur individuels (liens sociaux…) B)    Croissance et dvlp - Croiss PIB différent dvlp. Croiss limitée à augmentation quantitative de prod, le dvlp recouvre évolutions qualitatives d’ordre culturel et social. Selon Amartya Sen, le dvlp est un accroissemt des libertés réelles pour les individus. - Croiss PIB ne s’accompagne pas tjrs d’un dvlp éco et social harmonieux, ce qui peut se traduire par le fait que DH stagne voire baisse ou que des indicateurs sociaux progressent peu. Croiss peut être appauvrissante quand elle conduit à un épuisement ressources naturelles et ne bénéficie pas à la population.

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II) Les limites écologiques de la croissance

A)    Les effets de la croissance - Croiss éco et démographique s’accompagne de pollutions et d’une raréfaction des ressources naturelles. On peut citer érosion biodiversité, pollution sols et cours d’eau, accumulation gaz à effet serre, raréfaction ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz). - Empreinte écologique utilisée pour vertus pédagogiques. Cet indicateur mesure espace bio-productif nécessaire pour soutenir le niveau de vie d’une pop. Humanité, surtout pays industrialisés, consomme plus de capital naturel (ensemble des ressources naturelles utiles à l’H et exploitables techniquemt et économiquemt) qu’elle n’en a à sa disposition. B)    Dvlp durable face aux limites de la croissance - Surexploitation ressources naturelles porte atteinte aux biens communs (biens rivaux (conso des uns influence la conso des autres) mais non excluables (on ne peut en interdire l’accès)) et nécessite réponse collective. Prise de conscience se traduit par émergence concept de dvlp durable (défini 1987 dans rapport Brundtland comme étant un dvlp qui répond besoins du présent dans compromettre capacité générations futures à répondre aux leurs) à la suite du rapport Brundtland. Dvlp durable cherche concilier dimensions éco, sociales et environnementales. Responsabilité sociale et environnementales (RSE) est traduction directe, pour entreprises, de ce concept. - Limites croiss mises en lumière en 1972 avec rapport Club de Rome. Rapport suscité débats d’économistes insistants sur importance progrès technique pour apporter solutions à la raréfaction ressources. S progrès technique permet améliorer productivité ressources, la hausse des qtés consommés contrebalance amélioration efficacité technologique.

III) Le regard des économistes sur DD

A)    Renouvellemt et substitution du capital - Economistes distinguent plusieurs types capitaux : capital physique (ensemble des moyens de prod fabriqués par H), capital humain (ensemble des aptitudes, talents, qualifications, expériences accumulés par un individu et qui déterminent en partie sa capacité à W ou à produire pour lui-même ou pour les autres), capital naturel et parfois le capital social (quantité et qualité des relations sociales tissées par les individus). Objectif étant de persévérer voire d’augmenter quantité de tous ces capitaux à dispo de la société. - Dans perspective soutenabilité faible (considère que dvlp éco est soutenable dans la mesure où l’on remplace K naturel consommé par d’autres formes du K (humain et social, technologique, public)), l’hypothèse est que les différentes formes de K sont substituables, ce qui requiert la présence de technologies de secours et d’un fonctionnemt du mécanisme des prix permettant de transmettre info parfaite sur rareté ressources. Générations présentes consommeraient du K naturel, et en contrepartie léguerai aux générations futures davantage de K crée par les hommes. Capital institutionnel (ensemble attitudes et dispositions mentales qui favorisent coopération dans société / Capital social) joue rôle clé pour organiser substitution des formes de K. L’approche par la soutenabilité forte (idée selon laquelle on ne peut épuiser les ressources naturelles car d’autres formes de K ne peuvent se substituer au K naturel) remet en cause la possibilité de substituer mécaniquemt du K physique ou humain au K naturel. B)    Les indicateurs de DD - Indicateur d’épargne nette ajustée de la Banque Mondiale est l’exemple le plus clair de la soutenabilité faible, il agrège en un seul chiffre les estimations monétaires de trois formes de K : physique, naturel et humain. Eco d’un pays qui est capable d’épargner partie suffisante PIB et investir dans éducation est considérée comme soutenable. - La logique des tableaux de bord peut coïncider avec approche forte de soutenabilité : suivre évolution d’un large éventail d’indicateurs simples permet de tirer sonnette alarme lorsqu’un seuil critique est atteint. Le défi écologique est probablement le défi du futur le plus difficile à affronter. Parce qu'il remet en question les conditions de vie et les modes de consommation des populations des pays développés, il doit faire face à l'inertie des comportements et à la résistance que lui opposent des groupes d'intérêts puissants soutenus parfois par des lobbies sans scrupule. Il est aussi confronté à la capacité d'oubli et d'insouciance d'une opinion publique prompte à s'émouvoir de catastrophes écologiques médiatisées mais tout aussi prompte à en oublier les leçons.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !

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