Définir la pauvreté

On distingue deux types de pauvreté : la pauvreté absolue et la pauvreté relative. La première correspond au fait que les individu ne peuvent pas subvenir à leurs besoins fondamentaux (manger suffisamment, se soigner et se loger). La seconde concerne des personnes dont les revenus ne permettent pas, compte tenu de leurs charges de familles, d'accéder au niveau de vie minimal acceptable dans le pays où elles vivent. Ainsi un individu considéré comme pauvre en France ne le sera pas en Inde car le minimal en question varie dans l'espace.

Les personnes en situations de pauvreté relative ont un revenu en-deça du seuil de pauvreté. Celui-ci est calculé par rapport au revenu médian (celui qui partage la population en deux parties égales). Les pays anglo-saxons se réfèrent à 60% du revenu médian par unité de consommation, les Français à 50%. Le nombre d'unités de consommation se détermine de la manière suivante : 1 u.c pour la premières personnes du ménages, 0.5 pour chacunes des autres si elles ont 14 ans ou plus, 0.3 sinon.

En 2005, le seuil de pauvreté était fixé en France à 817 euros par mois et pas u.c pour le critère anglais et 681 pour le critère français. Dans le premier cas il y avait 7 millions de pauvres, dans le second 3.7 millions.

Parmi les personnes en situation de pauvreté on trouve beaucoup de famille monoparentales mais aussi de plus en plus de personne qui travaillent. On évoque alors un phénomène de "pauvreté laborieuse" ou d'émergence de "working poor". En 2007, 1.6 millions de salariés avaient moins de 817 euros mensuels en moyennes sur l'année (temps partiel ou alternance de période de chômage).

On désigne par taux de pauvreté des ménages la proportion de ménages pauvres par rapport à l'ensemble des ménages.

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Les effets des mesures prises pour améliorer le niveau de vie des plus pauvres

Effets positifs

La hausse de la redistribution et la revalorisation du SMIC a permis à la France de faire régresser le taux de pauvreté des ménages. Ainsi entre 1970 et 2000 on a noté un repli de 59%.

De plus les personnes modestes sont celles qui sont amenées à consommer la plus grande part de leur revenu (on dit qu'elles ont la plus grande << propension à consommer leur revenu >>). Aussi améliorer leur pouvoir d'achat, c'est accorder un soutien à la consommation donc assurer des débouchés aux entreprises, ce qui permet de réduire le chômage et par conséquent améliore la situation des plus démunis.

En outre les tensions sociales sont réduites puisque les inégalités sont moins présentes. Les probabilités d'ascension sociale des enfants sont plus grandes en raison de l'amélioration directe du revenu des parents (accroissement de leur revenu primaire ou secondaires) ou indirecte (on tient alors compte du revenu élargi ou ajusté). Ils pourront ainsi faire des études plus longues et auront une chance d'occuper de meilleurs emplois.

Effets pervers

Lorsqu'une société verse des allocations généreuses, cela peut induire un phénomène de trappe à pauvreté. En effet certaines personnes vont s'enfermer dans une situation de pauvreté car travailler signifie renoncer à leur temps libre, perdre des allocations et des droits (par exemple le droit à la CMU, le couverture maladie universelle) et devoir faire face à de nouvelles dépenses (ex : transport, garde d'enfant). Certains peuvent donc paradoxalement avoir un niveau de vie plus faible en travaillant qu'en vivant de l'assistance.

Par ailleurs la hausse du SMIC peut tasser l'échelle des salaires et générer du mécontentent chez les individus qui percevaient auparavant plus que les "smicards" et qui maintenant sont au même niveau. De plus, il peut s'en suivre de l'inflation car pour compenser la hausse de leurs coûts de production les entreprises peuvent décider d'augmenter les prix. Cela détériore donc le pouvoir d'achat.

Il peut aussi y avoir une accélération du chômage. En effet une forte protection sociale nécessite en amont des cotisations sociales importantes. Or ce sont les employeurs qui en paient la plus grande partie. La volonté d'octroyer un salaire minimal élevé ou d'assurer un fort niveau de redistribution renforce le coût salarial. Cela peut amener des entreprises à délocaliser, à opérer une substitution capital/travail ou à se montrer plus exigeantes pour recruter ne s'intéressant plus qu'aux diplômés ayant de l'expérience. Par conséquent beaucoup de personnes peu qualifiées vont se trouver sans emploi.

Il faut également considérer que non seulement ces mesures peuvent accroître les dépenses de l'état et des organismes de sécurité sociale mais aussi dans le même temps restreindre leurs recettes. On vient d'évoquer le surcroît de chômage mais il faut aussi tenir compte de fait que les prélèvements obligatoires peuvent en pâtir car les cotisations salariales doivent aussi être élevées. En outre la redistribution nécessite donc des prélèvelents obligatoires substanciels. Cela peut conduire à rendre exactes les prédictions d'Arthur Laffer << trop d'impôt tue l'impôt >>. En effet certaines personnes peuvent choisir de quitter la France (phénomène d'exil fiscal), d'autre de pratiquer la fraude fiscale ou de travailler moins (certes elles auront un salaire plus bas mais elle paieront moins de prélèvements obligatoires et pourront éventuellement conserver leur niveau de vie en produisant elles-mêmes des produits qu'elles achetaient auparavant grâce par exemple à temps libre supplémentaire).

L'état ne peut donc plus opérer la même redistribution, ni augmenter le revenu élargi de la même manière... à moins de s'endetter, ce qui pénalise les générations actuelles et futures.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !