Les agents économiques et les choix réalisés

Agents économiques et choix réalisés

            Ceux qui participent à l’activité économique sont appelés agents économiques, au nombre de 5 : ménages, entreprises, institutions financières, administrations, et le reste du monde. Chacun a une activité de production propre.

  • Les ménages produisent des biens et des services marchands (qui ont un prix de vente).
  • Les entreprises fabriquent/produisent des biens et services marchands.
  • Les banques produisent des services marchands.
  • Les administrations produisent des services non marchands.
  • Le reste du monde est un compte qui retrace les activités des agents économiques.

Comment faire des choix ?

            Chaque agent économique doit effectuer des choix en fonction d’un environnement et de ressources qui sont forcément limités. Un ménage devra choisir pour sa consommation, une entreprise s’interrogera sur al rentabilité de l’investissement qu’elle devra opérer. Une banque se demandera si un prêt sera remboursé, une administration si elle utilisera les ressources allouées par les impôts.

Ce problème du choix nous amène à deux notions ; l’utilité et la contrainte budgétaire.

Que produire et comment mesure-t-on la production ?

            La production est une activité économique essentielle. C’est  le centre de préoccupation des économistes. Il convient donc de la mesurer à deux niveaux.

  • Le niveau micro- économique est constitué par l’entreprise. Pour cette unité de production, c »est la VA (Valeur Ajoutée) qui mesure la production réelle. Elle s’exprime : VA=CA-CI (valeur ajoutée = chiffre d’affaires – consommations intermédiaires)
  • Le niveau macro-économique. Au niveau global de l’ensemble d’une société, la production se mesure par un indicateur : Le produit brut (PIB)= somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises. On distingue un PIB marchand et un PIB non marchand. Le PIB marchand concerne les entreprises, le PIB non marchand se forme à partir de la VA estimée de toutes les administrations.

La redistribution

            Une grande question qui est posée est celle de la répartition et de la redistribution des richesses produites. Pour comprendre ces notions, il est nécessaire de revoir quelques notions du programme de seconde, principalement les différents types de revenus et la notion de revenus disponibles.

Voyons les ressources d’un agent économique, les ménages. Revenus directs : travail (salaires, traitements), capital (intérêts, loyer, dividendes, fermages, métayages), mixtes (bénéfices des petits entrepreneurs, honoraires). Revenus indirects : prestations familiales, santé, pensions de retraite, prestations de chômage, RSA.

 Les ménages disposent de revenus directs et indirects, mais ils paient des impôts et des cotisations sociales. Cela s’exprime par la formule du revenu disponible :

Revenu Disponible (revenus primaires) = (impôts + cotisations sociales) + prestations sociales. Il s’explique par la redistribution.

La redistribution des un mécanisme économique fondamental pour comprendre le fonctionnement de l’état-providence (cela permet aux citoyens d’obtenir un revenu indirect). Elle met en œuvre deux mécanismes : des prélèvements obligatoires et des réaffectations.

Les prélèvements.

Les agents économiques (ménages, entreprises et banques) paient des impôts directs et indirects et des cotisations sociales pour financer les budgets de l’état, des collectivités locales, et des organismes de sécurité sociale.

Les réaffectations.

En contrepartie, les ménages reçoivent des prestations sociales précédemment présentées.

Résumé

Les ménages reçoivent un revenu indirect. Il est composé de prestations sociales auxquelles s’ajoutent des services publics gratuits. A l’origine de ce revenu indirect, il y a un mécanisme de redistribution. La redistribution qui est l’apanage des pays qui ont un état providence, est fondée sur deux éléments : des prélèvements et des réaffectations.

Les prélèvements sont constitués par des impôts et des cotisations sociales. Tous les secteurs institutionnels sauf les administrations paient des impôts : les ménages paient un IR et les entreprises paient un IS. De plus, les ménages et les entreprises paient des taxes (TVA). A cela s’ajoutent des cotisations patronales et salariales.

En ce qui concerne les réaffectations : la masse des impôts directs et indirects vont alimenter principalement le budget de l’état et celui des collectivités locales (taxes d’habitation). Quant aux cotisations sociales (salariales et patronales), elles abondent le budget des organismes de sécurité sociale. En contrepartie, l’état et les organismes de sécurité sociale vont fournir aux ménages des services publics non marchands (services d’éducation). Les organismes de sécurité sociale fournissent des prestations sociales dont les 5 principales sont : prestations familiales, de santé, pensions de retraite, indemnités de chômage, et minimas sociaux (RSA).

Le circuit économique et la notion d’équilibre

Le circuit économique

Les sciences économiques s’interrogent sur le système de production et de répartition des richesses. Cependant, pour connaître le fonctionnement d’une société il faut analyser d’autres mécanismes.

Les 6 mécanismes principaux sont : La production, le revenu, la consommation, l’épargne, l’investissement et le capital. Réunis, ils permettent de comprendre le fonctionnement d’une société à partir d’un circuit économique. La production et le revenu ayant déjà été présentés, nous nous intéressons sur les autres mécanismes.

La consommation

La production amenant aux revenus, une partie du revenu est consommée (utilisée par les agents économiques). La consommation des ménages (consommation finale), équivaut à la consommation intermédiaire pour les entreprises. En ce qui concerne les ménages, il faut connaître leurs principales consommations.

La loi d’Engel : Au XIX° siècle, le statisticien Ernst Engel a trouvé une loi selon laquelle quand le revenu augmente, la part consacrée à l’alimentation diminue et celle consacrée aux loisirs augmente.

Les propensions moyennes à consommer (c) et à épargner (e) expriment la part prise dans le revenu (R) par la consommation (C) et l’épargne (E).

c=C/R     et     e=E/R

Dire que c=0,85 signifie que 85% du revenu sont consacrés à la production.

Dire que e=0,15 signifie que 15% du revenu sont épargnés.

Il existe également des propensions marginales à consommer (pmgc) et à épargner (pmge) : ΔC/ ΔR et ΔE/ΔR. Elles ont les mêmes propriétés que les propensions moyennes mais n’expriment pas la même chose. Les propensions marginales permettent de répondre à la question : « comment se répartit une augmentation du revenu ? »

Interprétation: si pmgc = 0, l’augmentation du revenu n’est consommée mais épargnée car pmge = 1.

Epargne : c’est une partie du revenu non consommée : Epargne = Revenu – Consommations. On distingue des épargnes volontaires, involontaires, ou même forcées (Terme forgé pour désigner le fait que la hausse des prix, l’inflation, provoque forcément une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, donc réduit leur demande, exactement comme le ferait un comportement d’épargne.). On épargne généralement par précaution,  par une consommation différée, pour se constituer un capital, ou encore pour sa retraite.

Investissement : consiste à utiliser de l’argent pour maintenir ou accroître la capacité de production d’un agent économique.

Le multiplicateur d’investissement : Notion donnée par J.M. Keynes. Cet indicateur permet de mesurer l’incidence d’un investissement. Il s’exprime par la formule : ΔY = k*I. Dans cette formule, ΔY est la variation du revenu national, k est le multiplicateur, I l’investissement initial. Notons que k=1/pmgc.

Définition

Un capital est une somme d’éléments ; il existe beaucoup de définitions : capital technique, monétaire, financier, social, etc. A noter que « capital social » est utilisé différemment en économie  et en sociologie.

En économie, c’est l’apport des actionnaires : c’est le passif du bilan. En sociologie, Pierre Bourdieu a montré que les individus possédaient en quantité plus ou moins importante trois sortes de capitaux : capital économique (revenus+patrimoine), culturel (savoir), et social (ensemble des relations que possède individu).

Le capital d’un ménage : patrimoine. Il faut distinguer le patrimoine brut, net et l’endettement.

Exemple : un formule reliant ces trois notions est Brut – Endettement = net.

Bilan

Une entreprise évalue périodiquement les ressources dont elle dispose → leur utilisation. Le bilan est une photographie à un moment donné des ressources d’une entreprise. Un bilan peut se schématiser ainsi :

ACTIF (utilisation des ressources) : Terrains, constructions, machines, stock des matières premières.

PASSIF (origine des ressources) : Apport des actionnaires, emprunts.

Travail fait par l’élève : bref résumé sur la redistribution.

La redistribution est un mécanisme économique complexe, essentiel dans la discipline des sciences économiques et sociales. Elle sépare la somme totale du budget d’un état, et comme l’indique son nom, redistribue le tout entre les agents économiques : Entreprises, ménages, institutions financières, administrations publiques, reste du monde.

Le circuit économique, les marchés, équilibres, déséquilibres

Le circuit économique

Les six mécanismes étudiés précédemment peuvent être regroupés pour former un circuit économique. Ce circuit montre le fonctionnement d’une économie et permet de comprendre les notions d’équilibre et de déséquilibre.

Dans une société, un certain nombre de mécanismes permettent de comprendre le fonctionnement du système productif. L’activité essentielle est la création de richesse, c’est-à-dire la production ; celle-ci permet l’octroi de revenu. Les revenus sont en partie consommés, et épargnés. Grâce à l’épargne, les agents économiques peuvent investir, acquérir des biens durables=un capital. Ainsi de suite les sociétés progressent, ont une croissance par l’accumulation de capital.

L’équilibre économique peut s’identifier au bon fonctionnement d’une économie, quand tout ce qui est produit est acheté, quand offre=demande.

Quand l’offre est supérieure, les marchandises produites ne trouvent pas d’acquéreur : crise de surproduction. Voyant qu’elles ne peuvent écouler leur stock, les entreprises ralentissent leur activité et licencient du personnel, le chômage progresse. Ce qui explique le plus souvent la crise de surproduction, c’est l’insuffisance de la demande. Elle s’explique par une faiblesse du revenu.

Quand la demande est supérieure, il peut y avoir une hausse des prix, c’est-à-dire une inflation par la demande. Voici deux explications : Si un producteur qui offre des biens voit la demande augmenter, il peut soit profiter de la situation et augmenter les prix sans satisfaire la demande, ou décider de satisfaire la demande et dans ce cas-la il va investir et répercuter le coût de cet investissement. Dans les deux cas, il entraine une inflation de la demande.

Qu’est-ce qu’un marché ? C’est un lieu géographique plus ou moins bien localisé, dans lequel il y a des offreurs et des demandeurs. Les offreurs sont les entreprises, les demandeurs sont les ménages. Les transactions équivalent aux prix de vente.

Nous avons montré que les économistes s’interrogeaient sur les systèmes productifs qui peuvent être analysés à partir des 6 mécanismes de base qui forment un circuit dont les représentations sont diverses.

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