Les bases des études de sociologie et de finance

Chapitres

Quelle est la démarche en sciences sociales?

            C'est une démarche qui consiste à mettre l'accent sur les faits « humains » (le fait social) d'un point de vue économique, sociologique, politique, historique. Le but est d'avoir un regard total. Les trois domaines sont donc indépendants.

--citation: « Tout fait social est un fait TOTAL » MAUSS

            Nous étudions donc la Science économique est la sociologie.

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À quoi nous mène la notion d'économie?

            Nous commençons par voir que la notion d'économie est directement lié à la nécessité de combler des besoins.

            Le monde rend matériel nos goûts, nos désirs et nos inspirations en objets. L'activité économique consiste à étudier « la manière » (l'organisation) de la production, la répartition, la consommation.

            Cette économie peut être étudier de manière microéconomique et de manière macroéconomique. La microéconomie est un regard sur une entreprise ou un produit. La macroéconomie est un regard sur l'inflation, le chômage, et les grands phénomènes économiques…

Qu'est-ce que sont les besoins?

            Il existe deux types de besoins:  Les besoins fondamentaux (physiologique) qui sont se vêtir, se nourrir, se loger; et les besoins non fondamentaux (psychologique). Ainsi tout le reste des besoins sont non fondamentaux. Néanmoins tout les besoins sont culturels. Les besoins culturels doivent être satisfait par des biens.

Qu'est-ce que sont les biens?

            Il existe deux types de biens: Les biens libres qui sont des biens qui n'ont pas besoin d'être produit (air) et qui ne s'achète pas; et Les biens économiques qui nécessitent une production et doit être acheté. De plus en plus avec la mondialisation, les biens « libres » deviennent des biens « économiques »: c'est la marchandisation. Les biens sont variés, il est donc possible voire nécessaire de les classer.

Classer les biens économiques?

            Il existe deux nature de biens économiques: Les biens matériels et les biens immatériels. Les biens immatériels sont plus connus sous le nom de services (enseignement, activité bancaire).Nous sommes de plus en plus dans un monde de services avec une économie du savoir (économie post-industrielle).

            Il existe différents usages des biens économiques: Certains servent à la consommation finale mais leur durée peut varier: Durée courte (alimentation), durée moyenne (vêtements), durée longue (voiture). Attention: Quand j'achète une maison, c'est un bien économique et matériel mais ce n'est pas une consommation mais un investissement. Ces biens concernent les ménages.

            D'autres biens servent à la consommation intermédiaire: Ce sont des biens et/ou services qui permettent de produire d'autres biens et/ou services et qui disparaissent au cours du processus de production. Ils sont utilisés par des entreprise, des banques, des assurances, des administrations, des associations… Ces biens concernent initialement les entreprises.

            Enfin il existe des biens d'équipement ou des biens de production: Ce sont des biens qui permettent de produire d'autres biens et/ou services et qui ne disparaissent pas au cours du processus de production. Ce sont des machines, des bâtiments, des routes. Ces biens concernent les entreprises.

            Mais on peut aussi classer les biens selon leurs types de demande: Des biens publiques qui sont des biens qui ne sont pas exclusif et qui appartiennent à l'Etat ne créant donc pas de rivalité; et des biens privés qui sont des biens qui sont exclusif et qui entraîne une rivalité.

            Une fois vu que les biens qui satisfont les besoins des agents économiques sont variés tant par leur nature, par leur usage que par leurs demandes, il nous faut étudier comment ces biens économiques sont produits.

Qui produit?

            Il existe plusieurs producteurs de biens économiques Leur mission, leur but et leur forme sont très variés.

            Les sociétés non financière ont deux missions selon leur nature. Pour les entreprises privés, c'est produire des biens et des services pour faire du profit. Pour les entreprises publiques, c'est produire un bien publique puis faire du profit. On différencie les sociétés non financières (SNF) par leur taille: Les PME (petite et moyenne entreprise) ont de 0 à 250 employés. Les Grandes entreprises ont  plus de 250 employés. On les différencie aussi sur le plan juridique: Les Sociétés de personnes sont formés d'Associés qui sont responsables à concurrence de leurs biens personnels. Elles représentent 10 % des entreprises françaises. Les sociétés de Capitaux forment ainsi la plus grande parti des sociétés non financières. On en distingue deux formes. Les SARL (société à responsabilité limité) qui sont des sociétés qui exige de 2 à 50 associés et un capital social de 7500€. Dans une SARL, Un associé ne peut partir que si les trois quarts des associés sont d'accord. Elles n'ont comme responsabilité que celle de perdre leur capital social respectif. La deuxième forme est la SA (société anonyme). Elle représente une entreprise ayant des actionnaires à qui elle paye des dividendes. Pour cet actionnaire, la vente d'action crée de la Plus-value ou de la Moins-value. Former une SA exige 7 associés et un capital social (capital de départ) de 45 000€

            Les sociétés financières représentent les Banques et Assurances

            L'Administration publique est aussi amener à produire. Ce n'est pas une entreprise. Elle produit des services non marchant: Les prix sont fixés indépendamment du marché. Il existe trois sortes d'administration publique: Administration publique centrale (Ministères, état), Administration publique locale (Régions: conseil régionale; Département: conseil générale; Locale: mairie) , et Administration publique sécurité sociale (C.A.F.; C.N.A.M. etc…)

            Les Institutions sans but lucratif produisent au service des ménages. Elles son dans la majorité des cas des associations (culturelle, sportive…)

            Enfin les ménages produisent en tant qu'entrepreneurs individuel:Ce sont la majorité des entreprises françaises (Médecin, Vétérinaire, Avocat…)

            Mais toute ces institutions qui produisent ont un point commun. Elles essayent de produire efficacement.

Comment produire efficacement?

            Pour produire des biens il faut combiner des facteurs de productions.

Quel est le facteur principal de toutes productions?

            Le facteur travail

Citation: « Il n'y a de richesse que d'hommes » Jean BODIN. Plus il y a d'hommes travailleurs, plus il y a de richesse. Les économistes vont alors s'intéresser alors à la population active.

Qu'est-ce que la population active?

            C'est la main d'œuvre effective ou potentielle d'un pays. Population active = population occupé + personnes au chômage. Celle-ci peut évoluer. Une augmentation ou  une baisse de la population active dépend du Niveau de l'âge de la retraite, de la Durée des études, du Solde migratoire, du Comportement des femmes et du Taux de fécondité passé.

            Pour étudier la population active, on utilise le taux d'activité. Un Taux correspond toujours à:  numérateur/dénominateur x100. Ici, taux d'activité = Pop. active / Pop. Total (>16 ans) x100 . Il peut se calculer par l'âge, le sexe, ou l'ethnie… Aujourd'hui le taux d'activité diminue à cause du vieillissement de la population active de l'augmentation des études des jeunes et du progrès technique.

            Les actifs ne le restent pas éternellement. Pour autant, une personne a des besoins à combler jusqu'à sa mort. C'est pour cela que nous avons un système de retraite. Bien que nécessaire, les économistes doivent se demander comment rendre ce système rentable.

Comment financer les retraites?

            Il existe deux types de financement utilisés selon les pays. Le financement par répartition correspond à un prélèvement d'une somme d'argent aux travailleurs (cotisations retraites) que l'on verse à un retraité (par la sécurité sociale). C'est le cas français. Le second système est le système pas capitalisation. Il revient à épargner , en travaillant , auprès d'un fond de pension pour toucher une rente à la retraite (système individualiste).

            À cause de la démographie, le système par répartition pose un problème car le nombre de cotisation diminue et le nombre de prestataire augmente.

            Le système par capitalisation dépend néanmoins en grande partie des taux d'intérêts. Il y a alors une épée de Damoclès au dessus des retraites.

            Revenons en aux actifs. On constate que les professions sont très variés. On pourrait les classer en fonction du revenu, de la nature, du secteur, des compétences etc… Pour autant, on remarque qu'il existe plus de points communs entre certains professionnels qu'entre d'autre. Un classement des profession est alors établi. Ce sont les PCS (professions et catégories socioprofessionnelles)

Comment construire des PCS ?

            L'INSEE (Institue national de la statistique et des études économiques) prend en compte 7 critères regroupés en 3 grands critères: 1-Le statut (salarié ou indépendant); 2-Le secteur d'activité ( primaire, secondaire ou tertiaire); 3-La position hiérarchique; 4- Les qualifications (hautes moyennes ou basses); 5-La nature du travail (manuel ou non); 6-La taille de l'entreprise; 7- Le métier.

            Ces critères sont combinés et trois critères dominants sont sélectionnés. Les 3 grandes catégories sont LE STATUT, LE MÉTIER et LA POSITION HIÉRARCHIQUE.

            L'INSEE établie alors 8 CSP (catégories socioprofessionnel) aussi appelés PCS.

                        1. Agriculteur, exploitant

                        2. Artisans, commençants, chef d'entreprise

                        3. Cadres et professions intellectuels

                        4. Professions intermédiaires

                        5. Employés

                        6. Ouvriers

                        7. Retraités

                        8. Chômeurs n'ayant jamais travaillés

            Particularités: Un professeur de médecine est mis dans la PCS 3 et un professeur  est mis aussi dans la PCS 3. Pourquoi? Au nom de l'homogénéité.

            Un chef d'entreprise est salarié et sort de l'ESSEC. Il est mis dans la catégorie 2. Pourquoi? Il pense comme un chef d'entreprise même s'il est salarié.

            Les PCS évoluent régulièrement. On crée ainsi des tendances. Les catégories 1 , 2  et 6 sont en crise alors que le nombre d'actif dans les catégories 3 , 4 , et 5 augmentent. C'est la tertiarisation de l'économie, même si 30% de la population active reste ouvrière en France.

            Ces PCS nous amènent vers une nouvelle notion avec la catégorie 8 des chômeurs n'ayant jamais travaillés. Nous allons donc à présent découvrir ce qu'est le chômage.

Qu'est-ce qu'un chômeur?

            Cet notion n'est pas facile à expliquer puisque les différents instituts ne prennent pas les mêmes critères pour définir qui est chômeur et qui ne l'est pas.

            L'ANPE a 6 catégories de chômeurs. La catégorie 1: chercheurs d'emplois à temps plein et à durée indéterminé faisant un travail de moins de 78 heures par mois. La Catégorie 6: même personnes que catégorie 1 mais travaillant plus de 78 heures par mois. Cette vision en catégories donne un chiffre du chômage élevé.

            Pour l'INSEE, la notion est plus stricte. L'institut calcule selon le BIT (Bureau international du travail). Un chômeur doit  ne pas travailler du tout, chercher réellement un emploi, être disponible dans un délai de 15 jours. Le chiffre du chômage pris  en compte par l'État aujourd'hui est celui de l'INSEE. Il est moins élevé que celui de l'ANPE.

            EUROSTAT est un organisme de statistiques européen qui donne un chiffre du chômage encore plus faible que l'INSEE car il demande pour être chômeur une acceptation des propositions.

Qu'est-ce que le chiffre du chômage?

            Ce qu'on appelle communément le ou les chiffre (s) du chômage correspond à deux taux. Le taux de chômage et le taux d'emploi. Le taux de chômage est (chômeur/Pop active) x100. Le taux d'emploi est (actifs occupés/ Personnes en âge de travailler) x 100.

Que nous apprend l'analyse du chômage aujourd'hui?

            En analysant les chiffres du chômage aujourd'hui, on découvre que certaines personnes sont plus touchés que d'autre. Le taux de chômage est très élevé chez les femmes, les jeunes et les personnes de + 50ans.

Pourquoi le chômage existe-t-il? Ou Pourquoi pas le plein-emploi?

            Le chômage est le fruit de plusieurs facteurs qui font que l'offre d'emploi présent sur le marché ne correspond pas à tout le monde et que les entreprises n'embauchent pas infiniment. Tout d'abord une baisse de la consommations  amènerait directement à une baisse de la production et de ce fait à une baisse des effectifs dans une entreprise.

            Pour d'autre postes, c'est le manque de qualification adéquate qui empêche l'embauche. À grande échelle cela revient à un problème de formation.

            De plus, le coût de la main d'œuvre peut parfois être un frein à l'embauche alors que l'entreprise à un besoin de facteur travail.

            Enfin le chômage fractionnel , le temps d'attente pour trouver un emploi, représente aussi une part des chômeurs.

            Finalement le chômage est du à des facteurs multiples. Afin de le combattre, certains préfèrent affronter certains de ces facteurs alors que d'autres vont trouver d'autres facteurs plus dangereux. Nous nous retrouvons face à deux thèses pour affronter le chômage.

Quels sont les deux thèses qui s'affrontent pour faire face au chômage?

LIBERALE                                  KEYNESIENNE

-coûts du travail -allocations chômages -inadéquation de l'offre et du travail-une faible consommation -salaires trop faibles -il faut augmenter les salaires, les allocations chômages, le nombre de fonctionnaires et les travaux publics (new deal)
ÞLAISSER FAIRE LE MARCHEÞINTERVENTION DE L'ETAT POUR FAIRE DU DEFICIT PUBLIQUE

            Pour autant, ces deux thèses admettent une point commun: on ne peut pas parler d'un chômage mais de chômageS. Ainsi, nous devons distinguer trois formes de chômage: le Chômage répétitif revient à une répétition d'emplois atypique. Le Chômage de conversion oblige à faire attention au type d'étude et à l'âge. Enfin, Chômage d'exclusion correspond aux  chômeurs de longue durée. C'est de ce chômage qu'il est le plus le difficile de sortir.

            Nous avons fait le tour des questions se rapportant à la valeur travail. Ainsi celle-ci correspond dans la production à la population active. Nous en revenons donc à l'idée de produire des biens pour satisfaire des besoins. Mais, ce besoin ne concerne pas le producteur mais le consommateur. Nous pouvons donc alors nous poser une nouvelle question.

Quel est l'objectif des entreprises?

            Le profit. Nous remarquons dès lors qu'une entreprise distingue deux mesures de son profit: Le chiffre d'affaire et la valeur ajoutée.

Qu'Est-ce que le chiffre d'affaire et la valeur ajoutée?

            Le chiffre d'affaire est la recette d'une entreprise. L'ensemble de ces recettes perçues grâce à la vente. La valeur ajouté correspond au chiffre d'affaire duquel on soustrait les consommations intermédiaire. Étant donné qu'il reste toujours des stocks à une entreprise, on admet que la valeur ajoutée est : la valeur de la production - les consommations intermédiaires. La valeur ajoutée mesure la richesse réellement crée par l'activité de chaque secteur institutionnel.

Que calcule-t-on à partir de la Valeur Ajoutée?

Les entreprises ne se contente jamais de la simple Valeur ajoutée. Celle-ci ne permet pas de voir ce que vont gagner les propriétaires de l'organe de production (propriétaires, associés, ou actionnaires). Pour cela, les économistes commencent par calculer l'excèdent brut d'exploitation (EBE).

EBE= Valeur Ajoutée  - Revenus Salariés. Pour savoir quel est le profit perçu par les propriétaires, il faut commencer par enlever de la valeur ajoutée ce que l'on doit à la valeur travail, aux salariés.

            Et à partir de cet EBE, on calcule à nouveau d'autres nombreux chiffres.

Taux de marge= (EBE/VA) x100

VA(brut) - Amortissement = VA(net)

            L'amortissement correspond à la somme mise de côté afin de remplacer les biens servant à la production d'un produit en cas d'usure.

EBE -Amortissement = ENE (Excédent net d'exploitation).

            Ce qu'il reste alors sert, après imposition, à payer les intérêts d'emprunts, les actionnaires et les assurances. Ce qu'il reste, ce sont les bénéfices.

Taux d'investissement= (Inv./VA)  x100

Taux d'autofinancement= (Épargne brut/ FBCF)           x100

FBCF: Formation brut de capital fixe. Correspond à la somme des investissement sur tout le territoire français.

Taux d'épargne=  (Épargne / VAB)   x100

            Ainsi, nous avons vu que le chiffre d'affaire pouvait se décomposer en de nombreuses partis selon les récepteurs de l'argent créée. Mais, il faut aussi admettre qu'une valeur ajoutée peut s'assembler à d'autres afin de donner une donnée à plus grande échelle. On passe ici de la microéconomie à la macroéconomie. Ainsi, tous les valeurs ajoutées du pays rassemblés donnent ce qu'on appelle le PIB.

Quels sont les représentations du PIB qu'il existe?

            Le PIB (produit intérieur brut) correspond au sens stricte somme des valeurs ajoutées brut + TVA + droits douanes. Il permet principalement de comparer la création de richesse entre différents territoires. Il est exprimé en dollars.

            On fait la distinction entre le PIB marchand et le PIB non marchant (plus difficile à calculer).

            Le PIB est aussi différent du PNB (produit national brut). Le PNB = PIB + Revenus des facteurs de production perçu du reste du monde - revenus versés au reste du monde. Ou: PNB = PIB - (revenus perçus - revenus versés). Mais dans la plupart des pays riches, PIB = PNB.

            Enfin, on fait une distinction entre le PIB nominal et le PIB réel. Quand il y a une somme, c'est une valeur nominal. Une valeur réel est un pouvoir d'achat (volume).

            L'économie d'un pays, si elle est bien mené, vise à augmenter le PIB. On dit que l'on crée de la croissance. Cela revient par analogie à augmenter la valeur ajoutée des productions.

Comment augmenter la valeur ajoutée?

            Cela se fait grave à l'investissement et aux progrès techniques.

Qu'est-ce que l'investissement? 

            L'investissement, c'est l'augmentation du capital fixe (biens d'équipements). C'est une dépense important en vue de dégager des recettes.

Quels sont les différentes formes d'investissement?

            On peut distinguer facilement deux types d'investissement. Il y a l'investissement matériel et l'investissement immatériel. Pour un investissement de type matériel, il peut s'agir d'un investissement de capacité (un agrandissement), un investissement de productivité (faire plus à coût moindre, augmenter les performances), un investissement de remplacement (qui se fait avec l'amortissement), ou encore des investissement en logiciels.

            En investissements immatériels, les plus courants sont les investissement en capital humain (information) ou les investissement commerciaux(mercatique, étude de marché, publicité). Mais le principal est l'investissement en recherche développement (progrès technique).

            Les investissement matériels sont supérieurs aux immatériels. Cependant, le nombr d'investissement immatériel est en forte croissance.

Comment mesure -t-on l'investissement?

            Par le taux d'investissement. Pour une entreprise il revient à :

(Investissement brut / Valeur ajoutée brut) *100

Pour un pays, donc à l'échelle macroéconomique il revient à:

(FBCF/ PIB) *100

            Il faut aussi faire, comme pour le PIB  ou la valeur ajoutée, la différence entre l'investissement bru et l'investissement net que l'on obtient en déduisant l'amortissement. Le FBCF existe lui aussi sous une forme net: Le FNCF.

Comment finance-t-on un investissement?

            Il existe deux sortes de financement pour un investissement: un financement interne et un financement externe. Le financement interne correspond à l'utilisation de bénéfices mis en réserve ainsi que de l'amortissement. Le financement externe revient à passer par des banques ou des marchés financiers. On parle alors de financement externe indirect pour les banques, et de financement externe direct pour les marchés financiers (actions ou obligations). Depuis les années 80's, les entreprises ont de plus en plus recours au financement externe directe. C'est la désintermédiation.

            Nous avons vu ce qu'était l'investissement, le premier facteur qui permet d'augmenter la valeur ajoutée. Le second est , rappelons le, le progrès technique.

Qu'est-ce que le progrès technique?

            Familièrement, on associe le progrès technique à l'innovation. C'est une analogie fausse, la principal forme de progrès technique est la productivité. Elle mesure l'efficacité des facteurs de production et l'efficacité de leur combinaison. Elle se calcule par le rapport entre une quantité produite et les moyens mis en œuvre pour l'obtenir. L'indicateur le plus couramment utilisé est celui de la productivité du travail. On peut calculer la productivité horaire du travail ou la productivité par personnes occupés. Les gains de productivité crée par contre du chômage chez les non qualifiés.

            C'est Adam Smith qui dit « un pays pour s'enrichir doit gagner en productivité ». Ce que Joseph Alois Schumpeter sera le premier à appeler progrès technique.

            Nous l'avons dit, le progrès technique est associé aux innovations. Nous distinguerons, en tant qu'économistes, deux types d'innovations: les innovations de procédés et les innovations de produits. Les innovations de procédés amènent à procéder autrement pour faire la même chose alors que les innovations de produits correspondent à des modifications, des améliorations.

            Pour les innovations de procédés, on doit mettre l'accent sur l'investissement dans la recherche et dans le capital humain. Aujourd'hui, un pays ne peut croître que si et seulement si il gagne en productivité ou alors il finit en musée.

            Nous avons vu que le progrès technique est principal pour augmenter la valeur ajoutée et que la plus grande parti du travail à faire dans ce secteur, est sur la productivité. Nous pouvons donc nous demander quels sont les différentes théories inventés pour faire augmenter cette productivité?

Quels sont les différentes théories sur l'organisation du travail?

            Une entreprise cherche à augmenter sa valeur ajoutée soit en ayant des salariés productifs, soit en ayant des produits de qualité, soit en ayant une capacité d'invention ou d'innovation, soit en découvrant de nouveaux marchés, soit en ayant une bonne organisation du travail. Nous parlerons de son origine, son développement et de sa crise.

            Adam Smith parle en premier de l'organisation du travail. Il dit que si l'on veut produire plus, plus vite et mieux, il faut diviser le travail (chacun se spécialise dans une tâche) en prenant l'exemple de la manufacture des pingres.

            En 1911, F. W. Taylor se posait la question de l'utilisation des immigrés. C'est lui qui nomme cela l'Organisation Scientifique du Travail (OST). Une entreprise doit selon lui être découpé en deux partis: le travail de conception revenant à la direction et le travail d'exécution revenant aux ouvriers. La conception est là pour chronométrer, puis la direction doit connaître chaque travail. Il faut ainsi dégager le « one best way » (meilleur moyen pour produire). Les exécutants sont là pour se plier aux ordres de la direction. Avec le taylorisme, la production augmente fortement, le temps mis pour produire diminue fortement, l'emploi augmente tout comme les salaires et la consommation. Mais cette organisation entraîne l'abêtissement des ouvriers, une usure physique et une baisse de la qualité des produits.

            Henry Ford écrit en tant qu'ingénieur et affirme que la méthode de Taylor est insuffisante pour augmenter la productivité. Taylor a « partielisé » le travail alors que Ford propose de « partieliser » le capital. Il dit ainsi qu'il faut rajouter à des ouvriers spécialisés des machines spécialisés: c'est le début du travail à la chaîne. Le fordisme entraîne ainsi une augmentation de la production, une baisse du prix des produits, une augmentation des salaires (5days dollars). Mais cette organisation elle aussi continue d'user les salariés et diminue la qualité des produits. Qui plus est, les machines étant spécialisés, les produits sont standardisé.

             Malgré tout, le Fordisme et le Taylorisme vont permettre aux Etats-Unis de devenir la 1ère puissance industrielle au début du siècle dernier. L'Europe importe cette technique d'organisation qui va connaître son apogée sous les 30 glorieuses. Jusqu'à la fin des années 60's, on faisait appel à la main d'œuvre non qualifiée formé par cette organisation. Le fordisme était d'autant plus accepté que les salaires augmentaient. Vers la fin des années 60's, le Fordisme meurt et le Japon prend industriellement le relais de l'Europe. C'est le début du Honisme (Toyotisme). Selon  Hono, une entreprise ne doit pas découper le travail mais avoir les cinq zéros: 0 défauts (qualité); 0 pannes (adaptation); 0 délais (client-roi); 0 papiers (administration hyper légère); 0 stocks.

            Ainsi, si Ford prône le « one best way », Hono prône le « Juste à temps ». Le Kamban est un aussi un principe du Honisme qui impose le dialogue en entreprise. Le Honisme entraîne une polyvalence des ouvriers qui sont alors formés, et une augmentation de la production peu cher mais de qualité. Pour autant, les ouvriers souffrent d'un stress permanent et l'entreprise a une perpétuelle peur d'être dépassé.

            Aujourd'hui en France, nous pouvons nous demander si nous sommes dans une société post-Taylorienne ou Néo-Taylorienne? Réponse. C'est en fait un mélange des deux avec des endroits plus post-taylorien et d'autres plus néo-taylorien.

            Peu importe l'organisation appliqué, on constate que ce qui est mobile dans l'entreprise et qui peut faire sa force comme sa faiblesse, c'est la main d'œuvre. Celle-ci est dirigé par les maîtres d'œuvres, la direction… Pour éviter un abus de pouvoir de la part de ces derniers, les ouvriers ont mis en place une organisation syndicale.

Qu'est-ce que le syndicalisme?

            Le syndicalisme est une affaire qui date en France. Même si le rôle des syndicats dans l'entreprise date de 1968, les syndicats sont reconnus depuis 1884 et des organisations au service des salariés existaient déjà avant. Mais, jusqu'en 1884, il existant la loi le Chapelier datant de 1791 qui interdisait les syndicats. Ainsi, les premières organisations syndicales apparaissent à la fin du XIXème siècle avec la CGT en 1895. D'autres syndicats arriveront bien plus tard comme la FO crée en 1946 afin de détacher le syndicalisme alors très lié au Parti Communiste.

            Aujourd'hui on comptabilise 5 syndicats généraux en action en France: la CGT (1895), la CFTC (1919), FO (1948), CFDT (1964), CGC ( 1944).

            Mais en 2004, le syndicat SUD est crée en se disant éloigné des autres syndicats dits moins actifs qu'avant.

            Dans les syndicats liées à des professions particulières, nous noterons simplement que l'un des plus puissants est le syndicat des enseignants : le FSU.

            Si l'on revient à l'historique du syndicalisme, quelque chose est censé nous choquer. La loi le Chapelier qui a interdit les syndicats est arrivé en pleine révolution française, berceau de toutes les libertés.

Qu'en est-il de cette loi Le Chapelier?

            Il ne faut jamais oublier que les révolutionnaires français étaient des libéraux. Ils partaient donc du principe que l'économie ne peut fonctionner que s'il n'y a aucune corporation (aucune coalition entre les producteurs, soit pas de syndicats). Mais , alors que les ouvriers ne pouvaient plus s'organiser, les patrons eux le pouvaient (problème du livret ouvrier). D'où, en 1884, avec le communiste Waldeck-Rousseau, une loi est mis en place pour remettre en vigueur les syndicats.

Comment évolue le syndicalisme aujourd'hui?

            Les syndicats les plus anciens sont en pleine crise. Ainsi, la CGT a perdu 3% de ses membres cette année, la CFDT a un effectif ayant diminué de 0.3%, celui de FO de 11%. Les syndicats plus jeunes quant à eux sont en tain de s'étendre. Ainsi, l'UNSA crée en 1993 a augmenté ses résultats aux élections syndicales de 614% et le G-10 de 400%.

            Ce phénomène est appelé l'émiettement syndicale. On constate ainsi que les syndicats sont très peu présents dans les entreprise alors qu'ils sont en surnombre dans le service public. De plus, les salariés ayant un emploi atypique (CDD, stage) ne cherchent pas à se syndiquer dans l'entreprise car ils n'imaginent pas passer la vie dans cette entreprise. Enfin, les PME sont le type d'entreprise où la présence syndicale est la plus faible. Cela vient du fait que peu d'employés entraîne moins de chance d'en avoir un syndiqué.

            Ainsi nous avons vu que pour produire il fallait une force de travail importante. Auparavant nous avons aussi vu que la production créait des richesses, de la valeur ajoutée, qui était partagée entre les différents acteurs (salariés, propriétaires, actionnaires…). Ce phénomène de partage s'appelle la répartition.

Comment fonctionne la répartition?

            La répartition se fait à travers le partage de la richesse en revenus.

Qu'est-ce qu'un revenu?

            Tous les actifs touchent des revenus. Mais, pour faire la part des choses, il faut distinguer trois types de revenus: les revenus du travail, les revenus du capital, et les revenus mixtes.

            Les revenus du travail concernent la majorité de la population. Ils représentent ce que touche un salarié.

            Les revenus du capital sont les rentes touchés sous différent formes: fermages (revenu en l'échange de terres agricoles), dividendes, intérêts, loyers. Ces revenus du capital sont aussi appelés revenu du Patrimoine.

            Les revenus mixtes concernent pour simplifier ceux qui vivent d'un revenu en travaillant dans un lieu leur appartenant.

            Le salaire constitue la plus grosse part des revenus. Il faut néanmoins distinguer le salaire brut du salaire net. Le salaire brut est formé du salaire net et des cotisations sociales payés.

            Nous avons ainsi vu que les richesses crées sont répartis entre les différents acteurs de sa création. Pour autant, il ne faut pas affirmer que toute la richesse est réparti. Une part des richesses crées est redistribué.

Qu'est-ce que la redistribution?

            Pour comprendre l'intérêt de la redistribution et ses différentes formes, il est important de l'illustrer par des cas concrets.

            « Je suis chômeur de longue durée, âgé de 35 ans. De quoi vais je vivre ? » ou « Je suis jeune mère de famille, j'ai 16 ans et un enfant. De quoi vais je vivre ? » . Pour les personnes dans ces situations la réponse est : de la Solidarité, de l'Assistance sociale.

            « Je suis salariée enceinte, j'arrête 3 mois avant d'accoucher, de quoi vais je vivre ? » ou « Je suis à la retraite, de quoi vais je vivre ? » ou « je suis malade le jeudi. De quoi vais je vivre ? ». Pour les personnes dans ces situations, la réponse est : de l'Assurance sociale.

Quelle est la différence entre l'Assurance sociale et l'Assistance sociale ?

            L'assurance sociale repose sur des cotisations sociales. On a versé de l'argent pour pouvoir faire face aux difficultés plausibles. L'assistance repose sur la fiscalité ; une part des impôts servent à financer les minima sociaux.

            Ainsi on vise deux types de redistribution. Une redistribution horizontale : une personne va cotiser pour d'autres comme elle qui sont malades. Cette redistribution horizontale peut aussi se faire entre un célibataire et une famille nombreuse.

            Il existe aussi une redistribution verticale : les plus riches payent pour les plus pauvres. Cette redistribution se fait à travers des revenus de transfert, des prestations sociales ou encore des revenus sociaux.

            Avec cette vision nouvelle de la redistribution, on peut affiner notre définition du revenu :

REVENU DISPONIBLE BRUT = Revenu primaire + Revenu de transferts – Cotisations sociales – Impôts sur le revenu.

            Nous venons ainsi de voir que les revenus sont soit réparti, soit redistribué. Quoiqu'il en soit tous les acteurs foyers n'ont pas le même revenu. Il existe ainsi des inégalités de revenus. Nous pouvons donc nous demander comment faire pour évaluer ces inégalités.

Quels sont les inégalités de revenus aujourd'hui ?

            En 2002, les 10 français les plus pauvres sur 100 avaient 8513€ par unité de consommation et par an.

            Entre 1996 et 2002, le salaire des 10% des français les plus pauvres a augmenté de 1101€.

            En 1996, les 10% des français les plus riches gagnaient 3,35 fois plus que les 10% les moins riches.

Comment calculer les inégalités de revenus ?

            Nous constatons ainsi que les inégalités ont été diminué en cette période. Pour travailler sur l'inégalité de revenus, on constate que l'on doit faire appel aux 10% les plus riches ou les plus pauvres dans la population française. Ces « tranches de 10% » sont appelés des déciles. On peut ainsi découpé la population en dix parts égales et faire la différence entre la part la plus aisé et la part la moins aisé. On appelle ces déciles de D1 à D9 (D1 étant les 10% les moins aisées et D9 les 10% les plus riches.)

            En faisant un rapport (D9/D1) on obtient pour 2002 : 3,2. Cela signifie qu'en 2002, les « D9 » gagnaient 3,2 fois plus que les « D1 »

            Pour donner un chiffre à ce revenu que ce soit pour les plus pauvres ou pour les plus riches, on constate que l'on a fait appel à une nouvelle notion : l'unité de consommation.

Qu'est ce qu'une unité de consommation ?

            Avec les déciles, nous avons vu que nous pouvons comparer le revenu de tranches égales de la population. Qu'en est-il si l'on souhaite comparer le revenu de deux familles ? Tout change dans ce cas pourtant plus concret. Une famille est faite d'un nombre variant de membre. Comment peut on alors mettre au même niveau un couple sans enfants et une famille recomposé avec 6 enfants ?

            Il faut donc utiliser l'unité de consommation pour tenir compte du nombre de personnes qui constituent la famille. Cette unité de consommation est mis en place par les économistes sur l'échelle d'Oxford. Avec cette échelle, un adulte compte pour 1 unité de consommation, mais un second adulte compte pour 0,7 unité de consommation. Tous les enfants comptent chacun pour 0,5 unité de consommation. Il faut ainsi à chaque fois évaluer le revenu entre deux familles sur un nombre d'unité commun pour obtenir une comparaison juste.

            Maintenant que nous savons ce que sont les revenus, comment ils sont répartis ou redistribués, et que nous savons comment les évaluer, nous pouvons nous demander ce que l'on peut faire avec un revenu. Deux possibilités s'offrent à nous : avec un revenu, on peut consommer ou épargner.

Comment voir la consommation en partant des revenus ?

            Nous avons déjà aperçu la consommation quand nous avons découvert le processus de production. Les biens sont consommés par différentes institutions économiques. Mais la consommation propre a deux approches : une économique et une sociologique. On sait que les ménages ont comme fonction principale de consommer. C'est la consommation finale.

Que consomment les ménages ?

            Les ménages ont deux types de consommation : une consommation marchande et consommation non-marchande. Cette seconde forme correspond aux services collectifs (éducation, police, éclairage publique…) auxquels on rajout l'autoconsommation (un potager etc.) et enfin les services rendus à titre gratuit. Ainsi la consommation finale correspond a ces deux types de consommation. En d'autres termes, la consommation finale, ce sont les dépenses effectivement observé sur le plan marchand auxquelles on rajoute les prises en charge par la collectivité.

Comment mesurer la consommation ?

            Cela revient à savoir quels sont les postes que les ménages utilisent pour consommer. Ce sont les coefficient budgétaires . Pour obtenir un coefficient budgétaire pour un poste il faut :

(dépenses consacrés à un poste/ dépenses totales) x 100%

Quels sont les facteurs agissant sur la consommation ?

            Il y a plusieurs facteurs qui agissent mais le plus important est le revenu. Toute consommation se fait en fonction du revenu. Cela s'appelle la propension marginale à consommer. Elle revient a se demander de combien augmente la consommation quand le revenu augmente de tant . En plus de la propension marginale, il existe une propension moyenne. Avec les deux, on calcule l'élasticité d'une consommation.

Propension moyenne= (Consommation / Revenu)

Propension marginale= (Variation absolue Consommation / Variation absolue Revenu)

Elasticité de consommation = (Propension Marginal / Propension moyenne)

A quoi sert l'élasticité de la consommation ?

            Pouvoir étudier l'élasticité de la consommation en ce qui concerne un bien permet de trouver la nature de ce bien. Un bien inférieur n'est utilisé que quand le revenu est faible. Un bien supérieur est plus consommé quand le revenu augmente.

            De l'élasticité de la consommation est aussi tiré la loi d'Engel : Quand un pays s'enrichit, la part de l'alimentation dans les revenus diminuent. La part consacrée aux services augmente.

Quels sont les inégalités au niveau de la consommation en France ?

            Cela revient à étudier la quantité de biens et de services que l'on peut se procurer dans notre pays en fonction de notre revenu. On constate alors que nous sommes dans uns société homogène en surface de la consommation mais en profondeur, il y a une hétérogénéité.

Quel est maintenant l'approche sociologique de la consommation ?

            Sociologiquement, la consommation est conditionné par trois actes : Car c'est utile, Car c'est une différenciation, Car c'est une forme d'intégration. La différenciation et l'intégration forme la symbolisation (de la consommation).

            Nous avons vu que la consommation a une approche économique et sociologique. Mais au 21ème siècle, on ne peut plus laisser de côté l'aspect mondial de la consommation.

Qu'est ce qu'un produit monde ?

            Un produit monde est un produit crée sur un territoire donné et qui finit par être distribué à l'échelle mondiale. C'est plus un concept qu'un produit qui s'impose à toutes les nations. Pour s'imposer, il faut que le produit monde soit entouré de campagnes publicitaires, l'industrie audiovisuel, la langue et sa puissance, et la puissance économique du pays. Enfin, le monde de la musique et des célébrités en général contribuent à la puissance d'un pays.

            Tous les produits monde ne sont pas américains. Ce sont des produits de consommation courante pouvant venir de différents pays (ex : pizza). Pour autant, on ne peut nier que 90% des produits monde sont américains.

            Pour résister aux produits monde, il est possible de boycotter. Il est aussi possible de localiser un produit : c'est la glolocalisation. Contre cela, les firmes multinationales augmentent leurs campagnes publicitaires et donne de la culture d'un pays à un produit.

            Enfin, derrière chaque condamnation de ces produit monde, il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des rapports de force politique. Ainsi, la consommation est aussi un acte politique. De plus en plus, la consommation est au centre des débats politiques.

            Ainsi nous avons fait le tour de la notion de consommation. Mais rappelons, qu'un revenu ne sert pas uniquement à consommer. Il peut aussi servir à épargner.

Qu'est ce que l'épargne ?

            On ne peut pas voir l'épargne comme une action simple et unique. En réalité, il existe trois formes d'épargnes.

            La thésaurisation correspond à garder l'argent de façon stérile. C'est l'épargne la plus courante dans les ménages. L'argent reste à la banque et ne bouge pas. Il sera toujours là quoiqu'il arrive.

            Le placement correspond à l'achat d'actions, d'obligations ou d'assurances vies. Dans ces cas là, l'épargne peut faire gagner de l'argent grâce à des dividendes. Pour autant, un placement est plus risquer que la thésaurisation puisque les actions peuvent perdre leur valeur.

            Enfin, la dernière forme d'épargne est l'investissement. Elle correspond à l'achat d'un terrain ou d'une maison. Ceci n'est pas considéré comme une consommation puisque le bien peut être revendu a n'importe quel moment et ainsi permet de récupéré l'argent investi.

            Calculer une épargne est quelque chose de simple. L'épargne brut = Revenu disponible Brut – Consommation Finale.

            Pour travailler avec l'épargne, on utilise le taux d'épargne :

Taux d'épargne = ( Epargne Brut / Revenu Brut )  x 100%

Qu'est ce qui pousse à épargner ?

            Un ménage peut envisager d'épargner une partie de son revenu pour plusieurs raisons. Il peut vouloir prévenir une dépense à venir. L'achat d'un bien ou d'un service onéreux, comme des vacances,  amène à « faire des économies ».

            Un ménage peut aussi vouloir prévenir un risque. Pensant qu'une situation dangereuse est proche, tel un licenciement, il est préférable de « mettre de l'argent de côté ».

            Enfin, la spéculation peut amener des personnes à épargner. En espérant « rentabiliser leur argent », des ménages peuvent acheter des actions pour toucher des dividendes. C'est faire fructifier son revenu.

Qu'est ce qui agit sur l'épargne ?

            Selon les périodes, on constate que les ménages épargnes plus ou moins et utilise une part plus ou moins importante pour la consommation. On admet qu'il existe des variables qui jouent sur l'épargne.

            La première est l'augmentation du revenu. Si un ménage gagne plus d'argent, il pourra plus facilement épargner que quand il arrivait à peine à consommer de façon à remplir ses besoins. Ce n'est pas du tout la variable qui agit le plus !

            Le taux d'intérêt peut aussi inciter à épargner. Si les taux sont hauts, les gens savent qu'ils gagneront un peu d'argent en épargnant une partie de leur revenu.

            Le système des retraites incite plus ou moins selon le pays à épargner une part du revenu. Le système par répartition assure une retraite certaine à tous les travailleurs alors que le système par capitalisation oblige à chacun d'utiliser des fonds de pension pour obtenir une retraite le moment venu. Cela revient à épargner de l'argent pour une période à venir.

            L'âge joue aussi sur l'épargne puisque selon la période de sa vie dans laquelle une personne est, elle épargnera ou désépargnera.

            Enfin, la culture du pays joue évidemment sur l'attrait des gens à épargner ou non. Dans les pays en voie de développement, l'épargne est aussi peu commune que le prêt.

Est ce que ces critères agissent énormément sur l'épargne ?

            Ces critères sont établis de façon tout à fait logique. Mais, dans la réalité, ils ne jouent pas un rôle majeur. Le système de retraite n'influence pas vraiment l'épargne. Le système anglo-saxon est en parti de répartition et pourtant l'épargne est importante au Royaume Uni.

            Pour ce qui est de l'âge, là aussi le critère tend à se fausser. Il est admis que les Jeunes désépargnent, les adultes (+35ans) épargnent et les retraités désépargnent. Mais cette analyse est de moins en moins réel puisque l'âge et l'espérance de vie est en mouvement. L'analyse ne marche donc qu'à l'échelle d'un pays.

            En France aujourd'hui, le taux d'épargne est de 17, 1%. Ces derniers temps, il a monté.

            Nous approchons de la fin de cette initiation. Il est temps de faire un premier bilan puisque nous en avons terminé avec la grande majorités des aspects économiques. Nous avons donc vu que nous produisons des biens pour satisfaire des besoins. La production de ces biens nécessite des facteurs de production. Le plus problématique de tous reste le facteur travail que l'on pourrait aussi appeler facteur humain . Cette production apporte aux acteurs de celle-ci des revenus. Ces revenus servent à consommer ou à épargner. Face à ce résumé, nous pouvons voir que l'économie, à n'importe quel échelle forme une boucle :

PRODUCTION----DISTRIBUTION----CONSOMMATION----PRODUCTION…

            Dans cet économie, nous avons vu que l'homme était toujours au centre des plus grandes questions. Maintenant que nous avons vu l'homme évoluer au centre de l'entreprise pour la production, puis au centre des ménages pour le revenu et la consommation, nous allons nous intéresser aux rapports qu'ont les hommes entre eux. Pour cela, nous allons utiliser le cercle le plus proche à n'importe quel individu : la famille.

Pourquoi étudier la famille ?

            Tout ce que peut faire l'homme en société est objet d'étude en sociologie (ex : le tatouage, le poids, la prostitution…). La sociologie va donc étudier les relations entre les hommes tout en sachant que chaque société est différente en raison des différences au niveau des valeurs et des normes que les hommes intériorisent au cours de leur vie.

Qu'est ce que la famille ?

            La famille regroupe au sens large l'ensemble de la parenté. Une famille est un groupe  social uni par des liens de parenté. Ces liens reposent sur la filiation et l'alliance. La filiation est le statut d'un enfant par rapport à ses ascendants. L'alliance sont les règles du mariage. On trouve dans cette famille large le père, la mère, les enfants, les grands parents, les oncles, etc.… (la consanguinité est le facteur pris en compte ainsi que les collatéraux).

            La famille au sens stricte regroupe l'ensemble des personnes ayant des liens de parenté et résidant ensemble. C'est ce qu'on appelle le ménage. Cependant, L'INSEE définit un ménage seulement par la même résidence (des colocataires peuvent alors former un ménage.)

La famille est elle naturelle ou culturelle ?

            Si la famille est universelle, puisqu'elle est présente partout, les règles qui président à sa formation diffèrent d'une société à l'autre.

            Ce qui donne ce sentiment universel de la famille, c'est la prohibition de l'inceste. Celui-ci est interdit au 1er degré mais cela dépend au second et au troisième degrés (cousin, cousine). Cette prohibition a été faite pour pratiquer l'exogamie (de façon à créer des liens avec d'autres).

            Ainsi nous voyons que d'un point de vue culturel, le mariage est au centre de la famille.

Quels sont les règles du mariage ?

            Partout, on se marie d'une façon ou d'une autre (mariage dans le sens union). Mais, il existe deux types d'unions.

            L'union monogamique est le plus présent. Pendant longtemps ce fut une monogamie de fait (pas les moyens d'avoir plusieurs unions). C'est de par les religions que plus tard, la monogamie est devenu le seul union reconnu en Europe.

            L'union polygamique prend plusieurs formes. La polygynie représente l'union d'un homme avec plusieurs femmes alors que la polyandrie représente l'union d'une femme avec plusieurs hommes.

            Chez les Nuers au Soudan, des mariages homosexuels sont autorisés. Une femme stérile a le droit d'épouser une autre femme. Elle fait appel à un géniteur pour engrosser la femme. La femme stérile deviendra « le père » des enfants.

            Il existe aussi les mariages factures chez les Nuers. Une veuve peut se remarier, avoir des enfants, mais ses enfants porteront le nom du défunt.

            Nous avons donc vu que le mariage est au centre de la famille. Un autre lien est très important : la filiation.

Comment fonctionne la filiation ?

            Une filiation patrilinéaire se fait de père en fils. Nous sommes alors dans un système patriarcal. Une filiation matrilinéaire se fait de mère en fille. Une filiation cognatique se fait de parents en enfants (ici homme=femme).

            Les Nash sont un peuple de Chine. Des femmes sont avec un homme chaque soir mais changent tous les ans. Les enfants qui naissent ne reconnaissent pas le père mais seulement l'oncle (frère de la mère).

Quels sont les rôles de la famille ?

            Jusqu'en 1800, un enfant ne signifie rien. Peu à peu, l'enfant devient un objet d'affection. C'est le 1er rôle, le rôle affectif de la famille. Cette fonction n'aide pas les femmes puisque cela amène le principe que seul la femme peut apporter l'amour.

            La seconde fonction de la famille est la fonction de socialisation. La socialisation, c'est l'apprentissage des normes et des valeurs de la société. C'est la socialisation primaire qui est apprise par la famille.

            La troisième fonction, c'est celle de reproduction sociale. Certains n'ont pas de talent mais ont beaucoup de chance. Voilà une sentence qui pourrait résumer ce troisième point. Ainsi, il existe une différence entre les familles dans la transmission du capital économique, du capital sociale, du capital culturel. « Les bourgeois du monde entier se ressemble, et les fils de bourgeois se ressemble » BOURDIEUX. La reproduction sociale passe aussi par l'homogamie sociale (ex : les profs se marient souvent entre eux…)

            La quatrième fonction de la famille est la solidarité sociale. Ainsi, 30% de ceux qui achètent un logement le doivent à leur grands-parents. 50% des enfants sont gardé par les grands-parents. Il existe donc une solidarité intergénérationnel.

            Enfin, il faut admettre que la famille a des fonctions économiques principales. Elle a une fonction de consommation. Pour finir, il ne faut pas oublier qu'elle a une fonction de division des tâches (90% des taches ménagères reviennent aux femmes aujourd'hui).

La famille est-elle en crise ?

            Si nous comparons la famille d'hier à celle d'aujourd'hui, nous constatons des grandes différences qui invitent certaines personnes à nous dire qu'elle est en crise. Mais si nous étudions finement la famille, on remarque qu'elle est simplement en plein changement.

            Nous sommes en train de passer de la famille souche à la famille communautaire après être passé par la famille nucléaire. La famille souche correspond au père , la mère, l'aîné. La famille communautaire c'est le père, la mère, les enfants, leurs femmes. Enfin, la famille nucléaire est le père, la mère, les enfants mineurs.

            Cela vient du fait que la famille est passé d'une famille PRODUCTION à une famille CONSOMMATION. De plus, les enfants ne restent pas chez les parents, car en utilisant leur esprit critique, ceux-ci souhaitent du renouveau et des changements. Enfin, le droit araire depuis le XVIII ème siècle aide à l'individualisation et à l'indépendance. C'est surtout l'amour qui est LE facteur déstabilisant les familles. L'amour est source de variations qui amène la crise de la famille (séparation, départ…)

            Ainsi, l'on constate que la famille mute et les conséquences sont nombreuses. Le nombre de divorce à augmenté. Le nombre de famille monoparental a augmenté aussi. Le nombre de personne seul augmente à cause des études de plus en plus longues mais aussi de la peur du couple. Le nombre de mariage diminue.

            De plus, le taux de natalité diminue, le nombre d'union en cohabitation augmente… Tous ces facteurs montrent que la famille est en crise. Cependant, la famille reste la 1ère des valeurs. Elle est toujours présente. C'est le lien de l'épanouissement, de la récréation. Enfin, les familles se reconstituent après divorce.

            Ces familles recomposés font des enfants et sont indispensables. Ainsi la famille reste l'horizon des gens. Tout le monde cherche à créer des familles.

Comment conclure cette initiation ?

            Nous venons d'aborder les questions principales que quiconque doit se poser s'il veut aborder les sciences économique et sociale. Cela reviendrait à peu près à tout le programme d'un élève de seconde générale étudiant les SES. Pour aller plus loin dans cette manière, il faudrait commencer par s'intéresser en économie aux actions de l'Etat dans ce domaine. En sociologie, il faudrait s'intéresser aux autres liens que forme les hommes : les groupes de pairs (amis), les relations hommes/femmes, les conflits sociaux, les relations dans le monde du travail… etc…

            Mais que vous alliez plus loin ou non, si vous deviez retenir une seule chose de cette initiation, ce serait : tous les problèmes qui touchent l'homme, tous les problèmes humains peuvent doivent être vus sous trois axes pour avoir un regard total : il faut un point de vue économique, un point de vue social, mais il ne faut pas oublié le troisième point de vue, non abordé ici , le point de vue politique. Rappelons que MAUSS disait : « Tout fait Social est un fait TOTAL ».

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Olivier

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