Structures de l’économie mondiale contemporaine

Les échanges de marchandises

Nous pouvons constater une montée de l’interdépendance commerciale pour laquelle le commerce est hiérarchisé et les spécialisations contrastées .

La hausse du coefficient de dépendance : importations / production et celle de l’effort à l’exportation : exportations/productions montrent l’importance et la densité des échanges. Cette densité est essentiellement visible pour les échanges nord-nord, les échanges sud-sud étant secondaires. Enfin la répartition des échanges par produit reflète très bien la division internationale du travail; la spécialisation des PVD est concentrée sur les produits primaires alors que celle des PI est diffuse et concerne les produits manufacturés.

Une nouvelle DIT s’est d’ailleurs révélée avec l’arrivée des quatre dragons dans le commerce international qui exportent 70% des produits manufacturés du tiers monde; toutefois, il y a prééminence des pays développés dans les négociations commerciales, les PVD étant dépendants du fait de leur hyperspécialisation.

Les mouvements de capitaux

Pour les capitaux privés nous constatons la faiblesse des apports pour les PVD et le fort développement des prêts pour ceux-ci, quant aux capitaux publics l’apport favorable aux PVD est en baisse et l’aide bilatérale croissante accroît la dépendance de ceux-ci. Cette aide progresse lentement en pouvoir d’achat et régresse en pourcentage du pnb des pays fournisseurs.

Les mouvements de travailleurs

Nous pouvons constater que les flux migratoires sont influencés par les crises autant politiques qu’économiques, les mouvements se font principalement des PVD vers les PI mais l’on constate également un élargissement des vagues migratoires vers l’Europe. Les firmes transnationales sont peut-être le substitut de ces mouvements !

Ainsi l’espace économique mondial entretient des relations denses et diversifiées entre les PI mais ne néglige pas les rapports entre zones à niveaux de développement différents. Il est de plus confronté à l’importance grandissante des transnationales; ces firmes possédant des unités de production implantées dans plusieurs pays sont des acteurs privilégiés et décisifs du commerce. Dans la moitié des années 70 elles représentaient déjà une part considérable dans les exportations de produits manufacturés des PVD, supérieure à 30% des exportations totales pour 6 pays nouvellement industrialisés dépassant même 90% pour Singapour. Ces faits mettent en relief la réalisation d’économies d’échelles, de main d’œuvre de la part des PI .

 

Cadre institutionnel et règles du jeu

Voici les organisations mondiales principales :

Fonds Monétaire International (1944)

Banque Mondiale : BERD (Banque pour la reconstruction et le développement, 1950)

GATT (1947) puis OMC (1995)

Et les organisations régionales :

ALENA (Accord de Libre Echange Nord Américain ,1992 en vigueur en 1994)

Union Européenne

OCDE

COMECON

MERCOSUR (1969) (pays d’Amérique du sud)

ASEAN (1967) (association des pays asiatiques du sud-est)

Sans oublier les fameuses rencontres entre grands de ce monde : le G7 (USA, Japon, Allemagne, Angleterre, France, Italie, Canada) et le G10

Cette partie va essentiellement concerner le GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce),en effet celui-ci a permis la constitution d’un code de bonne conduite commerciale visant à assurer les négociations et la surveillance des accords de commerce, ce qu’à poursuivi l’OMC de façon plus efficace puisqu’il compte en plus un organe de règlement des différends.

Voici le règlement principal du GATT :

Refus de la discrimination

Abolition des restrictions quantitatives

Interdiction du dumping

Réglementation des subventions à l’exportation

Ce règlement comporte toutefois des exceptions à l’égard des PVD, des pays de l’Est, des organisations régionales.

L’objectif du GATT est le désarmement douanier, il a été réalisé grâce aux cycles de négociations tarifaires qui ont débuté en 1947 à Genève le dernier et le plus long étant l’Uruguay round qui a traité des problèmes agricoles et tertiaires (services, médias).Malgré une telle organisation la faiblesse du GATT est démontrée par ses trop nombreuses exceptions .

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L’analyse classique

Selon Smith, le commerce stimule la division internationale du travail et permet l’écoulement des excédents. Il met en avant le principe de l’avantage absolu ( spécialisation) mais c’est Ricardo qui analyse et caractérise le commerce international.

Voici les principales hypothèses de Ricardo pour décrire au mieux la loi des avantages comparatifs :

Les facteurs de production sont immobiles d’un pays à l’autre

La concurrence est pure et parfaite

Les rendements d’échelle constants .

Selon Ricardo « chaque nation se spécialise dans l’activité pour laquelle sa productivité comparative est la plus forte ». nous pouvons illustrer cette loi par l’exemple de la production de vin et de draps respectivement en Portugal et en Angleterre :

 

Angleterre

 

 

Portugal

 

 

drap

 

 

100

 

 

90

 

 

vin

 

 

120

 

 

80

 

   théories peuvent être citées :

 

Pour accroître la production de vin d’une unité en Angleterre il faut renoncer à la production de 1,2 u de drap or pour augmenter la production de drap d’une unité il faut abandonner 0.83 u de vin (100/120) et pour le Portugal les avantages sont inverses : pour augmenter la production de vin d’une unité il faut renoncer à 0,88 unité de drap et 1,125 unité de vin peut être produite en renonçant à une unité de drap ainsi les coûts relatifs sont différents et il faut profiter de cet atout. le Portugal produira du vin et l’Angleterre des draps.

Le commerce international pour Ricardo ne désavantage aucun des participants, il permet le développement économique et résout les antagonismes sociaux entre propriétaires fonciers, détenteurs de capitaux et travailleurs.

Sa faiblesse reste dans l’indétermination des termes de l’échange, J S MILL a tenté de les définir en affirmant que les pays pauvres ont un avantage sur les pays riches car les pays riches ont une demande beaucoup trop élevée pour que les pays pauvres la satisfassent. Ils doivent donc produire là où il n’ont pas d’avantages.

De plus nous pouvons faire un autre reproche à Ricardo sur l’hypothèse trop rigide de stabilité des coûts de production en effet, en la réfutant, le commerce ne conduit plus à la meilleure solution. D’ailleurs, Graham met en évidence le problème d’existence de rendements croissants pour certaines activités et décroissants pour d’autres.

L’analyse néoclassique

Pour les néoclassiques les avantages comparatifs trouvent leur origine dans la plus ou moins grande abondance de ressources productives que possède chaque nation. Ils ajoutent une hypothèse à leur modèle qui est la substituabilité des facteurs de production et enfin privilégient l’offre à la demande dans les rapports d’échange pour lesquels les marchandises ont comme valeur l’utilité.

La loi de la proportion des facteurs

« en économie ouverte, chaque pays tend à se spécialiser dans la production des biens dont la fabrication nécessite relativement le ou les facteur(s) dont il est relativement le mieux doté »Ainsi Heckscher et Ohlin mettent en évidence le principe de dotations factorielles et d’intensité d’utilisation des facteurs. Toutefois cette thèse est réfutée par les faits selon une expérience de Léontiev. Ses vérifications statistiques réalisées sur les USA montrent que les exportations incorporent moins de capital et plus de travail alors que l’on pensait le contraire.

Le théorème HOS

Lorsque deux pays pratiquent entre eux le libre échange et qu’aucun d’entre eux et totalement spécialisé il y a égalisation des rémunérations factorielles. Cette idée néglige les rapports de force entre pays.

L’analyse classique a émis en premier lieu une hypothèse de concurrence pure et parfaite irréaliste.

Le commerce international selon Marx et ses disciples

Pour Marx, le commerce international trouve sa source dans les écarts de niveau d’industrialisation seulement il y a exploitation des pays les moins développés au niveau des prestations mutuelles en travail ce qui conduit à l’asservissement du plus faible .

L’échange inégal : A Emmanuel

Voici les 2 sources d’inégalité entre pays :

Tout d’abord les différences de composition technique et organique du capital. La composition technique correspond à :capital constant/capital variable et la composition organique : stock de capital constant/nombre de travailleurs. Le capital constant sert à acheter les moyens de production alors que le capital variable sert à acheter la force de travail

La deuxième d’inégalité et l’inégalité des salaires qui, toute chose égale par ailleurs, provoque de nouvelles disparités.

Impérialisme et mondialisation

Le commerce selon Lénine :

La concurrence entraîne des besoins de productivité croissants qui amènent les industries à économiser la force de travail au profit des machines. Or si toutes les entreprises font de même la baisse du taux de profit est à craindre ainsi que la concentration industrielle, ces phénomènes amenant le capitalisme monopolistique.

Le commerce international selon R Luxemburg

Las conditions d’un développement régulier du capitalisme sont l’existence perpétuelle d’un profit et de débouchés ; ce qui nécessite un pouvoir d’achat croissant pour les travailleurs. Cette contrainte des débouchés rend la capitalisme parasitaire jusqu’à ce qu’il se condamne.

Cf. analyse plus nuancées de S Amin.

Théories contemporaines

2 hypothèses sont a rejeter : la concurrence pure et parfaite et l’immobilité des facteurs de production. De plus 2 constatations sont à faire :il existe des échanges croisés entre biens et les échanges en général sont de plus en plus forts quand les pays sont proches économiquement.

Le commerce international et la logique des différences

«  Les échanges intra-branches seraient déterminés tout comme les échanges inter-branches par les dotations factorielles différentes. » Finger

Ceci nous conduit à la théorie de l’avantage comparatif relatif qui peut être expliqué facilement :

A vend le bien x à B mais l’achète à C.

Nous pouvons également mettre en relief l’importance de la différenciation des facteurs; en effet il existe différents types de travail est chacun est un facteur distinct (par exemple).Ainsi chaque pays tend à exporter les biens qui nécessitent Relativement le plus intensivement la ou les catégorie(s) ou qualité(s )des facteurs dont il est relativement le mieux doté.

D’autres

Celle des avantages comparatifs technologiques avec la croissance des investissements en recherche et développement et des innovations qui permettent le monopole temporaire .

Nous avons également la théorie du cycle du produit de Vernon qui possède 4 phases :

Le lancement pour lequel la demande est restreinte par les prix encore élevés

La croissance et sa demande élargie ; en effet le produit est fabriqué à plus grande échelle et les coûts diminuent.

La maturité voit apparaître une demande étrangère, le produit est un bien de consommation courante et est produit à l’étranger (délocalisation).

Le déclin

La théorie de la disponibilité de Kravis demande que l’on compare des élasticités de l’offre nationale et étrangère des produits

Celle de la demande représentative de Lender montre que c’est l’importance des débouchés intérieurs préalables à l’exportation qui entraîne l’avantage. De plus le niveau de vie et de revenu doivent être semblables pour qu’il y ait échange.

Nous avons la théorie de la demande de différence qui consiste à choisir un bien personnalisé bien qu’il fasse partie d’une série (voiture).

Les rapports nord-sud : 3 visages de la dépendance

les termes de l’échange et prix rémunérateurs

Définition : ils désignent un rapport entre des prix ou des quantités de marchandises ou des quantités de facteurs de production .Pour les caractériser on utilise des indices synthétiques de prix ou de quantité avec des systèmes de pondération. Par exemple, le taux d’échange factoriel (quantité de travail contenu dans les exportations/quantité de travail contenu dans les importations), ou de revenu .

Nous constatons tout d’abord une détérioration des termes de l’échange dans les PVD sur l’ensemble du XXè siècle que nous expliquons :

* par la demande :

Celle des produits primaires subie la loi d’Engel de plus, la demande des pays industrialisés se réduit car il y a concurrence des produits de synthèse.

Par les gains de productivité et leur répercussion sur les salaires et les prix :

Dans les PI il y a hausse des rémunérations et rigidité des prix à la baisse alors que dans les PVD on observe une hausse des prix.

Par les rapports de force

Les PVD sont trop spécialisés , ils n’ont pas de marché intérieur et leur production est dominée par les firmes multinationales.

Instabilité des prix, des quantités, et des recettes d’exportation

Les prix sont des instruments de conquête des marchés par les firmes puissantes de plus, la fixation de ceux-ci par les activités boursières est très instable, elle l’est également lorsque les intermédiaires des transactions sont trop influents.

Les transferts internationaux de technologie

C’est l’ensemble des opérations par lesquelles une entreprise ou une organisation délocalise à l’étranger l’application de tout ou partie de sa technologie.

Les modalités

Cession de brevets (licences)

Prêt à porter technologique, exemple : clé en main

Sur mesure technologique, par exemple : joint venture, accord de sous-traitance, filiale.

Pour l’entreprise émettrice il s’agit de pénétrer des marchés ou de consolider leur position commerciale et technologique :pour les pays receveurs c’est un mise en place rapide d’infrastructures industrielles.

Mais attention à la dépendance et à l’inadaptation. Il faut penser à une intégration industrielle tout en maîtrisant les difficultés d’un tel changement.

Le protectionnisme

4 moyens de se protéger :

Offensives : Il s’agit d’un protectionnisme de zone ou éducateur pour l’industrie naissante (F List 1841).

Défensives : On parle alors de protection de l’emploi ou encore d’égalité des chances

Conception et justification

Sur les prix

Les effets

Il y a hausse des prix à l’importation pour privilégier le marché intérieur toutefois l’impact est différent selon qu’il s’agit d’un petit ou d’un grand pays.

Sur le bien-être

Il est favorable aux pays qui se protègent mais il ne faut pas oublier la réduction de leurs importations. Au niveau mondial il y a toujours un des partenaires perdant au moins.

Sur la répartition des richesses

Le protectionnisme en augmentant le prix du bien protégé tend à augmenter la rémunération réelle du facteur utilisé intensivement dans sa production, c’est à dire le facteur rare (Stolper Samuelson).

Il y a enfin création ou détournement de trafic .

Toutefois il apparaît essentiel de parler de la protection effective :

Les producteurs d’un bien sont également concernés par les droits de douane perçus sur les consommations intermédiaires qu’ils importent .Les droits de douanes alourdissent les charges et dons atténuent l’effet de la protection dont ils bénéficient sur le bien qu’ils produisent. Pour tenir compte de ce phénomène, le concept de production effective a été inventé Il s ‘agit de la variation de la valeur ajouté unitaire, c’est à dire, par franc produit de cette branche lorsque le pays passe du libre échange à la protection.

Les nouvelles formes de commerce et de compétition

Les transnationales sont des firmes de grande taille dont l’organisation et la gestion sont le plus souvent centralisées, développant leur activité productive grâce à des filiales.

Il existe des filiales relais pour le commerce et des filiales ateliers pour la production, celles-ci fonctionnent par groupes de produits ou par zones. Elles cherchent ainsi à répartir les risques, à contourner les barrières douanières, à satisfaire le consommateur local sans oublier la facilité d’accès aux approvisionnements et la fiscalité avantageuse. Les conséquences de ces implantations sont nombreuses, nous pouvons noter la transformation de la DIT, la baisse de l’efficacité de l’intervention étatique mais également la contribution au développement régional de certains pays à la recherche d’une meilleure compétitivité.

Enfin il existe le commerce de compensation qui définit une obligation contractuelle de contrepartie autant dans le commerce que dans l’industrie, elle permet de réduire les problèmes de volatilité des cours de monnaie, d’éviter le protectionnisme et souvent de passer outre l’endettement des PVD.

La protection tarifaire et paratarifaire : Droits de douane (ad valorem ou spécifique) ; compensation antidumping ; subvention et crédit à l’exportation

Les restrictions quantitatives non tarifaires : Prohibition commerciale (motif sanitaire, religieux, de conflit); contingentement; arrangements étatiques (AMF 1973-1993)

Barrières non tarifaires « techniques ou réglementaires » :Normes, exclusion des entreprises étrangères des marchés publics, tracasseries administratives (faire transiter tous les magnétoscopes asiatiques au bureau des douanes de Poitiers par exemple).

Protection monétaire : Cordier : « permettre au taux de change de se déprécier plus qu’il ne le ferait autrement ou de prévenir une appréciation qui prendrait place en leur absence ».Ceci peut revenir à pratiquer des tarifs ad valorem ( en pourcentage de la valeur du produit) sur les importations et des subventions à l’exportation.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !