Introduction

Morale: suppose la connaissance du Bien et du Mal qui sont censés être des notions universelles, dogmatiques, évidentes et nécessaires.

Agir moralement n'est pas forcément naturel. Il s'agit de l'obligation de bonheur et de devoir. Mais la morale est supposée universelle.

Ethique: il s'agit du tempérament qui est à la fois une donnée naturelle, mais aussi d'habitude. Elle tiens compte des paramètres de l'action.

Il n'y a pas de véritables notions du Bien et du Mal. Pour les anciens, elles ne sont pas universelles. L'éthique donne des conseils.

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Le bonheur

Pour les modernes, mentir est mauvais. La morale se veut absolument certaine. Les modernes exigent le même degré de certitudes que les sciences.

Pour les anciens, il faut tenir compte des paramètres de l'action. L'éthique se contente du vraissemblable.

Kant (moderne) ➡ "la morale se réduit à des conseils empiriques"

Aristote (ancien) ➡ "Il n'est pas d'un homme cultivé d'exiger en tout domaine de même degré de certitude"

On ne peut pas être absolument certain lorsque l'objet est contingent.

L'éthique et la politique viennent des sciences architectoniques car elles ont la même fin; le bonheur. En revanche, l'éthique concerne l'homme, la politique concerne le citoyen. Le citoyen a les mêmes vertus que l'homme moral.

Cette coupure privée/politique viens des modernes. Pour Arendt, la sphère privée doit être prise au sens privée/politique.

Dans l'éthique/politique, on se contente du contingent.

Kant veut une certitude absolue de la morale.

Par rapport à la nature :

L'idée de mérite. Elle se mesure à la proportion de notre capacité à aller contre la nature et le déterminisme Socio-économique. Cela suppose une volonté libre. Un homme courageux aura moins de mérite qu'un homme timide.

Chez les anciens, la nature est constitutive de la moralité.

La vertu (Aristote) est une disposition naturelle qui est susceptible d'être renforcée par le poids de l'habitude et de l'éducation (ex: manger 5 fruits et légumes par jours). Pour les modernes, il n'y a aucun mérite.

Pour Aristote, il faut tout d'abord atteindre son but. Ce but: le bonheur.

 

Dans l'éthique à Nicomaque, livre I.

⚫On part d'un constat.

⚫Le fait est différent d'une action à une autre (ex: le bien de la médecine, c'est la santé).

L'action "praxis": elle est à elle-même sa propre fin.

L'action " poïesis" a une fin extérieure à elle-même.

Aristote cherche à unifier ce qu'il y a de commun dans tous les différents Biens.

Il semblerait que le Bien soit ce pour quoi nous faisons tout le reste (santé, victoire,...). Il y a autant de Bien différents qu'il n'y a d'art. Ainsi, Aristote avance le concept de "telos"

"Telos"➡⚫la fin: le 1er but

⚫la fin d'un être : sa perfection

⚫la fin d'un être : sa nature

Chez Aristote, la nature est le seul fondement de toute légitimité. Par nature, certaines personnes sont obligés d'être esclaves.

Mais le concept de fin ne nous permet pas de régler cette histoire de fin unique. On a l'impression de tourner en rond.

Il y a plusieurs types de fins:

⚫la fin supérieure au moyen

⚫la fin qui est aussi moyen.

Il y a une hiérarchie des fins. Chaque fin supérieure est un moyen à la vraie fin, le Souverain Bien. Toutes nos actions servent à cette fin. Ce qui est à la fois fin et moyen est moins parfait que ma fin en elle-même.

Mais nous ne sommes pas tous d'accord sur le contenu du bonheur car elle dépend de notre condition.

Kant n'est pas d'accord

Dans le Fondement de la métaphysique des mœurs.

La bonne volonté, c'est l'intention d'agir moralement, c'est-à-dire quand mon action peut être une loi universelle nécessaire.

Pour Kant, le bonheur est un concept empirique (dérivé de l'expérience), donc particulier et contingent. Le bonheur serait un idéal de l'imagination.

Kant privilégie le contenu du bonheur. Personne n'est capable de dire à l'avance ce qui le rendrait heureux, mais Kant veut une certitude absolue.

Le concept chez Kant: unification du divers de la sensibilité. Il y a 2 niveaux:

⚫faculté des concepts

⚫l'expérience relève de la sensibilité.

Le bonheur est un concept, une définition, ce qui est fin et pas moyen.

L'image même du tout absolu est Dieu. Ici, on l'utilise pour la forme du bonheur.

Le contenu est concret: on cherche un maximum de bien être. Donc le bonheur se construit sur la durée.

Chez Kant, la fin est négative car bornée.

Pour Aristote, le Bien pour le bonheur est extérieur à la personne. Pour Kant, le plaisir est une composante du bonheur.

LE DEVOIR

Chez Epicure, le bonheur, c'est le plaisir. Mais, le plaisir n'est pas propre à l'homme. Le Bien doit être propre à l'homme. La condition du plaisir est le désir, mais, le désir est lié au manque et donc, à long terme, à la souffrance. De plus, le plaisir est une notion contradictoire, donc toutes les propositions seront contradictoires.
Il faudrait concevoir des plaisirs sans désirs, donc des surprises ou des plaisirs intellectuels. Mais, les vrais plaisirs sont les plaisirs violents, avec désirs.
Pour Epicure, il n'y a pas de bons ou de mauvais plaisirs: "Tout plaisir est en soi un bien".

Pour nous, il y a 3 états:
-le plaisir
-la douleur
-l'absence de douleur

Pour Epicure, il y 2 états:
-le plaisir
-la douleur
C'est le principe du Tiers exclu.

Il y a différents types de désirs:
-naturels et nécessaires (manger,...)
-naturels et non nécessaires (sexe,...)
-non naturels

Le plaisir est facile à se procurer, et la douleur est facile à éviter.
Pour éviter la douleur:
-Peur des Dieux,
-Peur de la mort,
-Peur de la nécessité

La peur des Dieux:
L'Univers est infini, est composé d'infinités de mondes, eux-mêmes composés d'agrégats, eux-mêmes composés d'atomes et de vide.
Les Dieux vivent dans des inter-mondes.
L'idée est que les Dieux sont biens heureux et immortels. Il ne s'occupent pas des hommes et ils n'ont pas créé le monde.

La peur de la mort:
On ne peut pas sentir la mort parce que l'on est vivant et quand on est mort, on a plus de sensations. Donc, on a pas à redouter la mort; soit on est vivant, soit on est mort. L'âme étant corporelle, elle meurt en même temps que le corps. Tout tourne autours de la douleur.

La peur de la nécessité:
La nécessité est compliquée chez les Grecs. Les hommes y sont soumis (ex: OEdipe).
La vonlonté libre est écrasée par le destin.
En général, la nécessité est rassurante car tout à une place dans le monde. Mais quand on transgresse la nécessité, rien ne va plus; donc, la nécessité devient source d'inquiétude.
Epicure veut se débarasser de la nécessité. A un moment, on ne sait pas pourquoi, les atomes s'écartent légèrement de la verticale; cela permet de créer des agrégats, des corps, des mondes.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !