Position du problème dans la philosophie ancienne

Le souci de Platon est de faire une étude précise  relativement à l’étude des différences entre les mots, il a pour but de nettoyer le langage de ses ambiguïtés. Socrate affirme, « comme il est rare que les interlocuteurs mettent d’accord sur les choses dont-ils parlent ». Les désaccords viennent du fait que l’on utilise le même mot pour des significations différentes. Antisthène estimait qu’il est impossible de se contredire, c’est au cœur de la pensée et de la polémique grecque.  Il faut pourtant faire la nuance entre deux termes très voisins. Nous avons une catharsis qui  est mise en avant, il s’agit de nettoyer le langage, le purifier par l’usage des mots. Cela signifie voir nettement que s’il est important de purifier l’usage des mots, c’est que le langage ne peut pas ne pas être ambigu.

Pour Aristote, c’est le point de départ, il faut échapper aux apories posées par les sophistes, échapper aux paradoxes, c’est la seule manière, il est par conséquent nécessaire de réfléchir sur l’essence même du langage. Il y a un nombre limité si grand soit-il de mots mais, il y a une infinité de choses dont on parle. Ce qui peut être énoncé est limité par rapport à l’illimitation des choses auxquelles renvoie le langage. Nous avons donc un déséquilibre entre les mots et les choses d’un point de vue quantitatif. Il faut donner un seul sens à chaque mot, pourtant derrière un seul terme se cache une pluralité de sens, il y a plusieurs mots pour désigner une seule chose, nous avons donc un mot pour plusieurs choses et plusieurs mots pour une seule chose.

Il n’y aurait peut-être pas d’ambiguïté si à chaque signifiant correspondait un signifié, ce serait clair et distinct. L’ambiguïté est fondamentale et elle est si profonde que parfois se mettre d’accord sur les mots ne suffit pas. Il faut définir les mots utilisés. Dans le « Menon «  de Platon, une aporie domine sous forme de question, « comment peux-tu chercher quelque chose que tu ne connais pas? » le dialogue se poursuit et l’on comprend qu’il faut connaître une chose sinon on ne la reconnaîtrait pas. L’aporie est au cœur de la philosophie de Platon, c’est la théorie de la réminiscence.

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La solution au problème posé

Le langage est nécessairement ambigu; à chaque mot ne correspond pas une signification et de plus, plusieurs mots peuvent définir une même chose. Aristote est le premier à avoir dit avec une clarté doctorale, magistrale, dogmatiquement que les mots ne sont que des signes. C’est l’étude de la relation. Dans l’histoire de la philosophie grecque, on prend en compte l’importance du symbole, nous en avons deux sens possibles:

          Cela peut être un symbole conventionnel

          Cela peut être également un lien de nature avec la chose symbolique

C’est chez Aristote, le sens du signe qui n’est pas le lien naturel avec la chose qu’il signifie. Il est le premier à avoir exprimé symboliquement par des lettres, les propositions et leur agencement; il est à la source du calcul de la proposition. Il a manié le symbolisme logique attachant une grande importance à l’usage du symbole; on pourrait prendre d’autres lettres pour désigner d’autres choses. De même, on désigne par des lettres des figures géométriques.

L’origine du mot symbole ne fait pas apparaître le sens aristotélicien. Un symbole est un signe de reconnaissance dans toute la pensée grecque, c’est le sens universel. Ce signe nous renvoie à une communauté de nature qui est première, ce n’est pas d’une communauté de nature dont il est question chez le penseur aristotélicien. C’est tout à fait conventionnel. Il n’y a rien de fondé en nature entre tel mot et telle chose. D’où, chez Aristote, une indifférence concernant l’étymologie et l’histoire des mots. Les recherches de la vie de la langue ont un intérêt qui n’est pas philosophique d’une certaine façon.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !