Comment rédiger une bonne dissertation de philosophie ?

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Introduction

Nous allons étudier la thématique de Dieu et de la liberté. L’homme est il libre face à Dieu ?

Comment répondre à une telle question, nous allons proposer un fil conducteur et les idées nécessaires à exploiter pour répondre à une telle question ? Comment Dieu se figure t’il et se représente t’il les mondes possibles puisqu’il y en a une infinité, son entendement n’étant qu’essence ? Comment les simples possibles dans l’entendement divin peuvent ils devenir des mondes possibles ? Comment comprendre la question des possibles ?

Nous étudierons cet aspect de la question en première partie, en second lieu, nous nous pencherons sur la question de savoir si avec des auteurs comme Leibniz, Kant et le système stoïcien il y a une notion de destin qui annihilerait toute notion de liberté chez l’homme, dans quelle mesure en effet l’homme peut il se proclamer libre si son destin est déjà tracé, il faudrait mieux à ce niveau de réflexion évoquer la fatalité. Le  miracle a-t-il une place dans notre réflexion ?

Comment le système leibnizien gère t’il cet aspect de la problématique relativement à la question de la volonté générale et de la volonté particulière, toujours en rapport avec Dieu? L’idée de miracle est elle compatible avec la notion de mal.

Les possibles en Dieu

Selon Kant, il nous faudrait prendre en compte l’affirmation transcendantale alors que chez Platon, il nous faudrait parler en terme de participés, ainsi nous pourrions affirmer par exemple une chose bonne est toujours moins bonne que la bonté elle-même . C’est la question des prédicats, ce en vertu de la consistance ontologique des prédicats qui expriment de l’être et d’autres privations. Mais comment cela se passe t’il dans l’entendement divin ?

Dans ce cas les prédicats, les réalités sont la forme des participés. Dieu est supérieur à sa créature, ainsi pour Saint Augustin Dieu est sa propre grandeur. Chez Leibniz, la terminologie est celle des monades, nous pouvons donc affirmer que le monde a une infinité de participants, appelés monades, véritables substances. Ainsi d’une certaine manière nous dirons que les réalités qui sont dans l’entendement divin deviennent les participés participant dans l’entendement de Dieu. Nous avons ainsi la concrétisation des réalités ou des possibles.

Le problème de la régularité de l’action divine

La notion de destin

L’idée se précise avec le système stoïcien du destin. A l’être ou corps, les stoïciens opposent les incorporels, le lieu, le vide et le temps exprimable. La thèse est la suivante; un corps est cause pour un autre corps de quelque chose d’incorporel qui est un évènement. L’enchainement des évènements s’apparente au destin qui obéit à une nécessité absolue.

Mais nous devons affirmer que la liberté n’est pas synonyme de destin, elle va jouer dans l’être, c’est en fait seulement l’attitude que l’homme aurait pu avoir dans son rôle. C’est pourquoi, pour les stoïciens, la liberté passe par une acceptation de la nécessité car l’homme ne peut y échapper, nous pourrions à cet égard citer Descartes, « il faut changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde ».

Pour Leibniz, la question est différente, il s’agit de poser la loi de l’individualité de la substance, au sens ou cette dernière touche à la spontanéité du sujet et à la loi , c’est en fait une action qui pose les prédicats les uns après les autres; ainsi pour le dire plus simplement, nous affirmerons avec le penseur que la substance individuelle pose elle-même tous les termes de sa propre série. La question du destin est ainsi résolue, en effet, les évènements selon Leibniz ne sont pas quelque part mais virtuellement compris dans la notion. Tout arrive spontanément à l’intérieur des substances.

Le problème du miracle

Qu’en est il de la permission, du miracle? Par exemple,  comment le péché peut-il être compris? En vertu de quoi le péché d’Adam se produit-il ?

La thèse de Leibniz est la suivante : Adam pèche et si Dieu s’abstient, et  permet le mal, c’est qu’il est fidèle à la volonté générale d’Adam qui est en droit d’avoir une volonté particulière. Dieu suit les lois générales, cela rend possible les possibles, la liberté de l’homme de faire des choix entre le bien et le mal et d’opter pour ce dernier.

Ainsi le miracle suppose qu’une volonté particulière contredise la volonté générale. En fait nous pouvons définir le miracle ainsi, c’est la l’aptitude qu’à Dieu de faire autrement que la volonté qu’il a lui-même préalablement posée. Par opposition, Leibniz pense que le miracle n’est pas un volonté particulière contre une volonté générale mais un signe qu’il existe au dessus des volontés supérieures.

Conclusion

Ainsi nous pouvons conclure notre étude en affirmant que la puissance de Dieu ne cesse de diminuer au sent où Dieu ne peut sans cesse reconduire l’histoire. En fait pour le dire le plus simplement possible, il est impossible que Dieu fasse que ce qui a été ne soit plus.

Nous touchons ici à la notion de passé, notion irréversible, nous touchons aux limites du divin aussi paradoxal que cela puisse paraitre, la liberté et la puissance de Dieu se temporalisent, un évènement passé devient éternel. Ainsi Dieu ne peut annuler l’évènement du péché même s’il lui est possible d’en annuler les effets  par la confession. L’irréversibilité du temps serait ainsi une limite de la toute puissance divine.

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Olivier

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