Une société en réveil

L'éveil d'une société moderne ou des temps modernes dès le 17ème siècle ; 

L'invention de l'imprimerie par Gutenberg marque une rupture entre religion et société. En effet, les gens peuvent avoir alors accès à l'Ecriture Sainte, sans passer par un ecclésiastique pour leur traduire les textes.

La langue devenue profane permet donc une liberté d'accès à la religion.

Affranchissement du poids divin de la société.

Dès la fin du 18 ème siècle, commencement de la R.I notamment en Angleterre, la société change encore. Elle se modernise, se capitalise.

Les notions d'ascétisme, de projet et d'entendement sont pronés. Notamment lors de la révolution française, du siècle des lumières...

La raison, voilà le maître mot.

La raison mais aussi l'argent, prennent une place considérable.

Pour le sociologue Weber, c'est l'idée de prédestination, notamment avec l'accomplissement de tâches, de travail, qui détermine les élus pour le paradis. Plus on travaille, plus on est enclin à être admis au paradis.

Voilà, pour le sociologue, l'idée même de la naissance du capitalisme.

Pour Thomas Kühn, ce mouvement vers la raison, la valeur travail, marque

indubitablement l'abandon du rêve, de la fête, sociétal. Les temps modernes, ce sont les temps d'argent, de raison et de sérieux. Vers un désenchantement du monde.

D'où le côté ultra réaliste et terre à terre du Docteur Faust (Goethe), lisant la Bible.

« Au début est le verbe » (à prendre dans son double sens : fils comme dans la Trinité/ mais aussi mot intrioduisant un acte, sens religieux contre sens grammatical) . À quoi il répond, « non au début était l'action. »

Les premiers pas vers la modernisation

Ainsi la société est devenue moderne, dans le sens acsétique.

On ne prône que la science, la raison, l'intérêt et l'utile (Utilitarisme).

Rien ne vaut que ce qui est utile, avec Mill et Bentham.

Cette société des temps modernes, commerciale largement et raisonnée, s'accompagne d'autres courants et modes de productions du toujours plus, comme lé témoigne le taylorisme, le fordisme et le toyotisme.

Le progrès technique et scientifique est mis valorisé (Comte et le positivisme)

Hugo s'en mêle également, remarquant que « Rien n'est plus puissante qu'une idée qui vient en son temps ».

Le retour de la passion

C'est dans ce contexte qu'on peut penser une forme de retour de Dionysos, dieu grec représentant la fête, l'orgie même, le plaisir à l'état brut, de transe.

Anaximandre de Milet, grand philosophe présocratique, conceptualise l'idée même du progrès, du temps et du monde. Les progrès du monde ne sont que des variations, des va et vient, comme il l'entend, entre Phtora et Genesis, entre la naissance d'une chose et son déclin. Un peu à la manière des cycles de Kondratieff, marqué par des progrès, puis par sa propre décandence.

Le retour de Dionysos peut passer par l'éducation.

Notamment, un exemple éloquent qu'est celui d'Emile de Rousseau : grâce à l'éducation, Emile devient un humain. (Phase d'animal à l'humain, grâce à l'éducation).

Il devient alors autonome, c'est à dire, apte à suivre ses propres lois (autonomos).

Il devient donc lui même créateur de son bonheur et de ses normes. Il peut faire ce qu'il veut dans la limite du raisonnable, mais se contente également de la vie qu'il mène. C'est de cette manière qu'on peut soi même célébrer sa propre joie dans ses propres actes.

Le plaisir d'apprendre et de se faire éduquer est ainsi démontré.

C'est une sorte d'affranchissement à une société trop terre à terre, et trop matérialiste. 

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Olivier

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