Application du discours de la méthode de Descartes

Le discours de la méthode - DESCARTES

Comment appliquer la méthode

 

Notion du programme de Terminale : La raison et le réel   Introduction     Nous allons étudier dans le cadre de la séquence de la raison, le discours de la méthode de Descartes et la manière de poser et d’exploiter les règles de la méthode. Comment appliquer la méthode à la philosophie? Il faut prendre l’habitude de bien penser et perdre l’habitude de mal penser. Des disciplines jadis enseignées, Descartes ne voit que la logique et l’analyse géométrique ainsi que l’algèbre dont il peut tirer parti. Ainsi nous dit il, «les trois arts ou sciences qui semblaient devoir contribuer quelque chose à mon dessein… je pris garde que pour la logique, ses syllogisme et la plupart de ses autres instructions servent plutôt à expliquer à autrui les choses qu’on sait,.. À parler sans jugement de celles qu’on ignore, qu’à les apprendre». En complétant et en corrigeant ces trois disciplines l’une par l’autre et en réduisant au minimum le nombre des préceptes que l’on en peut tirer, Descartes arrive aux quatre suivants.

I/ Les règles de la méthode 

A) La règle d’évidence

sera vrai ce qui paraîtra évident à la raison, c’est-à-dire, ce qui  lui sera claire et distinct. Nous croyons spontanément à ce que nous voyons et sentons ainsi se forgent nos opinions. Par exemple, je crois que j’ai un corps car il me fait  souffrir. Je crois que les autres existent car je les vois : idées acquises sans réflexion, préjugés. Au contraire, pour trouver la vérité il faut se méfier des conclusions hâtives, il faut suspendre son jugement. Cela suppose d’éliminer les idées obscures et confuses de dénoncer les idées claires non distinctes par exemple ma souffrance est claire mais elle peut tenir à plusieurs causes qui ne sont pas nécessairement corporelles; Il faut également dénoncer les idées distinctes non claires par exemple je distingue des personnes mais sans les connaître. La raison ne doit retenir que les idées claires et distinctes, connues et analysées. Elles seront évidentes; L’évidence est le critère de vérité car «ce qui est conçu clairement et distinctement ne peut être faux». Est évident ce dont la vérité apparaît à l’esprit de façon immédiate. L’idée claire est la perception directe de l’idée elle-même par opposition, à l’idée obscure. Par exemple, le souvenir d’une idée. L’idée distincte est une idée qui contient en elle tous les éléments qui lui appartiennent et aucun élément qui ne lui appartient pas. L’idée est définie en elle-même et donc distincte de toutes les autres. Dans les idées confuses, la perception se mélange à d’autres idées obscurément perçues. L’idée ne peut donc être distincte sans être claire.

 B) C’est la règle d’analyse

il s’agit pour l’esprit de diviser les problèmes en questions élémentaires, séparables et réductibles à des connaissances antérieures : affirmation du pouvoir de la pensée sur les choses. La raison peut reconstruire les choses par la pensée et les résoudre ainsi.

 C) La règle d’ordre

il s’agit d’organiser les pensées en allant du plus simple au plus composé, c’est la déduction ou inférence dans un raisonnement discursif. Il est vrai car la déduction s’établit à partir d’une notion simple évidente non déduite. Cela requiert l’évidence. Une idée est dite plus aisée à connaître qu’une autre lorsqu’elle lui est antérieure dans l’ordre de la déduction. Elle est aussi plus évidente car il y a possibilité de la connaître  sans la suivante mais non pas la suivante sans elle et elle est donc plus certaine car antérieure, elle se rattache donc au premier principe et participe de façon directe à son évidence. Chaque idée occupe sa place dans l’ordre de la déduction. L’idée absolue ou simple l’est par rapport à celles qu’elle précède dans l’ordre de la déduction. Une idée est composée par rapport à celles qui la précèdent. Les idées qu’on ne peut réduire à des idées antérieures sont des natures simples, par exemple, l’âme, Dieu. Il faut donc toujours partir des natures simples pour s’élever progressivement aux plus composées dont la connaissance dépend de celle des précédentes.

D) La règle de dénombrement Il faut rechercher les éléments nécessaires et suffisants pour résoudre une question. Ainsi il est possible de donner à l‘ensemble de la déduction la clarté et la complétude qui la rendent évidente à l’esprit.

  Les quatre règles permettent de déraciner les mauvaises opinions et de reconstruire la connaissance.  

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Olivier

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