Dans le premier descriptif qui est donné de l’art des sages femmes :

a) procréer est une puissance dont il m’a écarté

b ) la stérilité des sages femmes

les éléments correspondant concernant le ministère socratique sont a et c

On avait pointé la derniere fois, à savoir que le point e qui devrait normalement apparaitre s’il est normalement l’analogue des sages femmes, devrait être fécond avant d’être frappé de stérilité.

Le point e est le point non non-e, il utilise une formule parfait en grec qui indique une action : il ne m’est pas survenu davantage mais de mon âme de découverte qui répondent à ce qualificatif. On ne voit pas dans cette formule de correspondance avec la situation des sages femmes qui correspondaient l’élément f, il n’est pas dit dans le texte qu’il a été fécond. Si on s’en tient à cette formulation : on a donc pas de correspondance. Socrate fait cas de sa totale stérilité, alors que selon la loi d’Artémis, une sage femme doit avoir elle-même accouché pour faire expérience de cette réalité. Cela peut se trouver du côté du privilège divin : théia moiria: Socrate exere son art, cette teckné qui vient fondamentalement contredire son inscience; On comprend que par cet art, Socrate se fait l’instrument du dieu d’Apollon, analogue d’Artémis, Apollon est bien l’instance utile qui à travers les candidats sélectionnent les gens plein. Ce serait Apollon qui pratiquerait à travers Socrate les accouchements. Socrate a été fécond dans son jeune age à l’instard des sages femmes qui l’ont été. Au cours de la theia moiria, résout l’apparente inadéquation entre le destin de Socrate et le devenir des sages femmes. Disposant d’un art bien que placé sous la tutuelle d’une divinité: elles approchent une dimension divine: elles immitent le divin (les sages femmes) alors que Socrate serait divin dans son art. Cela peut apparaitre étrange et délirant, nous devons nous plonger dans cet univers philosophico-religieux, et ayant sa correspondance propre. Il y a une philosophie religieuse: le prototype du rationnalisme. Nous avons à faire à un penseur théologien : il ne s’agit pas d’une théologie de la transcendance, mais une théologie de l’immanence dans sa possession divine. Ce qui reste totalement cohérent. La théia moiria est décrite en termes positifs : en 33c : elle se manifeste par des signes et des oracles : ce qu’il appelle le daimonion est une manifestation parmi d’autres de cette théia moiria.

I/ Transcendant : ce qui est absolument autre : on ne sait pas ce qu’est dieu, on sait simplement ce qu’il n’est pas.

Théologie plus archaïque moins rationnelle : c’est une théologie de la manifestation de l’épiphanie du divin: Socrate se sent comme possedé: c’est donc dans un état de possession qu’il exerce son art.

Dans l’apologie, si socrate parle en termes positifs de la theia moiria, en 22c, Socrate s’en prend aux poètes : qui sont critiqués parce qu’ils vivent l’enthousiasme (cet attribut n’est pas négatif pour Socrate parce que c’est la theia moiria) mais ils se retrouvent incapables de justifier le caractère divin de leur propos: ils ne savent pas rendre compte de leur propos. Il en a déduit qu’il était plus sage qu’eux. Incapables d’expliquer les intuitions fulgurantes. On peut dire que le Théétète puisqu’il vient expliciter le fonctionnement de la maieutique, montre que socrate est capable de rendre compte de cet art divin. Ce n’est pas parce que cet art ne provient pas de son propre faux, qu’il n’est pas capable de l’expliciter: il perçoit du divin dans ses actes et ses dires, en tant que philosophe, il est capable de justifier ce qu’il fait et ce qu’il dit, :il accède à un statut supérieur au poète. Il est capable d’expliciter les tenants de sa propre pratique. Correspondances avec l’art de Socrate: le deuxième logos fait apparaitre une deuxième technique qui est la technique du test de grossesse 149c: discerner celles qui ont conçues de celles qui n’ont pas conçues : ce deuxième logos renvoi à une compétence particulière des sages femmes parait revenir sur le point de la stérilité mais en réalité c’est un nouvel élément qui est apparent ici : c’est l’art de discernement attribué aux accoucheuses, qui consiste non pas à faire l’opposition entre la stérilité et la fécondité.

Seules les sages femmes étaient à même de pratiquer avec professionnalisme. Mais nous assistons en même temps vers un glissement sexuel: dérive tout à fait inattendue: l’art de la maieutique va être décrit par la suite : concernera moins la gestation de procréation: que la prise en compte des conditions premières de la gestation: à savoir les phases de la fécondation et donc ce qu’on peut appeler l’analogue socratique de l’acte sexuel appelé dans le texte : sunonsia. On notera dans ce passage : l’union de la femme et de l’homme 206d dans le Banquet. Il faut voir maintenant, la correspondance avec l’art socratique, c’est à dire le rapport à la sunonsia, la capacité de tester pour voir si les disciples sont enceints. ON peut rappeler que le diagnostic socratique avait déjà fonctionné avec le Théétète: Sorate révèlait qu’il y avait un test positif : Socrate serait enceint (plein).

Sunonsia : acte sexuel qui féconde. Dans la maieutique il faut voir comment fonctionnent ces correspondances.

149c 5 6 : capacité si les femmes sont enceintes ou non.

L’analogue élément G apparait en 150d : voici ce que dit Socrate : au début quelques hommes paraissent inintelligents. Quand nos rapports se prolongent cela auquel il arrive que dieu le permette: c’est étonnant tout le fruit qu’il donne. IL parait être en correspondance avec l’élément H. IL y a bien la caractéristique socratique G en rapport avec l’élément H; Socrate est capable d’évaluer que ses disciples sont bien enceints est associé à une autre caractéristique I : qui est de prolonger ou non en fonction du test de grossesse.

Chose très curieuse dans ce passage: le rapport amoureux qui a permis la fécondation est qui permet d’être enceint semble être assumé par socrate lui même. Ce qui n’est pas le cas des accoucheuses.

Il reconnait que certains disciples sont plein: disciples dans leur propre conception. C’est dans le cadre de ses propres fréquentations que la fécondation a l’air de se mettre en place. SI un disciple est considéré comme non fécond, il est écarté de sa fréquentation. Tout se passe comme si des spermata spirituels se transmettaient de Socrate à ses disciples dans ce qu’il appelle la sunonsia dans ce qu’il appelle la dialectique socratique. Socrate se démarque des accoucheuses qui ne sont pas les instances qui fécondent les femmes mais seulement qui les accouche. Il est la médiation par laquelle ses disciples sont enceints. Ce qui voudrait dire que Socrate en tant que maieutikos anère (homme) serait en même temps un erotikos anère; c’est le socrate amant qui se profère

II/ Pratique endogamique : qui trouve son conjoint en restant en circuit fermé.

Passage étrange 150d : tous quand nos rapports se prolongent, cela auquel il arrive que le dieu le permette , c’est étonnant tout le dieu qui donne. Proposition qui est contre balancée par une autre proposition. (sunonsia dans toute sa connotation sexuelle..) Dans la fréquentation de Socrate : dans la mesure où cela le permet : ce que le dieu n’a pas éliminé de la fréquentation socratique : c’est étonnant tout le fruit qu’il porte. Il s’émerveille de la fécondité de ses disciples. On note que ce passage est suivi d’un autre passage tout aussi étonnant, on a une scène très curieuse en 150e 151a: Aristique fait parti des personnages qui ont fait parti de la sunonsia socratique qui ont été accompagnés et par là même fécondés: ces jeunes gens peuvent avoir abandonné la fréquentation socratique pour contracter d’autres fréquentations considérées comme mauvaises. Ils reviennent vers socrate et font des scènes extravagantes pour revenir dans le giro de socrate: on est bien dans une connotation sexuelle au sens erotique du terme. Comme si Socrate avait complaisance à utiliser ces notions: quelque chose de démonique lui fait dire s’il peut prendre la

Tout ceci laisse à penser que c’est au cours de la sunonsia que s’effectue l’acte de fécondation qui permet au disciple de tomber enceint et plus tard de donner des fruits.

Il sera question de spermata – semances : l’analogie ira de cela. Eschine de phaitos: disciple qui a écrit des dialogues socratiques mais qui n’a pas fondé des écoles. Aristipe de Sirènes : il nous raconte comment un autre disciple de socrate s’est converti à la philosophie socratique et il est raconté que lors des jeux olympiques : Aristipe de Sirènes rencontre un un dénommé d’Hisomaque et lui transmet quelques échantillons

Curieusement Aristipe aurait été fécondé en écoutant un discours socratique.

Analogie avec la fécondation biologique. Dialogues dans lesquels Platon n’emploie pas le terme de maieutique : y’a t il donc l’analogue des tests de grossesse ? Les dialogues socratiques de la première partie de Platon abondent en test de grossesse : et le cas d’Hippocrate; il y a un terme technique qui est apopeira : ce qui veut dire le test: il teste tout hippocratus. En quoi consistait ce test de grossesses effectué sur le jeune Hippocrate : le soleil n’est pas encore levé: socrate dort de son juste sommeil et est réveillé par un jeune homme qui lui apprend que Protagoras est en visite à Athènes, et il demande à renconter ce sophiste. Il va l’interroger pour savoir ce qu’est un sophiste. Il lui a demandé si le jeune homme s’était renseigné sur la compétence de Protagoras : le jeune homme n’a fait aucune enquête pour savoir s’il était un bon sophiste. S’il avait eu son corps à confier à un gymnaste ou à un médecin,

Il sera confier à Protagoras parce qu’il est vide et donc ne peut être accompagné de socrate. Il y a donc l’expression d’un test. L’élément H supposait qu’une femme avait été fécondée élément J. N’a t il pas dans les dialogues, un élément en correspondance avec l’élément I.

Il y a bien des tests de grossesse: chaque fois que Socrate plonge l’Alcibiade dans l’aporie. Socrate éprouvant le jeune homme pour voir s’il peut accoucher de quelque chose de positif: son ambition peut-elle déboucher sur quelque chose de valable ? Y’a-t-il l’équivalent de fécondation?

Socrate est entravé par quelque chose de contraire démonique qui empêchait d’entrer en contact. Le signal divin lui a permis de rentrer en contact avec le jeune homme. Socrate rentre contact avec Alcibiade que lorsqu’il a un âge d’homme. Il rentre en contact avec Alcibiade et lui déclare son amour: cela débouche sur une véritable déclaration d’amour en 131c-d: c’est dans une atmosphère paroxistique que Socrate et Alcibiade échangent sur leur amour sous syllogisme (si jamais des spermata sont transmis, c’est surtout au moment de leur déclaration d’amour).

Transmission des spermata et de la fécondation, on peut revenir à un autre fragment parallèle : Eschine de Phaistos: trois fragements significatifs :

– fragement 11 tiré de l’Alcibiade d’Eschine : si je pensais pouvoir être utile en art quelconque : cela m’a été accordé par dispensation divine concernant Alcibiade rien de ce choses ne permet de s.

Socrate en tant qu’homme ne sait et ne se prévaut d’aucun art: mais cependant j’ai plutôt pensé que cela m’a été accordé par dispensation divine. Ce qui lui est interdit comme art à titre humain, lui est permet comme art à titre divin. Cet art s’exerce concernant Alcibiade : c’est avec Alcibiade que cet art a pu se produire. C’est à l’occasion de la rencontre d’alcibiade qu’il a pu rendre compte de cet art.

« Quand les bacchantes deviennent enthousiates (en dieu) elles puisent du lait et du miel là où les autres puisent de l’eau » Par l’expérience de l’amour qu’il a pu vivre avec Alcibiade, il a été comme les bacchantes lorsqu’elles sont possédées par Dionysos arrivent à faire jaillir de l’eau là où il n’y en a pas :

Il a pensé qu’il puvait rnedre Alcibiade meilleur : il y a une correspondance avec ce que dit Eschyle et Platon

C’est par le désir épitumia, qu’a pu se manifester la theia moiria: c’est par le désir érotique. Socrate dit que par le dieu tuteur (épitropos), qui est l’instance qui a permis à Socrate d’entrer en contact avec Alcibiade. Socrate rajoute qu’il est l’intermédiaire qui va pouvoir se présenter à Alcibiade: intermédiaire avec ledieu. Alcibiade pourra rentrer en contact avec le dieu par son intermédiaire qui est Socrate.

Dans le Banquet, eros est présenté comme un daimon c’est a dire comme un intermédiaire: c’est par l’éros que se met en contact avec le divin.

Le caractère maieutique de l’Alcibiade :en quoi est-il enceint et gros ? Parce qu’il est habité par une ambition politique importante, cette fonction vise à canaliser l’ambition du jeune homme dans une direction qui doit être vertueuse et efficace, c’est qu’Alcibiade qui est le neveu de Périclès et qui est sous le tutorat de Périclès, il est donc un Péricles en puissance : il faut canaliser sa puissance pour qu’il atteigne son but.

Pour reconclure sur ce que nous venons de lire: la compétence H des sages femmes trouvent un parfait analogon: qui a été présent en 150d: le discours de la maieutique qui épilogue d’une manière ambigue sur le terme de sunonsia nous laisse apparaitre une signification sexuelle non évaluée qui doit être mise en évidence avec le test de grossesse.

La maieutique n’est pas être censée être connue par tout le monde. La maieutique n’est pas réservée à tout le monde. On comprend mieux pourquoi il a caché sa maieutique. SSI Socrate se complait ou parait se complaire en utilisant des expressions connotées il faut il voir l’expression de l’ironie et d’un aspect déconcertant et provocateur. Socrate est un personnage extrêmement provocateur qui exploite des significations très déroutantes.

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