L'épreuve de philosophie

Elle consiste à dégager une problématique et à la résoudre. Mais elle permet avant tout d'évaluer le potentiel de réflexion du candidat.

I/ Ce que l'on vous demande

Le jour "J" vous aurez le choix entre trois sujets.

Les deux premiers se présentent sous la forme d'une question et donnent lieu à une dissertation.

Le troisième est un sujet-texte (d'une longueur de 10 à 25 lignes) emprunté à un auteur figurant dans la liste du programme. Il donne lieu à un commentaire de texte

II/ Etudiez votre itinéraire

L'examen de philosophie n'a pas essentiellement pour objectif d'évaluer la somme de vos connaissances. Ce que vous devez démontrer, c'est votre capacité à penser par vous-même.

Autant appliquer ce principe à vos révisions en écartant d'emblée le bachotage et le par-coeur.

Vous devez partir des fondements de votre programme, c'est-à-dire des grandes notions philosophiques vues pendant l'année. Les impasses sont fortement déconseillées car vous devez aussi savoir ordonner ces notions entre elles.

Commencez quelques mois avant l'épreuve afin de libérer du temps, début juin, pour les autres matières obligatoires.

III/ Faites vos bagages

Si vous ne savez pas quoi emporter, faites confiance à votre professeur. Même s'il n'a pas traité toutes les parties du programme dans l'année (le temps manque souvent), vous êtes probablement armé pour l'examen. Revoyez donc tous vos cours.

Simultanément, assurez -vous que vous maîtrisez bien les règles de la dissertation et du commentaire composé de philosophie. En philo, vous ne devez pas répondre à la question posée dans l'énoncé, mais dégager une problématique et la résoudre. ce travail de problèmatisation doit occuper une pleine page dans une copie de dissertation. Exercez-vous en refaisant vos devoirs de l'année.

IV/ La trousse de secours

De l'avis de nombreux professeurs, les recueils de citations et les corrigés types puisés dans des annales sont à proscrire. Cela signifie en clair : fuyez le "prêt-à-penser" et construisez votre savoir par vous-même.

Un excellent moyen d'y parvenir consiste à fabriquer son lexique personnel. sur un répertoire, notez toutes les notions déjà vues en cours et celles qui apparaîtront dans les mois qui viennent. Exemple; à la lettre L, le mot loi.

Tout l'intérêt de l'exercice consiste à donner au mot une définition qui l'insère dans une problèmatique. Vous procéderez par distinctions successives en étudiant les variations du sens de la loi selon ses domaines d'application (scientifique, juridique, etc...). Vous aurez fait là un travail beaucoup plus enrichissant que la simple lecture d'un dictionnaire où les notions sont généralement très compartimentées.

V/ Avez-vous pensé à ...

Aller plus loin que le cours grâce à des lectures personnelles est vivement recommandé.

Allez à l'essentiel, c'est-à-dire aux textes originaux (les résumés sont de mauvais alliés).

Ne vous laissez pas décourager par les obstacles de compréhension qui peuvent surgir, surmontez ces écueils en vous aidant d'un dictionnaire ou de vos cours.

Les élèves des séries générales doivent lire au moins un grand texte de métaphysique (Descartes, Platon; ...), un texte de philosophie des sciences (Bachelard, Popper, Chalmers, ...)et un texte sur l'art, la morale ou le droit (Kant, Hegel, Rousseau, ...).

La lecture de Rousseau est particulièrement recommandée aux élèves des séries technologiques car tous les thèmes du programme s'y rencontrent.

S'il y en a parmi vous que la philo rebute vraiment, ils peuvent se tourner vers la littérature (romans, théâtre, poésie) car elle permet au moins d'enrichir sa culture générale.

VI/ Prêt pour l'embarquement ?

Les "moi je" sont proscrits. En philo, vous devez parler à la première personne du pluriel.

Méfiez-vous des exemples : utilisez-les seulement s'ils permettent de préciser vos propos ou d'interroger la problématique que vous avez déjà construite.

Prudence dans l'emploi des références : un "Platon" sans repère de date ou d'oeuvre associé sonne creux.

Et devant le gouvernail

VII/ L'épreuve dure quatre heures

Les enseignants estiment que la réflexion, à elle seule, prend deux heures et demie : il reste donc une heure trente pour rédiger le développement, recopier l'introduction et la problématique préalablement écrites au briouillon... et conclure.

Si vous avez l'impression d'avoir fait le tour du sujet très rapidement, forcez-vous à continuer, car il existe des milliers de pistes de réflexion.

Dernier travail : la relecture, elle doit prendre au moins dix minutes et servir à corriger les fautes.

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