I- Les "trente glorieuses", trente ans de croissance sans précédent

A- L’essor économique:1- Entre 1945 et 1973, la production mondiale triple:La croissance des PDEM est forte (5%/an), régulière (plus de crises ni de cycles) et mieux distribuée (réduction des écarts de revenus); d’où l’expression "30 glorieuses". Mais les disparités sont fortes: la croissances des U.S.A. est plus modérée (3,9%), même si ils dominent le monde. Le P.I.B de l’URSS quadruple pour devenir la 2nd puissance économique. Les pays vaincus connaissent un "miracle économiques".2- Le commerce se mondialise:Le développement des échanges (7,5%) est stimulé par un système monétaire stable (1944, accords de Bretton Woods) et la création du GATT en 1947, qui baisse les droits de douanes. La croissance est appuyée par une révolution des transports (autoroutes, avions, réseaux ferrés, navires géants etc).B- De nouveaux secteurs d’activités:1- Le renouvellement des énergies et des productions: La croissance est facilitée par l’essor de la production énergétique. La production d’électricité quadruple et les hydrocarbures sont à la bases du développement ( en 1974, le pétrole représente 40% de la consommation d’énergie mondiale). L’automobile, la chimie, l’aérospatiale et le nucléaire, deviennent les secteurs moteurs. Le passage entre invention est production est de plus en plus rapide.2- L’accroissement de la demande:Le développement économique repose sur l’accroissement de la demandequi est liée a la reconstruction d’après guerre et à l’augmentation du nombres de consommateurs et du niveau de vie. Les 30 glorieuses correspondent à une hausse de la natalité (baby-boom) et une baisse de la mortalité dans les PDEM , soutenue en 1960 par l’explosion démographique des pays du tiers monde. Le développement du crédit et de la publicité, augmente la demande.C- Les mutations du capitalisme:1- L’intervention croissante de l’Etat:En URSS et dans les pays communistes, le développement ce fait grâce aux collectivisations. Les industries sont privilégiées au détriment des biens de consommations. Dans les pays d’économie libérable, l’intervention de l’état se renforce(nationalisations) ce qui crée un important secteur publique. Partout en Occident , les théories de Keynes triomphes et l’Etat intervient pour réguler la croissance.2- La concentration industrielle te financière:Les grandes entreprises se concentrent ( conglomérats), se multinationalisent, se rationalisent. L’objectif n’est plus l’enrichissement de quelques uns, mais la puissance de l’entreprise. En 1970, aux U.S.A, les 550 plus grandes entreprissent emploient 75% des salariés et réalisent 4/5 des bénéfices.

Les meilleurs professeurs d'Histoire disponibles
Diego
4,9
4,9 (12 avis)
Diego
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Rémy
4,8
4,8 (24 avis)
Rémy
40€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Thibault
5
5 (23 avis)
Thibault
150€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Manon
5
5 (17 avis)
Manon
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eloïse
5
5 (13 avis)
Eloïse
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Angelina
5
5 (15 avis)
Angelina
39€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Arnaud
4,9
4,9 (16 avis)
Arnaud
50€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Hugo
5
5 (9 avis)
Hugo
40€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Diego
4,9
4,9 (12 avis)
Diego
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Rémy
4,8
4,8 (24 avis)
Rémy
40€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Thibault
5
5 (23 avis)
Thibault
150€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Manon
5
5 (17 avis)
Manon
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eloïse
5
5 (13 avis)
Eloïse
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Angelina
5
5 (15 avis)
Angelina
39€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Arnaud
4,9
4,9 (16 avis)
Arnaud
50€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Hugo
5
5 (9 avis)
Hugo
40€
/h
Gift icon
1er cours offert !
C'est parti

II- De nouveaux modes de vies

A- De nouveaux cadres de vies et de travail:1- Moins de ruraux, d’avantage de citadins:Dans les PDEM, la modernisation de l’agriculture entraîne une 2nd "révolution agricole". L’exode rural a provoqué le dépeuplement de certaine campagnes et favorisé la croissance urbaine. 75 à 90% de la population vit dans les villes. Les modes de vies urbains s’étendent et transforment les campagnes proches des villes (rurbanisation). La ségrégation sociale est à l’oeuvre (banlieues aisées ou banlieues populaires etc).2- Plus d’ouvriers et de "cols blancs":Les ouvriers sont de plus en plus nombreux. Ils représentent 1/3 de la population active des PDEM. La parcellisation des taches et le travail à la chaîne s’s’étendent. Le chômage est faible et les ouvriers qualifiés ont un niveau de vie proche de celui des "cols blancs". Ces derniers sont de plus en plus nombreux à cause de la politique interventionniste de l’Etat. Le travail des femme commence à se démocratiser.B- L’âge d’or de la société de consommation:1- L’émergence des classes moyennes:Les 30 glorieuses voient l’avènement de la "société de consommation". Les "classes moyennes" constituent près des 2/3 de la population. Elles se sont élargies vers le haut (cadres) et vers le bas (ouvriers qualifiés). Elles se caract. Elles se caractérisent par un revenus "moyen" (généralisation des prestations sociales), un niveau de formation "convenable" (massification de l’enseignement) et un critère de comportement (mêmes centres d’intérêt et loisir).2- Une hausse du niveau de vie:La hausse du niveau de vie se traduit par l’achat de biens de consommation nouveaux. La répartition du budget familial entre les différents postes de dépenses se modifie (baisse de la part de l’alimentation, hausse des dépenses de santé et de loisirs).On note un recul des petits commerces faces à la grande distribution.C- Les limites de la croissance:1- Les laissés pour compte de la croissance:Malgré un niveau de vie généralement élevé dans les PDEM, certaines catégories de la population restent à l’écart de la croissance (petits paysans, petits commerçants, ouvriers des industries traditionnels, minorités raciales, travailleurs immigrés etc). La croissances est inégale suivant les régions. Les pays communistes ont de forts taux de croissance, sans pour autant connaître la prospérité.2- Croissance et gaspillage:En 1960, certains dénonces une "société de gaspillage". L’urbanisation pollue, détériore le tissus sociale traditionnel et crée des nuissances. Des mouvement écologistes naissent.

Vous cherchez un professeur histoire ?

III- Les chocs de la crise

A- Le ralentissement de l’activitééconomique:1- Le signal de la crise: le choc pétrolier de 1973:En 1973, la guerre du Kippour quadruple les prix du pétrole. La révolution en Iran puis la guerre en Irak en 1979 provoque un 2nd choc pétrolier. L’augmentation soudaine du prix du pétrole augmente les coût de productions industrielles et les coûts de transports. Des pans entiers de l’activité s’effondrent, surtout dans les secteurs traditionnels.2- Une situation inédite: la stagflation:La hausse des prix est très forte entre 1973 et 1982, elle dépasse plusieur fois les 10%. La conjonction d’une croissance lente (stagnation) et de l’inflation, crée dans les années 1970 la "stagflation".3- Le développement du chômage:Depuis 1980, on compte plus de 30 millions de chômeurs dans les pays de l’OCDE. Le chômage est dû au faible niveau d’étude, au progré technique (robotisation, informatisation etc) et à la concurrence des pays à bas salaires. De nombreux emplois créés sont précaires et peu rémunérés.B- Des causes complexes:1- L’augmentation du prix du pétrole:Pour répondre au choc pétrolier, les PDEMdécident des économies d’énergies et développent de nouvelles sources d’énérgies (nucl(nucléaire etc). Le "contre choc pétrolier" de 1986, provoqué par l’éxcès de l’offre, tien les prix du baril bas pendant 15 ans. Mais les chocs pétroliers ne constituent pas les causes profondes de la crise.2- Les dérèglements monétaires:En raison de la libéralisation financière, des masses énormes de capitaux sont échangés et provoque une spéculation internationale. Plusieurs crises monétaires éclatent (en Europe en 1992 et 1993, en Asie en 1997 etc). En 1971, le président Nixon dévalue le puis suspend sa convertibilité en or ce qui entraine et la disparition de l'étalon or.3- L'essoufflement des vieux pays industrialisés:La crise pétrolière à rendut le tissu industriel fragile (augmentation des coûts technologiques, politique de hauts salaires, fort prélèvements fiscaux etc.). Dans les années 1960 on note une baisse des profits des entreprises et la consommation c'est ralentie. Le système productif né de la deuxième révolution industrielle est à bout de souffle. <h2>IV- La reprise et ses incertitudes</h2> A- Des réponses à la crise:1- L'échec des politiques keynésiennes:La plupart des gouvernements tentent d'appliquer un politique de relance inspirée des principes de keynes (création d'emplois publiques, mesures sociales etc), ceci à pour cause d'augmenter brutalement les déficits publiques et d'affaiblir les monnaies. Mais l'augmentation de la consommation ne favorise pas forcément les entreprises nationales( concurence du Japon et de la Coré du Sud).2- Le choix de la rigueur et du libéralisme:Dans les années 1980, pour stimuler l'initiative et la compétitivité des entreprises, les gouvernements décident un désengagement de l'Etat (déréglementation, privatisation, libéralisation des prix, allégement fiscaux etc). C'est le cas de Margaret Thatcher en Angleterre ou de Ronald Reagan aux USA.B- Les nouveaux visages de la croissance:1- Une croissance instable et mal partagée:Dans tous les pays de l'OCDE, l'inflation a été jugulée à partir de 1983. Mais la croissance est inégale selon les pays (lente en France et importante aux USA). L'émergence de nouveaux pays industrialisés ("4 dragons" dans les années 80, puis "4 tigres" dans les années 90) augmente la concurrence. Mais la Triade demeure le centre de l'économie et des finances mondiales.2- Une troisième révolution industrielle:La reprise est fondée sur les secteurs de haute technologie. La "3ème révolution industrielle" donne naissance à l'informatique. Ce développement boulverse des productions (électroménager, automobile, machines outils etc).3- Une croissance sous le signe de la mondialisation:La reprise s'effectue dans le cadre de la mondialisation. La production et les échanges sont de plus en plus dominés par les firmes multinationales. Les entreprises de la Triade mettent en oeuvre des stratégies globales. Elles bénéficient de l'abaissement des droit de douanes (de 40 à 4 % entre 1947 et 2002), ce qui entraine l'émergence d'une "société de communication". <h2>V- Les mutations de la société au debut du XXIème siècle</h2> A- L'empreinte persistante de la crise:1- Le poids du chômage et de la précarité:Même si le chômage touche inégalement les pays, le temps du pleine emploi est révolu. L'automatisation des tâches, limitent les besoins des entreprises et les emplois précaires se multiplient.2- La mise en cause de l'Etat providence:La crise remet en cause l'état providence. Le ralentissement de la croissance à réduit les recettes qui financés la protection sociale. 3- La crise ne met pas fin à la société de consommation:La société de consommation n'est pas véritablement remise en cause.De nouveaux secteurs se développent (médecine etc). Arrive aussi l'économie de "bien être" (soins du corp, sport etc) qui développent de nouveaux secteurs d'activités. B- L'entrée dans l'ére de la communication:1- De la radio à internet:De nouveaux modes de communications se sont développés depuis 1945 (radio, télévision, téléphone). A partir des années 1990, l'électronique et ses applications déclenchent une révolution des communications, principalement grace à Internet qui englobe l'écrit, l'image fixe et la vidéo.2- L'impact sur la vie quotidienne:La multiplication et la diversification des supports créent une "société de communication" (radio, téléphone tec,). En 2003, 10% de la population mondiale utilise internet. L'informatique envahit un nombre croissant de domaines (soins, banque, commerce, loisir etc).3- Vers une mondialisation culturelle:La révolution de la communication touche inégalement toutes les régions du monde. Elle n'en contribue pas moins à l'émergence d'un "village planétaire" (Mc Luhan). Certains prédisent une homogénéisation du globe sous la domination des USA. Mais la mondialistion de la culture conduit plutôt à des métissages culturels. CHRONOLOGIE 1945: Création de la Sécurité sociale en France et en Angleterre. 1947: Signature du GATT 1948: Entrée en vigueur du plan Marshall, naissance de l'OCDE 1957: Traités de Rome, création de la CEE 1964: Fin du baby boom1969: Amstrong et Aldrin marchent sur la Lune 1971: Invention du microprocesseur, Nixon suspend la convertibilité du
1973: 1èr choc pétrolier
1979: 2nd choc pétrolier
1982: Début du contre choc pétrolier
1987: Krach bourcier à Wall Street, le 19 octobre2000: Début d’une crise bourcière (2000-2003)

BIOGRAPHIES

KEYNES John Maynard (1883-1946): Economiste et financier britanique, il préconise l’intervention de l’Etat pour surmonter les crises, relancer les investissements publics et soutenir la consommation en redistribuant les revenus. Après 1945, ces analyses inspirent les "politiques de relance", mais elles ne sont plus dominantes depuis les années 1980.

REAGAN Ronald (1911- 2004) Elu gouverneur républicain de Californie en 1966 après une carrière d’acteur à Hollywood, il devient président des USA en 1980 sur un programme conservateur et anticommuniste. Réelu en 1984, il accepte la détente proposée par Gorbatchev.

>

La plateforme qui connecte profs particuliers et élèves

Vous avez aimé cet article ? Notez-le !

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) 5,00 (1 note(s))
Loading...

Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !