L'attaque du 1er Corps est précédée d'un bombardement de 80 pièces, provenant de l'artillerie des 1er, 2e et 6e corps, groupées en une seule "Grande Batterie" sur le plateau de Belle-Alliance. Cette canonnade, commencée tardivement à 11h30 à cause du terrain détrempé, n'a pratiquement pas d'effet étant donné que Wellington a placé ses troupes derrière la crête de Mont-saint-Jean, hors de portée.

Vers 13h00, les 16 885 hommes des quatres divisions de Drouet D'Erlon s'élancent vers les lignes britanniques. Cette nombreuse infanterie, placée en colonne de division et sous le commandement du Maréchal Ney en personne est flanquée par deux régiments de cavalerie lourde, ceux du général Travers, réunissant à eux seuls 450 sabres (7e et 12e Cuirassiers de la 13e division de Wathier du IVe corps de cavalerie de Milhaud).

Les objectifs sont clairs. La 1ère division d'infanterie, aux ordres du général Quiot, doit créer une ouverture dans le centre ennemi en prenant la Haie Sainte ainsi que la sablonnière.
Pendant ce temps, la 2ème division du général Donzelot et la 3ème, celle du général Marcognet, attaquent l'aile gauche anglaise c'est à dire, respectivement, la division hollando-belge de Perponcher et la division anglo-hanovrienne du général Picton. A l'est, la 4ème division du général Durutte se charge d'anéantir la brigade nassauvienne du prince de saxe-Weirmar, chargée de défendre les fermes de Papelotte et de La Haye.

Les généraux français ont préféré ranger leurs soldats en colonne, plutôt qu'en ligne, afin qu'ils avancent rapidement sur le plateau, ce qui leur évite de s'exposer trop longuement aux tirs de l'artillerie adverse. L'infanterie du Ier corps marchent ainsi, au rythme des tambours et des trompettes, les drapeaux bleu blanc rouge des régiments déployés au vent. Les boulets ennemis hachent beaucoup de monde mais les Français parviennent jusque sur la haie qui serpente le chemin creux d'Ohain, aux cris de "Vive l'Empereur !".

Delà ils tombent sur la brigade Bijlandt, déjà copieusement malmenée par la Grande Batterie, qu'ils chassent d'emblée. Les troupes de d'Erlon rencontrent ensuite les écossais de Picton, jusqu'alors tapis dans les blés. Les Highlanders qui ont prouvé leur bravoure lors de la bataille des Quatre Bras, ne se laissent pas intimider. Ils créent la surprise lorsqu'ils se relevent des seigles où ils se trouvaient cachés à la vue des assaillants. Profitant de la consternation qu'ils suscitent chez leurs opposants, ils leurs infligent des feux de file meurtriers à bout portant.

Donzelot voient ses troupes empêtrées dans la haie et fixés par les tirs adverses. Il galvanise l'ardeur de ses hommes pour qu'ils s'alignent hâtivement après le franchissement de l'obstacle. Tandis qu'ils s'y emploient, les écossais se précipitent sur eux énivrés par la douce musique de leurs cornemuses.

Le général Picton qui avance à leur tête, l'épée à la main, reçoit une balle mortelle à la tempe mais ses hommes continuent leur progression contre les Français. Les hollando-belges de Bijlandt se ressaisissent et entrent à leur tour dans la danse. Les combattants des deux camps s'entremêlent dans un corps à corps sanglant.


Travers et Dubois attaquent Kempt et Pack, et les repoussent.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !