C’est pour que sa famille ne perde pas les revenus de l’évêché de Luçon qu’Armand Jean du Plessis entre dans les ordres. A vingt-deux ans, en 1606, il est sacré évêque. Il administre avec zèle son diocèse. En 1614 il participe aux Etats généraux. Concini l’y remarque et le nomme secrétaire d’Etat à l’Intérieur et à la Guerre. Marie de Médicis, quant à elle, fait de lui son grand aumônier. Il la suit dans son exil après l’assassinat du maréchal d’Ancre, Concini. Louis XIII le récompense d’avoir permis son rapprochement avec sa mère par le chapeau de cardinal, qu’il obtient pour lui en 1622. Le 29 avril 1624, il entre au Conseil pour y prendre bientôt la première place. Dès lors, il est intraitable, inébranlable et implacable lorsque les intérêts de la couronne sont mis en jeu. Infatigable, en dépit des migraines qui l’accablent, il travaille la nuit. Après la « journée des Dupes » de novembre 1630, il devient intouchable. Ses soucis ne cessent d’être l’affirmation de l’Etat, et donc du pouvoir du roi, d’une part, et l’affirmation de la place de la France en Europe d’autre part. Il s’entoure, pour mener cette politique, de secrétaires attachés à son service et de serviteurs de l’Etat dont il ne doute pas de la fidélité. Parmi eux, le Père Joseph, le chancelier Séguier, François Sublet de Noyers, secrétaire d’Etat à la Guerre, Claude Bouthillier, surintendant des Finances. L’un des premiers soucis de Richelieu est de mater les agitations des huguenots et de la noblesse, que soutient le duc de Buckingham. Richelieu, après un long siège, obtient la reddition de La Rochelle. La paix d’Alès, le 20 juin 1629, entérine la victoire du cardinal, qui enlève aux réformés les places de sûreté que l’édit de Nantes leur avait accordé. Quant aux nobles, qui complotent, Richelieu les fait arrêter. Cinq-Mars est l’un de ceux qui sont exécutés. Dans le domaine de la politique étrangère, Richelieu s’allie avec les puissances et les hommes qui lui permettent d’affaiblir les Habsbourg. Il préfère le concours des princes protestants au soutien des puissances catholiques. En outre, pour assurer la liberté de passage aux frontières du royaume, il s’empare de Suse comme de Pignerol. Il annexe la Lorraine. Qui plus est, il soutient Christian IV de Danemark et Gustave Adolphe de Suède qui combattent l’Autriche, mais l’échec des Suédois le contraint à faire entrer la France elle-même dans la guerre de Trente Ans. Après des revers, en 1636, les prises de Brisach en 1638, celle d’Arras en 1640, celle de Perpignan en 1642, rétablissent la puissance de la France. S’il a dû réprimer implacablement les provinces qui ont grondé parce que la guerre a imposé des contraintes financières lourdes, s’il a précisé les rôles des différents services du Conseil, s’il a ébauché un empire colonial, il lui a fallu encore créer l’Académie française en 1635, élevé la même année un nouveau collège de la Sorbonne, construire des palais pour affirmer le pouvoir absolu de l’Etat. Lorsqu’on lui présente, dans la chambre de planches que l’on a construite pour le ramener mourant à Paris, le viatique, le cardinal murmure : « Oh ! Mon juge, condamnez-moi si j’ai eu d’autres intentions que de servir le roi et l’Etat. »

A cette époque vivaient :

LAUBARDEMONT, Jean-Martin de (v.1590-1653)

LA VALETTE, Louis de Nogaret d’Epernon, cardinal de (1593-1639)

DESMARETS de Saint-Sorlin, Jean (1595-1676)

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !