22 mai 1200    Traité du Goulet.
Conclu entre Philippe Auguste et Jean sans Terre. Philippe garde Evreux et le Berry mais renonce à ses droits sur la Bretagne.

23 mai 1200    Mariage de Louis VIII et de Blanche de Castille.
Pour
sceller le traité du Goulet qui a été signé la veille, Louis, fils de
Philippe Auguste, épouse la nièce de Jean sans Terre, Blanche de
Castille qui apporte Evreux en dot.

22 juillet 1209     Massacres de Béziers.
L’immense
armée, conduite par Simon de Montfort pour réduire l’hérésie cathare,
est devant la ville depuis la veille. Les croisés ont exigé de l’évêque
Renaud de Montpeyroux que 222 bourgeois hérétiques leur soient livrés
pour que la ville soit épargnée. La ville refuse ces conditions. En ce
22 juillet, jour de la Madeleine, quelques soldats catholiques
parviennent à forcer une porte. Les chevaliers se précipitent dans la
brèche. Le massacre commence dans la ville que, selon un témoin, Pierre
des Vaux-de-Cernay « rien ne peut sauver, ni croix ni autel, pas un
seul en soit réchappé ». Aux croisés qui s’inquiètent de ne pouvoir
distinguer les hérétiques de ceux qui ne le sont pas, Arnaud Amaury,
abbé de Citeaux, crie : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. »
Il y a au soir 7 000 morts dans Béziers.

27 juillet 1214    Bataille de Bouvines.
«
Il est interdit d’assaillir son ennemi depuis la neuvième heure du
samedi jusqu’à la première heure du lundi », a décrété le concile
d’Elne en 1027. En dépit de cet interdit, en ce dimanche 27 juillet
1214, Otton IV, empereur du Saint Empire romain germanique attaque.
Combat violent, acharné, intense. Philippe II, roi de France, qui veut
une victoire absolue s’engage lui-même dans la mêlée au risque d’être
pris, blessé, tué peut-être. Sa fougue redouble l’ardeur de ses hommes.
En trois heures, tout est joué. La victoire est sans appel. Dans les
rangs des chevaliers français, seuls dix sont morts. Le rex
christiannissimus, le roi très chrétien Philippe II qui vient de
l’emporter à Bouvines prend le titre de Augustus, Philippe II Auguste.

18 septembre 1214    Paix de Chinon.
Bouvines,
où le 27 juillet Philippe II Auguste a défait les troupes d’Othon IV et
du comte Ferrand de Flandre alliées à Jean sans Terre,
permet la
signature de cette paix. Le roi d’Angleterre paye 60 000 livres au roi
de France et renonce à l’Anjou, au Maine, à la Touraine, au Poitou. Il
garde l’Aquitaine. Un chroniqueur déclare : « Jamais depuis ne fut
personne qui osa faire la guerre au roi Philippe, mais il vécut depuis
en grande paix et toute la Terre fut en grande paix un grand moment. »

1er septembre 1217    Traité de Kingston.
Quelques
mois plus tôt, Blanche de Castille est intervenue auprès de son
beau-père pour lui demander les sommes nécessaires au Dauphin, son
mari, auquel des barons anglais en révolte contre Jean sans Terre ont
proposé le trône d’Angleterre. Elle en est presque arrivée au chantage
en lui lançant cette menace : « J’ai de beaux enfants, par la Sainte
Mère de Dieu ! Je les mettrai en gage, car je trouverai bien quelqu’un
qui me prêtera dessus. » Ce à quoi Philippe II Auguste a répondu : «
Gardez vos enfants et puisez à votre gré dans mon trésor. » Par le
traité signé ce jour, Louis, dauphin de France, fils de Philippe II
Auguste, renonce au trône d’Angleterre contre la somme de 10 000 marcs.

14 juillet 1223    Mort de Philippe Auguste.
Accablé
de fièvres tenaces depuis près d’un an, le roi, âgé de quarante-trois
ans, prend parce qu’il se sent mieux un copieux repas. Le lendemain, il
est au plus mal. On lui administre les derniers sacrements. Le roi veux
mourir à Paris. Il meurt sur la route, à Mantes. Pour la première fois
dans l’histoire de la royauté, de grandes funérailles sont faites au
roi qui vient de mourir.

15 juillet 1224    Siège de La Rochelle par Louis VIII.
Louis
VIII, soutenu par Hugues de Lusignac, répond à la demande du roi Henri
III d’Angleterre qui exigeait la restitution des biens Plantagenêts en
envahissant le Poitou, en prenant Niort, et en assiégeant La Rochelle
qu’il va prendre le 3 août.

3 novembre 1226    Blanche de Castille nommée régente.
Louis
IX n’a que douze ans lorsque meurt son père, Louis VIII. Blanche de
Castille devient régente du royaume. Une tâche difficile pour la reine
: la rébellion couve. Les grands seigneurs, vassaux du roi de France,
sont certains qu’une femme ne peut leur tenir tête et qu’ils vont
pouvoir reprendre tout ce qu’ils ont dû céder à la couronne.

8 novembre 1226    Mort de Louis VIII.
C’est
une dysenterie aiguë qui emporte le roi en ce jour à Montpensier. Il
rentre de la troisième croisade. Les médecins, convaincus qu’une trop
longue continence sexuelle est la cause du mal du roi, resté fidèle à
la reine Blanche de Castille, mettent dans son lit une jeune fille.
Lorsqu’au réveil il la découvre, il lui dit : « Non, ma fille, j’aime
mieux mourir que de sauver ma vie par un péché mortel. » Louis IX est
son successeur.

29 novembre 1226    Sacre de Louis IX.
Le
jeune roi n’est âgé que de onze ans lorsque sa mère, Blanche de
Castille, en raison d’une révolte des vassaux qui menace la couronne,
précipite le sacre de son fils. La cathédrale est en chantier et le
siège épiscopal de Reims est vacant. C’est à l’évêque de Soissons qu’il
est fait appel. Seul Thibaud IV de Champagne apporte son soutien à la
régente pour l’organisation de ce sacre, auquel elle a voulu
qu’assistent tous les vassaux qui remettent en cause la puissance du
pouvoir royal.

26 février 1229    Traité de Paris.
Celui-ci
met un terme aux troubles religieux du Languedoc par l’annexion au
domaine royal des terres de Nîmes, Beaucaire, Béziers et Carcassonne.
Le mariage d’Alphonse de Poitiers, frère du roi, avec Jeanne, fille de
Raymond de Toulouse, est décidé.

12 mars 1243    Trêve entre Louis IX et Henri III.
Henri
III d’Angleterre, en guerre avec la France depuis de nombreuses années,
conclut avec Louis IX une trêve de cinq ans. Mais il faudra attendre
1258, soit quinze ans plus tard, pour que le traité de Paris mette fin
à la guerre et que le roi d’Angleterre reconnaisse être le vassal du
roi de France pour ses possessions françaises que sont l’Anjou, la
Normandie, la Tourraine, le Maine et le Poitou.

6 juin 1245    Louis IX prend Damiette.
En
ce jour, Louis IX, qui vient de débarquer en Egypte où commence la
septième croisade, prend cette ville de Damiette qui, sur la rive
droite du Nil, est censée ouvrir la route de Jérusalem que les croisés
se sont promis de reprendre aux infidèles.

25 août 1248    Louis IX part pour la septième croisade.
A
Aigues-Mortes, Louis IX embarque aujourd’hui pour respecter le vœu fait
lors d’une maladie qui l’a presque amené à mourir, en 1244. 25 000
soldats montent à bord de navires génois. Sa femme, Marguerite de
Provence, l’accompagne.

8 février 1250    Louis IX est fait prisonnier à Mansourah.
Gênés
par les crues du Nil, les croisés ont livré bataille à Mansourah dans
de mauvaises conditions. Robert d’Artois, frère préféré du roi, est
tué. Louis IX tombe lui-même aux mains des mamelouks.

6 avril 1250    Louis IX fait prisonnier.
Louis
IX, qui a été défait à Mansourah où son frère préféré Robert d’Artois a
été tué, est fait prisonnier par le sultan qui, par les égards qu’il a
pour lui, témoigne du respect qu’il porte à celui qu’il appelle le «
sultan juste ».

2 mai 1250    Libération de Louis IX contre rançon.
Le
roi, prisonniers des musulmans depuis le 6 avril, signe une convention
avec le sultan qui le libère ainsi que ses compagnons contre une somme
de 400 000 besants et la restitution de la ville de Damiette conquise
par les croisés, l’année précédente.

24 avril 1254    Louis IX quitte la Terre sainte.
Après
avoir consolidé des forteresses, apaisé des conflits, versé une rançon
pour ses chevaliers et rendu Damiette au sultan, Louis IX s’embarque
pour la France. C’est la fin de la septième et avant-dernière croisade.

5 mars 1265    Prise de Césarée.
Le
sultan mamlouk Baïbars qui avait pris le pouvoir en Egypte s’empare de
Césarée tenue par les croisés, ce qui décide Louis IX à partir à
nouveau pour une huitième croisade. Celui-ci quitte Aigues-Mortes le 2
juillet 1270.

18 juillet 1270    Débarquement à Tunis de la huitième croisade.
«
Grand péché firent ceux qui lui conseillèrent la croisade, vu la grande
faiblesse de son corps. » C’est de Louis IX épuisé par une dysenterie
qui ne cesse pas, que parle Joinville, Louis IX qui, le 14 mars, s’est
croisé à Saint-Denis. En ce jour, ce roi qui ne peut même plus tenir à
cheval, débarque dans la plaine à côté de la ville de Tunis. Mais là,
au-delà du scorbut qui a déjà commencé d’atteindre ses hommes depuis
leur départ d’Aigues-Mortes, c’est la peste qui est le premier ennemi
du roi.

25 août 1270    Mort de Louis IX à Tunis.
«
O Jérusalem ! Jérusalem ! Beau sera, Dieu, que tu aies merci de ce
peuple qui ici demeure ! Qu’il ne tombe en la main de ses ennemis et ne
sois pas contraint de renier ton saint nom. » C’est à Tunis que Louis
IX, qui va mourir, en ce 25 août, alors qu’il vient d’entamer la
huitième croisade, prononce ces mots. Il murmure encore : « Mon Dieu,
je remets mon esprit entre tes mains. » Philippe III le Hardi, son
fils, rapporte en France les os de son père pour les inhumer à
Saint-Denis. La chair, le cœur et les entrailles du roi sont déposés
par Charles d’Anjou, son frère, à l’abbaye de Monreale en Sicile.

30 mars 1282    « Vêpres siciliennes ».
En
ce lundi de Pâques, à Palerme comme dans quelques autres villes de
Sicile, les cloches sonnent pour les vêpres. Elles donnent le signal du
massacre. Les 8 000 Français qui occupent l’île pour y soutenir les
prétentions de Charles Ier d’Anjou (oncle du roi de France Philippe III
le Hardi) au trône de Sicile sont passés au fil de l’épée par les
Siciliens soutenus par Pierre III. Deux parviennent à s’échapper...

8 mai 1282    Charles de Valois nommé roi d’Aragon.
Le
pape Martin IV, qui a excommunié le roi Pierre III d’Aragon pour avoir
soutenu les Siciliens, lors du massacre des Vêpres siciliennes du 30
mars 1282, lui confisque son royaume. Il donne ce dernier à Charles de
Valois, fils de Philippe III le Hardi.

5 octobre 1285    Mort de Philippe III le Hardi.
C’est
sur la route des croisades que la malaria atteint l’armée de 20 000
cavaliers et 80 000 fantassins que le roi Philippe III le Hardi
commande. Lui-même, âgé de quarante ans, trouve la mort à Perpignan.
Son fils, Philippe IV le Bel, lui succède.

6 janvier 1286    Sacre de Philippe IV le Bel.
Philippe
est sacré à Reims avec la reine Jeanne. Bien qu’il n’ait que dix-sept
ans à la mort de son père Philippe III le Hardi, il sait aussitôt
s’imposer.

7 février 1297    Bulle Romana Mater Ecclesia.
Par
cette bulle pontificale, le roi se voit conférer par le pape même le
droit de lever des subsides sur le clergé sans son autorisation, en cas
de nécessité urgente.

10 août 1297    Canonisation de Louis IX.
Pour
apaiser le conflit qui l’oppose au roi de France Philippe le Bel, le
pape Boniface VIII autorise le clergé à verser le décime au roi de
France, et canonise Louis IX, qui devient Saint Louis.

19 juin 1299    Traité de Montreuil.
Par
ce traité, Philippe IV le Bel rend au roi d’Angleterre Edouard Ier la
Guyenne mais conserve la ville de Bordeaux. Pour sceller leur accord,
il lui offre d’épouser sa sœur Marguerite et promet le mariage de sa
fille Isabelle de France avec celui qui sera le roi Edouard II.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !