11 novembre 1500    Traité de Grenade.
Par ce traité, les rois que sont Louis XII et Ferdinand d’Aragon se partagent le royaume de Naples.

22 septembre 1504    Traités de Blois.
Louis XII, malade, se résigne à suivre le conseil de sa femme la reine Anne de Bretagne et à signer avec Maximilien, empereur du Saint Empire romain germanique, un traité par lequel il promet sa fille Claude, qui n’est guère encore âgée que de huit ans, à celui qui sera Charles Quint. Elle est censée apporter en dot le duché de Milan, la Bretagne, la Bourgogne et le comté de Blois, ce qui dépècerait le royaume. Deux ans plus tard, le roi convoque les Etats généraux à Plessis-lez-Tours pour, en l’absence de la reine, s’engager à donner sa fille Claude « à monsieur François, qui est tout françois ».

14 mai 1506    Louis XII proclamé Père du Peuple.
Ce sont les Etats généraux qui se sont ouverts à Plessis-lès-Tours qui proclament Louis XII Père de son peuple. Ce titre lui est donné parce qu’il a diminué les tailles, impôts qui sont payés essentiellement par les roturiers.

10 décembre 1508    Ligue de Cambrai.
En ce jour se constitue à Cambrai une ligue qui réunit Louis XII, le pape, Maximilien d’Autriche, Ferdinand d’Aragon et Henri VII d’Angleterre contre la sérénissime république de Venise. Marguerite d’Autriche, gouvernante des Pays-Bas, signe pour son père Maximilien. Un contemporain décrit la ligue par ces mots : « Les grands veneurs lâchés contre le lion de saint Marc. » C’est au printemps suivant que la guerre éclate, et seule la France aura alors a en supporter le poids.

7 octobre 1514    Mariage de Louis XII et de Marie d’Angleterre.
Louis XII a cinquante-deux ans. Il est veuf. Et sans héritier direct. Il épouse en ce jour la belle, blonde et sensuelle sœur du roi Henri VIII d’Angleterre. Elle n’a guère que dix-sept ans.

1er janvier 1515    Mort de Louis XII/Successeur François Ier.
C’est en s’acharnant à faire un héritier à sa nouvelle et très belle épouse Marie d’Angleterre, sœur d’Henri VIII, que le roi Louis XII perd la vie.

25 janvier 1515 François Ier est sacré à Reims.
Le sacre du roi qui est âgé de dix-neuf ans a lieu en l’absence de la reine qui est sur le point d’accoucher. Elle sera couronnée en 1517.

13 septembre 1515    Bataille de Marignan.
En ce 13 septembre commence une bataille décisive dans la reconquête du Milanais par un roi de France qui a vingt et un ans. François Ier, que le chevalier Bayard adoube avant la bataille, lance à ses soldats : « Je suis votre roi et votre prince… Je suis délibéré de vivre et mourir avec vous. Voici la fin de notre voyage, car tout sera gagné ou perdu. » Le lendemain soir tout est gagné. A sa mère, le roi écrit : « Et tout bien débattu, depuis deux mille ans n’a point été vue une si fière ni si cruelle bataille. » Au cours de ce que les chroniqueurs ont appelé une « bataille de géants », 14 000 Suisses et 2 500 Français et Vénitiens sont morts.

14 décembre 1515    Léon X fait la paix avec François Ier.
La victoire que François Ier vient de remporter à Marignan lui assure un prestige incomparable dans toute l’Europe. Le pape Léon X préfère conclure une alliance avec lui. Il annule la pragmatique sanction, et la remplace par un concordat qui met fin à tous les différends entre la France et le Vatican.

13 août 1516    Paix de Noyon.
François Ier renonce à Naples. Charles Quint renonce à la Bourgogne. La victoire de Marignan a permis cet accord.

18 août 1516    Concordat de Bologne.
Léon X et François Ier signent un traité par lequel le pape obtient un droit de regard sur les élections canoniques majeures. Le roi quant à lui obtient le droit de contrôler le haut clergé et de nommer les évêques. Ils espèrent ainsi disposer de moyens leur permettant de juguler l’hérésie protestante qui vient de naître.

29 novembre 1516    Paix de Fribourg.
C’est une paix « perpétuelle » que le roi de France François Ier signe avec les Suisses. Ceux-ci reçoivent près de 300 000 écus d’or pour leurs frais. Les Suisses s’engagent à ne plus apporter leur concours à des adversaires de la France.

21 mars 1517    Réforme de la monnaie.
Désormais, les pièces que l’on dit de « mauvais aloi » sont interdites. Les pièces ainsi appelées sont celles dont l’alliage des métaux ne correspond pas à la valeur annoncée.

22 mars 1518    Enregistrement du Concordat.
Les négociations pour l’élaboration de ce Concordat qui donne au roi le droit de nommer les évêques ont duré des mois. Le Parlement met plus d’un an à l’accepter. En ce 22 mars, enfin, un lit de justice l’enregistre avec la mention : « De l’ordre exprès et réitéré du roi. » De ce conflit entre le Parlement et le roi, l’autorité et le prestige royal sortent grandis.

7 juin 1520     Entrevue du Camp du drap d’or.
Parce qu’il espère l’amener à une alliance contre l’empereur Charles Quint, François Ier a invité Henri VIII d’Angleterre à une entrevue près de Guines, en Flandre. Le camp préparé est fastueux. La magnificence déployée par le roi et par les seigneurs français vaut à ce camp le nom de Camp du drap d’or. Exaspéré par le faste dont la France a fait ostentation, Henri VIII refuse l’alliance. Et, quelques temps plus tard, il propose à Charles Quint ce qu’il a refusé au roi de France.

14 janvier 1526    Traité de Madrid.
Par ce traité, le roi François Ier est libéré contre la cession à l’empereur Charles Quint de la Flandre, de l’Artois, de Naples et de la Bourgogne. En dépit du fait que ses fils, otages, prennent sa place en prison, le roi n’a aucune intention de respecter ce traité.

17 mars 1526     Libération de François Ier.
Fait prisonnier à Pavie où tout fut perdu fors l’honneur le 24 février 1525, transféré à Madrid où il est tombé malade, François Ier est enfin libéré par Charles Quint auquel il promet la signature d’un traité et donne en gage ses deux fils dont le Dauphin.

22 décembre 1528    François Ier déclare la guerre à Charles Quint.
Une fois encore François Ier déclare la guerre à son éternel rival, l’empereur Charles Quint. Cette guerre prendra fin en 1529 avec la Paix des Dames.

3 août 1529    Paix des Dames.
Dans l’espoir que les négociations seront plus faciles si celles-ci sont menées par des femmes, François Ier envoie sa mère, Louise de Savoie, négocier avec Marguerite d’Autriche, qui est la tante de Charles Quint. En échange de la Bourgogne, de ses fils, livrés en otages à Madrid lorsque le roi à été libéré le 14 janvier 1526, de deux millions d’écus d’or et de la promesse d’épouser Eléonore de Portugal, sœur de l’empereur, Charles Quint garde l’Italie.

20 avril 1534    Départ de Jacques Cartier pour le nord de l’Amérique.
Encouragé par François Ier, Jacques Cartier part pour la première de ses expéditions qu’il mènera dans le Saint-Laurent au Canada jusqu’en 1542.

24 juillet 1534    Prise de possession du Canada.
Jacques Cartier vient de découvrir le golfe du Saint-Laurent, il prend officiellement, au nom du roi François Ier qui a commandité l’expédition, possession des terres de ce qu’il appelle la Nouvelle-France.

18 octobre 1534    Affaire des Placards.
« Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale inventée directement contre la Sainte Cène de Notre Seigneur. » C’est ce texte qu’au matin du 18 octobre le roi de France François Ier découvre « placardé » sur la porte même de sa chambre au château d’Amboise. L’affiche a aussi été apposée sur les murs de plusieurs villes de France. Mais ce qui est intolérable au roi, qui jusque-là n’a pas voulu devenir l’ennemi des huguenots, c’est ce placard posé sur la porte de sa chambre qui le met en cause. Le roi ne peut tolérer cet affront et se doit d’être le roi très catholique qui devra réduire l’hérésie. L’affaire des Placards, qui éclate en ce jour, marque le début d’implacables guerres de religion.

13 janvier 1535    François Ier interdit l’imprimerie.
Le roi fait interdire toute impression de livres en France sans autorisation.

16 juillet 1535    Edit de Concy.
Par cet édit, François Ier, parce qu’il est alors l’allié des protestants allemands qui s’opposent à Charles Quint, suspend les répressions qui ont été déclenchées contre les huguenots.

2 juin 1536    Charles Quint attaque la Provence.
Dès le début de l’année 1536, la guerre entre Charles Quint et François Ier a repris. Les populations de Provence où les troupes impériales pénètrent, ce 2 juin, pour apporter leur soutien au roi de France, opposent une résistance acharnée et vont jusqu’à ravager elles-mêmes leur pays, pour que les troupes de Charles Quint ne puissent trouver de quoi vivre. Ce n’est qu’en juin 1538 qu’une trêve conclue à Nice mettra fin aux affrontements.

18 juin 1537    Paix de Nice.
Celle-ci, signée entre Charles Quint et François Ier, conclut une trêve de dix ans et sera suivie par le traité d’Aigues-Mortes qui garde la Savoie au roi de France et donne le Milanais à l’empereur.

14 juillet 1538    Entrevue d’Aigues-Mortes.
Un an plus tôt, Charles Quint et François Ier ont conclu une trêve de dix ans. En ce jour, à Aigues-Mortes, ils se réconcilient et signent un traité qui garde la Savoie au roi de France et donne le Milanais à l’empereur.

31 août 1539    Ordonnance de Villers-Cotterêts.
Dans un pays où les clercs et les érudits pétrarquisent, latinisent et pindarisent, l’ordonnance du roi impose l’usage de la langue française pour tous les arrêts judiciaires du royaume, qui doivent désormais être « prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel françois et non autrement ». La même ordonnance intime aux curés l’obligation de tenir un registre des baptêmes et des sépultures. L’état civil est né.

18 septembre 1544    Traité de Crépy.
Charles Quint récupère la Flandre, l’Artois, le Piémont et la Savoie. Pour sa part, François Ier obtient que l’empereur reconnaisse ses droits sur la Bourgogne. Tous deux s’allient contre les Turcs .

3 août 1546    Etienne Dolet brûlé pour hérésie.
En ce 3 août Dolet monte sur le bûcher. Humaniste, il fait un jeu de mots en latin, « Non dolet ipse Dolet, sed pia turba dolet », autrement dit « Ce n’est pas Dolet qui s’afflige mais la foule généreuse. » Il ajoute encore à l’adresse du bourreau avant d’être étranglé puis brûlé : « Ma chair vous appartient, mais ma pensée inviolable vous échappe. Entre nous, la postérité décidera. » L’imprimeur, qui n’a que trente-sept ans, vient d’être victime d’un arrêt du Parlement de Paris, qui interdit d’introduire, d’imprimer ou de vendre des livres de Calvin, quand bien même ils auraient été imprimés à Genève. Son procès a duré deux ans, après une perquisition au cours de laquelle on a trouvé, entre autres, une traduction de l’Axiochus de Platon. A la phrase « Après la mort tu ne seras plus rien », Dolet avait rajouté pour plus de clarté « du tout ». Ces seuls mots, jugés hérétiques, lui ont été fatals.

31 mars 1547     Mort de François Ier/Successeur Henri II.
« J’ai vécu ma part et, maintenant que je sais que je laisse pour mon successeur un prince aussi sage que vous l’êtes, je meurs l’homme le plus content du monde », confie, au château de Rambouillet, le roi François Ier à son fils, le futur Henri II, juste avant de rendre l’âme à cinquante-deux ans.

10  juillet 1547     « Coup de Jarnac ».
Le Dauphin a tenu des propos injurieux à l’égard de Gui Chabot, sire de Jarnac. La Châtaigneraie, une fois les paroles répétées au vieux roi François Ier, a repris à son compte les médisances. Le « jugement de Dieu » a été différé. En ce 10 juillet, en présence du roi Henri II qu’accompagnent la reine et Diane de Poitiers, le duel oppose enfin La Châtaigneraie à Chabot. Tous deux sont réputés pour être d’excellents bretteurs. Tout à coup, Chabot porte à La Châtaigneraie un coup inédit. La Châtaigneraie, le jarret coupé, s’écroule. Ce « coup de Jarnac » qui, malgré la mort quelques jours plus tard de La Châtaigneraie, n’est pas puni est le dernier duel autorisé.

26 juillet 1547    Henri II est sacré à Reims.
Second fils de François Ier, Henri II que son père a marié à Catherine de Médicis en 1533, est sacré à Reims par le cardinal de Lorraine, frère de François de Guise, chef de la Ligue catholique. Pendant la cérémonie du sacre, il engage le roi qui a vingt-huit ans à combattre l’hérésie. Un engagement que le roi confirmera en octobre suivant par la création d’une Chambre ardente qui rendra plus de cinq cents arrêts contre l’hérésie en trois ans. Exclamation du président du tribunal chargé des affaires calvinistes : « Jésus ! Jésus ! qu’a donc cette jeunesse pour vouloir ainsi se faire brûler pour rien ? »

8 août 1549    Henri II déclare la guerre à l’Angleterre.
Parce qu’il veut qu’elle épouse son fils le dauphin François, Henri II a envoyé François de Guise en Ecosse avec 6 000 hommes afin de ramener sa nièce à peine âgée de huit ans Marie Stuart, fille de Jacques V d’Ecosse et de Marie de Lorraine, qui, depuis la mort de son mari, assure la régence. Le régent d’Angleterre a le même projet. Il veut que la même Marie Stuart épouse son neveu, le futur Edouard VI. Ces projets contradictoires amènent le roi de France à déclarer la guerre à l’Angleterre.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !