Les années 1970 marquent un tournant dans l'histoire des relations internationales. L'éclipse des États-Unis permet en effet à l'URSS détendre son influence dans le Tiers-Monde. Les relations entre les deux Grands se dégradent : c'est la « guerre fraîche ».

L'apogée de l'influence soviétique (1975-1979).

L'Amérique est affaiblie : en effet la position des E.U marque un recul, provoqué par le scandale du Watergate (mise en écoute des bureaux du parti démocrate par le président Nixon qui entraîna sa démission en 1974.), l'enlisement dans le bourbier vietnamien et la dépression économique.

L'URSS profite de cette éclipse pour rattraper son retard dans le domaine de l'armement nucléaire. Dans les pays d'Europe de l'Est, elle déploie ses missiles SS 20.

Le désengagement américain du Viêt Nam entraîne la victoire des armées communistes dans cette région. En avril 1975, les Khmers rouges dirigées par Pol Pot, prennent le pouvoir au Cambodge. Ils mettent en place un régime de terreur, exterminant massivement la population (2millions de morts). Un régime communiste s'installe aussi au Laos.

Jusqu'au début des années 1970, l'Afrique est restée à l'écart de la confrontation Est-Ouest. C'est alors que l'URSS s'implante en Somalie et en Éthiopie, puis en Angola et au Mozambique. L'URSS noue aussi des liens privilégiés avec l'Algérie, la Libye, le Congo, le Bénin puis le Zimbabwe. On assiste à un nouvel expansionniste communiste.

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Le réveil des tension Est-Ouest.

C'est l'intervention soviétique en Afghanistan, en décembre 1979, qui marquent le tournant des relations Est-Ouest. L'URSS pénètre dans le pays afin de venir en aide au gouvernement pro-soviétique, au pouvoir depuis le coup d'État de 1978, menacé par la guérilla musulmane. Les armées soviétiques sont tenues en échec par la résistance Afghane aidée par les E.U, l'URSS s'enlise dans cette guerre.

Le président démocrate Carter tente de riposter à la politique soviétique. Mais les mesures prises sont peu efficaces (boycott des jeux Olympiques de Moscou en 1980, embargo des exportations de céréales vers l'URSS...). C'est pourquoi les Américains élisent le républicain Ronald Reagan en 1980. Celui-ci prône la fermeté contre « l'empire du mal », et son nouveau slogan est « Americans back » avec la politique du Big Stick. Il l'applique en relançant la course aux armements. En Europe, à la demande des alliés occidentaux alarmés par l'installation des missiles soviétiques, les E.U déploient dans les pays de l'OTAN des missiles de croisière et des Pershing II.

En mars 1983, Reagan annonce le lancement du projet d'IDS (Initiative de défense stratégique) ou « guerre des étoiles » qui prévoit la construction d'un bouclier spatial antimissiles au dessus du pays. Ce défi technologique fragilise l'URSS, incapable de tenir la compétition.

Le retour à la détente prônée par par l'URSS.

L'URSS connaît depuis les années 1970 des difficultés économiques dues à la faible productivité des entreprises et du retard technologique (explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl). Les difficultés sont aussi politiques : la guerre en Afghanistan s'enlise, la révolte se développe.

Gorbatchev, nommé secrétaire du PCUS en 1985, prend des mesures énergiques avec 2 politiques intérieures. La Glasnost (transparence) est l'idée que les gens doivent savoir ce qu'il se passe dans leur pays. La Perestroïka est une politique de restructuration de l'économie (on doit ouvrir l'économie à des initiatives privées, l'économie se libéralise un peu).

Gorbatchev est conscient que le pays ne peut faire face à la compétition militaire. Les capitaux soviétiques doivent aller en priorités à l'économie afin de la relancer.

De plus pour accéder à une technologie qu'elle ne maîtrise pas (l'informatique), l'URSS doit coopérer avec l'Occident. Gorbatchev est donc favorable à la détente. Dès 1985, il renoue le dialogue avec les États-Unis. Les négociations aboutissent aux accords de Washington de 1987, qui prévoient la destruction sur 3 ans d'une partie des stock de l'armement. Au sommet de Malte en 1989, Gorbatchev et Bush annoncent un accord sur le désarmement chimique et le futur accord START sur la réduction des armements stratégiques.

Pour la première fois, Gorbatchev va renoncer à faire pression sur les démocraties populaires. En 1981, Lech Walesa (un ouvrier), créer un syndicat indépendant qui recueille des millions de personnes.

De 1989 à 1991, Gorbatchev est débordé :

  • 9 novembre 1989 c'est la chute du mur de Berlin et en moins d'un an, l'Allemagne se réunifie en 1990

  • Chute des démocraties populaires

  • En 1991, dissolution de l'URSS

Le pouvoir soviétique se disloque avec l'aggravation de la crise économique. Gorbatchev, de plus en plus critiqué, doit faire face au putsch du 19 août 1991 organisé par les hauts dignitaires du PCUS et du KGB. Gorbatchev est pris entre les conservateurs et les libéraux (avec Boris Eltsine). Les conservateurs font un coup d'état mais suite à des manifestations, les libéraux ont remis Gorbatchev au pouvoir. Malgré l'échec du putsch, le pouvoir est fragilisé.

Les différentes républiques proclament alors leur indépendance entre avril et décembre 1991 : la fin de l'URSS est officialisée le 8 décembre 1991. Elle est remplacée par une fédération souple, la Communauté des États Indépendants (CEI). Gorbatchev, président d'une URSS qui n'existe plus, démissionne. La Russie est indépendante dirigé par Boris Eltsine. La bipolarisation du monde, née de la compétition entre communisme et démocratie, disparaît avec l'effondrement de l'URSS.

Le rêve d'un nouvel ordre mondial

Le monde serait arrivé à une sorte de consensus. On est tous d'accord sur une économie libéral est une démocratie. Intégration des pays de l'Est qui évolue vers l'Union Européenne et vers l'OTAN. La rivalité URSS/E.U n'existe plus, et la Russie est devenue un allié, un partenaire des E.U, qui soutienne Eltsine. Certes il reste des rivalités mais elles sont d'ordres commerciales. La Chine est un grand rival mais en même temps cela reste un pays communiste. Elle a beau être un ennemi, les E.U ont pesé pour que la Chine entre dans l'OMC. On est tous d'accord sur l'économie de marché.

On assiste à un renouveau de l'ONU, qui va permettre le développement d'une « diplomatie préventive », c'est-à-dire réduire les tensions avant qu'elles aboutissent à des conflits. L'ONU devient très active en envoyant des casques bleus, et développe une justice pénale internationale (depuis 2005, le tribunal pénale international se saisit de tous les crimes de guerre, et peut juger un chef d'état). L'abandon de l'aide aux régimes procommunistes du Tiers-Monde par l'URSS, le fin de l'URSS et l'action menée par l'ONU, permettent la résolution d'un certain nombre de conflits, comme c'est le cas au Cambodge (une conférence de paix aboutit à la création d'une Autorité provisoire internationale en 1992 qui instaure la paix).

Mais certains conflits semblent se résoudre pour mieux renaître. Ainsi en Afghanistan après le départ de l'URSS, la guerre civile s'intensifie entre les différentes forces Afghanes.

Un nouveau désordre mondial

La fin de la guerre froide qui semblait un facteur de paix, s'avère être aussi un facteur de guerre : la disparition du communisme en Europe de l'Est entraîne le réveil des nationalismes jusqu'alors étouffés.

Samuel Huntington (professeur américain de science politique), est l'auteur d'un livre célèbre Le choc des civilisations, dans lequel il explique que c'est le début d'une autre phase qui verra d'autres guerres mais pour des raisons culturelles et religieuses. C'est le cas en Yougoslavie, fédération composée de plusieurs peuples (Serbes, Croates et Bosniaques) et dirigée par un gouvernement fédéral dont le nationaliste serbe Milosevic a pris la direction en 1989. La Slovénie et la Croatie proclament leur indépendance en 1991 (ce qui déclenche une guerre), et la Macédoine en 1992. Mais lorsque la Bosnie-Herzégovine déclare à son tour son indépendance, elle se heurte à l'opposition de l'armée serbe. La guerre s'étend sans que l'ONU ni l'Europe ne réussissent à arrêter les massacres et à imposer la paix.

L'incapacité de l'ONU à imposer la paix en Bosnie-Herzégovine et le premier signe d'un nouveau blocage de cette organisation. À partir de 1992, ses actions sont tenues en échec. Il faut attendre l'intervention de l'OTAN pour que la guerre prenne fin : pour empêcher Milosevic d'effectuer « la purification ethnique », l'OTAN bombarde la Serbie en 1999.

L'échec le plus important est l'incapacité de l'ONU à empêcher le génocide pratiqué au Rwanda par des milices Hutues qui massacre en quelques semaines 800 000 de Tutsis.

L'installation d'un conflit durable au Moyen-Orient

Le mouvement sioniste (mvt politique), né à la fin du XIXème siècle, prône la reconstitution d'un État Juif en Palestine. Le Royaume-Uni a promis d'aider à réaliser ce projet. L'extermination des Juifs par Hitler durant la seconde guerre mondial accélère le retour des Juifs. Mais la population Arabe vivant sur ses terres est hostile, et la cohabitation devient difficile. En 1947, l'ONU propose un plan de partage de la Palestine en deux, et crée ainsi l'État d'Israël juif. Mais les Arabes ne veulent pas en entendre parler, et dès la proclamation de l'État d'Israël, les pays voisins attaque le pays. Mais le peuple se bat, et Israël sort vainqueur de se conflit, et retrace alors les frontières, ce qui diminue l'État Arabe. Les Arabes partent alors se réfugiés dans les pays voisins. Ces réfugiés créent alors l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) avec Yasser Arafat.

Nasser (président de l'Égypte) a édifier une armée moderne avec l'aide de l'URSS. En mai 1967, il décrète le blocus du Golf d'Aqaba et semble menacer Israël. En effet l'Égypte et la Syrie organise une attaque contre Israël. Mais celui-ci a mis en place le meilleur service secret du monde (le Mossad), et déclenche en juin, une guerre préventive. En six jours, Israël balaye leur armées et occupe le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie et la partie arabe de Jérusalem. La situation des palestiniens s'aggrave car toute la Palestine est sous occupation israélienne, et ceux qui se sont réfugiés hors des frontières ont parfois des relations conflictuelles avec leur pays d'accueil. Pour alerter l'opinion publique mondiale, des groupes palestiniens pratiquent le terrorisme international.

Après la défaite de 1967, le monde arabe rêve d'une revanche. L'Égypte attaque Israël par surprise en octobre 1973, le jour de la fête de Yom Kippour (célébration juive). Mais la contre-attaque repousse les armées arabes. Devant l'échec des actions militaires, les pays arabes tendent alors d'utiliser l'arme du pétrole. L'OPEP triple le prix du baril, espérant briser l'alliance entre les États-Unis et Israël, ce qui déclenche une crise économique internationale (choc pétrolier). Après la guerre du Kippour, le président de l'Égypte, Sadate, négocie avec Israël et conclut la paix en 1979 (accord de Camp David). Mais ce geste sera perçu comme une trahison, le chef de l'Égypte se fera assassiné.

Le conflit majeur est la guerre entre l'Irak et l'Iran, qui éclate à l'initiative de Saddam Hussein en 1980 et se termine en 1998 (1 million de morts). l'Irak s'est lourdement endetté. Le Koweït refusant d'effacer la dette irakienne, Saddam Hussein envahit l'émirat pétrolier. Les États-Unis chassent l'armée irakienne en février 1991 (opération « tempête du désert »)

Au début des années 1990, la signature des accords d'Oslo permet à l'OLP d'accepter la présence d'Israël, et celui-ci organise la libération des territoires occupés à condition que les attaques cessent. Mais le processus de paix doit faire face à une série d'obstacles : lors de la première Intifada (révolte des jeunes Palestiniens contre les soldats israéliens dans les territoires occupés), des groupes islamistes hostiles aux accords ont émergés (ex: le Hamas), tandis que du côté israélien, les représentants de la droite et les colons refusent toute concession.

Les attaques ne cessent de continuer, et ce sont souvent des attaques terroristes. Le problème est aggravé car les israéliens ont installés des colonies dans le territoire palestinien, ce qui rend l'occupation irréversible. Une deuxième Intifada enflamme les territoires occupés à partir de 2000. Ariel Sharon, premier ministre israélien, mène une politique de répression vis-à-vis des islamistes qui pratiquent les attentats-suicides, et de l'autorité palestinienne d'Arafat. À la mort d'Arafat, le Hamas remporte les élections de l'autorité palestinienne.

La montée de l'islamisme

L'islamisme est un courant intégriste fondée en Égypte. Ces buts sont la constitution de théocraties islamiques (régime politique dirigé par les religieux), qui appliquent la charia (loi qui suit le Coran) et la transformation des sociétés (réislamisation) des populations soumises à l'influence de l'Occident. La révolution islamique en Iran en 1979 est une étape essentielle dans l'extension de se mouvement, car c'est la création d'un État islamiste.

Le succès de ces courants dans le monde musulman s'explique par les frustrations économiques et sociales des populations. Il s'explique aussi par les échecs militaires du monde arabe, vécus comme des humiliations, et analysés comme des avertissements de Dieu.

Ce mouvement présente une menace pour les gouvernements en place. En Algérie, le gouvernement annule les élections de 1991 remportés par le FIS (Front Islamique du Salut)et dissout le mouvement. En Turquie, l'armée, gardienne de la laïcité, force en 1997 le gouvernement islamiste à la démission. Ils reviennent au pouvoir en 2002, mais tiennent un discours modéré car la Turquie aspire à entrer dans l'UE. Les islamistes accèdent au pouvoir au Soudan et en Afghanistan : le parti des Talibans y installe un régime très rétrograde. Ces deux pays deviennent le centre de diffusion de l'islamisme.

Les années 1990 sont marquées par une nouvelle dimension du mouvement, la haine croissante contre l'Occident. C'est en Afghanistan que se sont formés les terroristes, auteurs des attentats. Les États-Unis sont la cible privilégiée des islamistes. Une première vague d'attentats a lieu en 1998 contre les ambassades américaines en Afrique de l'est. Le 11 septembre 2001, attentat meurtrier des tours du World Trade Center à New-York. Le terrorisme islamique touche aussi la France, et les proches alliés des E.U (attentats Madrid 2004 et Londres 2005.)

Le monde d'aujourd'hui, un nouveau chaos?

La mondialisation économique creuse les écarts entre les pays et accentue les rancœurs. L'accès aux ressources pétrolières est aussi un enjeu économique déterminant. La mondialisation modifie le contexte politique, marqué par le rôle croissant de nouveaux acteurs internationaux, ONU, OMC...

Le développement des nationalismes multiplie les dangers. De nombreux conflits interethniques éclatent : ainsi l'OTAN intervient au Kosovo envahie par les Serbes. Des conflits religieux éclatent, c'est la cas au Nigeria et au Soudan.

Le développement de l'armement nucléaire lié à la guerre froide fait courir au monde un risque majeur. La Corée du Nord qui exporte des armes nucléaires, pratique le chantage nucléaire pour obtenir des aides économiques.

On assiste également à la multiplication d'actes terroristes contre les civils, le plus meurtrier étant celui du World Trade Center. Les E.U perçoive cet attentat comme le début d'une guerre menée contre eux. Pour organiser leur défense, le président Bush veut combattre les « états voyous » qui menacent la planète, par des « guerres préventives ». Il lance en octobre 2001 une opération militaire contre le régime des Talibans et le renverse en décembre. Puis il cible l'Irak, censé détenir des armes nucléaires et chimiques. Le but est le renversement de la dictature de Saddam Hussein afin d'instaurer une démocratie dans le pays. Une crise s'installe entre les pays approuvant le projet américain et la France, Allemagne et Russie, qui soupçonnent les États-Unis de s'intéresser surtout aux ressources pétrolières et à la situation stratégique de l'Irak. En 2003, les E.U lancent une opération sans l'accord de l'ONU et de l'OTAN. La guerre débouche sur l'occupation du pays, mal acceptée par une grande partie des Irakiens. Les E.U ont déclenché une guerre sans l'accord de la communauté internationale, considérant que leur politique était juste et que leur puissance militaire permettrait de mener le guerre seuls. Ils sont accusés d'unilatéralisme.

Les puissances moyennes comme l'Union Européenne, refusent la domination américaine, mais ne parviennent pas à s'imposer sur la scène internationale pour créer d'autres pôles d'influence.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !