Crise de 1929, fin de la guerre à mis fin à la crise, contexte économique difficile où la France doit reconstruire son économie et son appareil productif, mis en place d’une phase de grande croissance dans le monde industriel " Trente Glorieuse " → bouleversements sociaux, économique et culturels.

Problématique : Quelles mutations économiques sociales et culturelles la France a-t-elle connu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale ?

" Trente Glorieuse  ou la révolution invisible", terme qui vient du titre du livre de Jean Fourastié (économiste français). 1946-1975, une période de croissance exceptionnelle, fait référence à une autre période dans le passé " les 3 glorieuses ", 27,28, 29 juillet 1830 journée révolutionnaire qui a mis fin au pouvoir des Bourbons en France et installé au pouvoir Philippe d’Orléans.

Exemple de Jean Fourastié, le village de Douelle en Quercy en 1946 et 1975. Comment s’explique la croissance économique française des  " Trente Glorieuses " ? Quelles sont les mutations économiques sociales et culturelles qui l’accompagnent 

 

  • Les manifestations de la croissance

 

Taux de croissance : variation exprimée en %, du PIB d’une année sur l’autre. Il mesure l’évolution de la production de richesses d’un pays au cours d’une année.

 

Croissance moyenne pendant les " Trente Glorieuses " est de 5% par an. En 25ans, la richesse produite a été doublée.

En 1946-1949 → période de reconstruction

En 1950 → fin de la période de reconstruction, mise en place d’une nouvelle économie

Année 1962, 5.5 % taux de croissance le plus important, et début du ralentissement dès le milieu des années 1960. 

Pays

PIB Moyen sur la période

Grande-Bretagne

2.8%/an

Etats-Unis

3%

France

5%

Italie

6%

Allemagne (RFA)

7%

Japon

10%

Italie, Allemagne, Japon → pays les plus touchés par la guerre, on parle de " miracle allemand " et de " miracle japonais ".

 

  • Des dynamiques sectorielles différenciées

Des changements structurels, dans le secteur primaire, on constate une forte diminution du nombre d’exploitations → les petites exploitations disparaissent, quand aux grandes elles augmentent. Augmentation de la production grâce à une hausse des rendements avec moins de surface de culture (on arrive à produire plus) malgré la baisse du nombre d’actifs agricoles. Chacun des actifs va produire plus individuellement donc hausse de la productivité agricole. En 1946 ?, 1 actif agricole nourrit 5 français. En 1980, 1 actif agricole nourrit 30 français.

Hausse de la productivité qui s’explique par la diffusion de la mécanisation (industrialisation de l’agriculture). Hausse des rendements expliquée par l’utilisation croissante d’engrais chimiques, recherche sur croisement d’espèces à haut rendement, hybridation. Dans l’élevage, on va pousser la sélection. L’agriculture s’accompagne d’un déclin, chute des actifs agricoles : 35% des actifs en 1946, 10% des actifs en 1975.

Henri Mendras " La fin des paysans ", livre de 1967. On passe d’une agriculture paysanne à un paysan qui a du faire des études pour cela. " Révolution silencieuse " de l’agriculture contre l’industrialisation, agriculteur au centre d’une filière industrielle.

Rôle de l’Etat, beaucoup de changement avec arrivée de De Gaulle et de la Vème République au pouvoir, But de la France : arrivée à l’autosuffisance, exporter une partie de sa production → on fixe aux agriculteurs de produire plus a moindre coûts, les pouvoirs publics vont donc prendre des moyens pour aider, financer, moderniser l’agriculture.

1958 : Signature des accords de Stresa qui jettent les bases de la PAC (Politique Agricole Commune).

1960-1962 : Adoption des lois d’orientation agricole, mise en place de l’IVD (Indemnité Viagère de Départ), volonté de rajeunir l’agriculture et facilité l’insertion des jeunes.

1962 : Création par la loi complémentaire agricole dite Loi Pisani, des GAEC (Groupements Agricoles d’Exploitation en Commun) et des AFER (Sociétés foncières d’aménagement des exploitations rurales). On va aider les agriculteurs, moderniser leurs exploitations en leur permettant des taux d’emprunts très faible : c’est le crédit agricole qui s’en charge.

L’industrie : 30% des actifs en 1946, 40% des actifs en 1975. On passe à 20% du PIB en 1950 à 30% du PIB en 1975. Epoque de l’apogée de l’industrie en France. Les industries qui progressent le moins rapidement sont les industries traditionnelles (de la première révolution industrielle, textile, métallurgie…). Les industries qui progressent le plus sont celles de la seconde révolution industrielle : l’énergie (avec le pétrole), l’automobile (au début des années 70_ La France est le 2ème producteur d’automobiles au monde) et l’aéronautique (la caravelle, le concorde). Le plastique envahie la vie quotidienne (fabriqué à partir du pétrole). On peut citer également l’émergence du secteur de l’électronique. Les industries de biens de consommation et industries de pointes qui se sont le plus développées.

Service tertiaire : 35% des actifs en 1946, 50% des actifs en 1975, 50% du PIB en 1975. Essor des services liés à la diffusion des commerces et grandes surfaces.

Evolution des actifs, elle se fait malgré deux phénomènes qui vont à l’opposé : l’augmentation des études et malgré la diminution de l’âge de la retraite qui quittent plus tôt le monde du travail.

 

  • Les limites de la croissance

 

 

  • Les inégalités régionales : déclin de certaines industries industrielles et donc de bassins agricoles spécifiques, de vieilles régions industrielles, des régions un peu oubliée, par ex : Nord de la Lorraine, Massif central, région rurale à l’écart, due a des inégalités géographiques.

 

 

 

 

  • Les inégalités sociales : ex bidonville de Nanterre dans les années 60, précarité, pauvreté aux portes de Paris, apparition d’un Quart Monde, une population pauvre dans les pays, sociétés riches. Les populations qui vont former ce Quart Monde : Les immigrants-immigrés, les personnes âgées, les mères célibataires.

 

 

 

 

  • Le problème de l’inflation : inflation : augmentation de la masse monétaire en circulation, l’argent perd de sa valeur et les prix augmentent. Inflation forte pendant les " Trente Glorieuses ". Elle ne pose pas de problèmes jusqu’en 1960 car pas baisse du pouvoir d’achat. Avec choc pétrolier hausse des prix de l’énergie, augmentation qui commence à poser problème.

 

 

 

 

  • Le problème de l’instabilité monétaire : SMI, accords de Bretton Woods de 1944, un système qui vole en éclat au début des années 1960. Le SMI : l’or reste le pilier, le dollar seule monnaie à être convertible en or.

 

  1. l’or est l’étalon universel des monnaies
  2. Les Etats-Unis qui détiennent les 2/3 du stock mondial d’or mondial, ont une position dominante.
  3. Le dollar, convertible en or, est monnaie de réserve pour les Banques Centrales au même titre que l’or.
  4. Les monnaies sont convertibles en dollar.
  5. le taux de change est fixe entre les monnaies
  6. le FMI aide les Etats à maintenir la fixité des taux de changes.

A partir des années 70, les monnaies font fluctuer l’une sur l’autre, plus assez d’or pour le convertir en dollar → instabilité du système monétaire → problème de concurrence → ce qui mène à la fin de cette période de croissance

 

  • la fin de la période de croissance : stagflation et chômage. A partir de 1973, on entre dans une période de ralentissement avec choc pétrolier, stagflation : croissance mole et forte inflation, la fin du plein emploi avec explosion du chômage.

 

 

 

 Conséquence économique de cette crise : crise industrielle, crise de surproduction agricole (les objectifs fixés par France et Europe largement atteint → excédant agricole, destruction des produits).

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !