NB : Né en 1886, dans l’empire austro-hongrois. Karl Polanyi est de conviction socialiste ; fuit le nazisme en 1930 pour s’installer aux USA. Il publie en 1944 la grande transformation : au XIXème siècle né le libéralisme pure, car les entraves n’existent pas. La transformation est qu’il ne peut plus le rester à cause des deux guerres et de la crise des 30’s. Le libéralisme devient encadré par l’Etat.

Introduction

A la fin du XVIIIème la siecle la Grande-Bretagne n’est non seulement pas la seule zone géographique où pourrait naitre la 1ere industrialisation ; Mais elle n’est pas non plus obligatoirement la plus favorisée : le nord de l’italie, les flandres, constituaient des lieux de naissances parfaitement adaptés. Il est donc necessaire de se demander en quoi la Grande-Bretagne réunit-elle un faisceau d’éléments favorisants, là où les autres pays se limitent au mieux à un ou deux avantages ; C’est donc l’analyse de cette capacité britannique à cumuler les élements necessaires à l’industrialisation qui doit être questionnée.

Nous étudierons tout d’abord la mise en place du marché, constituant un nouvel horizon, fut-ce au prix de la destruction des cadres sociaux traditionnels à un moment où pourtant les institutions favorisent le marché, puis deux fondamentaux doivent être explicités – à savoir l’importance de la révolution agricole pensée comme une agriculture plus efficace et les liens de cette dernière avec l’industrialisation ; Enfin, le poids de la révolution démograhique au delà du constat d’une population qui augmente : ce phénomène est-il un obstacle à la croissance, ou au contraire un facteur positif ?

Le marché

Un nouvel horizon

La liberté

NB : jusqu’au 16ème siècle avec la naissance de l’imprimerie, il était considéré comme malpoli de ne pas lire à voix haute.

→ C’est l’usage, le travail de la terre qui en fait la propriété réelle.

→ Il faut être propriétaire de son propre corps pour pouvoir disposer du fruit de son travail.

→ Locke défend la liberté de faire ce que l’on veut du fruit de son travail.

En Angleterre, dès la fin du XVIIème siècle, deux courants de pensée vont naître en se réclamant du libéralisme :

-Le courant du droit naturel – Locke, Condorcet, Thomas Paine. L’homme est un animal social, qui ne peut satisfaire seul l’ensemble de ses besoins. Pour qu’il puisse vivre dans une société à la fois ordonnée et paisible, il faut qu’il y ait des regles qui s’appliquent à tous. Le droit naturel designe l’ensemble des droits et devoirs que doivent respecter les hommes pour que la vie en société soit paisible et ordonnée.

-Le courant de l’utilitarisme – John Stuart Mill, Jeremy Bentham. C’est le bonheur collectif ou utilité sociale.

Le courant utilitariste s’oppose à l’esclavage pour des motifs économiques : ils considèrent ce système comme moins rentable que le salariat.

En 1215, le régent Jean sans Terre est contraint de signer le magna carta pour des raisons financières ; les bourgeois des villes et le clergé ne consentent à lui faire un prêt qu’à condition qu’il ne signe le traité. La magna carta reconnaît 5 droits :

-Il ne peut plus lever d’impôts sans le consentement du grand conseil.

-Il garantit les libertés des villes – le roi ne perçoit aucun impôts sur les marchandises des villes franches.

-Il s’interdit d’emprisonner un homme sans jugement.

-Les anglais ont le droit de se révolter contre un tyran qui ne respeterait pas la magna carta.

-Garantir et respecter les libertés de l’Eglise.

NB : En angleterre, le roi ne tient pas son pouvoir d’une légimité théocratique.

Cette liberté fiscale incite les individus à produire plus car les anglais pourront se garantir un revenu.

En 1679, L’Angleterre se dote d’une loi : l’Habeas corpus : cette loi institue que tout homme est présumée innocent jusqu’à ce que les preuves de sa culpabilité soient établies. Cela peut se traduire de deux façons : « Que tu aies le corps », signifie que l’individu doit arriver avec son corps en entier au procès ; Au sens fyguré, on peut le traduire par « que tu maitrises le corps », que l’individu soit capable de juger de manière impartiale, donc qu’on ne puisse pas l’emprisonner de manière abusive. Il est extremement important en Angleterre car il autorise, contrairement au reste du droit européen, la presomption d’innocence qui interdit la confiscation arbitraire des biens par un concurrent économique.

En 1689, le Bill of right répartit le pouvoir entre la chambre des communes et la chambre des Lords, réduisant le pouvoir du roi à un rôle exécutif symbolique. La levée et l’entretien d’une armée en temps de paix par le roi est interdite. Les membres du parlement sont élus librement et la reine ne peut s’y rendre qu’une seule fois par an. Depuis, on dit que le roi « règne mais ne gouverne pas ». Cela a permis l’installation d’un bipartisme entre conservateurs et travaillistes.

L’efficacité économique ne se met en place que tardivement – début du seizième siècle. Le temps pour lequel il faut se concurrencer vers la récupération des richesses est devenu une dimension essentielle. Cela se traduit par des innovations, comme des nouveaux navires – Caravelle, gouvernail d’étambot. – ou des horloges plus précises ; C’est en effet à cette époque qu’apparaît l’expression symbolique « le temps c’est de l’argent ».

La destruction des cadres sociaux traditionnels

L’individualisme agraire

Le systeme d’appropriation des terres est traditionnellement le suivant : la propriété privée existe, mais l’usage du bien est collectif. Cela conduit fréquemment à l’utilisation des terres d’un homme par un autre. Or, en Angleterre, à partir du XIIIème siècle, certains propriétaires vont enclorent leurs terres (on appelle ce mouvement l’enclosure). L’Angleterre est alors le plus grand producteur de laine brut ; L’enclos protège les moutons des prédateurs communs comme les loups.

Ce mouvement rencontre une très forte resistance, et ne s’achève qu’au XIXème siècle. Les conséquences sont desastreuses, car les paysans pauvres n’ont plus accès à des moyens de subsistances. C’est l’arrivée progressive de la propriété privée dans la pensée commune.

En 1604, le parlement britannique vote la première loi du Enclosure Act : il est autorisé d’enclore les terres, à condition que la majorité des propriétaires du comté soient d’accord. Cette loi correspond à la période où ce phénomène devient une menace pour l’Etat, car l’économie devient centrale dans les préoccupations. Vers les années 1810’s, le mouvement se termine : toutes les terres ou presque sont enclosées. Les enclosures accroissent le nombre de pauvres, ce qui entraine un double mouvement en réaction : les grands propriétaires vont racheter les petites parcelles mitoyennes ; d’autre part, ces paysans sans terre se salarisent, en quittant leur lieu de naissance dans la majorité des cas.

« Les moutons engloutissent et dévorent les hommes eux-même »(Thomas More)

Le marché du travail

L’exode rural est la conséquence de l’enclosure. Ce phénomène est freiné par le gouvernement chinois qui est le seul à avoir les moyens de contrôler les entrées dans la cité. En Angleterre, on vote alors une série de poors laws, qui doivent être à la fois encadrés en vu du danger qu’il représente, et accompagnés pour survivre.

La première loi, The act of Settlement de 1662 ; Chaque paroisse doit s’occuper de ses propres pauvres. Les individus doivent s’enregistrer auprès de la paroisse pour recevoir ensuite de l’aide. Les pauvres extérieurs à la paroisse seront aidé pendant 40 jours, puis en seront chassés. Les pauvres sont fixés dans les paroisses, et refusent globalement de prendre le risque. Cela permet de concentrer une main d’oeuvre potentielle à l’industrie.

En 1795, le Speenhamland system institue un « droit de vivre », c’est-à-dire un complément de salaire indexé sur le prix du pain. Les fonds proviennent d’un impôt de 1% sur les revenus de la propriété prélevés par les paroisses.

En 1834, ce système est aboli puis remplacé par les Workhouses. Les pauvres sont arrêtés, puis enfermés dans les workhouses où ils sont condamnés à perpétuité aux travaux forcés – une caution versée par une autre personne est nécéssaire pour les quitter. Pour les industriels, ce marché du travail docile, captif et dont le coût est nul va constituer un marché du travail interressant. Les profits dégagés par ces activités vont permettre la naissance de l’industrialisation.

Vers 1850, ces mêmes industriels vont avoir besoin d’une main d’oeuvre plus qualifié ; Ils vont alors exigés que les Workhouses soient fermés pour qu’ils puissent se former.

Les institutions favorisent le marché

Les institutions et les coûts de transaction.

Ecole institutionnaliste : L’institution désigne la « Contrainte d’origine humaine qui structure l’interaction et qui sont importantes dès lors que l’échange est coûteux »(D.North)

A la naissance de l’industrialisation, les normes sociales dans les rapports économiques sont toutes respectés, et les coûts de transactions sont très faibles ; La raison en est que le marché est établi entre des individus proches socialement. Aujourd’hui, les entreprises avec lesquels nous traitons sont de plus en plus éloignés. Les coûts de traduction, de juridiction, de comptabilité vont alors s’avérer très élevés. En outre, les coûts de recherches d’informations vont être très importants. S’y ajoutent également les coûts de négociations, enfin d’application.

L’Etat intervient pour protéger le marché

Depuis sa naissance, l’interêt de l’Etat est de percevoir des impôts de la manière la plus pertinente possible. En Egypte antique, il est alors necessaire d’enregistrer les terres, d’en vérifier ainsi les récoltes donc les taxes pour chaque territoire.

Depuis le XVIIème siècle, l’Etat vend la sécurité et les fonctions régaliennes.

Avec l’industrialisation, les brevets permettent maintenant d’enregistrer la propriété intellectuelle. En 1623, les britanniques inventent le Statues of Monopolies; Il faut amener l’invention en train de fonctionner afin de prouver son existence. En 1852, le Patent Amendment Act met en place le brevet tel que nous le connaissons.

(Voir Guillaume le Conquérant et Domestay book)

La révolution agricole

Une agriculture plus efficace (dilandau)

Des progrès techniques

Ces progrès techniques vont naître aux Pays-Bas. Les néérlandais vont planter dans la terre en jachère du trèfle, de la luzerne et du sainfoin. Ces plantes renouvellent la terre, l’enrichissent ; Ce sont des fourragères, c’est-à-dire qu’elles produisent d’alimentation animale. De plus, les socs de charrue existaient déjà, mais sont peu resistants et se eurtent régulièrement aux pierres (les britanniques vont les remplacer par des charrues en fer). Les prédateurs vont avoir beaucoup plus de mal à dévorer les récoltes, ce qui va leur permettre de fructuer davantage. Les brittaniques vont consommer des sous produits animaux (lait, beurre, fromage) et des viandes animales une fois par semaine. On constate qu’entre 1710 et 1795 le poids des bœufs passe de 300 livres à 1770 livres. Pour amender leurs terres, les paysans brittaniques vont aussi bénéficier du fumier ;

Les gains de productions vont être tels que l’on assiste pour la première fois à des surplus agricoles. Cette hausse de la productivité est évaluée par Bairoch vers 1,5 et 2% par an, ce qui entraine au minimum un doublement de la production agricole sur le siècle. A la fin du XVIIIème siecle, les agriculteurs ne représentent plus que 40% de la PA et 35% du revenu total. Il y a une hausse du revenu par habitant, bien qu’assez lente puisqu’ils représentent selon l’économiste Craflts une hausse de 0,31% par an.

Selon la sociologue Esther Boserup, qu’il s’agisse de la révolution néolithique ou de la révolution agricole du XVIIIème, il existerait un phénomène commun pour lequel les hommes n’améliorerait leur agriculture que pour une seule raison : la menace de mourir de faim. Elle parle pour ce fait de pression créatrice. Paul Bairoch va limiter la thèse avec l’exemple historique de la mésopotamie : Babylone, tout aussi peuplée que Londres n’a pas connue de révolution industrielle. Selon lui, cette transition n’est possible que si les agriculteurs sans activité peuvent se reconvertir dans un autre secteur. Par conséquent, ce secteur doit exister au préalable.

Les liens entre révolution agricole et industrialisation

Le contexte : le dévellopement des transports

L’Angleterre a dévellopée un réseau de canneaux car c’est le moyen de transport le plus économique – grâce au principe d’inertie, on utilise la force des chevaux. En effet, sur des roues un cheval peut tirer 2 tonnes, jusqu’à 50 tonnes sur l’eau à partir de la rive. Ces canneaux sont d’abord mis en place par des entrepreneurs privés, dont le plus célèbre est le Duc de Bridgewater, qui va faire construire 2600 km de canneaux afin de relier sa mine de charbon à la ville de Manchester, puis aux canneaux de Liverpool. C’est son jardinnier illétré James Brindley, qui définit ce système.

La proto-industrialisation

Une personne soumise à la proto-industrialisation est complètement soumise aux règles de la corporation ; Par exemple, un marchand desire accroître ses richesses. Il va quitter la ville pour aller dans les villages en hiver, pour amener de la laine brute, il fournit un métier à tisser.

Il revient ensuite récupérer quelques mois plus tard la production des paysans. Ce sont des tissus bas de gamme : les beaux tissus sont liés aux regles de la corporation. Il les vend aux paysans du coin, puis en ville.

Pour les payssans qui ont tissé, ils ont acces a l’economie monetaire et consomment selon leurs besoins. Ils vont alors acquérir grâce à cette rente des vêtements en cotons nommés des « indiennes ». Ce matériau a pour principal avantage de pouvoir être teint en couleur de maniere durable. C’est la naissance d’un marché véritable, limité à quelques produits spécifiques – vêtements, outils.

Patric Verlay appellera cette état une « société de consommateur », les paysans consomment pour la 1ere fois ce dont ils sont les créateurs. L’Angleterre va alors réfuter le concept de pression créatrice d’Esther Boserup en suivant les étapes dans un sens opposé : c’est la révolution agricole qui amene la révolution démograhique et non l’inverse.

La population augmente

Une croissance forte

  • 1ere periode : de 5,8 à 6 millions d’habitants + 0,001%
  • 2ème période : de 7,5 à 10,9 millions d’habitants +0,75%
  • 3ème période : de 10,9 à 21 millions d’habitants + 1,3%

La révolution agricole commence sans lien avec la révolution démograhique ; Puis celle-ci n’intervient qu’une fois qu’elle est devenue la plus grande puissance agricole.

Cela permet de relativiser les analyses sur les pays en dévellopement. On ne peut en aucun cas dire qu’il n’existe qu’un unique modele de devellopement. Par exemple, le modèle mis en place par Walt Whitman Rostow*

Walt Whitman Rostow [1916 – 2003] : auteur américain d’origine russe, publiant The stages of economic growth : a non communism manifest. Il distingue 5 étapes : les sociétés agricoles, traditionnelles avec faible productivité ; Les conditions préalables au décollage (conditions préalables au devellopement) ; Le décollage, marqué par une augmentation du taux d’investissement, qui passe de 5 à 10% du RNB ; La maturité, où le taux d’investissement passe à 20% et l’industrie devient l’activité majoritaire ; Enfin, l’ultime étape, l’ère de la consommation de masse.

Rostow a montré de manière très troublante que tout les pays qui se sont industrialisés ont respecté ces étapes ; La seule chose qui les différencie reside dans la période au cours de la laquelle ils les ont réalisé : France, dans les années 1830, USA dans les années 1850, Allemagne et Japon dans les années 1870. Cette théorie est interressante, car elle laisse l’illusion que tout les pays pourront atteindre un jour ce niveau de devellopement. Le probleme étant qu’il a utilisé pour ce faire les chiffres de la Grande-Bretagne. Il va falloir de nombreuses années pour que l’on abandonne l’idée selon laquelle le schéma de Rostow était une méthode pertinente. Ce schéma est certes vrai, mais ne l’est que pour l’Angleterre.

Les causes : natalité, mortalité

C’est Jenner qui va pratiquer en 1796, la premiere innoculation contre la variole. La variole est alors la maladie la plus redoutée, car elle tue 80% de la population et défygure les survivants. Il remarque que les jeunes filles qui vont traire les vaches dans les étables ont toujours des bubons de variole sur les mains, mais n’en meurent jamais. Il va alors examiner les pis des vaches, realisant que la variole injectée en petite quantité protège de cette maladie plutot que d’en faire souffrir. Lorsque la Tsarine Catherine II va accepter de se faire vacciner, cela va permettre de démocratiser le vaccin dans la cour de Russie, puis dans toute l’Europe.

Cette époque correspond au retour de l’hygiene ; Le lavage était à l’époque un traitement contre la folie. On considérait également que laver la peau l’exposerait davantage à l’air donc aux maladies.

L’alimentation va devenir plus riche et plus diversifiée.

Au XVIIIème siecle se devellope une branche de la medecine qu’on appelle l’obstétrique. C’est le roi Louis XV qui va mettre en place les premieres ecoles de sage femme. Jusqu’alors, la plupart des femmes n’ont aucun savoir des événéments induits durant l’accouchement. Le roi va alors faire réaliser des mannequins de moitié de femmes ; Les premieres sages femmes vont alors s’en servir pour leur expliquer ce qui va se produire. Dans la premiere moitié du XIXème siecle, la mortalité infantile diminue de 80%.

A l’époque, il n’est pas rare pour un couple d’avoir 10 ou 11 enfants. Parmis eux, seuls 2 voire 3 atteindront l’âge adulte. Les couples sont donc habitué à avoir une tres forte natalité. Il faut une ou deux generations pour que l’on constate que ces enfants vont survivre, devenant une charge financiere suffisante pour en restreindre le nombre. Apres 1850, la population en Angleterre continue d’augmenter mais de maniere plus lente. En 1914, il n’y a que 40 millions d’habitants en Angleterre. On constate que les brittaniques font leur croissance démograhique après leur révolution industrielle.

La croissance démograhique : un obstacle à la croissance ?

Le piege malthusien

(reçu : Thomas Malthus, Essai sur le principe de population )

Thomas Malthus : [1766 – 1834] Devient pasteur en 1738 ; Enseigne l’histoire et l’économie politique à l’université. Publie en 1798 Essai sur le principe de population ; Malthus établit un décalage entre le seuil démograhique, qui augmente de maniere exponentielle, et le sueil agricole, qui augmente de maniere arythmétique. Cela implique necessairement des famines dans le cas d’une augmentation trop brutale de la population. Afin d’éviter ce piege, les hommes doivent freiner d’eux-même leur croissance démograhique. Malthus recour à « l’apologue du banquet de nature » : la nature a prévu un banquet pour un nombre de convives déterminés. S’il arrive des individus supplémentaire en trop grande quantité, un certain nombre de ces personnes mourront de faim.

Malthus considere que ceux qui font le plus d’enfants sont les pauvres ; Il faudrait leur interdire de se marier avant 25 ans, et promouvoir la chasteté pour tout le monde après avoir eu 2 enfants. Le mariage était alors un contrat visant à rapprocher deux familles, moyennant l’oligation de perpétuer la lignée. Il apparaissait alors comme ridicule qu’un homme aime sa femme, et que cette amour soit réciproque. Les couples considèrent qu’ils ont accompli leur devoir lorsqu’ils ont eu deux enfants, puis cessent d’avoir des rapports intimes.

Cette théorie ne prend cependant pas en compte l’augmentation de la productivité ; il se tiens encore à la théorie dite des rendements factoriels décroissants. Les terres les plus fertiles sont déjà utilisés, justement parce qu’elles necessitent le moins d’unité de travail. Il va alors falloir cultiver des terres de plus en plus arrides, donc de mobiliser de plus en plus d’unités de travail malgré l’augmentation de la population. Cette théorie est battue en brèche par le progres technique , qui va permettre d’engranger des gains de productivité rattrappant largement l’augmentation de la population. Ce phenomene n’est cependant pas assez devellopé pour qu’il puisse en prendre conscience.

Les rendements décroissants

David Ricardo [1778 – 1823] : Exerce la fonction d’agent de change. Il est extraordinairement doué, et n’a plus besoin de travailler à 20 ans. Cela lui permet de se consacrer entierement à l’économie, qu’il vit comme une passion. En 1817, son ouvrage Traité de l’économie politique et de l’impôt. Ricardo va être le premier à s’interroger sur les prix en économie ; il en distingue 3 catégories :

-Les prix nominaux déterminés par la quantité de monnaie en circulation.

-Les prix réels, correspondant à la quantité de marchandise qu’un salaire permet de se procurer.

-Le prix naturel, dépendant de la quantité de travail nécéssaire à sa production.

Il définit la rente comme « la partie correspondant au droit d’exploiter les facultées productives et imperrissables du sol ». Le niveau de la rente ne dépend donc pas de la valeur ou de la fertilité du sol, mais de la différence de fertilité entre les terres d’un même pays.

→ Si des colons arrivent sur un nouveau pays, la rente est nulle – tout le monde se procure les meilleures terres.

→ Dans un pays à population nombreuse avec des terres infertiles, la rente est nulle – tout le monde a des mauvaises terres.

→ Si l’on trouve à la fois des terres médiocres en majorité et malgré tout, en plus de ces terres qu’il appelle « terres marginales », on trouve une terre riche et fertile, c’est la différence de production entre les terres fertiles et infertiles qui engendrera la rente.

Le véritable probleme que l’on peut etablir entre transition démograhique et croissance n’est pas lié à un effet mécanique : ce raisonnement n’est en aucun cas fondé. En revanche, on peut établir un lien entre croissance et population uniquement à partir du moment où la croissance du revenu par tête va être avérée. Or, les brittaniques sont mieux intégrés non pas grace à une hausse des revenus, mais par une baisse des prix industriels ; On constate le même phénomène en France à la meme époque.

Patric Verlay La révolution industrielle : La Veuve Ango caracterise le prolétariat (part de la population qui ne laisse rien apres sa mort). Or, meme une femme au revenu si faible a les moyens de s’acheter un bien industriel. → Le revenu n’a donc pas augmenté parce que son revenu a augmenté, mais parce que les prix ont baissé.

→ Ce système est celui employé jusqu’à la guerre de 1914.

Les liens entre démographie et croissance demeurent complexes

Au début de l’industrialisation, un certain nombre de penseurs de l’économie – Ricardo, Smith – redoutent que ce systeme n’appauvrisse la population ; Ils n’ont pas tord pour la premiere phase, puisqu’entre 1760 et 1780, le revenu national par tête n’augmente que de 0,01% par an ; Or, c’est le moment où la population commence à augmenter, où le prix du blé augmente aussi. Ceci est indispensable économiquement pour que les premiers entrepreneurs puissent créer leurs entreprises, dans la mesure où la rentabilité du capital investi est extremement modeste.

La transition démographique va jouer un rôle totalement différent selon le pays observé : En Grande-Bretagne, il y a transition démographique et industrialisation ; En France, il y a transition démograhique au XVIIIème siecle, révolution industrielle au XIXème siecle, et révolution agricole apres 1950 ; Ces phénomenes nous incite à la plus grande prudence quant aux analyses dévellopées aujourd’hui sur les pays en dévellopement ; Faut-il d’abord moins de bouches à nourrir ou plus de bras pour travailler.

Conclusion

L’économie, à partir de l’exemple brittanique, généralise les relations de marché, et permet la mise en place d’une division du travail liée justement aux échanges : Le contexte brittanique est favorable, puisqu’il y a une incitation à produire et innover dans certains secteurs, avec une nouveauté inédite : l’offre répond à cette incitation – les industriels sont capables de produire plus. Cette réponse se fait par une hausse de la productivité donc une croissance extensive qui a terme conditionnera la croissance dans les pays occidentales. Paradoxalement, c’est au XIXème siecle, alors qu’elle semble à son apogée, que la Grande-Bretagne va s’avérer incapable de faire face à la concurrence naissance qui aboutira à la perte de sa suprématie mondiale.

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