Introduction

28 juin : assassinat à Sarajevo d'un dignitaire Austro-hongrois : l'archiduc François Ferdinand, héritier de l'empire. Sarajevo = capitale de la Bosnie, annexée par l'Autriche.

L'Autriche est un énorme empire multinational. On y trouve des allemands, hongrois, tchèques, roumains, croates, serbes, ruthènes, toutes les nationalités des Balkans.

Comme d'autre communautés, les Bosniaques, Serbes, Croates,… voulaient leur indépendance, autonomie et souveraineté politique. Ils pensaient l'obtenir en assassinant ceux qui symbolisent cet empire.

Mais cet assassinat a été mis en scène, exploité politiquement pour devenir un prétexte à l'entrée en guerre de l'Autriche-Hongrie contre la Serbie, qui a eu lieu le 28 juillet (un mois après).

Comment fait-on de cet assassinat un casus belli (= prétexte à l'entrée en guerre) ?

L'état major et le ministère de la guerre voient la possibilité de se débarrasser de la Serbie.

24 juillet : ultimatum des autrichiens à l'adresse du gouvernement serbe. Il est volontairement inacceptable car il conteste la souveraineté de la Serbie (ingérence politique).

ž Rejeté par les serbes.

En France, ces évènements ont peu de retentissement à par dans la presse (été donc moissons).

28 juillet : l'Autriche déclare la guerre à la Serbie.

Problème : les autrichiens s'attirent l'hostilité des russes, "grand frère slave".

ž Les troupes russes sont mobilisées.

Les entrées en guerre :

-    1er août : entrée en guerre "préventive" des allemands contre les russes.

-    L'Allemagne déclare aussi la guerre à la France (alliée aux russes)

-    3 août : la Belgique est envahie sans déclaration

-    4 août : en conséquence, le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne.

ð     Les principales puissances européennes se retrouvent en guerre par l'engrenage des alliances, la multiplication de gestes agressifs et les calculs politiques maladroits.

Triple Alliance : Allemagne, Italie (pour l'instant en dehors de la guerre), Autriche-Hongrie

Triple Entente : France, Russie, Royaume-Uni

Problématique

Ø      Comment les français réagissent-ils à ce brusque passage un été de paix à un état de guerre.

Ø      Comment font-ils  face à ce conflit si meurtrier et si long?

Ø      Comment s'organise le souvenir de la guerre?

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I) 1914

A- Résignation et patriotisme

Sur le plan technique, la réaction et la mobilisation françaises sont parfaites : peu refusent ou fuient.

La plupart des hommes quittent leurs villages pour rallier les centres de mobilisation, dans l'ordre, malgré la consternation et la soudaineté du conflit.

Pourquoi ce consentement à la guerre?

Dans un discours édifiant, le président Raymond Poincaré met en avant certains principes :

-    patriotisme = attachement à son pays

-    la France n'est pas seule, elle sera "secondée", "soutenue" par les anglais et les russes

ž La France apparaît comme le principal protagoniste du conflit.

-    le pays est agressé : guerre défensive

-    valeurs qui tiennent à la république : liberté, justice, raison, droit

ž France = civilisation, Allemagne= nation barbare

ð     But : amener les Français à l'Union Sacrée : oublier les divisions internes pour se tourner contre la menace extérieure.

L'Union Sacrée

Elle est effectivement complète, tant au niveau de la population que des formations politiques.

* 31 juillet : assassinat de Jean Jaurès.

Chaque camp politique y trouve son intérêt : pour la Droite, la défense de la patrie, et pour la Gauche, la lutte pour le droit et les valeurs républicaines.

à Consensus national exceptionnel.

B-L'échec de la guerre de mouvement

La mobilisation tombe mal en raison des moissons, mais se fait en bon ordre. L'armée se masse tout près des frontières (p. 181), notamment celles avec l'Alsace.

Plan XVII de l'Armée française

= Reconquérir l'Alsace par une offensive magistrale.

Ce plan est mis en œuvre en août 1914. Les choses se passent plutôt bien dans un premier temps : Mulhouse est prise le 7 août, mais reperdue le 9, puis reprise, et enfin reperdue définitivement le 24 août.

ž La "Bataille des Frontières" est perdue pour la France.

Les pertes françaises sont considérables dès le début : 40,000 morts entre le 20 et 23 août, dont 27,000 le 22. L'artillerie et les armes automatiques allemandes font des ravages. De plus, les soldats français portent des uniformes voyants : pantalons et casquettes rouges.

La plupart avaient fait leur service militaire, mais la mobilisation en urgence imposa le recrutement de soldats de plus en plus jeunes, ayant effectué des classes militaires de plus en plus courtes.

à Le plan militaire français était donc peu adapté, et datait du début du 19ème siècle. Des dizaines de généraux incompétents furent renvoyés à Limoges (limogés…), incapables de commander leurs divisions et d'adapter leurs mouvements en fonction des moyens formidables des allemands.

Le plan Schlieffen des allemands

Les allemands passent par la Belgique (d'où l'entrée en guerre du Royaume-Uni), pour entrer en France sans difficulté, la majorité des armées étant massée à l'Est.

Les troupes allemandes ne sont stoppées que le 5 septembre, puis repoussées du 6 au 9 lors de la bataille de la Marne.

ž Le plan allemand est donc un échec, et le commandant en chef Von Molttie est remplacé par Von Folkenhay, contrairement au français Joffre.

Course à la mer qui mène à la guerre de position

Les armées cherchent ensuite à se déborder mutuellement : c'est la course à la mer (du Nord). Celle-ci est atteinte mis novembre. Un front de 700 Km de long se constitue, de la Suisse à la Mer du Nord. Les armées françaises, britanniques et allemandes conserveront ces positions jusqu'en 1918.

à Le front est stabilisé en France : une partie du territoire est occupée. C'est l'échec de la guerre de mouvement. Le front est enlisé, la progression impossible.

En décembre, on s'apprête à une guerre longue et difficile.

C-Gouverner en guerre

Le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux le 2 septembre. La capitale est confiée à Gallieni, gouverneur militaire. Les débats du Parlement sont ajournés le 4 août. Le pays est en état de siège, puis passe en "état de guerre" en août. Les autorités civiles (maires…) doivent donc laisser leurs pouvoirs à des autorités militaires.

ž L'armée fait la guerre mais dirige aussi le pays dès août 1914.

II- Soldats et civils dans la guerre totale

A-Sur le front

Les différents fronts rassemblent environ 10 millions d'hommes.

Les Dardanelles

Churchill est d'avis de débloquer la situation en contournant l'Allemagne. L'expédition des Dardanelles est organisée, du côté de la Turquie (en guerre côté allemand depuis novembre 1914).

Les cuirassés sont coulés les uns après les autres par les canons turcs disposés des deux côtés du détroit des Dardanelles. Les armées françaises et britanniques parviennent à débarquer, mais sont vites évacuées, décimées par les turcs et la maladie.

L'offensive déroutée, le plan de secours est de débarquer en Grèce pour tenter de créer un front de diversion au sud de la Serbie, en 1916.  Une armée serbe est reconstituée. Un front se crée dans les Balkans : français, britanniques et quelques russes contre les bulgares (en guerre depuis 1915) et l'Autriche-Hongrie.

La guerre s'enlise sur tous les fronts. On se bat même dans les colonies.

Les soldats ne sont pas tout le temps en première ligne. Ils passent aux lignes arrière et au cantonnement par les "boyaux". En première ligne, ils aménagent les positions de défense et les tranchées. Les travaux de drainage et consolidation se font la nuit, pour ne pas trop s'exposer.

Malgré les efforts, les poilus vivent dans la crasse et des conditions très difficiles : poux, puces, rats…

L'état major monte beaucoup d'offensives de grande envergure pour tenter de rompre la ligne de défense ennemie. Tout d'abord se fait la préparation d'artillerie : les positions ennemies sont pilonnées avec l'artillerie de campagne. Puis, l'artillerie lourde est utilisée sur l'arrière (canons allemands Krupp et Skoda). La plupart des pertes sont dues à l'artillerie qui inflige des blessures inouïes.

Equipement des français : casque en acier, uniformes (moins voyants à partir de 1915/16) fusil et baïonnette.

L'espace sans relief entre les tranchées est le no man's land.

Bataille de Verdun

Offensive allemande, de février à novembre 1916, pour "saigner à blanc l'armée française". Si Verdun est pris, c'est la route de Paris qui est ouvert. L'essentiel de l'armée française défile dans ce brasier, c'est le "tourniquet", qui arrive par la Voie Sacrée. Au moins 500,000 hommes sont morts (allemands et français).

Le résultat est nul : les deux camps ont des pertes semblables, et les positions sont inchangées.

Bataille de la Somme, à partir de l'été 1916

Offensive des britanniques et français contre les allemands, avec une préparation d'artillerie considérable. 1 million d'hommes, surtout des britanniques, meurent.

è C'est une guerre totale : l'engagement géographique est total, la mobilisation dure sur des années, et surtout la violence est inouïe du fait des moyens. C'est en effet une guerre industrielle, la puissance technologique et scientifique décuplant le nombre de morts.

Même les survivants ne sortent pas intacts : on observe une brutalisation des combattants, une destruction psychologique.

Un comportement proche de l'animalité se développe, les fantassins font preuve d'un instinct de survie et d'une solidarité qui leur permet de tenir pendant  des années. De plus, la haine est farouche entre les camps, et il n'y a pas de pitié pour les ennemis.

Cependant, cet embrigadement dans une culture de guerre subit des hauts et des bas.

Les mutineries de 1917

Ce sont des rébellions ouvertes contre l'autorité militaire, à la suite de l'offensive sanglante du Chemin des Dames. Cette bataille, sans véritable résultat, fut la preuve du manque de clairvoyance militaire et entraîna le renvoi du général Nivelle.

Les soldats se mutinent, la plupart parce qu'ils veulent que ces offensives meurtrières et inutiles cessent. (Avril 1917 : 150,000 morts en 15 jours)

Il y bien quelques révolutionnaires, minoritaires, qui veulent la fin de la guerre voire de la république.

On ne peut cependant parler d'une "désertion en masse". En tout, il y eut 40,000 mutins sur 8,5 millions de soldats. Ces mutineries furent réprimées :

-    3,400 soldats jugés par le Conseil de Guerre

-    554 condamnations à mort

-    49 exécutions

Nivelle est limogé, puis remplacé par Pétain sur décision du ministère de la guerre. Il comprend les revendications des poilus et se rend dans les cantonnements, gagnant ainsi en popularité.

Ses promesses aux soldats :

-    l'arrêt des offensives inutiles

-    amélioration du quotidien (nourriture, état des cantonnements…)

-    égalité stricte en matière de permissions : 10 jours tous les 4 mois pour tous

ž Pétain se montre habile dans la gestion de cette crise.

Le cas de la Russie

Février 1917 : grèves et mutineries en Russie. Elles débouchent sur la Révolution et la fin du tsarisme, incapable de mener une guerre moderne.

Octobre 1917 : le gouvernement provisoire a fait l'erreur de continuer la guerre, et est renversé par les bolcheviques, menés par Lénine.

ž Les russes se retirent de la guerre :

-    arrête des combats en décembre 1917

-    paix de Brest-Litovsk en mars 1918, au prix de la perte de territoires immenses.

Après ces aléas sur le front, la mobilisation des civils est dirigée par le pouvoir politique et une économie de guerre se met en place.

B-L'économie de guerre

Ø      Mobilisation financière

La guerre a un coût considérable, que le gouvernement ne peut pas financer : des moyens extraordinaires sont requis.

§   emprunts de la Défense Nationale (doc. 5 p.183)

Affiche de propagande d'octobre 1916. Tous les français sont sollicités par le gouvernement, quelque soit leur âge, situation sociale, ou sexe.

En tout, le gouvernement effectue 4 emprunts à la Défense Nationale, le premier en 1915.

§   l'inflation de la masse monétaire – ou "planche à billets"

de la monnaie est fabriquée en quantité considérables : le nombre de pièce et de billets en circulation augmente, tandis que les réserves d'or diminuent.

La valeur du franc, stable pendant un siècle, est dépréciée.

Les produits de première nécessité se raréfient, les français aux revenus fixes sont ruinés.

§   emprunts aux alliés

Le gouvernement emprunte aux banques britanniques puis américaines.

Cette guerre coûte environ 40 milliards de francs chaque année, tandis que le budget de l'Etat état de 5 milliards en 1913.

Ø      Mobilisation économique

Cet argent permet la fabrication massive d'armes et de munitions. L'économie de paix se converti en économie de guerre.

1er problème : la main d'œuvre manque, car les ouvriers sont au front. Pour les remplacer, on fait appel:

-    aux femmes (p.183) : en 1913, 487,000 femmes travaillent dans l'industrie, et 627,000 en 1917. On leur confie des emplois qu'elles n'avaient jamais occupés auparavant (ex. métallurgie)

-    aux étrangers : travailleurs espagnols, grecs, chinois, algériens, vietnamiens…

-    aux jeunes de moins de 18 ans

-    à quelques prisonniers de guerre (40,000)

-    aux mutilés

ž On utilise des moyens improvisés, des expédients pour financer la guerre. Tout ce qui concerne la guerre n'est en effet pas intégré dans les prévisions budgétaires. L'Etat organise l'économie de guerre : contrats et avances à des industriels pour la fabrication d'armes.

Grâce aux femmes, entre autres ^^, on a pu faire face à l'effort de guerre colossal sur le plan industriel. En revanche, on ne parvient pas à éviter la pénurie concernant l'agriculture. Le pays est asphyxié (guerre sous marine à outrance à partir de 1917), on manque de bras. L'arrière pays est en manque : l'agriculture n'a pas réussi à se convertir à l'effort de guerre.

III-La fin de la guerre

A-   Le retour de la guerre de mouvement

L'armée allemande passe à l'offensive au printemps 1918. Cette offensive est rendue possible par le rapatriement du front oriental de plusieurs divisions allemandes, après le retrait de la Russie de la guerre.

ž Ainsi, les allemands peuvent rompre le front.

Les américains débarquent en France, sous la direction du général Pershing : près de 200,000 soldats viennent renforcer les troupes chaque mois.

La supériorité numérique des allemands force les armées alliées à battre en retraite. De nouveau, les allemands atteignent presque Paris.

Mais cette offensive est stoppée :

-    manque de réserves humaines : armée allemande usée

-    les allemands rencontrent de nouvelles armes : tanks, chars

De plus, les armées françaises, britanniques et américaines sont regroupées sous les ordres du "généralissime" Foch ž unité d'action des alliés.

Contre-offensive des alliés : les allemands sont renvoyés encore plus loin.

Ludendorff et Hindenburg, de l'Etat major allemand, demande au gouvernement civil de demander un armistice aux alliés.

Cependant, cet armistice n'est pas concédé avant le 11 novembre. En effet, pour les alliés, il faut que Guillaume II ait abdiqué.

Le 11 novembre, l'armée vaincue peut donc rentrer en bon ordre puisque l'Allemagne n'a pas été envahie.

Les empires centraux ont déjà cédé : la Bulgarie, Turquie et l'Autriche-Hongrie ont successivement demandé l'arrêt des combats.

è C'est la fin de la guerre sur tous les fronts.

B-   Le bilan de la guerre

Ce conflit a fait 10 millions de morts, essentiellement des militaires, bien que les civils aie également été touché, surtout dans les Balkans : Serbie, génocide arménien par les turcs.

France : 1,3 M de morts et 3,6 M de blessés, sans compter les troubles psychologiques des survivants.

Proportionnellement à la population active, la France et l'Allemagne ont été les plus touchées.

De plus, la mobilisation a fait chuter la natalité : classes creuses de 1914 à 1918. La démographie déjà "atone" =) est affaiblie par la guerre.

Le peintre allemand Otto Dix exprime la brutalisation des survivants, et l'atrocité des "gueules cassées". Les joueurs de cartes : tableau p.203, représente des personnages défigurés, démembrés.

C-   Organiser le souvenir

Le deuil de la guerre est collectif, chaque famille française ou presque a été touchée.

Le soldat inconnu, qui symbolise le sacrifice de générations de jeunes français, est inhumé en 1920 sous l'Arc de Triomphe. A partir de 1923, une flamme brûle pour perpétuer ce souvenir.

Le 11 novembre est le jour de la commémoration de l'arrêt des combats.

On organise des cérémonies du souvenir dont les maîtres d'œuvres sont les anciens combattants, qui représentent en 1920 55% des plus de 20 ans. Ces anciens combattants se regroupent dans des associations, de différents bords politiques :

-    La FNRC (fédération nationale des combattants républicains)

-    UNC, plus à droite (Union nationale des combattants)

-    L'ARAC communiste (association républicaine des anciens combattants)

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !