Le centre de décision du Japon

Avec environ 35

millions, l'air urbaine de Tokyo est la plus peuplée du Japon et
même de la planète. L'agglomération attire toujours plus
d'habitants au détriment du reste du Japon et d'Osaka. Seule la
mégapole de Nagoya est encore attractive. L'attraction de la
capitale s'explique par son dynamisme économique. En effet, c'est la
1ère région industrielle et tertiaire du Japon. C'est
aussi le centre de décision puisque Tokyo contre majoritairement les
deux tiers des sièges sociaux des grandes entreprises japonaises et
plus de 80% des sociétés étrangères. Sa bourse occupe la 2e
place financière internationale.

Tokyo est aussi devenue
une métropole cosmopolite avec l'émergence récente d'une
immigration occidentale et asiatique. C'est enfin un pôle culturel
et d'innovation mondial ( expositions, créations de modes... ).
Depuis la fin des années 1990, le centre de Tokyo gagne des
habitants alors qu'il en perdait jusqu'alors. Ce processus récent,
grâce notamment à une politique de « gentrification »,
illustre la dynamique de concentration en faveur de la capitale
japonaise dans tous les domaines. Mais ce sont les banlieues (
jusqu'à 50-60 km de Tokyo ) qui enregistrent la plus forte
croissance de population et ne cessent de s'étendre, allongeant la
sphère des migrations pendulaires.

Cette très grande ville
qu'est Tokyo dispose d'un système de transports performant qui relie
avec plus ou moins de facilité les 35 millions d'habitants de
l'agglomération. Il faut dire que les gens habitent dans un rayon de
60 km autour de la ville. Le problème est que ces millions de
personnes sont toutes ou presque dans le métro... à la même heure
!

Un paysage urbain défaillant

Le paysage urbain
Tokyoïte est marqué par l'opposition entre de grandes étendues de
maisons basses au dessus desquelles se dressent les hautes tours des
centres d'affaires. Cette multiplication de tours modernes d'affaires
ou de logement accentue en effet la verticalité de l'espace urbain,
en particulier des les espaces centraux. Au CBD traditionnel, à
proximité du palais impérial, se sont adjoints des centres
secondaires, structurés autour des grandes gares ( doublées de
grands magasins ) : ces « sous-centres » deviennent des
pôles tertiaires et de lieux de distractions ( ex : quartier de
Shinjuku ).

Si Tokyo est l'une des
plus grande villes du Monde, c'est aussi l'une de celles où le mètre
carré se vend le plus cher. C'est aussi une ville qui s'affaire à
corriger les erreurs du passé. Ainsi, pour réduire la chaleur et
multiplier les espaces verts, la capitale nipponne oblige maintenant
les nouveaux édifices à cultiver leur toit. Adoptée en 2001, la
politique des toits verts vise d'abord à réduire le problème de
chaleur intense qui empoisonne la vie des Tokyoïtes durant la saison
estivale. Elle oblige tout nouvel édifice d'une superficie de 1 000
mètres carrés et plus, à consacrer 20% de la superficie de son
toit à la verdure ( arbres, fleurs, pelouse... ). Ces végétaux
absorbent la chaleur et contrent la réflexion des rayons du Soleil.
En plus de stabiliser la température ambiante, ces toits verdoyants
contribuent à embellir Tokyo, où les espaces verts font cruellement
défaut.

Vous avez aimé l’article ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (Aucun vote)
Loading...

Mathieu

Vous avez aimé
cette ressource ?

Bravo !

Téléchargez-là au format pdf en ajoutant simplement votre e-mail !

{{ downloadEmailSaved }}

Votre email est invalide