La mondialisation : ouverture des économies et mobilité des hommes

Une économie mondialisée

Depuis 1945, l'amélioration des moyens de transport a permis aux échanges commerciaux entre pays de fortement augmenter. Les exportations ont été en 2004, six fois plus importantes qu'en 1970. Cette évolution a été favorisé par l'adoption, par la majorité des pays, du libre-échange qui favorise le commerce. L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) veille à la liberté des échanges et règle
les conflits entre pays.

Les biens les plus échangés sont : le pétrole, les produits agricoles (blé, riz, lait, viande), les produits
industriels (voitures, télévisions, ...), les biens culturels (séjours touristiques, cinéma).

Les flux de marchandises sont très inégalement répartis (voir carte 1), ils se font surtout entre les pays du Nord qui dominent le commerce international et sont à la fois les plus gros producteurs et consommateurs de richesses.

Mobilité des activités

Les entreprises profitent de l'ouverture économique du monde en cherchant les produits les moins chers mais également la main d'œuvre la plus économique. Elles installent des usines ou font fabriquer leurs produits dans les pays émergents (Chine, Mexique, Inde, pays d'Europe de l'Est, ...) ou les pays pauvres (Afrique). Par les délocalisations, les entreprises organisent l'espace mondial : création d'usines, construction de ports, ouvertures d'axes commerciaux, ...

Mobilité des hommes

La mobilité des hommes n'a jamais été aussi importante. Chaque année des millions de personnes passent des frontières. Il y a trois raisons principales à ces déplacements, le tourisme, la recherche de conditions économiques meilleures et la nécessité de fuir pour préserver sa vie.

Le tourisme est une migration de loisirs de courte durée. En 2004, 768 millions de personnes ont visité un pays étranger. Le nombre de touristes a augmenté rapidement en vingt ans. Avec 394 M, c'est l'Europe qui est le continent le plus attractif. La France avec 76 M de touristes chaque année et en première position.

Les migrations économiques vont des pays pauvres aux pays riches. En 2003, 175 M de personnes (3 % de la population mondiale) ont cherché à l'étranger des conditions de vie meilleures. Il faut ajouter les déplacements à l'intérieur d'un Etat. L'exode rural, comme en Chine ou en Inde, pousse les paysans de la campagne à la ville.

Enfin, les migrations forcées, dues à des conflits armés ou des catastrophes naturelles, ont concerné en 2004, 9 millions de personnes la majorité en Afrique. Ces réfugiés sont pris en charge par des ONG et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).

Un monde inégalement développé

Richesses et nouvelle géographie mondiale

Les 885 millions d'habitants de la Triade (EU, UE, Japon) se partagent 50  % des richesses produites dans le monde alors qu'ils ne représentent que 14 % de l'humanité. Les 906 millions d'Africains qui
représentent également 14 % des habitants de la planète disposent de moins de 4 % de la richesse mondiale.

La richesse dessine donc une géographie mondiale bipolaire avec un ensemble de pays développés et industrialisés qui sont situés en majorité dans l'hémisphère Nord et un ensemble de pays pauvres en voie de développement qui se trouvent dans l'hémisphère Sud. La croissance a donc provoqué une fracture entre le Nord riche et le Sud pauvre.

La pauvreté du sud

La grande pauvreté concerne plus d'un milliard de personnes qui disposent de moins de 1 à 2 par jour et par personne pour vivre. L'accès à des conditions de vie convenables en termes d'alimentation, de santé, de travail, d'éducation et de logement leur est pratiquement impossible. L'Afrique est le continent de cette pauvreté, c'est pour elle un triste monopole. <h3>Des évolutions mondiales favorables mais fragiles :</h3> L'ouverture du commerce international et les délocalisations ont permis l'émergence de nouveaux pays industrialisés : Inde, Chine, Brésil, Mexique, Turquie, Afrique du Sud, ... Dans ces pays une classe moyenne s'est constituée. Elle a un niveau et des modes de vie que se rapprochent de ceux du Nord.  Mais, si depuis 1960, les pays du Sud ont vu leur IDH s'améliorer, de nombreux problèmes économiques et politiques rendent fragile tout progrès et maintiennent un non-développement préoccupant jusque dans certaines franges des pays développés ou émergents. Ainsi, le Brésil qui est la 9ème puissance économique mondiale, fait face à une pauvreté massive d'une partie de sa population réduite à vivre dans des favelas. Sur 180 millions de Brésiliens, 62 millions vivent avec moins de 1,5 par jour dont 26 sont indigents et disposent de moins de 0,7 $ par jour.

L'urbanisation du monde

La ville

La ville est une forme de groupement de l'habitat; elle est aussi le siège d'activités spécifiques
(administration,commerce, industrie). Elle a trois caractéres essentiels :

  • Des fonctions complexes non agricoles. C'est un lieu d'échanges, d'industrie, de services. Un centre de relation où se croisent les hommes, les marchandises, les idées, ...
  • Le nombre d'habitants est généralement très élevé mais d'un pays à l'autre les critères changent. En France, 2000 personnes agglomérées forment une unité urbaine mais en Egypte on a des villages de plus de 10000 habitants.
  • Le paysage est sculpté par les hommes et se distingue par l'importance et la continuité des constructions (immeubles, voies de communication, usines, places, ...)

A partir de ces trois caractéristiques on peut distinguer une infinité de groupements urbains tout autour du monde.

L'urbanisation

S’il y a des milliers d’années que les hommes construisent des villes, le cadre urbain tel qu’on le connaît
aujourd’hui remonte à quelques siècles seulement. Aux XIX et XX èmes siècles, l’industrialisation a
attiré dans les villes une multitude de gens à la recherche d’un emploi, dans les usines le plus souvent. Depuis, dans le monde entier, le nombre et la taille des agglomérations n’ont cessé d’augmenter à un rythme sans précédent. C’est ce qu’on appelle l’« urbanisation ».

Dans le monde, la croissance urbaine la plus rapide de l’histoire est survenue ces cinquante dernières années. Alors qu’en 1950 moins de 30 % de la population habitait dans une ville, nous sommes aujourd’hui plus de 45 % de citadins. En 1800, il y avait une ville de plus de 1 million d'habitants (Londres), en 2002, il y en avait 204.

Dans les pays du Sud, l’exode rural et l’explosion démographique mal maîtrisée nourrissent une très
forte croissance urbaine. La désertification, le manque de terres ou encore les guerres poussent de nombreux migrants vers les villes.

En 2000, de la moitié de la population mondiale vivait en milieu urbain. Mais dans les pays développés, les urbains représentent déjà plus de 75 % de la population. En 2025, près de 5 milliards (86 %) des personnes sur terre seront entassées dans des villes. Cette concentration de la population est considérée comme le plus fort courant migratoire de tous les temps.

Les enjeux et les défis de l'urbanisation

Notre monde est de plus en plus urbain parce que c’est dans les villes que l’on peut bénéficier des avantages de la vie moderne. On a plus vite accès aux progrès techniques. Dans la plupart des pays, les métropoles sont devenues les moteurs de l’économie, à l’origine parfois de 80 % du produit national brut (PNB).

La culture y est plus présente, avec les musées et les galeries, les journaux et les maisons d’édition qui favorisent la créativité et la production artistique. Enfin, les progrès sociaux surviennent plus rapidement dans les villes. L’hygiène y est meilleure, le degré d’alphabétisation plus
élevé, les possibilités d’emploi plus variées et l’égalité entre les hommes et les femmes plus avancée.

Dans les pays du Sud, la ville est, pour les paysans pauvres, le seul échappatoire à la misère des campagnes. Pourtant, beaucoup de nouveaux arrivants ne trouvent abri que dans les taudis de bidonvilles insalubres. Dans le monde, 500 millions de personnes n’ont pas de logement ou vivent dans un état de dénuement qui menace leur survie. La surpopulation engendre des problèmes de déchets, de santé et de pollution.

Il y a aussi la violence, la criminalité, la drogue, la surconsommation d’énergie et d’autres ressources. Les villes et l'urbanisation constituent un des grands défis de notre civilisation. Pourtant même dans des conditions d'extrême pauvreté, la ville apparaît comme un mieux pour les peuples. Ainsi un des plus grands bidonville de Calcutta s'appelle « la cité de la joie ».

La ville a deux facettes, l’une positive, l’autre négative, promesse de réussite et menace de catastrophe. Les disparités des niveaux de vie sont repérables à travers l’organisation des villes. Près des quartiers riches s’entassent les populations les plus démunies. A São Paulo, les favelas (bidonvilles) rassemblent plus de 2 millions de personnes installées sur tout l’espace disponible : terrains vagues, décharges, espaces non-constructibles car trop pentus.

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