Partie I : Comptabilité nationale (6 semaines).

Partie II : Microéconomie (bases de l’analyse)

II/des outils mathématiques :

-Théorie du consommateur

-Théorie de l’entreprise

-Fonctions de production

-Etudes des marchés (CPP)

-Etudes des marchés (concurrence imparfaite)

-etc…

1ère partie : Comptabilité nationale

(reçu : plan de cours + docs Insee)

NB : On est en base 2005 sur le système de 95.

Intro : La comptabilité nationale fournit des infos qui permettent de comprendre la situation a court terme

infos publiées par l’Insee (comptes trimestrielles) permettent d’analyser la conjoncture à court terme.

Données comptabilité nationale permettent d’analyser la croissance et ses composantes.

Composantes demande globale : Solde Commerciale + Consommation finale des ménages + Dépenses publiques + Consommmation en biens d’équipements

Montrer en quoi ces agrégats sont imparfaits et comment ils sont définis.

NB : source non exaustive. Elle fournit des infos cohérentes, de maniere a bien représenter les interdépendances.

Comptabilité nationale : ensemble des opérations de nature économique qui prennent place dans un pays. Elle fournit en ce sens une représentation cohérente de l’activité économique.(E.Malinvaud)

NB : A publié en 1972 un ouvrage qui analyse la croissance française. Ancien dirigeant de l’Insee, connu pour son analyse de la croissance avec une fonction type Cobb-Douglas.

I/ Présentation générale de la comptabilité nationale

a) Historique

Au sens strict, elle ne date que des années 1930-40. Elle s’est par la suite généralisée dans le cadre des nations unies. La comptabilité nationale a contribué à dévelloper des statistiques économiques et servir de référence nécessaire aux politiques économiques.

=> Les périodes d’interventionnismes sont plus favorables au dévellopement des statistiques, au contraire le laissez-faire y est hostile.

Dès l’Egypte antique, on a cherché à quantifier les richesses. → Premiers rescencements des hommes, amenant les 1ères recettes fiscales, ainsi qu’une meilleure organisation militaire.

Avec l’époque mercantiliste (XVIIIème) se dévellope l’arithmétique politique : il s’agissait alors d’améliorer le rendement fiscal – recettes insuffisantes, impôts mal répartis.

A la fin du XVIIème siècle, G. King (GB) établit un tableau avec une partie revenu et une autre sur les dépenses.

Au XVIIIème, le physiocrate F. Quesnay publie en 1758 un tableau économique où il souligne l’interdépendance des classes sociales ; Il en distingue alors 3 : la paysannerie titulaires de la force productrice, les propriétaires percevant la rente foncière et fiscale, et les artisants, considérés comme une classe stérile (pas de valeur ajoutée). Cette vision est en décalage avec la réalité à venir, notamment concernant la production industrielle.

Son tableau cherche à montrer que les dépenses des uns entrainent un revenu pour d’autres (fondement des comptes intégrés).

Au XIXème, dévellopement des statistiques jusqu’au triomphe de l’école néoclassique, qui s’en préoccupe moins.

Il faut attendre l’entredeux guerre pour retrouver les origines de la comptabilité nationale. La pensée keynesienne et le contexte de crise vont contribuer au dévellopement de l’analyse macroéconomique.

On débouche alors sur des travaux précis : Simon Kuznets(USA), C.Clark(GB), Alfred Sauvy, etc…

Apparait pendant les 40’s les 1ers systèmes de comptes nationaux. En GB, deux économistes keynesiens : J. Meade et R.Stone. Timbergen (NVD) L.A.Vincent (Fr)

F. Perroux va créer l’ISEA, future Insee.

Associer à la planification indicative française du Comissariat général aux plans(46-47) de J.Monnet pour la reconstruction du territoire ( le secteur privée n’était pas en mesure d’assumer ces travaux).

Il s’agissait alors de ventiler au mieux le plan marshall selon des niveaux de priorités (transport, logement, énergie…)

annexe : p.2(gauche)

Mettre en parallèle avec nationalisations stratégiques ou temporaires de l’apres guerre

=> La comptabilité nationale va devenir un outil fondamental pour l’intervention de l’Etat et l’analyse

-En 1950, L ‘OECE publie un 1er systeme de compte normalisé, repris ensuite par l’ONU. Ce système va devenir par la suite le système de comptabilité nationale des nations unis (SCN).

-Il va être révisé en 68 et enrichi avec 2 tableaux de synthèses importants : un TEI (tableau interindustriel) et un TOF (tableau des opérations financières).

-En 1969, la CEE met en place la SEC (Système européen de comptabilité). La France a conservé son système de comptabilité nationale en parallèle, de 54 à 76. Depuis elle a adopté le systeme de comptes européens, le SECN (système élargi de comptabilité nationale, qui intègre les activités non marchandes).

-En 1993, les nations unis proposent un nouveau systeme de comptabilité nationale, le SCN 93. Il est le résultat de travaux par les organes de l’ONU qui modifient les agrégats. Ce système va être transposé en europe sous le nom de SEC 95, qui tend à s’imposer à tout les pays membres de l’union européenne. → La France applique ce système depuis 1999.

-Le SEC est renouvellé en 2000 et 2005, où l’on cherche à optimiser les méthodes de calculs de données.

La comptabilité nationale est née à une époque où le contexte est interventionniste, la recherche de la croissance et du plein emploi un impératif.

A cet époque, la faible ouverture du marché mondial rend possible cette interventionnisme.

Certaines déf ont changé – ex : FBCF – mais pas l’objectif de représenter le plus fidèlement possible les réalités économiques inter-nations.

b) Qui élabore la comptabilité nationale ?

-Apres 45, la comission du bilan nationale est chargée d’élaborer les 1ers comptes. Elle est intégrée au CGP de monnet.

-L’Insee(46) va ensuite prendre en charge l’essentiel de la formation ds comptes.

-On compte actuellement 4 organismes qui fabriquent des comptes :

-l’Insee realise les comptes d’entreprise, des menages et synthèses nationales.

-Direction de la prévision du ministere de l’économie et des finances, qui établit les comptes prévisionnelles du reste du monde non pris en compte dans le PIB français.

La comptabilité publique établit les comptes des administrations publiques.

-La banque de France définit le compte financier et des institutions financières.

Conclusion : l’elaboration des comptes nationaux est définis par 4 organismes. L’ensemble est standardisé puis synthétisé par l’Insee.

c) Objet et utilité de la CN

Formalisation contribue à l’unification du langage. Cela représente de manière cohérente l’état et l’évolution d’une économie à une periode données – comptes de stocks et de flux. Ces comptes fournissent une information réguliere sur l’activité économique, à la fois intégrée et cohérente. On s’appuie largement sur une représentation de l’économie circulaire, dont la principale source d’inspiration est keynesienne.

Cela permet les prévisions économiques, ce qui rend possible les politiques économiques.

La CN est un outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics, les organisations internationales.

d) L’architecture de la comptabilité nationale

-Deux pôles : Entreprises et Ménages.

(joindre : circuit n°1)

-La comptabilité nationale ne représente que les flux monétaires.

-Les 3 outils permettant de calculer le PIB sont représentés : la production, le revenu et les dépenses.

Un circuit plus complexe : Les centres de décision.

(joindre : circuit n°2)

deux origines possibles à la production : la production nationale ou les importations.

P : production ; G : dépenses gouvernementales; C : consommation;

I : Investissement ; M : Importation ; X : Exportations.

P + M = C + I + G + X

7500 + 1545 = 45 + 1590 + 1350 + 1605

9045 + 9045

Les opérations de répartition decrivent la manière dont les revenus circulent entre les agents.

.a : salaires; b :impôts ; c : salaires des fonctionnaires et prestations sociales. ; d : impôts des ménages.

CF = BF

300 = 150 + 90 +60

Les opérations financières nous montre comment s’effectue la compensation entre la BF et la CF.

Dès le XVIIIème siècle, françois Quesnay expliquait déjà que les capacités de financements permettaient les besoins de financements des autres.

2)Les limites de la comptabilité nationale.

→ La CN ne peut pas tout décrire ni tout mesurer ; La mesure de l’activité éco sera tjours imparfaite, car elle repose sur des conventions, qui sont des choix d’analyses théoriques (ici l’analyse keynesienne).

Elle est également imparfaite sur la précision des données et des séries longues :

-Chaque année, l’Insee publie les comptes provisoires de l’année précédente, des comptes semi-définitifs d’il y a 2 ans et définitifs de 3 ans avant. Il faut des délais pour effectuer des arbitrages, où l’on confronte des sources de données différentes et parfois contradictoires. Ces chiffres peuvent donc être modifié.

-Pour les séries longues, les méthodes de la comptabilité nationales changent, les définitions peuvent évoluer ; Les chiffres en sont par conséquent modifiés. – ex : l’année de base est régulièrement renouvellée. Quand on change d’année de base, on recalcule tout les chiffres des années précédentes et on effectue une rétropolation. En mettant en place le SEC95, on a changé la définition de l’investissement. Il a donc fallu recalculer les agrégats.

-La comptabilité nationale ne prend en compte que partiellement des indices de prix. On cherche à évaluer les évolutions à prix constants, c’est pourquoi on calcule des échelles de prix – entre 1980 et 2000, les prix ont été multipliés par 2,2.

-Les produits utilisés sur moyenne ou longue période sont souvent très différents. Il est donc difficile d’établir une comparaison précise à ce sujet.

-Les flux enregistrés sont uniquement monétaires ; Cela reviens à privilégier l’évaluation marchande de la vie économique.

-Les services et échanges non marchands sont difficiles à percevoir car par définition non rémunérés. La production est donc très certainement sous-évaluer, et par conséquent le niveau de vie des ménages aussi.

-L’activité non déclarée ou clandestine, c’est-à-dire l’économie souterraine ou informelle, n’est pas déclarée non plus.

-Dans les PMA, les prix ne sont souvent pas déclarés ou de manière imprécise. Dans certains pays, l’économie informelle prévaut sur l’économie réelle, dans d’autres les chiffres sont gonflés pour camoufler la réalité.

-On décrit mieux la production matérielle que la production immatérielle.

-Les prix ne reflètent pas toujours bien l’utilité sociale des produits, donc le niveau de vie réel des habitants. Certains prix, comme l’essence le tabac et l’alcool, sont par exemple très taxés. Dans le cas du tabac et de l’alcool, ils ont un coût élevé alors qu’ils entrainent des nuisances.

-Certains prix affichés par les marchés ne sont pas forcément des indicateurs de dévellopement durable.

-Dans le PIB, on additionne des externalitées positives et négatives – scolarité, pollution de l’air, etc… Le PIB n’est pas un bon indicateur du bien-être des individus. Les données de la comptabilité nationale ne suffisent donc pas à évaluer la qualité d’un pays. Depuis les années 90, le PNUD cherche à dépasser ces imperfections par les indicateur d’IDH et d’IPH.

-Les unités monétaires ne sont pas équivalentes ; On utilise pour cela des taux de changes, cependant flottants depuis les années 70. On utilise donc des taux de conversion en Parité de pouvoir d’achat(PPA). On le calcule en prenant des paniers de biens que l’on suppose équivalents, et dont on compare le prix. Cela est relativement simple pour des pays proches, mais beaucoup plus compliqués pour des pays éloignés culturellement et/ou en terme de dévellopement.

II – Le systeme européen de comptabilité (SEC)

→ Actuellement on prend pour base l’année 2005 (SEC2005)

  1. Le cadre du SEC95.
    A) les conventions principales.

    Cadre temporel :

    -En France, année civile

-Au Japon, au mois d’avril.
-Aux Etats-Unis, 1
er Juillet.

 

Les comptes de stock nous renseigne sur un certain nombre d’indications à une date donnée.

Les comptes de flux indiquent les variations pendant l’année civile.

Exemples :

-La population française est évaluée au 31 Décembre(stock). Elle évolue au cours de l’année(flux).

-La masse monétaires est évaluée au 31 Décembre. Le flux correspondant serait la variation au cours de l’année.

-Capital physique (flux, batiments)…

Pour les biens durables de production, on va pratiquer un amortissement – mesure de depreciation de ce capital. On le calcule en estimant la durée de vie du matériel, et on divise le prix du matériel par la durée de vie.

Pour les biens non durable de consommation, on ne pratique pas l’amortissement ; On considére que l’unité est consommée l’année où elle est achetée.

L’Insee tient 4 comptes trimestrielles, qui sont des comptes simplifiés, établis pour répondre au besoin d’informations conjoncturelles. Cela permet de connaître plus vite la situation de l’économie au cours de l’année.

Le cadre spatial.

L’économie nationale désigne l’ensemble des unités résidentes sur le territoire économique nationale.

Le territoire économique désigne la métropole – incluant Monaco, les DOM, les enclaves territoriales, l’espace aérien national et les eaux territoriales. Les TOM ne sont pas comptés dans le territoire national.

Les unités résidentes sont les agents économiques ayant un interêt sur le territoire pour une durée au moins égale à un an. Ce peut être des personnes physiques ou morales. Les filiales de société étrangères en France sont comptabilisées.

Il existe aussi une comptabilité régionnale : ces comptes régionnaux se sont dévellopés depuis la décentralisation de 1982. Il existe cependant des entreprises pluri-régionnales.

Les conventions comptables :

On peut mesure le patrimoine naturel.

Tout les comptes sont présentés sous forme de tableaux en deux parties, toujours équilibrés.

On enregistre l’activité économique sur la base des droits constatés : on enregistre de l’apparition des produits, d’une créance jusqu’à sa disparition ; Les droits constatés se distinguent des reglements effectifs.

On ne peut pas suivre toutes les opérations de la comptabilité nationale à la trace – probleme d’échelle. C’est pourquoi on remplit un cadre comptable en recoupant toutes les informations dont on dispose.

B)Les nomenclature des agents et des opérations.

1) La nomenclature des secteurs institutionnels
a) Divers regroupements possibles

-Selon l’appartenance à une classe sociale – approche sociologique
→ En France, systeme des PCS

-Optique institutionnel – menage, entreprise, etc…
– Optique fonctionnelle – selon la fonction économique.

Dans le SEC95, on combine les optiques institutionnelle et fonctionnelle : Cela donne des secteurs institutionnels.

Secteur institutionnel : Regroupe les agents économiques en fonction de leur comportement économique, et en fonction de leur aspect institutionnel. On dénombre 5 secteurs institutionnels plus le reste du monde

-Les sociétés non financières (Entreprises) ont pour principale fonction de produire des biens et services non financiers. Elles ont pour ressource les résultats de la vente de cette production. On distingue des sociétés privées et publiques.

Depuis le milieu des années 80, le poids des sociétés publiques dans la production a fortement baissé. Au milieu des années 80, elles représentaient environ 3500 sociétés. On en compte seulement 938 aujourd’hui. La part des sociétés publiques dans l’emploi a aussi fortement baissé.

  • Les sociétés financières : Elles ont pour principale fonction de fournir des services d’intermédiation financière, mettant en relation des agents économiques avec capacité et besoin de financement. Elles financent l’économie, collectent et répartissent des moyens de financements. Elles s’enrichissent par les placements boursiers et taux d’interets.

En France, Banque centrale, institutions financieres monétaires ( Crédit Agricole, BNP…), organisme de placement collectif de valeur mobilière, ou OPCVM, chargés de placer des fonds sur les valeurs mobilières (SICAV, SCPI, FCP). Les sociétés d’assurance vendent des garantis de payement en cas de realisation d’un risque. Les ressources sont des cotisations volontaires. Les fonds de pension collectent de l’épargne représente près de 60% du PIB aux Etats-Unis.

  • Les administrations publiques : Les prelevements obligatoires sont des ressources versées par les salariés et entreprises. On distingue trois types d’administrations publiques : administrations centrales (Etat, universités, cnrs, cea, musée) locale (communes, dpt, régions, communautés urbaines, chambres de commerce et d’agriculture…) et de sécurité sociale (hôpitaux, assurances publiques…)

Ces limites étant floues, on va considérer qu’il s’agit d’une production non marchande dès lors que le financement publique couvre durablement 50% ou plus des coûts de production.

La règle du traité de Maastricht prévoie de ne pas dépasser 3% de déficit concerne toutes les administrations publiques.

-Les ménages : comprenant aussi les entreprises individuelles. Ces agents ont pour principale fonction la consommation, pour les entreprises individuelles la production. On parle parfois de ménages collectifs, c’est-à-dire de groupements d’invidivus vivant en collectivité – maison de retraite, foyer… –

-Les Institutions sans but lucratifs au service des menages(ISBLSM) : Ils fonctionnent par ventes occasionnelles, versements sous forme de subventions et dons volontaires. On y trouve par exemple des syndicats, des congrégations religieuses, des partis politiques, des associations.

  • Les RDM

2)La nomenclature des opérations

On distingue 3 grands types d’opérations : sur bien et services, financieres et répartition.

→ Les opérations sur biens et services – on rappelle les ressources d’origines (production, importation, consommation et FBCF pour l’emploi, enfin exportations). Le champs de la production correspond à une convention qui a évolué au cours de l’histoire de le pensée économique. Par exemple, pour J.B. Say, la production est la production de biens et de services utiles et susceptibles d’être échangés. Pour les auteurs néoclassiques, la production designe toute activité permettant de satisfaire un besoin. → La production est l’activité sous contrôle d’agents économiques combinant des ressources en main d’oeuvre, capital, bien et services, pour fabriquer des biens et des services. En sont exclus les processus purement naturels. Du fait de ces définitions, il faut distinguer la production marchange – impliquant un prix de vente – et non marchandes.

NB : dans la comptabilité nationale, on distingue les prix de base et d’acquisition. Le prix de base est le prix facturé par le producteur, plus les subventions sur les produits, moins la TVA et autres impôts sur le produit. Le prix d’acquisition est le prix payé par l’acheteur sur le marché. Ce dernier est calculé en soustrayant le prix de base à .

→ Ces prix servent à évaluer les productions marchandes : Les productions non marchandes sont évaluées à partir des coûts de production ;

→ Les consommations intermédiaires sont les biens et services consommées au cours du processus de production. Elle permet de calculer la valeur ajoutée en la soustrayant à la consommation finale des ménages.

Les dépenses de consommation des ménages sont les achats des ménages plus les services marchands et non marchands fournies par les services publics. On parle parfois d’autoconsommation pour certaines ressources ( ex : potager). Il faut également prendre en compte les loyers fictifs.

Les loyers fictifs sont utilisés dans les études de la relation entre la consommation et le revenu.

La consommation effective des ménages désigne ses agrégats auxquels on ajoute la consommation de services non marchands invidualisables. Cet agrégat sert pour les comparaisons internationales, pour étudier les différences entre les pays. Cela pose cependant un probleme de mesure non unifiées ( par exemple, l’éducation n’est pas prise en charge de la meme maniere à chaque fois).

La FBC designe la formation brute de capital fixe(FBCF) plus les variations de stocks et les objets de valeur.

Les FBCF désigne les acquisitions moins les cessions d’actifs fixes (corporels ou incorporels).

Cela prend en compte les logiciels, œuvres originales, les frais de prospection minieres et petrolieres, et actifs civils mis en place par les militaires, pouvant etre ensuite utilisé à des fins civils. En revanche, les achats d’avions et de chars font parti des consommations intermédiaires.

L’investissement immatériel désigne les achats de logiciels, les dépenses de R&D, de formation, dépenses commerciales et de communication. Ces dépenses (sauf logiciels) ne font pas partis de la FBCF ; Elles sont considérés comme des coûts intermédiaires.

Les ménages ont aussi des dépenses de FBCF – achats immobiliers, entretiens de ces logements.

Les variations des stocks désignent les comparaisons entre ces variables d’une année à l’autre.

Importations et exportations

Importations : biens et services fournies par des unités non résidentes à des unités résidentes.

Exportations : biens et services fournies par des unités résidentes à des unités non résidentes.

On évalue les exportations FAB (Franco à bord), c’est-à-dire au prix du produit à la frontiere pratiqués par les exportateurs.

Les importations peuvent être évaluées FAB à CAF ( Cout assurance Frontiere), c’est-à-dire que l’on prend en compte le cout des assurances et des transports.

→ Le SEC95 évalue ces deux variables franco à bord.

=> Un produit va etre évalué par la cn en fonction de sa destination et pas de sa nature. Par exemple, une automobile acheté par un menage résident est une exportation, par un menage non résident une importation, par le ministere de la défense consommation intermédiaire, par une entreprise non financiere residente elle sera FBCF.

Rappel :

P + M = Ci + Cf + FBC + X

PIB + M = CF + FBC + X

B) Les opérations de repartition

→ Elles visent à répartir la valeur ajoutée entre les agents

répartition primaire : induite par la redistribution des facteurs de production.

Redistribution/repartition secondaire : redistribution opérée par les administrations publiques – PO et prestations sociales.

a) Opérations de repartition primaires.

→ Rémunération des salariés = cout global du travail pour les employeurs. Cela prend en compte le salaire brut, c’est-à-dire le salaire net(60%) plus les cotisations patronales(15%) et salariales(25%).

→ Les bénéfices réinvestis des IDE sont intégrés au revenus de la propriété qu’on appelle loyers ; Ce sont ici des loyers correspondant à ceux perçus par les propriétaires de ressources, non pas de logements !

→ On distingue les impots sur la production et sur les importations : taxes douanieres sur M, impots sur les produits ET sur la production

→ Les subventions d’exploitations sont versés aux entreprises pour faciliter certaines activités.

  1. Les opérations financières

Elles concernent les actifs et passifs financiers des agents économiques. Les créances sont actifs, les engagements sont passifs. Elles sont classés en fonction de leur degré de liquidité et des caractéristiques juridiques. L’or monétaire et les DTS sont des actifs internsontationaux qui ne sont détenus que par les banques centrales et le fond monétaire international.

Le numeraire (monnaie fiduciaire) fait parti du passif de la banque centrale. Les dépots à vue sont transferables grâce aux virements, via la monaie scripturale.

Deux rubriques principales :

-titres de créances négociables (bons du trésor, obligations privées et les billets de trésoreries (créances privées à court terme)

-les produits financiers dérivés, en fort dévellopement depuis les 80’s. Ce sont des contrats financiers entre un acheteur et un vendeur, en référence à un notionnel ( actions, obligations, paniers d’actions, prix des matieres premieres…) qui sont des références variés permettant de determiner les constantes.

Les acheteurs de ces contrats esperent que le cour augmente, ce qui doit générer une rémunération et une augmentation des actifs. Ces produits peuvent permettre des opérations de couverture – ex : coût du prix en kérosene pour les compagnies aériennes : elles achetent du kérozene pour dans 6 mois, mais au prix d’aujourd’hui. Pour que ces produits puissent couvrir, cela suppose qu’un autre agent a pris le pari inverse.

Dans les périodes instables, les speculateurs vont aggraver la chute des prix ou le montant d’une dette. Les options permettent aussi de se couvrir, dans la mesure où l’on prend un engagement qui n’est pas obligatoire (les primes sont plus élevés que pour un contrat à terme).

→ Elles ont connus un dévellopement considérables depuis les années 80 – innovations financières.

Les opérations financières regroupent des crédits. On distingue les crédits de court terme et long terme.

Les actions sont des titres de propriété d’une entreprise. Cela permet de percevoir des dividendes. Les autres participations sont des parts de SARL, où le capital n’est pas divisé en actions mais en parts.

Les provisions techniques d’assurance sont les sommes mises de coté par les sociétés d’assurance ou les fonds de pension pour faire face à leurs engagements ; Ces provisions techniques sont des engagements, mais pour les ménages il s’agit d’un actif détenue aupres de la société d’assurance.

Le terme autres comptes à recevoir désigne les règlement non perçues avant le 31 Decembre.

2)Le tableau des entrées et sorties.

Permet de mesurer l’équilibre des opérations par produits et d’analyser les branches productives.

Cela montre ainsi la répartition primaire de la valeur ajoutée, entre travail, capital,et administrations ; A l’origine, les premiers tableaux ont été mis au point par Leontief en 1941. Cela mesurait la structure de l’économie américaine sur la période 1919-1929. Ce tableau a permis de décrire le systeme productif des Etats-unis pendant cette période.

A) Structure des TES

→ Composé de 6 tableaux articulés entre eux ; On utilise une nomenclature des produits et des branches, qui servent de base à constuire les TES. Au niveau le plus simple, 5 produits et branches : agriculture, industrie, construction, services et agriculture

a) La nomenclature des produits et des branches 10, 17, 38, 66, 88.

NB : La construction concerne la production de biens immobiliers.

→ Une branche regroupe des unités de productions homogènes, c’est-à-dire des unités de production fabriquant soit un meme produit, soit un meme type de produits.

Avec le changement de base en 2005, on fait apparaître plus nettement les branches liées aux technologies de l’informations et de la communication, ainsi que les activitées liées au dévellopement durable.

b)Description et lecture du TES.

Composé de 6 tableaux :

-Ressources en produits – prix de bases puis prix d’acquisitions.

-Tableau des consommations intermédiaires

-Tableau des emplois finales.

-Comptes de production par branche

-Tableau des transferts.

-Tableaux des comptes d’exploitation des branches.

(insérer : piece n°3)

On peut lire en ligne l’équilibre pour chaque produit les ressources du tableau 1.

P.4 → Tableau des ressources en produit :

-Permet de mesurer la production en produits et les importations.

→ Ces productions sont exprimées en prix de base ; le but du tableau étant de passer à des ressources exprimées en prix d’acquisition.

→ Les lignes corrections territoriales et CAF/FAB mesures les exportations FAB – retire le coût de l’assurance et transports.

→ 3eme colonne : importations de service

→ 4eme:total importations

→ 5eme : total exportations FAB

Les corrections CAF/FAB concernent les lignes transports et activitées finanicères et assurances.

Passage des ressources prix de base à prix d’acquisition : on applique les marges commerciales et de transports ; Par convention, on suppose qu’elles n’existent pas pour les services. Pour ne pas les compter deux fois, on les retire sur la ligne commerce et sur la ligne transport.

Colonne suivante : impôts sur les produits, dont TVA.

Colonne suivante : subventions sur les produits. On repere le total qui représente environ 16 milliards d’euros. Les secteurs ayant le plus de besoins peuvent etre repérés.

Derniere colonne : total en prix d’acquisitions. On les obtient en les soustrayant aux prix de base.

P5 → Cons. intermédiaires

Lignes : produits

Colonnes : branches

Chaque ligne montre l’utilisation d’un produit par les différentes branches. Au bout de la ligne, on mesure la somme(Sigma) des consommations intermédiaires xij. On fait la somme de j variant de 1 à n au bout de chaque ligne.

Au bout de la premiere ligne, total des produits agricoles utilisées comme consommations intermédiaires par toutes les branches de l’industrie.

Dans la premiere colonne, on releve les consommations intermédiaires de la branche agriculture. En bas de chaque colonne, total des consommations intermédiaires de chaque branche, mesuré Sigma xij allant de i=1 à n.

En diagonale, on obtient des intraconsommations, c’est-à-dire pour chaque branche les consommations qu’un secteur fait dans son propre secteur.

En bas à droite, le dernier chiffre mesure le montant des consommations intermédiaires de l’ensemble de l’économie nationale.

P.7 → Total des emplois par branche.

3 emplois :

-cons finale

-FBCF

-exportations

→ Tout en bas : corrections territoriales et CAF/FAB

Cette ligne intervient 2 fois, dans la conso des menages et les exportations. Cette ligne permet d’avoir la consommation des menages résidants et les dépenses de cons finale des touristes en France ; On retire cette somme pour avoir la conso finale des menages résidants.

Dans l’avant derniere colonne (exportations) : mesure depenses des non résidants en France, qui vont être considérés comme des exportations.

Correspondent à différents secteurs institutionnels ; L’essenciel des dépenses de consommations est effectué par les ménages. On peut mesurer ces dépenses par produit ;

Colonne totale, en bas totale des consommations finales.

Idem pour FBC : on distingue les différents agents ; Le secteur institutionnel le plus important concerne les sociétés non financieres. Les ménages jouent un rôle important ; Les administrations publiques y contribuent par l’achat de batiments ;

Le total FBCF s’eleve à 373 milliards euros, le total FBC se voit ajouté les objets de valeurs et variations de stocks – en général des valeurs faibles.

Le total FBC représente 360 milliards d’euros.

Avant-Derniere colonne, total exportations FAB. Les exportations aéronautiques, chimiques, pharmaceutiques, y jouent un rôle important.

P6 → 3 tableaux :

-Comptes de productions par branche : mesure la valeur ajoutée de chaque branche. Au bout de la ligne, total des valeurs ajoutées du territoire en 2009. On le mesure en prenant la production des branches moins les consomations intermédiaires ;

→ Comptes de production par produits : on prend en compte les transferts. PAr exemple, les transferts agricoles : on soustrait 9 milliards qu’on ajoute au secteur agroalimentaire.

→ Ligne ventes résiduelles : ventes de produits par des branches non typiques : ex : certaines universitées vendent des polycopiés.

-Tableau des comptes d’exploitations par branche : permet de décrire la répartition primaire de la valeur ajoutée. Elle est ensuite répartie entre les salariés, les entreprises(EBE) et l’Etat. Attention à ne pas confondre les subventions d’exploitations et les subventions sur les prix.

B)Les utilisations du TES

a)L’équilibre des opérations sur les produits et les relations entre branches d’activité.

  1. L’équilibre Ressource-Emploi.

T : taxes ; SP : subventions sur produit ; Mt : montant transport ; Mc : montant CAF

P + M + Mc + Mt + T – SP = CI + CF + FBC + X

3379 + 475,2 + 0 + 201 – 16,2 = 1674,4 +1562,6 + 360,8 + 440,9

4039= 4039

On peut mesurer le PIB de 3 manieres :

-Total de la production : Somme des valeurs ajoutées + Impots sur les produits – Subventions sur les produits.

→ 1704 + 201 – 16,2 = 1889,2

-Total de la demande (logique keynesienne) : CF + FBC + X – M

→ 1562 + 360 + 440,9 – 475,2 = 1889,2

=> On utilise cette methode pour mesurer l’évolution de la demande

-Total des revenus : Rémunération des salariés + EBE + Impôts sur la production et les importations – Subvention (sur produits et exploitations).

→ 1008,8 + 632,2 + 201 + 87,8 – 16,2 – 24,4 = 1889,1

° 3eme utilisation possible : contribution à la croissance

P10

PIB = CF + FBC + X – M

On peut le décomposer en regardant la variation du PIB sur le PIB (voir annexe)

En 2010, la cons finale a augmentée de 1,3. On fait 1,3 * (1435,2/1932,8)= 1,3*0,742=0,965

Total FBC : diminue de 0,2. On fait -0,2 * (373/1932,8)= -0,2 * 0,20 = -0,02

On retient que la FBC représente environ 20% du PIB

→ Coefficients techniques :

notés aij, mesure rapport entre valeurs et produits

  • aij = (xij / Pj) * 100 : Ces coefficients techniques permettent de repérer l’importance d’une Ci dans la production d’une branche.

  • Ex : quel est l’importante de la R&D dans le secteur pharmaceutique ?

Réponse : a*i(R&D)*j(Pharmacie) = (xij/ Pj) *100 = 14,0%

=> 14% de la valeur du produit pharmaceutique est issue des recherches en dévellopement.

En calculant tout les coefficient, on obtient une matrice des coef techniques. Ils traduisent les relations entre les branches, décrivent le systeme technique. On la trouve dans les modèles de prévisions des économistes.

b)le TES comme outil de précision.

A partir de ces éléments, on va pouvoir effectuer des prévisions, en particulier on peut mesurer précisémment l’impact d’un choc économique – ex : choc pétrolier, pénurie dans un secteur localisé…) De meme, on peut mesurer les branches où la production augmente. Le TES permet de mesurer les effets d’un choc économique quelconque sur l’économie française. Il est dès lors un outil important dans les études de conjoncture économique.

Dans les modernes à court termes, on suppose que ces coefficients sont constants. En réalité, ils peuvent varier à cause du progres technique, la composition des branches, les prix des consommations intermédiaires.

Les comptes des secteurs institutionnels.

On peut distinguer trois types de comptes :

-Les comptes d’opérations courantes : exprimés en emploi-ressource.

-Les comptes d’accumulation : exprimés en variation d’actifs et de passif.

-Les comptes de patrimoine : exprimés en encours d’actifs et de passifs, c’est à dire qu’ils constituent des stocks d’actifs et de passifs.

A) les comptes d’opérations courantes.

P3 → comptes de production

Ces comptes permettent de calculer la valeur ajoutée. Ce compte va être relié au compte suivant, car la valeur ajoutée apparaît en ressource dans le compte suivant, en emploi dans le compte présente.

→ Comptes d’exploitation

-Décrit la valeur primaire de la valeur ajoutée. Ces deux comptes permettent de décrire la répartition primaire de la richesse, c’est-à-dire de la valeur ajoutée.

→ Compte de distribution des revenus secondaires

-Décrit les opérations de redistribution.

→ Compte d’utilisation du revenu.

-Montre l’utilisation du revenu dans sa répartition entre consommation et épargne.

B) Les comptes d’accumulation et de patrimoine

-les comptes d’accumulation sont au nombre de 2

→ Compte de capital : principale ressource, épargne brut ; Principal emploi, FBCF. Deux situations possibles : épargne > FBC (capacité de financement) ; épargne < FBC (besoin de financement). Il ne faut pas confondre l’épargne (ressource) et la capacité de financement. Solde équivalent à celui du compte financier.

→ Compte financier

On a recours à des ajustement car les sources variées ne correspondent pas toujours.

→ Compte de patrimoine

-Comparaison des stocks d’actfs et de passif. On peut calculer la valeur nette du patrimoine : différence entre ce que les agents économiques possedent et ce qu’ils doivent. Les agents ont généralement une valeur du patrimoine nette positive.

c)Comptes du reste du monde.

Ces comptes décrivent les relations entre unités résidentes et non résidentes. Ces comptes sont établis du point de vue du reste du monde → une ressource pour le reste du monde est un emploi pour l’économie nationnale (et vice versa). Ces comptes sont une innovation du SEC95, permettant d’utiliser les données de la Comptabilité nationale et de les comparer à celles des balances de paiements.

  1. La synthese des comptes : le TEE et le compte financier.

A)La TEE

a) Presentation

Le tableau économique d’ensemble va nous donner une vision synthétique du fonctionnement de l’économie à travers les 3 séries de comptes – courants, d’accumulation et de patrimoine. L’épargne brut fait le lien entre comptes courants et d’accumulation.

b) Organisation du TEE

P.8-9 → chaque ligne correspond à une opération ou à un solde.

Les colonnes représentent les secteurs institutionnels. La colonne biens et services permet de retrouver toutes les opérations sur les biens et services. Elle permet aussi d’avoir un équilibre pour chaque ligne entre emplois et ressources.

-Lecture horizontale : on repere l’importance des secteurs institutionnel dans telle ou telle opération.

Agrégats et ratios

c1) Les agrégats

Les agrégats sont des grandeurs synthétiques qui caracterisent l’économie nationale.

Avec le TEE, on peut retrouver le PIB (1889), le RNB (1918), qui est en France assez proche du PIB. Cette relation n’est pas forcément vérifiée, notamment dans des petits pays où sont présentes des grandes entreprises.

Le RNBD (revenu national brut disponible) représente le revenu dont les agents peuvent disposer apres versement des impots et des subventions. Il est assez proche du PIB (1884).

L’épargne brut est la somme disponible dans l’économie pour financer les investissement – elle représente 321 milliards d’euros.

Le solde capacité ou besoin de financement est de -38,8. Cela signifie que l’épargne nationale est insuffisante pour correspondre aux besoins. Les sociétés financieres et administrations publiques ont des besoins de financement. Les déficits publics alimentent la dette publique. Dans la situation française, pres de 2/3 de la dette sont détenus par des agents non résidents. On peut répérer la DIB (dépenses intérieure brut)

DIB : CF + FBC = PIB – X + M = 1889,2 – 440,9 + 475,2 = 1923,4

FBC = 475,2 = 373,0 – 12,7 + 0,5 = 360,8

c2) Les ratios de comportement

Permettent de répérer la situation de l’économie française.


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Alban

Professeur en Economie Gestion (Comptabilité/Finance) accompagne étudiants filière expertise comptable en comptabilité, finance, contrôle de gestion

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