I/ Les inégalités du marché

  A) Les indicateurs de mesures des inégalités économiques

Les indicateurs de disparité (de richesse) et de dispersion permettent de mesurer les inégalités de revenus.

La disparité met en valeur la grande différence de richesse entre les plus riches et les plus pauvres.

La dispersion montre que les richesses ne sont plus réparties entre une ou deux personnes, mais elles sont fragmenté entre plusieurs familles (opposé à la concentration).

    1. Les indicateurs de disparité et de dispersion

  • L'indicateur de disparité :

Il va permettre d'évaluer quels sont les revenus perçut par les individus en fonction de leur profession et de leur catégorie sociale d'appartenance (PCS), du sexe, l'âge, du secteur d'activité, de la localisation géographique...

  • L'indicateur de dispertion :

Il va montrer la façon dont les revenus se répartissent dans une population étudiée (ex : répartition au sein des salariés féminins).

La population qui va faire l'objet de l'étude va être classée dans l'ordre croissant des revenus puis divisé en parties de tailles égales appelées des fractiles.

L'INSEE utilise une distribution en décile (porte sur un nombre plus restreint que la fractile). Quand on parle du 1er décile qu'on appelle d1, on désigne le seuil de revenu qui ne dépasse pas 10% de la population alors que 90% de la population perçoit plus que ce seuil de revenu.

    2. La mesure de la concentration des revenus

La courbe de concentration (qu'on appelle aussi la courbe Lorenz) mesure la part de salaire, la part de revenu et la part de patrimoine que possède un pourcentage cumulé de ménages.

  B) L'état actuel des inégalités de revenus de France

La stabilité relative de l'éventail des salaires est contre-balancée par le décrochage de nombreux actifs qui sont touchés, par le chômage et la précarité de leur emploi (ex : CDD de plus en plus fréquents), et par l'accroissement rapide des revenus du patrimoine au détriment des revenus du travail.

    1. La stabilité de l'éventail des revenus salariaux

Les inégalités de salaire net à pleins temps sont beaucoup plus faibles que dans les années 50/60.

Le rapport entre le décile le plus faivle et celui le plus fort des salaires à temps complet est passé de 4,2 à la fin des années 60 à 3 depuis les années 70.

    2. L'accroissement des inégalités de revenus

La fragilisation de la relation à l'emploi à cause du chômage, de la précarité et du temps partiel à creuser les écarts de revenus entre les personnes et a été à l'origine d'une nouvelle pauvreté. On a à l'heure actuelle plusieurs personnes qui n'accèdent pas à un emploi stable et complet, ce qui dégrade leur niveau de vie.

    3. Les inégalités de patrimoine

Le patrimoine se constitut par les transmissions d'une génération à une autre, ou par la capacité d'épargne d'un ménage. Les patrimoines sont plus concentrés que les rvenus d'activités. 10% des patrimoines les plus riches recueillent 46% du patrimoine total français, alors que la moitié des ménages les moins riches n'en possède que 9%. Les revenus du patrimoine ont augmentés plus vite que les revenus d'activité, et cela accentue les inégalités.

 

II/ La politique sociale

  A) La politique sociale et ses effets sur les inégalités

Normalement la politique sociale à pour but la réduction des inégalités tout d'abord de revenus et de lutter contre la pauvreté.

    1. Les domaines de la politique sociale

En France, la politique sociale repose sur 2 logiques. Tout d'abord, sur une logique d'assurance sociale qui permet aux travailleurs d'être assurés contre un certain nombre de risques tels que le chômage, la vieillesse...

Le tout en contre-partie de versements de cotisations sociales. La logique d'assistance sociale permet de protéger les ménages les plus touchés par les risques et qui sont les plus pauvres au nom de la solidarité nationale.

Les politiques sectoriels marquent l'engagement de l’État en matière d'accès à l'emploi, de formation professionnelle et de logement.

    2. Les effets de la politiques sociale sur les inégalités de marché

L'Etat dispose essentiellement du SMIC afin de prévenir le creusement des inégalités. Par ailleurs, on a constater que le SMIC est un outil limité. Tout d'abord parce qu'une hausse du SMIC à des effets négatifs sur le travail peu qualifié, d'autre part car le SMIC est peu adapté dans un domaine d'instabilité et de précarité d'emploi.

A plus long terme, l’État développe des actions en matière de santé publique et en matière de logement.

Le système redistributif permet d'accroître le revenu des plus modestes et d'éviter pour la plupart d'entre eux de tomber dans la pauvreté.

Dans cet ordre d'idée, les prestations sociales ont un grand rôle dans la modérations des inégalités grâce aux versements des prestations non contributives aux ménages les plus démunies.

L'impact des prélèvements fiscaux sur les inégalités de revenu est plus modeste, par rapport à celle des prestations. Si l'impôt est progressif (contrairement à la TVA qui est proportionnlle) il pèse dans la masse totale des prélèvements.

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Alban

Professeur en Economie Gestion (Comptabilité/Finance) accompagne étudiants filière expertise comptable en comptabilité, finance, contrôle de gestion

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