Introduction

La science économique fait partie des sciences humaines. Elle concerne les relations entre les hommes et les biens, et les relations entre les hommes eux-mêmes. Selon Alfred Marshall qui est un grand économiste anglais (1842-1924), « l’économie politique examine la part des actions individuelles ou collectives qui est consacrée au bien-être de l’homme. Comment atteindre ce bien-être est la question principale en sachant que les ressources permettant de l’atteindre sont en quantité limitée ». Selon Lionel Robbins en 1947, « la science économique est la science de l’allocation des ressources rares à des usages alternatifs ». Elle est donc maximiser le bien-être des individus en répondant à leur désir de consommation. Ce désir de consommation étant insatiable. Quels biens produire, comment produire ces biens et pour qui les produire sont les questions clés au regard de la science économique, elles trouveront des réponses différentes selon les différents systèmes économiques généraux que l’on considère.

Prenons les pays capitalistes du XIXème siècle, dont la base fondatrice de ces pays peut être résumée par la maxime d’Adam Smith : « tout individu ne se préoccupe que de sa sécurité propre et de son gain propre, et en faisant cela, il sert son intérêt particulier et l’intérêt global ». Personne ne doit  se préoccuper de quel bien produire, de comment les produire et pour qui les produire. C’est le marché qui permet de répondre à ces questions et selon Adam Smith de la façon la plus équitable et efficace possible.

Par exemple, quel bien produire : c’est le consommateur qui exprime des désirs (la demande), ces désirs sont reflétés dans le prix des bien dans une économie de marché. En effet, les prix des biens doivent théoriquement refléter les préférences qui s’expriment sur les marchés et orienter les capitaux vers les marchés pour lesquels la demande est la plus forte. Selon Adam Smith, la production de ces biens est déterminée par la concurrence entre différents producteurs. Seuls les producteurs efficaces sont à même de survivre.

Pour qui ?

Toujours selon Adam Smith, sera déterminé par le marché des services productifs. Le citoyen ou l’individu étant libre d’exercer soit le métier de travailleur (salarié), soit le métier de capitaliste (entrepreneur). La rémunération est alors constituée par les salaires, pour les salariés, et par les profits pour les entrepreneurs.
Dans les systèmes économiques collectivistes par opposition, les biens produits et leur quantité étaient fixés autoritairement par un plan de production, ainsi que les techniques de production utilisées. Le prix des produits, le niveau des rémunérations et les emplois attribués n’étaient pas libres, ils étaient aussi fixés autoritairement. Dans les faits, les économies socialistes ont toujours privilégié le secteur des biens de production (= séparation de la production nationale entre biens de consommation et biens de production (équipement)). En fait ils voulaient rattraper les économies de marché occidentales, pour cela, ils investissaient dans des biens d’équipement pour augmenter la productivité du travail. Dans le secteur des biens de consommation, ces économies ont toujours privilégié les biens de consommation dits primaires, de première nécessité, au détriment des biens de consommation de luxe.

Aujourd’hui, le système des pays capitalistes « évolués », le marché ne fait pas tout, il peut être défaillant. On a besoin de l’intervention de l’Etat, soit pour palier les défaillances du marché, soit pour produire certains services dits non marchands, soit pour stabiliser l’économie.
Musgrave en 1959 a définit trois fonctions qui sont désormais classiques à l’intervention de l’Etat dans les économies de marché :

Fonction de production de services non marchands

L’éducation, mais aussi dans certains cas de production de biens marchands : Renault. On constate cependant un désengagement de l’Etat de la sphère productive à travers ce que l’on a appelé la politique des privatisations. Il reste que l’Etat est sensible à la propriété des entreprises nationales et ce pour plusieurs raisons, donc une est appelée patriotisme économique : l’Etat ne tient pas à ce que certaines grandes entreprises nationales passent sous le contrôle étranger. Ex. l’Etat a incité à la fusion de Suez et Gaz de France. Cette position est critiquée au niveau de la commission européenne. L’indépendance nationale. Par rapport le secteur énergétique dans le cas français avec après la crise de 1973, la volonté de mener une politique de long terme, d’indépendance énergétique. S’est traduit par le développement de l’énergie nucléaire. Nous sommes ainsi passés d’un approvisionnement en électricité de 22% en 1973 à plus de 75% actuellement. Cette politique énergétique s’est aussi accompagnée d’économie d’énergies. A pris la forme de crédits d’impôts pour la rénovation de certains bâtiments, de la même manière pour l’achat de véhicules moins polluants.

Fonction de régulation et de stabilisation de l’activité économique

L’Etat doit avoir pour but d’assumer la plus grande croissance économique afin d’augmenter le PIB par habitant dans un contexte non inflationniste. Depuis la crise de 1973, l’inflation a été la résultante de politiques keynésiennes qui ne fonctionnaient plus. Cette fonction de régulation est une fonction essentiellement macroéconomique qui est assurée essentiellement par les instruments de la politique budgétaire et de la politique économique. Ex. On veut tendre à réduire les impôts pour soutenir la demande. On veut tendre à réduire les effectifs de la fonction publique car certains considèrent que la dette publique n’en est que pire. Le passage de la TVA de 19.6% à 5.5% dans le secteur du bâtiment pour les dépenses liées à l’amélioration de l’habitat a été justifiée à l’époque comme étant un facteur de soutient à ce secteur, et donc indirectement à la croissance. L’Etat intervient actuellement pour réglementer les prix dans la grande distribution avec pour objectif de diminution de -2%. (Marges arrières).

Fonction de redistribution de la richesse

Fonction sociale de l’Etat, que l’on mesure par l’importance des revenus secondaires dans l’activité économique ou par l’importance des prélèvements obligatoires dans le pays. Ex. La mise en place du revenu minimum d’insertion (en 1988 par François Mitterrand) qui avait pour but d’essayer de répondre aux difficultés des plus démunis par rapport à l’emploi. De même, le minimum vieillesse aide les personnes âgées en difficulté ne touchant pas de retraire. La couverture médicale universelle, entrée en vigueur le premier  janvier 2000. Actuellement, 1.7 millions de personnes sont affiliées à la CMU de base et 4.7 millions à la CMU complémentaire.

Une question que l’on se pose bien souvent : dans quelle mesure la science économique est-elle une science ? Dans les sciences de la nature, il n’y a théoriquement qu’un type de loi à découvrir. Existe-t-il des lois scientifiques en économie. Lorsque certains phénomènes établissent entre eux des rapports constants, uniformes, toutes les fois que certaines conditions sont vérifiées, on donne alors à ces rapports constants le nom de loi scientifique. Ex. loi de la gravitation universelle. Les lois économiques que l’on peut éventuellement reconnaître comme vérifiées sont,  par exemple, la diminution d’un bien si son prix baisse. Deuxième loi : la disparition de l’or en tant qu’instrument monétaire si le papier monnaie était mis en trop grande quantité. Loi de Gresham, la mauvaise monnaie chasse la bonne : dans certains pays, plusieurs types de monnaie en même temps, la monnaie émise en trop grande quantité fait disparaître l’autre. La baisse des valeurs mobilières à revenus fixes (obligations) lorsque le taux d’intérêt augmente. Ces lois ne s’appliquent que dans l’hypothèse où certaines conditions sont remplies et pourvu qu’une autre loi ne vienne pas en contrarier les effets. Ex. Dans le premier cas, on suppose que le marché du bien est régi par la concurrence pure et parfaite. Dans le second cas on remarque que l’or n’a plus réellement de fonction monétaire dans le nouveau système monétaire international. Cependant, lors de grandes crises, on peut toujours constater que la valeur de l’or peut évoluer en sens inverse de la valeur de la monnaie dominante. Dans le dernier cas, lorsque le taux d’intérêts augmente, le cours des obligations émises antérieurement diminue car il existe une relation inverse entre la valeur titre de l’obligation et le taux d’intérêt (rendement) qu’elle procure.

L’existence de ces lois économiques est incontestable mais les conditions de fonctionnement de l’économie et en particulier de la concurrence étant souvent imparfaites dans le monde réel, elles nous renseignent d’une manière approximative sur les conséquences de tels phénomènes.

Dans les conditions parfaites du marché où la concurrence serait parfaitement libres et où les hommes seraient guidés par leur intérêt personnel, Walras (1834-1910) définit l’économie pure (domaine de la science) selon laquelle on peut découvrir les lois naturelles qui régissent la production, la capitalisation et la circulation de la richesse sociale. Il définit aussi deux autres formes d’économies. L’économie appliquée qui définit les règles d’utilité suivant lesquelles doit s’effectuer la production de la richesse sociale. Elle recherche (cette économie) les moyens d’accroitre la richesse dans un pays par une organisation aussi bonne que possible. Il définit enfin l’économie sociale, qui s’applique à des études ayant pour objet la société humaine tout entière. C’est la recherche des lois morales qui devraient présider à la répartition de la richesse sociale. Si on construit une économie appliquée ou sociale, on est dans le domaine de l’art selon Walras. Bien souvent, les approches des économistes se réfèrent à des doctrines économiques, c’est-à-dire à des soubassements théoriques qui définissent des écoles de pensées : l’école Marxiste, l’école des Libéraux… Selon que vous appartenez à telle ou telle école, vous allez lire les faits avec une grille théorique. Selon les différentes doctrines, les moyens des politiques économiques utilisés ne seront pas totalement identiques. Par exemple, deux relances Keynésiennes en France en 1976, la relance Chirac et la relance Mauroy en 1981. Ces deux types sont basés sur un soutien à la demande, pour faire relancer la croissance et faire baisser le chômage. Seulement les moyens ne sont pas les mêmes : celle de Chirac est axée sur la relance des entreprises, celle Mauroy sur la dépense des ménages et la création d’emplois de fonctionnaires publics.

L’économie a développé beaucoup de relations avec d’autres sciences

L’économie avec la sociologie

Marx qui a donné (1818-1883) à travers la lutte des classes une définition avec différents groupes sociaux et de différents comportements déterminés par des impératifs économiques.

L’économie et l’histoire

on retrouve Marx avec une vision déterministe de l’histoire économique. Selon lui, chaque pays devait suivre un certain nombre d’Etats qui devait le mener inéluctablement à l’avènement de l’économie collectiviste. Rostow a développé dans les années 60 une autre approche déterministe de l’évolution économique dans les pays. Une évolution axée sur une économie de marché où il reprend les phases préalables de décollage (take off) de l’activité économique avec l’avènement de la consommation de masse.

…A mis en évidence l’importance des modifications de propriété, des biens communs dans la révolution industrielle de Grande Bretagne. La modification des structures juridiques des « enclosures » a été importante à cette époque pour fournir de la main d’œuvre. Robert Fogel a mis en évidence que l’on avait exagéré le rôle économique du chemin de fer dans le développement économique des USA. Ces auteurs ont eu le prix Nobel pour avoir renouvelé la recherche en histoire économique par l’application de la théorie économique et des méthodes quantitatives aux changements économiques et institutionnels. Ce sont des précurseurs de ce que l’on appelle actuellement la nouvelle histoire économique.

Relations entre économie et droit

le droit conditionne les activités économiques ainsi que l’on a pu le voir avec le système des enclosures. Rawls est un philosophe économiste juriste qui a travaillé sur la notion de justice sociale et par exemple, a travaillé sur l’accessibilité des citoyens aux différents services publics. Ex : comme vous le savez, les départements ont été créés après la révolution française, on a pris la taille de ces départements parce qu’il fallait que la préfecture ne soir pas situé à plus d’une journée de cheval allez retour de tout lieu du département. Gary Becker (prix Nobel 1992 d’économie) a développé des études sur l’influence du droit dans les comportements microéconomiques des individus,  en particulier par rapport au mariage et au divorce.

Entre économie et science politique

L’école du Public Choice avec James Buchanan (prix Nobel 1986) a posé les bases contractuelles et constitutionnelles de la théorie des décisions économiques et politiques. Les décisions économiques de l’intervention de l’état ne sont pas le fait d’individus dévoués au service public mais d’agents rationnels qui répondent à des demandes issues de groupes de pression. Le développement du marchandage parlementaire aboutit selon lui à la croissance de l’Etat et de ses dépenses pour satisfaire des minorités d’électeurs qui recherchent leur intérêt personnel et non pas la maximisation de l’intérêt général. Les interventions publiques sont alors déterminées sur un marché politique : le lobbying.

L’économie permet aussi d’expliquer le comportement des preneurs de décisions

La théorie des votes permet de comprendre les alliances politiques et d’expliquer certains paradoxes que l’on trouve dans les choix politiques. En particulier on peut expliquer le paradoxe de pont d’Orsay qui est : il existe une intransitivité dans les choix collectifs : il est possible qu’une majorité d’électeurs préfèrent  A à B, qu’une autre majorité préfère B à C et qu’une troisième préfère C à A. Ces recherches ont été menées par Quennet Arrow (prix Nobel 1975).

Les limites de la science économique : la science économique devient de plus en plus formalisée, elle construit des modèles qui sont une représentation simplificatrice de la réalité. En quelques sortes une représentation réductrice. Elle est aussi limitée par les préjugée économiques des chercheurs. Elle est aussi limitée par le fait que l’on ne puisse pas répéter des expériences à volonté comme dans les sciences dures. Il est donc presque impossible de prévoir l’avenir en économie et est bien souvent difficile de faire des prospectives.

Une théorie économique

c’est un mode particulier de représentation causale existant dans le système économique. On cherche à expliquer ou à donner une explication scientifique par rapport à des faits économiques. Ces explications devant permettre de décrire ce qui est et ce qu’il faudrait faire. Ce qui est, descriptif : une approche positive. Ce qu’il faudrait faire : une approche normative. Les économistes ont donc deux grandes orientations, à la fois ils expliquent les faits, mais ils conseillent aussi les dirigeants. Pourquoi peut-il y avoir différentes prévisions : il reste toujours des désaccords scientifiques, on est pas d’accords sur le schéma de causalité du chômage, les décisions économiques ont souvent des effets redistributifs, certains y gagnent et d’autres y perdent. Le choix d’une politique dépend alors du système de valeurs auquel le décideur appartient. Derrière ces différences, l’important est la dimension scientifique d’une théorie. On dit qu’une théorie est scientifique si les propositions sur lesquelles elles débouchent ne peuvent pas être infirmées par l’observation empirique. Selon Karl Popper, on ne peut jamais dire qu’une théorie est nécessairement vraie, en revanche, il suffit d’une seule proposition en sens inverse pour qu’une théorie soit réfutée : la science n’accepte pas l’exception, elle est universelle. Pour lui le choix entre deux théories s’effectue en faveur à celle qui possède le contexte le plus large par rapport à la théorie existante. On choisit donc la théorie qui explique le plus, qui englobe le plus.  Exemple : l’interprétation de la crise de 1929 : les Keynésiens ont interprété la crise comme résultant d’une forte chute de la demande globale, réduction de la masse salariale, et surtout montrent que l’Etat doit intervenir pour rétablir l’équilibre. Les monétaristes avec Milton Friedman ont interprété plus tard la crise de 1929 comme résultat de la mise en place dans les années 20 aux USA d’une politique monétaire déflationniste. Kindle Berger en 1973 interprète la crise de 1929 par l’absence d’une puissance mondiale forte, s’étant d’abord déclenchée aux Etats-Unis puis propagée au reste du monde par les réactions protectionnistes de chaque Etat. Selon lui, une puissance mondiale forte aurait empêché ce repli protectionniste. Les théories économiques évoluent lorsqu’elles ne permettent plus d’expliquer correctement les faits observés : le chômage. Dans les années 30 les économistes classiques considéraient que :

  • le chômage dans l’économie est essentiellement du chômage volontaire
  • il ne peut pas exister de crise due à une insuffisance de la demande
  • l’Etat ne doit pas intervenir dans l’économie

La crise des années 30 montre l’inadéquation de cette approche avec les faits, en particulier grâce à la théorie Keynésienne, où le chômage n’est pas volontaire, il résulte de l’insuffisance de la demande globale. Dans les années 60, la pensée dominante est celle des économistes Keynésiens. On a donc l’intervention de l’Etat par des politiques de « stop and go » dans la régulation de l’activité économique des pays industrialisés : l’Etat prend le relais pour relancer le système, soit il investit, soit il réduit son activité budgétaire. Le point faible de cette approche est qu’elle ne prend pas en compte suffisamment l’inflation. Dés le début des années 70, la tendance inflationniste a été marqué dans un certain nombre de pays dont les USA. La pensée monétariste est apparue plus adaptée pour expliquer ce que l’on a appelé la stagflation, c’est-à-dire la stagnation de l’activité économique et l’inflation. On opte donc vers de nouvelles politiques économiques.

On peut distinguer deux branches principales dans l’économie :

  • La microéconomie
  • La macroéconomie

La première est l’étude des actions économiques des individus, la seconde est l’étude de l’évolution économique globale, de l’évolution d’agrégats comme le PIB mais aussi l’évolution de l’emploi global, du RNB etc. Ces principales préoccupations sont le chômage, l’inflation, le solde des échanges extérieurs etc.

La création d’entreprises à l’échelle microéconomique est le choix d’un individu de se lancer ou non dans la création d’une activité économique. Ce choix résulte de la mise en balance d’un coût d’opportunité d’entreprendre avec une espérance de rétribution. Ex : quitter un emploi salarié sur, l’espérance de rétribution serait d’obtenir un revenu supérieur. Le choix s’effectue donc par la comparaison de ce que l’on perd, avec ce que l’on espère gagner, un revenu escompté. Ce choix est aussi dicté par l’attitude de l’individu par rapport aux risques. En effet, le profit de l’entreprise nouvelle est aléatoire. D’autres motivations comme le goût de l’indépendance, le désir d’accomplissement de soi peuvent aussi entrer en ligne de compte dans ce choix.

A l’échelle macroéconomique, on prend en compte des facteurs plus globaux, c’est-à-dire la croissance de l’activité économique : si elle est forte, elle peut susciter des possibilités de rentabiliser une entreprise nouvelle. Si  en France, dans la population de nouveaux entrepreneurs il y a une proportion élevée de nouveaux entrepreneurs.

Les théories économiques comme nous venons de le voir sont datées. Elles dépendent du temps. Son introduction dans les méthodes d’analyses nous permet de distinguer la statique. C’est l’analyse des ajustements instantanés. Attention cependant, la vitesse d’ajustement n’est pas déterminée. La statique peut être aussi le très long terme. Ce qui compte c’est le résultat dans l’analyse des processus qui permettent d’aboutir aux résultats économiques, suite à la politique économique que l’on a mené. On distingue aussi la dynamique courte. L’exemple type est celui du multiplicateur Keynésien : on regarde l’effet d’un mécanisme à court terme. On dépense 100 milliards ou plus supplémentaires et on regarde combien cela génère d’emplois au bout de 5 ans. On distingue aussi la dynamique longue qui étudie les phénomènes d’accumulation, les modèles de croissance. On modélise la croissance du PIB / hab. Selon la méthode analytique, toute chose égale par ailleurs. La dynamique historique des classiques : certains auteurs avaient une vision de l’évolution définitive des systèmes économiques, de ce qu’ils devaient devenir dans le très long terme. Par exemple Ricardo obnubilé par la productivité décroissante des terres agricoles et par la démographie galopante au début du XIXème siècle prévoyait un accroissement de la rente foncière (les terres les plus productives bénéficiaient d’une rente), la disparition des profits des entrepreneurs et la marche de l’économie vers un Etat stationnaire, un Etat sans croissance. Cf. Marx. On distingue aussi l’analyse exentée qui saisit le phénomène étudié en début de période, avant que les réactions qu’il suscite ne se manifestent. Enfin, l’analyse expost qui saisit le phénomène étudié en fin de période après le déroulement des actions qu’il a entrainé. Les phénomènes sont constatés et expliqués par l’historique du déroulement des actions pendant la période.

Deux types de méthodes de raisonnement :

  • Méthode déductive ; on part de principes généraux, de lois que l’on suppose véridiques. On construit des modèles, et par un raisonnement logique, on déduit de ces modèles des propriétés d’optimisation, de recherche de la politique optimale. Dans ce type de méthode, les mathématiques recherchent  le comportement le plus adéquat pour atteindre son but.
  • On part des faits économiques qui sont établis par l’observation, on essaie de reconstruire les liens qui peuvent exister entre les variables. On dégage enfin des principes généraux, des lois économiques.

Bien souvent, la théorie économique se nourrit de l’observation : David Ricardo a construit une théorie du commerce international. Dans la construction de cette théorie, il s’était basé sur l’observation du commerce entre l’Angleterre et le Portugal.

Fred Marshall nous dit qu’il est inutile d’opposer ces deux méthodes puisque  dans la plupart des cas elles sont liées : « Les historiens font toujours des déductions et les auteurs les plus déductifs se réfèrent eux-mêmes plus ou moins à des faits observés » . L’économie a évolué vers une complexification croissante avec le recours à l’outil statistique.
Corrélation* : on ne privilégie pas une variable sur l’autre, est un lien.
Historiquement, l’analyse verbale puis littéraire a constitué une première étape dans le développement des théories économiques. Avec l’amélioration de la connaissance des faits, le développement des mathématiques, on utilise des méthodes de plus en plus complexes.

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