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Quelles sont les caractéristiques de l’Hassium ?

Par Joy le 20/03/2018 Ressources > Physique-Chimie > Tout Niveau > Le Tableau Périodique > L’Hassium

Présentation

L’hassium est un élément chimique qui porte le numéro 108 dans la classification périodique des éléments.

Quelle est la place de l'Hassium dans le tableau périodique des éléments ? Le tableau périodique des éléments.

Informations générales
SymboleHs
Numéro atomique108
FamilleMétal de transition
Groupe8
Période7
Blocd
Masse volumique41 g.cm-3
Propriétés atomiques
Masse atomique277 u
Configuration électronique[Rn] 7s2 5f14 6d6
Électrons par niveau d'énergie2 | 8 | 18 | 32 | 32 | 14 | 2
Système cristallinHexagonal compact
Propriétés physiques
État ordinaireSolide

Définitions

  • Numéro atomique : Le numéro atomique d’un atome représente le nombre de protons de ce dernier
  • Famille : L’UICPA (Union internationale de chimie pure et appliquée) a regroupé en 10 familles les éléments chimiques qui présentent des propriétés physiques et chimiques semblables
  • Groupe : Chaque groupe correspond aux éléments chimiques présents dans une même colonne du tableau périodique des éléments
  • Période : Chaque période correspond aux éléments chimiques présents dans une même ligne du tableau périodique des éléments. Ils partagent également le même nombre de couches électroniques. On en compte 7 au maximum
  • Bloc : Les éléments périodiques sont classés par bloc selon leurs propriétés et selon les couches électroniques jusqu’auxquelles elles sont remplies
  • Dureté :  La dureté d’un matériau représente la résistance qu’il oppose à la pénétration. On peut la mesurer selon plusieurs méthodes : la méthode par pénétration, la méthode par rayage ou encore la méthode par rebondissement
  • Point d’ébullition :  Le point de fusion correspond à un moment de pression et de température à partir duquel l’élément chimique bout, passant ainsi de l’état liquide à l’état gazeux

Rappel : La classification périodique des éléments, aussi appelée tableau de Mendeleïev, du nom de son créateur. C’est un chimiste russe qui en 1869 créa un tableau dont le but était de regrouper tous les éléments chimiques connus par points communs (groupes et familles par exemple). Il a souvent été ajusté et mis à jour depuis cette époque.

Sa dernière révision date de 2016 par l’UICPA (Union internationale de chimie pure et appliquée), une ONG suisse qui a pour but l’évolution de la physique-chimie. Le tableau périodique compte à ce jour 118 éléments.

L’UICPA, l’Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée est une organisation non gouvernementale ayant son siège à Zurich, en Suisse. Créée en 1919, elle s’intéresse au progrès de la chimie, de la chimie physique et de la biochimie. Ses membres sont les différentes sociétés nationales de chimie et elle est membre du Conseil International pour la Science.

L’UICPA est une autorité reconnue dans le développement des règles à adopter pour la nomenclature, les symboles et autres terminologie des éléments chimiques et leurs dérivé via son Comité Interdivisionnel de la Nomenclature et des Symboles. Ce comité fixe la nomenclature de l’UICPA.

Un peu d’histoire

Étymologie

Anciennement désigné sous le nom d’unnolictium, le nom hassium ne sera proposé qu’en 1992 à cause de la controverse entourant les noms des éléments transfermiens.

On appelle transfermien tout élément chimique dont le numéro atomique est supérieur à celui du fer (100).

Le nom hassium dérive de Hassia, nom latin d’Hesse, la région (ou land) d’Allemagne où est situé le centre de recherche l’ayant découvert.

Le nom hassium ne sera adopté qu’en 1997 après que la proposition de nom hahnium, de symbole Hn, eut été envisagé en 1994 en hommage à Otto Hahn, l’un des découvreurs de la fission nucléaire.

Où a été découvert l'Hassium ? L’Hassium a été découvert pour la première fois en Allemagne.

Premières découvertes

Il faudra attendre 1978 pour que soit tenté la première synthèse de l’élément 108. Celle-ci fut menée par un groupe de recherche soviétique mené par Iouri Oganessian et Vladimir Utyonkov à l’Institut unifié de recherche nucléaire à Doubna.

L’Institut unifié de recherches nucléaires, localisé à Doubna, en Russie à une centaine de kilomètres de Moscou est le plus grand centre de recherche international sur la physique radioactive.
Créé en 1956, il est né de la fusion de deux instituts de l’Académie russe des sciences. Plus de 5000 chercheurs y travaillent quotidiennement. Il compte neuf laboratoires :
– Laboratoire de Physique théorique Bogoliubov
– JINR Laboratoire de physique des particules
– Laboratoire des hautes énergies Veksler et Baldin (spécialisé dans les phénomènes relativistes
– Flerov Laboratory of Nuclear Reactions (spécialisé dans la physique des ions lourds)

Le but de la synthèse menée par les soviétiques était la production du hassium 270 et du hassium 264. Cependant, les données seront trop insuffisantes. Cinq ans plus tard, ils réaliseront une nouvelle tentative qui aboutira sur la production des deux isotopes souhaités mais aussi de l’hassium 263.

Un an plus tard, la synthèse du hassium 264 sera reproduite et confirmée. Mais cette année là, la synthèse du hassium sera également revendiquée par un groupe allemand mené par Peter Armbruster et Gottfried Münzenberg du Centre de recherche sur les ions lourds (Gesellschaft für Schwerionenforschung, GSI) à Darmstadt.

Pour ce faire, l’équipe a bombardé une cible de plomb 208 avec des noyaux accélérés de fer 58, ce qui a permis de produire trois atomes d’hassium 265.

L’attribution de la découverte du hassium fera alors l’objet d’un controverse dans le cadre de la guerre des transfermiens puisque celle-ci est revendiquée par deux groupes de recherche différents.

La controverse sur le nom des transfermiens ou guerre des transfermiens se déroule sur la période entre 1960 et 1997 et a pour sujet l’attribution des noms des éléments chimiques suivant le fermium dans la classification périodique des éléments, plus particulièrement les éléments dont les numéros atomiques sont compris entre le 102 et le 109.

Ce sera le Transfermium Working Group (TWG) qui tranchera et qui reconnaîtra, dans le rapport de 1992, le groupe de recherche du GSI comme découvreurs. Ils considèrent, en effet, les données obtenues par l’équipe de Darmstard comme plus précises, mais ils ne rejettent par pour autant la synthèse de l’éléments 108 par l’équipe de Doubna.

De cela a découlé le nom d’hassium pour l’élément 108 choisi par l’équipe de GSI, reconnu comme découvreurs.

L’Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) recommandera en 1994 que l’élément 108 soit nommé hahnium, de symbole Hn, en honneur à Otto Hahn sans prendre en compte la convention indiquant que le découvreur devait disposer du droit de nommer l’élément qu’il a découvert.

Ce ne sera qu’après des protestations du GSI et de l’American Chemical Society que l’UICPA adoptera en 1997 le nom d’hassium pour l’élément 108.

Avant cela, l’UICPA avait recommandé dès 1979 l’usage du nom unniloctium, de symbole Uno, pour l’élément 108 dans le cadre de la dénomination systématique. Cependant, l’utilisation de cette domination systématique n’était pas largement répandue parmi des scientifiques de ce domaines qui utilisaient le nom proposé mais pas encore accepté d’hassium ou faisaient référence à celui-ci en l’appelant élément 108.

Corps simple et composés de l’hassium

Que sait-on de l'Hassium ? L’Hassium n’a pas été assez produit pour qu’on puisse connaitre ses caractéristiques exactes.

L’hassium n’a pas fait l’objet d’étude expérimentale détaillée en raison des trop faibles quantités synthétisées mais il est supposé être solide à température ambiante.

Isotopes

Des isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons

Le hassium 270 sera synthétisé pour la première fois au début de l’année 2007. L’équipe internationale, dirigée par des chimistes de l’Université Technique de Munich et des chimiste du Centre de recherche sur les ions lourds situé à Darmstadt, y parviendra en bombardant du curium 248 pendant plusieurs semaines avec des ions magnésium 26.

Cet isotope du hassium comporte 162 neutrons et sa période de demi-vie atteint les trente secondes.

Ce sera la revue Physical Review Letters qui publiera les résultats de l’expérience.

Toxicité

Le hassium étant très instable, n’importe quelle quantité de celui-ci se décompose rapidement en d’autres éléments plus légers. Il n’y a donc aucune raison d’étudier ses effets sur la santé bien qu’il doive être manipulé avec précaution à cause de son caractère radioactif.

L'Hassium est-il dangereux ? Le Hassium est dangereux de par sa radioactivité mais son inexistence sur Terre ne fait pas de lui un élément dont il faille se méfier.

Écotoxicité

On dit d’un objet qu’il est écotoxique lorsqu’il est toxique pour l’environnement, c’est-à-dire polluant.

Pour les mêmes raisons que précédemment, il n’y a aucune raison de considérer le caractère toxique de l’hassium sur l’environnement.

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