Texte inscrit dans la révolution industrielle et technologique du XIXe siècle. Mutations urbanistiques. Réalité politique à la fin du XIXe siècle en évoquant l'hygiène.

Introduction

Jules Verne propose deux utopies urbanistiques, l'une française, l'autre allemande. L'extrait renvoit à la première : celle de Franceville, mégalopole californienne crée par un milliardaire Mécène comme le docteur Sarrasin. Le passage décrit l'organisation urbaine.

Un français, le docteurs Sarrasin, et un allemand, le professeur Schulze sont tous deux héritiers d'une fortune de 525 millions de francs d'une riche Bégum (épouse favorite du sultan = la reine). Avec sa part, Sarrasin construit en Amérique une ville idéale, basée sur les plus récentes techniques d'urbanisme et d'hygiène (allures utopiques) : Franceville. Schulze construit Stahlstadt, la cité de l'acier, une gigantesque usine à canon. Un espion de Sarrasin se trouve dans la ville de Shulze et devenir son confident, il lui expliquera son projet de détruire Franceville avec son gigantesque canon.

Comment un décor fictif devient-il un apologue proposant une réflexion politique ?

Le travail de l'écriture transforme un décor romantique.

a) Par l'énonciation : présent de narration => ironie car la fiction tente de devenir réalité.  Le présent devient un présent de la politique. Lexique de la rigueur ("simple"), lexique de l'organisation politique, lexique de la justice, lexique de la morale.

b) Ce travail de l'écriture, énonciateur et modalisateur fait apparaître le sens figuré du déco, son sens abstrait. Franceville, modèle de la rationalité ("tout", "partout")

c) L'écriture utilise des procédés de valorisation. Le système est idéalisé et travaillé par un discours que l'on pourrait appeler propagande.

=> le travail de l'écriture cherche à apporter au lecteur un message d'idée sur l'espace urbanistique du texte.

La présence d'un slogan.

a) Une formule injonctive : "nettoyer, nettoyer sans cesse" => système idéologique et politique. Verne s'adresse au lecteur ! Au départ, un idéal l'hygiénisme, permettant d'irradier les miasmes, cependant trop hypertrofié il devient une obsession. Entraîne un condiment social (transformations).

b) Société ou règne l'obligation : indices temporels, normes sanitères implacable. Lutter contre la pollution associé à ce gouvernement " central mystérieux" => question scientifique et idéologique.

=> Cette hypertrophie de l'hygiène, fonctionnant comme une idéologie, nous dévoile la face cachée de l'idéal, au départ séduisant (moderne).

Une réflexion angoissante sur une future dictature.

a) Une utopie angoissante, une contre utopie. L'urbanisme sur le couvert de la modernité et de l'hygiène s'apparente à un camp militaire, plus qu'à une cité merveilleuse.

b) La chasse à toute personne qui n'est pas utile règne.

c) Les monuments emblematiques de Franceville laissent à reflechir ("la blanchisserie, les séchoirs")

=> lecture figuré du texte, un régime dictatorial ou sous le prétexte de la ver le linge, on lave les esprits, on empêche les hommes de communiquer. Nouvelle dictature : l'hygiène.

Conclusion :

Cet extrait se transforme en un apologue (texte argumentatif). Propagande proposée par l'Etat dans sa fiction, par Sarrasin.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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