Questions

1)      Le vers 4 exprime la relation du poète à l'écriture. « Mon cœur » est une métonymie pour désigner les sensations éprouvées par l'auteur. Comparé à une éponge par une métaphore « tord » et « s'égoutte », il doit libérer des rimes comme autant de gouttes retenues par lui jusqu'à présent. La production poétique doit être de qualité « rimes d'or » et pour cela c'est au fond de ses émotions que le poète doit chercher de l'inspiration. Il profite du silence de la nuit pour s'adonner cette introspection fertile. Celle a pour vocation de le soulager des remords qui semblent le contrarier au point de l'empêcher de trouver le sommeil : « …las de subir mes vieux remords sans trêves ».

2)      Plusieurs systèmes d'oppositions structurent le texte : le poète est seul éveillé face à la foule des individus dormant : « Chacun cueille sa fleur…/ Et moi » (v. 2-3). En outre si la vie passée du poète semble avoir été agréable, le présent paraît douloureux : « …ma vie / D'innocence et d'amour » mais « …pour jamais défleurie »(v. 10), « perdu » (v. 12)

Commentaire composé

Relever les champs lexicaux dominants et les thèmes classiques de la poésie romantique (topoï).

Voici un plan possible pour cette étude:

1)      La nuit : puissance créatrice

-         silence anxiogène : réminiscence des remords qui empêchent de trouver le sommeil

-         occasion de « songer » au temps passé

-         opportunité d'introspection et création poétique : « je tords mon cœur pour qu'il s'égoutte en rimes d'or », « je fouille ma vie »

2)      Solitude et mélancolie du poète

-         le poète et les autres : il doit être minuit = formule impersonnelle, on dort = pronom indéfini ; chacun / moi : opposition

-         égarement : « perdu », « vaguement »

-         nostalgie du temps passé : « …sans bruit tu te lèves/ O menuet… »

-         attitude mélancolique : « sur ma page accoudé » (cf La mélancolie de Dürer »

3)      La poésie comme consolation

-         poésie = refus du remord : « las de subir mes vieux remords sans trêves »

-         écriture permet l'expression, l'extériorisation de ses émotions

-         l'occasion d'une évocation d'un temps heureux : « des heures brèves/ où j'étais simple et pur, et doux, croyant encor »

-         attitude paradoxale de celui qui pose sa plume mais qui en fait le récit, preuve qu'il a repris la plume

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Mathieu

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