Analyse préliminaire du texte

Première approche

- Prendre en compte le paratexte : indications utiles ! Toujours partir du contexte littéraire, politique, idéologique… (grilles de lecture pour une meilleure compréhension du sens général et permettant de mesurer l’originalité, l’audace ou le caractère traditionnel d’un texte)

- Titre : ironique, humoristique, polémique, élégiaque, dont la coloration est religieuse, scientifique, antique…

- Dégager les caractères généraux du texte :

  • Le genre (poésie, roman, théâtre…)
  • Le type de texte (descriptif, narratif, argumentatif, explicatif)
  • L’énonciation : situation d’énonciation, discours ou récit ? mixte ?
  • Le registre
  • Le sens principal : le thème (sujet) puis l’idée principale (la thèse). Juger si le thème est un lieu commun ou s’il est original. Faire des rapprochements avec la tradition littéraire (ex : un thème romantique mais traité plus discrètement oude façon parodique…)
  • La composition du texte : est-elle logique, fondée sur un contraste, équilibrée, un élargissement du cas particulier au cas général, une focalisation de en plus serrée ? Le début et la fin du texte se font-ils écho ou s’opposent-ils ? De même pour chaque strophe.

Analyse détaillé du texte

Revenir sur le texte à travers une série de lectures détaillées qui vous permettront de relever un certain nombre de procédées d’écriture en relation avec tel ou tel des caractères généraux préalablement identifiés. Il s’agit donc de questionner le texte :

- Etude de la phrase : type, forme, ponctuation, structure (juxtaposition, subordination, coordination), rythme des phrases (croissant (de plus en plus longue), décroissant, régulier, saccadé (coupes nombreuses) …), repérer les mots de liaison (opposition, addition, connecteurs temporels…).

- Rythme d’une phrase : montrer en quoi il s’accorde avec les idées exprimées. Binaire : vers ou phrase divisé en deux mesures sensiblement égales. Ce rythme peut traduire la logique, l’équilibre, la régularité… Ternaire : trois mesures sensiblement égales. Peut mettre en valeur des parallélisme, des répétitions…

- Etude des mots et des temps (valeurs). Par exemple : les modes conditionnel et subjonctif expriment le doute, l’hypothèse tandis que le mode indicatif est le mode de la certitude ; le gérondif : action en train de se réaliser ; impératif : valeur d’injonction ou souhait ; infinitif : mode impersonnel…

- Etude des champs lexicaux : harmonie ou opposition (lumière/ombre ; silence/bruit ; mort/vie ; paysage/rêve ; intériorité/extériorité…). Penser aux possibilités de polysémies (plusieurs sens et aux sens figuré/propre.

- Verbes : d’action ? d’opinion ? suggèrent le mouvement ?

- Etude du niveau de langue : soutenu, courant, familier + précieux, argotique, archaïque, cru…

- Etude de l’énonciation : rôle des discours rapportés + vérifier si le texte ne comporte pas un commentaire de l’auteur lui-même.

- Etude des pronoms : présence on non de l’énonciateur ? Remarquer et commenter le passage du tu au vous (distance) ou du vous au tu (fraternité ou mépris), du tu au nous (implication de l’énonciateur, valeur universelle). S’interroger sur la valeur de l’indéfini on. Noter les oppositions de pronoms.

- Etude de l’implicite : connotations, allusions, humour, ironie…

- Etude des figures de style : en déduire des effets de sens.

Selon le type de discours ou le genre du texte :

* Texte argumentatif : étudier les marques de l’argumentation telles que la modalisation.

* Texte narratif : étudier la structure et la cohérence d’un récit :

-Point de vue (interne, externe, omniscient)

-Pronoms

-Passage du récit au discours : passage de la P3 à la P1 ou P2 et changement de temps : des temps de la narration c’est-à-dire imparfait/passé simple autemps du discours (présent).

-Rythme de la narration : sommaire, ellipse, pause, scène…

-Ordre de la narration : analepse/prolepse

-Ce récit est-il réaliste ? fantastique ? rapide ? vivant ?...

* Texte descriptif : analyser l’insertion de la description dans le récit, l’ordre de la description, les métaphores et comparaisons, le vocabulaire mélioratif/péjoratif, le point de vue, la présence ou non de l’énonciateur… Cette description est-elle sélective ? surchargée ? fidèle ? Quelles sont les lignes, les couleurs, les sensations qui s’en dégagent ? Quelle est sa fonction (ornementale ? annoncer une action ? Camper un personnage ?...).

* Genre poétique : étudier en plus des pronoms, champs lexicaux, figures, temps, rythme, etc. La versification en tant que telle (composition, rimes, mesures, enjambement, rejet, contre-rejet, diérèse, synérèse, sonorités avec allitérations et assonances etc.).

* Genre théâtral : ne pas oublier les didascalies (et donc la mise en scène éventuelle), les interactions verbales (qui parle plus, comment se répartissent les échanges ?...), utiliser le vocabulaire de l’analyse dramaturgique, essayer de situer la scène au sein de la pièce.

L’objectif de cette étude détaillée est de ne retenir que les phénomènes significatifs. Penser au schéma de la communication littéraire :

AUTEUR → ŒUVRE → LECTEUR

INTENTIONS → MOYENS → EFFETS

Entourer donc sur votre brouillon les thèmes ou les idées que vous aurez réussi à dégager et qui vous semblent les plus porteurs de sens. Voyez comment ils s’articulent entre eux (opposition, progression…).

Suite

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